            * * *     Forum OXMO Message  * * *

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Titre : [JEU] Concours du message le plus chiant
Lancé le 29-05-2003 05:10 par Anaximandre
Téléchargé de https://www.forum.oxmo.org/showthread.php?threadid=17291
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[Post 1]
Auteur : Anaximandre
Date : 29-05-2003 05:10
Titre : [JEU] Concours du message le plus chiant

Voilà, comme annoncé dans d'autres contrées, je lance ce concours sans intérêt aucun - excepté peut-être pour le progrès qu'il peut apporter à la recherche de nouvelles méthodes  non-chimiques de sédation, voire d'euthanasie, pour les véritables challengers - du message le plus chiant. 

Les règles sont simples : réfrénez toute créativité, faites long, très long, n'hésitez pas à sortir des inepties aussi désolantes de stupidité qu'inaptes à provoquer la moindre hilarité chez vos lecteurs. En clair, bannissez de vos messages tout ce qui peut représenter un quelconque intérêt pour une quelconque personne. Et si vous avez le sentiment qu'il est enfin temps de mettre un point final à la tartine d'absurdités dont vous avez gratifiée la communauté, rajoutez-en encore une bonne couche derrière. Enfin, une fois votre message posté, si vous arrivez à le relire jusqu'au bout sans vous écrouler sur votre clavier, éditez le et remettez à nouveau une couche bien grasse d'inanités si accablantes de pauvreté que leur lecture ferait cesser d'un coup les spasmes pontificaux.

Vous vous emmerdez ? Ne vous retenez pas : c'est ici le lieu consacré pour déverser le flot inexorable de votre ennui, ce vertige du rien, ce contact insensible avec le néant. Pensez que ce concours peut faire naître en vous l'espoir que toutes ces heures de décrépitude cérébrale et intellectuelle dont vous êtes victimes seront un jour récompensées par l'obtention d'une gloire éternelle que seul le génie suprême de l'insignifiance saurait mériter.

Bon courage à tous, et soyez nombreux à venir participer à la morne symphonie de la nihilité humaine.

PS : Ce message peut être considéré comme une participation peu ambitieuse, mais inaugurative, à ce concours !

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[Post 2]
Auteur : evy
Date : 29-05-2003 08:10

ça promet ! certains sont passés maître en la matière, aussi je vous remercie par avance ; car vous allez être à l'origine, j'espère, de ma victoire sur l'insomnie :D

A vos claviers !

§smack§

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[Post 3]
Auteur : riolobo
Date : 29-05-2003 08:22

Je veux bien quoique qu'en messages chiants on a plutôt été bien servis ces derniers temps :D

Et bon sang, si vous ne savez pas jouer de l'humour au  3ème degré , abstenez-vous de poster des messages provocateurs et scandaleux sinon §guillotine§ §hammer3§ §pendu§ §tronçonne§ §crucifié§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 4]
Auteur : Benmars
Date : 29-05-2003 09:51

Pour les messages chiants, voir 2-3 longs messages délires dans 'merci'.

Peut-on être chiants (long, très long ...) et délire  ?

Il faudrait débattre.

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[Post 5]
Auteur : MadMagoux
Date : 29-05-2003 10:17

Pour l'instant, les premiers messages ne sont pas franchement réussies. A part peut-etre le premier. J'ai l'impression que certaines personnes ne lisent pas les messages jusqu'au bout ou ne comprennent pas ce qui y est raconté.Si en plus, il faut alors mélanger des messages plus des commentaires à chaque fois qu'il y en a un qui est édité on est pas près d'arriver. Mais le problème qui se pose aussi est que nous allons avoir de messages très chiant au départ car vantant la qualité ou non de ce concours. Sans parler des idées de sondages qui vont germer tous les 10 messages, vu que c'est la mode en ce moment. En tous cas, par pitié ne parlons ni de politique, ni de religion, ni du troisième sujet qui fache toujours tout le monde et dont je ne me souviens plus pour l'instant (en ce moment les grèves sont pas mal placées aussi d'ailleurs). 
Bon reste à éviter tout débordement, toute intelligence et toutes remarques aussi inintéressante qu'inutile de la part des gens du forum. C'est pas gagné si vous voulez mon avis.
Ok, je vois la porte, j'y vais.
;)

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 6]
Auteur : Benmars
Date : 29-05-2003 11:01

T'es très chiant, MadMagoux (tu prends la tête du concours)

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[Post 7]
Auteur : Anaximandre
Date : 29-05-2003 11:31

Bon, tout le monde est d'accord ? C'est MadMagoux, le médaillé d'or, pour l'instant ? Tu vois Mad, ironie du sort : en voulant démontrer que "c'était pas gagné", tu nous as fait une brillante démonstration du fait qu'en fin de compte, ce n'est pas si pas gagné que ça ! (sic)
Quelques précisions : normalement, dans l'idée de base, il ne doit pas y avoir d'humour (beh ouais, sinon c'est pas chiant), il ne peut y avoir le moindre débat chiant, puisque le débat suppose au moins deux personnes, et qu'il s'agit d'écrire quelque chose qui ne peut vraiment intéresser PERSONNE. Mais bon, les idées de base sont faites pour évoluer, donc si vous avez des choses à proposer, ne vous gênez pas, mais n'oubliez pas de les proposer de la manière la plus chiante possible. Ou alors, si votre idée est tellement exaltante qu'il n'y a aucun moyen de la rendre assez chiante pour être digne de figurer dans ce topic, glissez une bonne introduction sur un autre sujet, faites en sorte que ce soit bien gonflant de chez gonflant et ajoutez votre brillante suggestion en coda en la démarquant bien de votre texte concurrent. 
Donc plus de message court ici !!! Le présent message est le minimum syndical ! Et encore... Là j'ai pas trop le temps mais je ferai un edit ce soir pour détruire le peu d'intérêt de ce post. 
Allez, défoulez-vous, maintenant !

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[Post 8]
Auteur : alex_le_vex
Date : 29-05-2003 12:24

Tinkiete pas ANAX car ton post est bien le plus chiant (celui juste au dessus du mien§gniark§)

JAI MEME EU LA FLEMME DE  LE LIRE :D



C'est a dire que dans cette chose .....dans ce post cohérant.qu'il va etre il se passera des choses des chose.inexplikablE!....en fait dans le contexte de ce quelque chose......c'est bien une chose...qu'il va se produire.....mais on ne sait pas encore la quelle bien evidemment..mais dans le contexte de ce quelque chose.qu'elqun va prendre la parole...tous vous clouer le bec...mais  ce qu'elqu'un on ne le connait pas..mais ce post le plus chiant dont parle un ANAXIMANDRE...saurez vous le deviner....meme pas besoin d'y penser ca sera le reflet de vos emmerdes au cotidien aussi bien au taff qu'a la maison quand il pleut..... ce post que je vien d'ecrire qui parle de quelque chose......et bien justement vous devrez le deviner......OOHH NON jen pense pas que mon post sera le plus interressant.....oh non bien au contraire dans un tout autre contexte vous ne comprnedrez plus rien...ce sera bien chiant a lire....et vous ssavez QUOI???   



















































  [SIZE=4]JE SERAI CONTENT :D [/size]

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 9]
Auteur : Feelback
Date : 29-05-2003 12:36

Salut,

un rapport de conférence sur l'activité des quarks pendant le big bang,

ça doit le faire grave !

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 10]
Auteur : Cthulhu22
Date : 29-05-2003 12:47

c'estquoilebutlà??jecomprendpas!Fairedesconneriesetonestcontent?
Postern'importequoi,sansaucunbut?apartceluidefairerire(cam'etonneraisquequelqu'unarriveasebidonnédevantuntelrammassideconneries!)
Faireungrosnombredepost?Unpostpourcedéfoulé?
ouaiscapeutetreinteressantmaisbonsij'ecritcommecac'estdejabeaucoupplusdrolealirenon?
enfinc'estmonavispersonneletceluiquiviendralirejusqu'iciauravraimentducouragecarc'estvraimenthorribledelireunemerdecommej'ecris.
Maisaprèsvousfaitescequevousvoulez,sivousvoulezperdreunedemiheureaessayerdedecry
ptercequej'aivoulutdiredanscemessage,autrementditrien,bahc'estvotrechoixmaispren
nezvotredosed'aspirineavantcarlalectureestlonguepouruntruccommeca!
jereviendraisvousecrirecommecela,jesaisquevousaimezcaetqueceostestfaitpourca!

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 11]
Auteur : alex_le_vex
Date : 29-05-2003 13:27

MOI  G tout comris!!!!!! :D

c'est vrai en plus.......
et je suis meme daccord avec les premieres phrases de ton post cthu.....je vois pas a quoi sert ce post du pos t le plus chiant....
on peut pas copier un post du nom de :: merci......c'est impossible ANAX il faudrait que ca parte en couille et la c'est parti pour etre bien chiant........
parcke a lire tout ces post( en contant le mien avec) ben on aboutit a quoi?
on va finir par se disputer sur un qui a ma l ecrit ca eh.....§blahblah§§blahblah§§blahblah§§blahblah§§blahblah§

bon je vous laisse sur ce post tres chiant§rhô§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 12]
Auteur : Radioactiveman
Date : 29-05-2003 13:34

je n'ai pas lu les premiers messages.... puisqu'ils sont par définition...

CHIANTS §mdr§

donc moi aussi je vais en mettre une petite couche pas tristounette...

j'avais pensé à écrire en style "texto", mais là c'est §ignore§ direct...

donc je vais faire beaucoup plus viscelard... §gniark§

raconter nimp.... comme je sais si bien le faire... 1470 posts en même pas deux mois chez frigorifix.... 


[img]http://perso.wanadoo.fr/radioactiveman/devil2.gif[/img]

promis je ne ferai pas pareil ici...

[img]http://perso.wanadoo.fr/radioactiveman/whistling2.gif[/img]


bon allez je vais m'arrêter là.... pour l'instant.... je ne suis qu'un bébé donkey après tout...

j'entends comme une voix en écho qui me hurle : §tusors§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 13]
Auteur : Cthulhu22
Date : 29-05-2003 13:37

c'est pas parce qu'on est bébé donkey qu'on ne peut pas etre chiant !! ;)

si tu t'y mets on pourra arrive a quelque chose de pas mal je pense ! ;)

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 14]
Auteur : KissTheFuture
Date : 29-05-2003 14:20

§mondieu§ ou va t'on ! :D

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 15]
Auteur : fred &amp; lae
Date : 29-05-2003 15:06

§mdr§


§moque§§help2§



:-/




§gniark§





ça ne vous plaît pas ?             §moncul§

§tournis2§

§mdr§
retour à la case départ!

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 16]
Auteur : niko421
Date : 29-05-2003 17:05

pour rester dans l'esprit du topic, je propose l'ouverture d'une section kazaa

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 17]
Auteur : alex_le_vex
Date : 29-05-2003 19:36

@ fred&lae...........faudrait que tu es une conception su mor chiant:
@NIko t'es pas chiant t'es RELOU:D


POUR LAE:: un truc chiant qui parle de chiantissimologie :D ::

[b][size=4]C'est chiant quand t'es sérieux[/size][/b] 

24 août 1998 

par "Pierre Lazuly" 



De jeunes cadres qui me font l'amitié de lire ces chroniques m'ont dit « trouver ça chiant » quand je parle de libéralisme et préfèrer les dépêches insolites ou le roman de ma petite vie de client. Soyons clairs : ces petites histoires, que 500 abonnés reçoivent désormais chaque jour, n'ont pas pour seul objectif de vous faire sourire. Elles voudraient susciter des réflexions, donner à chacun l'envie de les prolonger par des discussions, susciter des envies de lecture. 

Dès lors, ma récompense n'est pas proportionnelle au nombre d'abonnés, ou au nombre de "hits" enregistrés sur le site : la page la plus accédée sur mon site est celle des « autoroutes de la masturbation », les internautes y parvenant en recherchant un certain mot dans l'encyclopédie mondiale. 

Mon plus grand plaisir, lors de ma (petite) déprime de juin, fut de recevoir ces courriers qui m'expliquaient vos rapports aux chroniques. Ceux d'entre vous, notamment, qui s'étaient laissés bercer par le discours rassurant des médias et qui, jour après jour, le trouvaient si grotesques qu'ils recherchaient aujourd'hui, à travers le Diplo, la lecture de Bourdieu ou de « Géopolitique du chaos », une analyse, des arguments à opposer à la bêtise ambiante. Ceux qui réagissent à une chronique sur les délocalisations, en m'opposant le point de vue indonésien ou mexicain. Ceux qui me font parvenir des articles, me conseillent des lectures. Même si je n'ai pas le temps de répondre à tous les courriers, j'y accorde toujours une grande attention. 

Alors l'échec ? C'est d'entendre le « c'est chiant quand t'es sérieux » de ceux qui ne cherchent plus à s'informer, qui ne lisent plus ni presse ni bouquins. Qui zappent lorsqu'on parle de la Russie ou de l'Indonésie. L'échec ? C'est d'entendre, dans le même temps, d'autres vous reprocher vos chroniques trop égotistes, « vos diatribes sur des sujets sans intérêt ». 

J'ai parfaitement conscience de leur superficialité : je fais ma une de petites histoires parfaitement anecdotiques, sur la vie sexuelle de Clinton ou sur les utilisateurs de mobiles. Elles tentent simplement de ridiculer le cirque médiatique, de « démoder l'avenir », pour reprendre l'expression de Vialatte. D'amener les gens à réfléchir, en partant d'un petit rien humoristique. 

Je suis de près l'actualité internationale, des inondations en Chine à la crise en Russie. Mais sur ces sujets, impossible d'écrire autre chose que du « chiant », des noms compliqués, des problèmes lointains. Je ne peux donc que vous renvoyer vers la presse quotidienne, pour savoir, et vers le Diplo, pour comprendre. Du moins pour ceux d'entre vous qui ne trouvent pas ça trop « chiant ». 




LISEZ CA ......ENFIN SI VOUS EN AVEZ  LE COURAGE..... §YA§§YA§§YA§




:O

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 18]
Auteur : tronics
Date : 29-05-2003 21:47

Lol et la c le sujet le plus chiant :p
Bah wai, vu qu'il faut lire tous les post les plus chiant et long, voila :D:O§rofl§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 19]
Auteur : ludovike
Date : 29-05-2003 22:14

§grattetêt2§§mondieu§:-\§tournis2§§AAAHHH§§YA§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 20]
Auteur : Didou
Date : 30-05-2003 17:13

§carboulets§       §carboulets§       §carboulets§    §cop§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 21]
Auteur : Anaximandre
Date : 30-05-2003 17:18

§LOL§§bravo§§bravo§
Bravo, Didou. La signature est courte mais efficace. Tu es le gagnant du moment !

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 22]
Auteur : Didou
Date : 30-05-2003 17:23

I'm the best §altere§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 23]
Auteur : ludovike
Date : 30-05-2003 21:06

§thumbup§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 24]
Auteur : Roberu
Date : 14-10-2003 10:54
Titre : we've got a winner !

dans la catégorie des messages SMS à l'écriture de cowboy <b>j'ai trouvé un champion du monde !</b> §french2§
[quote]
<b>Par Anonyme le 07/04/2003 12:07:22</b>
tu te plas, par éxempl, ds mé doQmt : clic droi, nouvo, doQmt Txt. tu tap lé lign fourni + o é tu enregistr sous : labo-ms_defrag.inf. 6 apré il ne te le recOné ke kOm 1 fichié Txt il fo ke tu chenj léxten6on (sa ve dir ke tn fichié se nOm en réaliT labo-ms_defrag.inf.txt). là tu va ds outi, op6on D do6é, afichaj é tu Dkoch la Kz : ne pa montré l'éxten6on D fichié don le tip é kOnu. là tu va vr le vré nom 2 tn fichié é ta + K le rEnOmé kOm il fo... voila! ;o)
[/quote]
c'est ignoble. J'arrive pas a dépasser la moitié de la première ligne :D

Celui qui arrive à le déchiffrer gagne le prix Champollion 2003 :D

la source et la solution à l'énigme:
[url]http://www.laboratoire-microsoft.org/tips/tips/396.asp[/url]

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 25]
Auteur : WaZaa70
Date : 14-10-2003 11:05

fin de la premiere ligne §tournis2§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 26]
Auteur : shakes808080
Date : 14-10-2003 11:07
Titre : Re: we've got a winner !

[QUOTE][i]Message écrit par Roberu, le 14-10-2003 à 10:54 [/i]
[B]dans la catégorie des messages SMS à l'écriture de cowboy <b>j'ai trouvé un champion du monde !</b> §french2§

c'est ignoble. J'arrive pas a dépasser la moitié de la première ligne :D

Celui qui arrive à le déchiffrer gagne le prix Champollion 2003 :D

la source et la solution à l'énigme:
[url]http://www.laboratoire-microsoft.org/tips/tips/396.asp[/url] [/B][/QUOTE]

Lis le texte à voix haute comme ça vient, sans réfléchir, et en même temps écoute toi parler : tu verras que ça fonctionne à peu près...

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 27]
Auteur : SunFire
Date : 14-10-2003 11:31
Titre : message le + chiant, je n'aurai qu'un mot à dire !

Prout !

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 28]
Auteur : Major Tom
Date : 14-10-2003 13:53

Le Concours du message le plus chiant, voilà une idée au demeurant assez sympathique, quoi qu'il fasse s'interroger sur les véritables motivations de son auteur , mais à ce propos nous reviendrons plus longuement dans les paragraphes suivants. Non. !  la véritable question qu'il nous faut nous poser à cet instant précis est : Quels sont les desseins des protagonistes qui ne se feront pas prier pour déverser leur flot d'inepties, aussi vide de sens et tel un mégot que l’on laisse négligemment au bord du cendrier, nous consumer lamentablement d’un ennui aussi profond qu’une discussion sur la miction humaine avec le lauréat du dernier prix littéraire élu par femme actuelle.
C’est vrai qu’il faut s’interroger sur le fondement même des bases qui  président à l’établissement des règles, et pour cela il est nécessaire d’ effectuer de profondes incursions dans notre moi intérieur, se remémorer notre petite enfance, remonter aux joies et aux peines ressenties pendant la période intra-utérine. Faut-il ? pour cela tout reporter sur la mère, non car même si la relation de cause à effet ne fait aucun doute, il serait illusoire de croire que elle seule porte cette triste responsabilité. Il faut pour cela envisager de considérer les paramètres comme relatifs, initier de nouveaux modes de réflexion qui nous amèneront immanquablement à toucher du doigt les notions ancestrales du karma,  ainsi que les théories visant à expliquer pour pourquoi existe-il une vie après la mort, et pour quoi nos actes sont conditionnés par nos actions dans des vies antérieures.
Alors, faut-il s’interroger sur cette notion fondamentale : qu’ai je fait qui mérite que je vous pourrisse la vie sur ce forum ? .Quels actes méprisables avons nous tous effectués pour assener aux lecteurs de telles absurdités et plus encore qu’avez vous donc fait pour aller spontanément sur ce sujet et  suivre cette assiduité toute particulière qui caractérise votre quotient intellectuel ; ces spasmes bilieux que vous re-ingurgitez sans relâche.
Votre satiété, n’aura t-elle de limite que lorsque que vous même aurez  ressenti ce contact avec le rien, cet ostensible sensation d’atteindre le néant, de toucher les profondeurs abyssales du vide inexorable de votre cerveau décharné ? Votre vie est-elle si exsangue de sens, qu’il vous faut vous replonger toutes affaires cessantes (ndl : merde à celui qui lira !) vers des considérations qui vous exhortent le lobe cérébral au point de croire à tort qu’il vous reste quelques neurones valides et vous laissent à penser que d’autres sont en plus piteux état mental que vous ?
Mais fallait-il créer un sujet pour en traiter, n’est ce pas encore une fois pour se rassurer . Comme l’odeur du goudron fraîchement étalé sur la chaussée, qui donne aux cancéreux des idées puériles et moribondes  sur l’origine de leur mal, l’auteur voulait-il concentrer en quelques pages ce que d’autres éparpillent négligemment  ou volontairement à longueur de journée ! Est-ce une forme d’humour ou bien cela reflète t-il l’état de leur moi inconscient, impossible à dire quand ces mêmes personnes viennent par hasard  vous asséner d’une profonde réflexion aussi improbable qu’extrêmement rare, pourtant dés lors vous auriez à croire qu’il s’agisse d’une forme poussée d’humour alors qu’il ne s’agit en fait que d’une réminiscence d’un cerveau malade, tandis que les deux derniers neurones qui  s’agitent sans but  rebondissant au hasard sur les parois rouillées d’un récipient rongé par le vide. Eclair de lucidité, ou  atroce bruit de carcasse vide qui trahit sa condition lorsque comme deux mâles en chaleur  viennent à croiser leur chemin au cours de le leur quête inlassable vers le néant originel.
Pour faire court , je dirais simplement  « au début de la création , il y avait les dinosaures et puis … mais il fallu attendre encore quelques milliers d’années… » Cette précision indispensable effectuée, vous ne devriez pas avoir de problème particulier à suivre la décomposition des différentes étapes nécessaires au processus qui à caractérisé le développement de l’espèce humaine. Vous lecteurs qui avez suivi tout le fil de cette discussion, vous devez vous interroger sur le fait que cette citation apparemment dénuée de sens intervienne à cet instant précis de la pertinente et paradoxale réflexion  qui nous anime, si ce n’est pas le cas , et bien cela signifie que vous ne suivez pas, que vous vous êtes un moment endormi, ou que votre attention se soit portée sur quelque chose de plus passionnant. Dans ce cas vous êtes des …  (ndlr : suite à une réclamation des modérateurs du csa le passage contenant des noms d’oiseaux à été supprimé afin de ne pas heurter la sensibilité des jeunes lecteurs).
Reprenons donc,  ou en étais-je ? Euh… ! Euh n’est pas un réponse valide, vous voyez, vous ne suivez pas , alors à quoi çà  sert que je me casse le derrière à essayer de faire en  sorte de mettre la barre un peu plus haut en mettant un texte de précisément et très exactement 5 353 caractères espaces non compris, de sorte que la bande d’ahuris qui persiste et s’obstine à tenter de comprendre le sens hautement philosophique de ces propos ne parvienne au moins une fois dans sa misérable existence de sortir du tréfonds des limbes de leur  hypothalamus engourdi.
Voilà, les bases d’introduction posées, il ne nous reste plus qu’a démontrer pourquoi ce sujet peut revêtir un caractère exceptionnel. Mais cela ne serait possible dans un temps très court que si nous avions tous le même mode de pensée, et comme c’est loin d’être le cas , je vous épargnerais une longue et intéressante dissertation sur l’existence d’une véritable dichotomie entre nos pensées, nos actes et la trace pour les générations futures que nous ne manquons pas de laisser au travers de nos agissements quotidiens. 
Au lecteur, qui à suivi avec intérêt ces quelques lignes , je dirais tout simplement merci , tu as fait preuve de beaucoup de courage et d’abnégation, toutefois je te conseille de consulter un spécialiste afin qu’il puisse te prescrire un traitement adapté à l’origine de ta détresse.
A tous ceux qui par fainéantise n’ont eu la persévérance de continuer  jusqu’au bout et reprennent à la volée la dernière phrase, tel un sursaut provoqué par la sonnerie retentissante qui marque la fin du cours de sommeil collectif , je dirais «  que fais tu là ? » et  n’espère pas recopier ton devoir sur ta voisine, elle aussi s’est endormie également.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 29]
Auteur : WaZaa70
Date : 14-10-2003 14:14

[QUOTE][i]Message écrit par Major Tom, le 14-10-2003 à 14:53 [/i]
[B]Le Concours du message le plus chiant, voilà une idée au demeurant assez sympathique, quoi qu'il fasse s'interroger sur les véritables motivations de son auteur , mais à ce propos nous reviendrons plus longuement dans les paragraphes suivants. Non. !  la véritable question qu'il nous faut nous poser à cet instant précis est : Quels sont les desseins des protagonistes qui ne se feront pas prier pour déverser leur flot d'inepties, aussi vide de sens et tel un mégot que l’on laisse négligemment au bord du cendrier, nous consumer lamentablement d’un ennui aussi profond qu’une discussion sur la miction humaine avec le lauréat du dernier prix littéraire élu par femme actuelle.
C’est vrai qu’il faut s’interroger sur le fondement même des bases qui  président à l’établissement des règles, et pour cela il est nécessaire d’ effectuer de profondes incursions dans notre moi intérieur, se remémorer notre petite enfance, remonter aux joies et aux peines ressenties pendant la période intra-utérine. Faut-il ? pour cela tout reporter sur la mère, non car même si la relation de cause à effet ne fait aucun doute, il serait illusoire de croire que elle seule porte cette triste responsabilité. Il faut pour cela envisager de considérer les paramètres comme relatifs, initier de nouveaux modes de réflexion qui nous amèneront immanquablement à toucher du doigt les notions ancestrales du karma,  ainsi que les théories visant à expliquer pour pourquoi existe-il une vie après la mort, et pour quoi nos actes sont conditionnés par nos actions dans des vies antérieures.
Alors, faut-il s’interroger sur cette notion fondamentale : qu’ai je fait qui mérite que je vous pourrisse la vie sur ce forum ? .Quels actes méprisables avons nous tous effectués pour assener aux lecteurs de telles absurdités et plus encore qu’avez vous donc fait pour aller spontanément sur ce sujet et  suivre cette assiduité toute particulière qui caractérise votre quotient intellectuel ; ces spasmes bilieux que vous re-ingurgitez sans relâche.
Votre satiété, n’aura t-elle de limite que lorsque que vous même aurez  ressenti ce contact avec le rien, cet ostensible sensation d’atteindre le néant, de toucher les profondeurs abyssales du vide inexorable de votre cerveau décharné ? Votre vie est-elle si exsangue de sens, qu’il vous faut vous replonger toutes affaires cessantes (ndl : merde à celui qui lira !) vers des considérations qui vous exhortent le lobe cérébral au point de croire à tort qu’il vous reste quelques neurones valides et vous laissent à penser que d’autres sont en plus piteux état mental que vous ?
Mais fallait-il créer un sujet pour en traiter, n’est ce pas encore une fois pour se rassurer . Comme l’odeur du goudron fraîchement étalé sur la chaussée, qui donne aux cancéreux des idées puériles et moribondes  sur l’origine de leur mal, l’auteur voulait-il concentrer en quelques pages ce que d’autres éparpillent négligemment  ou volontairement à longueur de journée ! Est-ce une forme d’humour ou bien cela reflète t-il l’état de leur moi inconscient, impossible à dire quand ces mêmes personnes viennent par hasard  vous asséner d’une profonde réflexion aussi improbable qu’extrêmement rare, pourtant dés lors vous auriez à croire qu’il s’agisse d’une forme poussée d’humour alors qu’il ne s’agit en fait que d’une réminiscence d’un cerveau malade, tandis que les deux derniers neurones qui  s’agitent sans but  rebondissant au hasard sur les parois rouillées d’un récipient rongé par le vide. Eclair de lucidité, ou  atroce bruit de carcasse vide qui trahit sa condition lorsque comme deux mâles en chaleur  viennent à croiser leur chemin au cours de le leur quête inlassable vers le néant originel.
Pour faire court , je dirais simplement  « au début de la création , il y avait les dinosaures et puis … mais il fallu attendre encore quelques milliers d’années… » Cette précision indispensable effectuée, vous ne devriez pas avoir de problème particulier à suivre la décomposition des différentes étapes nécessaires au processus qui à caractérisé le développement de l’espèce humaine. Vous lecteurs qui avez suivi tout le fil de cette discussion, vous devez vous interroger sur le fait que cette citation apparemment dénuée de sens intervienne à cet instant précis de la pertinente et paradoxale réflexion  qui nous anime, si ce n’est pas le cas , et bien cela signifie que vous ne suivez pas, que vous vous êtes un moment endormi, ou que votre attention se soit portée sur quelque chose de plus passionnant. Dans ce cas vous êtes des …  (ndlr : suite à une réclamation des modérateurs du csa le passage contenant des noms d’oiseaux à été supprimé afin de ne pas heurter la sensibilité des jeunes lecteurs).
Reprenons donc,  ou en étais-je ? Euh… ! Euh n’est pas un réponse valide, vous voyez, vous ne suivez pas , alors à quoi çà  sert que je me casse le derrière à essayer de faire en  sorte de mettre la barre un peu plus haut en mettant un texte de précisément et très exactement 5 353 caractères espaces non compris, de sorte que la bande d’ahuris qui persiste et s’obstine à tenter de comprendre le sens hautement philosophique de ces propos ne parvienne au moins une fois dans sa misérable existence de sortir du tréfonds des limbes de leur  hypothalamus engourdi.
Voilà, les bases d’introduction posées, il ne nous reste plus qu’a démontrer pourquoi ce sujet peut revêtir un caractère exceptionnel. Mais cela ne serait possible dans un temps très court que si nous avions tous le même mode de pensée, et comme c’est loin d’être le cas , je vous épargnerais une longue et intéressante dissertation sur l’existence d’une véritable dichotomie entre nos pensées, nos actes et la trace pour les générations futures que nous ne manquons pas de laisser au travers de nos agissements quotidiens. 
Au lecteur, qui à suivi avec intérêt ces quelques lignes , je dirais tout simplement merci , tu as fait preuve de beaucoup de courage et d’abnégation, toutefois je te conseille de consulter un spécialiste afin qu’il puisse te prescrire un traitement adapté à l’origine de ta détresse.
A tous ceux qui par fainéantise n’ont eu la persévérance de continuer  jusqu’au bout et reprennent à la volée la dernière phrase, tel un sursaut provoqué par la sonnerie retentissante qui marque la fin du cours de sommeil collectif , je dirais «  que fais tu là ? » et  n’espère pas recopier ton devoir sur ta voisine, elle aussi s’est endormie également. [/B][/QUOTE]

c'est bon, t'as gagne :D

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[Post 30]
Auteur : dez
Date : 14-10-2003 14:47

Désolé pour ce qui suit...

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[Post 31]
Auteur : dez
Date : 14-10-2003 14:50

Petit cours de science du langage :

On explique selon qu'on a su comprendre. On comprend selon qu'on a su observer. Compréhension et explication sont, en toute science où elles sont recherchées, tributaires d'une observation qui devra pour susciter pleinement l'une et l'autre être fine et complète. Elle tiendra sa finesse de l'acuité de vision physique et mentale de l'observateur et sa complétude du rigoureux souci qu'il aura de tenir sous son regard, sans en laisser échapper aucune partie, l'entier de l'objet en cause. Dans la science très particulière du langage, science d'une avant-science dont l'existence naturelle est la condition d'existence de toutes les autres, l'observation doit, pour atteindre à la complétude, avoir accès à tout le su naturel en l'absence duquel la construction du langage n'aurait pas été entreprise et en la défaillance duquel elle n'aurait pas été continuée. Ledit su n'est pas un su de savoir, c'est, chose bien différente, un su de lucidité. De ce su de lucidité, tout état construit du langage représente une mise en oeuvre. Observatrice d'un ou de plusieurs de ces états construits, la linguistique se propose d'y reconnaître cette mise en oeuvre. Produire sciemment en elle une vue de ce qu'insciemment a été en eux la mise en oeuvre de ce su naturel de lucidité est son objectif et sa tâche. Aucune science d'observation plus que la science du langage n'est serve de l'observé. Il est demandé à la science du langage de nous introduire aussi avant que possible à une connaissance de ce qui a lieu dans l'homme pensant lorsque, selon la brillante aperception du regretté philosophe Delacroix, la pensée y " fait le langage en se faisant par le langage ". 

L'attitude du linguiste à l'endroit du langage, est une attitude de curiosité. Il s'en propose, par une première tension de curiosité, une connaissance de l'ordre du voir qui fait concevoir; et par une seconde tension de curiosité, une connaissance de l'ordre du concevoir faisant voir, le voir2, second, raciné au concevoir, étant d'une autre qualité que le voir1, premier, raciné à l'étiage du voir. En l'état présent des choses, la seconde tension de curiosité n'est pas paritaire de la première et un mal dont, à son insu, souffre la linguistique actuelle est d'être devenue un grand voir de ce qu'est le langage et d'en être demeurée un concevoir, un comprendre petit. 

Un premier pas, heureux, dans la voie d'une connaissance pénétrante du mouvement et des formes de mouvement qui font la structure et, sous la structure, l'architecture du langage, est la découverte en tout idiome - le paramètre a valeur universelle - d'une partition selon laquelle, le long et sous le dévidement péribolique{Note : " Péribole " a ici le sens de circuit. Les formes grammaticales dont une unité de langue (un mot de nos langues) emporte avec soi dans un idiome donné à une époque donnée la possibilité forment un circuit, pouvant être parcouru inclusivement de son premier à son dernier terme et vice versa, et duquel il est prescrit, par l'architecture de la langue, de ne pas sortir. Par exemple: les cas de déclinaison du nom latin; les formes de conjugaison du verbe français, la série des prépositions, celle des articles dans la même langue; celle des voyelles de traitement de la racine pluriconsonantique dans les langues sémitiques; la série des parties du discours dans les idiomes dont l'architecture est in toto rapportée aux formes intégrantes de cette série, inclusive de cas spécifiés d'extrême généralisation - d'universalisation. L'ensemble des formes grammaticales d'une langue est universellement, là où la glossogénie a pour aboutissant un état construit de la langue - ce qui suppose accomplie une suffisante désertion de la turbulence mentale originelle - un mouvement de pensée sous des formes de mouvement périboliques. Les paradigmes grammaticaux présentent chacun, cas pour cas, un péribole de formes. L'entier psycho-systématique d'une langue est un péribole de ces périboles - et par là: un système péribolique (intégrant) de systèmes périboliques (intégrés).} des formes de langue destinées à saisir de la substance linguistique, passe le dévidement hypo-péribolique de substances de langue offertes à la saisie des formes, afin que l'une de celles-ci, opportunément, s'approprie une substance passante, ce dont la conséquence est la constitution d'un vocable. 

La caractéristique principale des formes périboliques est leur appartenance à une série close de formes, dont le nombre ne peut, à aucun moment, par volonté du locuteur. être augmenté. Le compte des formes grammaticales d'une langue est, à date historique donnée, un compte virtuellement fini. La caractéristique principale des substances hypo-périboliques est leur appartenance à une suite non close de substances dont le nombre peut, à tout moment, par volonté du locuteur, être augmenté. Le compte des substances de langue est un compte, à date historique donnée, virtuellement non fini. Qu'il soit besoin d'un mot nouveau, il est créé, et pour le créer le chemin suivi est l'import à une forme de langue déjà existante d'une substance de langue jusque-là, comme telle, non encore existante. Tout chacun peut aisément s'assurer de l'exactitude de ce qui vient d'être énoncé. 

Les grammairiens et, plus tard, les linguistes - ceux-ci pas mieux que ceux-là - ont reconnu empiriquement, de loin, ce mécanisme, mais faute d'une approche suffisante qui les eût induits à le configurer, ils n'en ont eu qu'une vue incertaine. Les linguistes ont nommé sémantique le défilé peu ordonné, non systématisé, des substances et morphologie le défilé ordonné, systématisé, des formes et, sous ces noms qui les intitulent et les distinguent, ont fait de chacun des deux défilés une persévérante et pénétrante étude; mais sans arriver à reconnaître qu'il n'y a là que la rencontre par le mouvement constructeur du langage d'un centre d'inversion dans l'en-deçà duquel, alourdi en sa marche par trop de matière portée, il se présente pour être agi; d'où les substances inventées pour être saisies; et dans l'au-delà duquel, allégé de ce trop de matière à porter, il se présente pour agir; d'où les formes inventées pour saisir de la substance. Il faut regretter qu'une investigation trop tôt tournée, par un faux réalisme, du côté de la conséquence, et pas assez prolongée, par réalisme vrai, du côté de la condition, qui autant et en un certain sens plus que la conséquence fait partie de la réalité linguistique - il faut regretter qu'une investigation ainsi conduite, ce qui en fut l'erreur, ait privé et les grammairiens et les linguistes d'une vue assurée de ce mécanisme constructeur, élégant et simple, substratum universel de l'ontogénie du langage. L'observation linguistique des cent dernières années y a beaucoup perdu en puissance explicative. 

Ainsi que toute science, la science du langage a deux racines: une racine au voir et une racine au concevoir (au comprendre) {Note : Concevoir peut, sans inconvénient, être, dans cet article, assimilé à " comprendre ". Les mécanismes syndésiques opposables seraient en ce cas: 1. Voir/comprendre (syndèse autoptique); 2. Comprendre/voir (syndèse cryptologique). " Concevoir " représente l'intégrité parfaite (immanence non outrepassée) de l'opération mentale en cause; " comprendre ", en représente l'intégrité plus-que-parfaite (immanence transcendée). Voir plus loin, page 281-282, les explications concernant la différence des deux états de concevabilité de la même intégrité.} qui sont pour elle sources de deux éclairements simultanés et inégaux - de la diathèse (de la combinaison arrangée) desquels elle tient sa puissance de pénétration du réel observé. Cette diathèse prend dans la science du langage la forme d'une dèse circonscrite, en dehors d'elle voyante, et d'une hypodèse inscrite, non voyante en dehors d'elle, les clartés inhérentes au voir pouvant être départies à la dèse et les clartés inhérentes au concevoir à l'hypodèse, ou, inversement, les clartés inhérentes au concevoir départies à la dèse et les clartés inhérentes au voir à l'hypodèse{Note : La pensée humaine dans ce qu'elle a d'essentiel est une montée du " voir " au "concevoir ", livrant du " comprendre ". Ce mouvement de montée au " concevoir " rencontre en lui un centre d'inversion qui en divise l'entier dynamisme en deux tensions mécaniquement inversées, homologues. Engagée à partir du " voir ", la première tension dont la forme de mouvement est: voir1 X concevoir1, apporte à la pensée humaine des clartés dérivées du voir. La seconde tension: concevoir2 X voir2, engagée à partir du " concevoir" apporte à la pensée humaine des clartés dérivées du concevoir. De là pour l'entière montée du " voir " au " concevoir " les deux mécanismes syndésiques dont dispose la pensée humaine, et, plus étroitement, la science du largage: 1. Voir, et selon qu'on voit concevoir; 2. Concevoir et selon qu'on conçoit voir. - On rencontre là, au plus près de sa condition de départ, un chassé-croisé qu'on retrouve, sous des apparences combinatoires diverses, dans toute l'architecture du langage, et conséquemment dans toute la science du langage, observatrice de cette architecture.} . De là, différenciées dans la science du langage par position et par composition, deux syndèses: une syndèse autoptique{Note : Autoptique et cryptologique sont des termes employés par AMPÈRE dans son Essai sur la philosophie des sciences. Leur acception dans cet ouvrage avoisine de très près leur acception dans le présent article.}, opérante en premier, inclusive d'un voir déféré à la dèse et d'un concevoir déféré à l'hypodèse, et, complémentairement, l'usage en étant moins obligé, une syndèse cryptologique, opérante en second, inclusive d'un concevoir déféré à la dèse et d'un voir déféré à l'hypodèse,- syndèses que devra toutes les deux comprendre une science du langage complète, non déficiente en ses possibles moyens, et, de ce chef, capable d'en appeler à la puissance d'éclairement de la seconde syndèse lorsque la puissance d'éclairement de la première apparaît, relativement à la curiosité linguistique en vigueur, insuffisante. 

La causation du langage comprend trois moments successifs: a) Un moment de causation obverse, causateur du causé construit non encore existant; b) Un moment d'existence du causé construit, non encore employé; c) Un moment de causation déverse, porteur de l'emploi du causé construit. L'emploi du causé construit, c'est le discours: d'où l'équation: causation déverse = discours; le causé construit, antécédent dans la causation du langage à la causation déverse, et donc au discours, c'est la langue: d'où l'équation: causé construit = langue{Note : Le linguiste, peu savant ou très savant, doit incessamment tenir compte de la distinction - d'un usage constant dans notre enseignement - de la langue et du discours. Rien ne peut être, en linguistique, ni vrai ni clair, si cette distinction y est méconnue. La langue est une collection d'unités de puissance du langage à la disposition permanente du sujet parlant en qui elles habitent perdurablement, afin qu'il puisse s'en servir pour construire par intermittence, s'il juge qu'il est pour lui quelque raison de le faire, des unités d'effet du langage, non perdurables, éphémères. Unités de puissance du langage, les unités de langue sont les vocables, mots dans les idiomes morphogéniques, caractères (les tseu du chinois) dans les idiomes amorphogéniques. Unités d'effet du langage, les unités de discours sont les phrases. La glossogénie a historiquement commencé par une différence minimée, qui s'est accrue plus ou moins lentement suivant les lieux da monde et les civilisations intéressées, de l'unité de langue (le vocable) et de l'unité de discours (la phrase), autrement dit de l'unité de puissance et de l'unité d'effet du langage. - Le cas s'exclut, comme impossible, d'un discours qui serait un emploi plérotrope, non partiel, de la langue. Il n'est de celle-ci dans le langage que des emplois mérotropes, partiels.} ; la causation obverse, c'est la causation mentale de la langue, c'est-à-dire du cause construit en pensée, et pas encore en signe: d'où l'équation: causation obverse = causation exclusivement mentale de la langue, c'est-à-dire du causé construit mentalement mais non encore physiquement édifié. 

Le causé construit, c'est par tempus primum la langue, ouvrage construit en pensée et en pensée seulement, et par tempus secundum{Note : Au tempus secundum du cause construit appartient l'invention, la " trouvaille " du signe. Un temps s'écoule court ou long (inévaluable) entre le moment où le mentalisme se présente formé et le moment où il découvre pour lui, dans le langage déjà existant, des éléments convenants de représentation physique - dont la convenance, qui doit être suffisante, ne sera jamais excessive. Au tempus primum du cause construit appartient l'achèvement du mentalisme formel de la langue. On notera que ce mentalisme formel, même en son état achevé, n'est point créateur de sa représentation physique qui reste à inventer, à trouver dans la langue construite en signes déjà existante et qui est cherché universellement au plus près. Cette recherche et son résultat, partout motive, constituent la psycho-sémiologie chargée de " physifier " le mentalisme de la langue, lequel est, lui, non pas psycho-sémiologique, mais psycho-systématique.}, la langue construite en pensée et en signes. 

Déserter la mérotropie, c'est en fermer l'aire et ouvrir l'aire de la plérotropie{Note : Pour une juste intellection des deux mécanismes syndésiques: l'autoptique voir/concevoir et le cryptologique concevoir/voir. il importe d'avoir en mémoire présente une idée précise des conditions possibles de relation de la mérotropie et de la plérotropie.

En syndèse autoptique, le voir siégeant à la dèse est plérotrope, en pleine expansion ininterrompue; cependant que le concevoir siégeant à l'hypodèse est mérotrope, partiel non total quant à lui-même. De là pour le linguiste la faculté de sous-tendre un grand savoir (un grand voir) d'un comprendre (d'un concevoir) petit, moins petit grand même pourvu qu'il soit puissanciellement inférieur au voir plérotrope.

La vocation du concevoir situé en position dominée (hypodèse) sous un voir en position dominante (dèse) est de grandir puissanciellement, et ce grandissement en se continuant en arrive à susciter un concevoir égal au voir et comme celui-ci plérotrope. On se trouve à ce moment mental en présence d'une dèse et d'une hypodèse toutes deux plérotropes et d'un problème résultant qui est de référer l'une à l'autre, en les différenciant, les deux plérotropies: celle du voir, siégeant à la dèse, et celle du concevoir siégeant à l'hypodèse. Maintenir en syndèse autoptique l'égalité puissancielle de la dèse et de l'hypodèse serait abolir cette syndèse dont la condition d'existence est que l'hypodèse y soit mérotrope sous une dèse, ainsi que toute dèse, plérotrope. Cette abolition n'est pas refusée, mais, consentie (la pensée s'est portée à sa rencontre), elle est outrepassée, transcendée, le moyen employé à cet effet étant, pour une part, de transporter le concevoir de l'hypodèse à la dèse et, pour une autre part, de faire de la dèse une plérotropie de plénitude et de l'hypodèse une plérotropie de nullitude. On a à ce moment une syndèse SBa, dont le mécanisme, à supposer qu'il pût s'instituer effectivement, serait: à la dèse, plérotropie par plénitude affirmée; à l'hypodèse, plérotropie par nullitude affirmée. D'où pour sauvegarde de la syndèse, dont aucun des deux termes ne doit être nul, un mécanisme qui est, au niveau de la dèse: plénitude x plénitude = plénitude de plénitude: et au niveau de l'hypodèse: nullitude x nullitude = nullitude de nullitude, c'est-à-dire une transnullitude livrant une négation de nullitude, laquelle, la nullitude s'y trouvant négativée, se présente positive et occupe en syndèse cryptologique la position transcendante SBw. Ce par quoi la science du langage dispose de moyens d'éclairement et de pénétration de son objet, inexistants jusque-là. et actuellement ignorés de la linguistique traditionnelle, dont les moyens d'investigation sont restés ceux, non outrepassés. de la syndèse autoptique. Des preuves de fait nombreuses pourraient être produites de la puissance de pénétration de la syndèse cryptologique transcendée. La place dont il faudrait disposer pour les pouvoir produire fait défaut.} . Le finalisme de l'opération est à ce moment de porter le concevoir à la parfaite plénitude et le voir à la parfaite nullitude. L'opération met en causé le fait de composition de la syndèse et celui de position en celle-ci de ses composants. Par composition la syndèse s'accuse inclusive d'un concevoir porté à la parfaite plénitude et d'un voir porté à la parfaite nullitude, et par position en elle de ses composants d'un concevoir siégeant à la dèse et d'un voir siégeant à l'hypodèse. On a en syndèse cryptologique par premier état: 

Dèse = concevoir au parfait de plénitude. 
Hypodèse = voir au parfait de nullitude. 

Conservé tel, cet état apertural de la syndèse cryptologique en susciterait l'extinction, aucune syndèse - la condition est impliquée dans le terme même de syndèse - ne pouvant comprendre moins de deux termes. Condition non positivement satisfaite, si l'un des deux termes s'y présente porté à la nullitude{Note : On retiendra que porter un terme de syndèse - en fait l'hypodèse, en syndèse cryptologique - au parfait de nullitude, c'est annuler ce terme, le faire inexistant dans la syndèse qui, réduite à un terme unique - il en faut a minima deux pour qu'il y ait syndèse - s'en trouve abolie. La syndèse cryptologique à ce moment entre en défense et se rétablit. mouvement de sauvegarde, en portant la nullitude à la transnullitude, positivée en tant que négation de nullitude.} sous un concevoir porté à la plénitude. La difficulté initialement rencontrée - qui sera finalement levée - c'est de faire positivement existante la syndèse cryptologique nonobstant que le second de ses deux termes, l'hypodèse siégeant au voir, y doive affronter, obligé d'y satisfaire, la condition de nullitude. Le mécanisme de levée de cette difficulté va être examiné. 

Pour qu'une syndèse cryptologique devienne un status d'entendement, il lui faut, toutes autres conditions de forme satisfaites par ailleurs, s'accuser efficiente. Et pour qu'elle s'accuse efficiente, que le voir, si puissant qu'y soit devenu le concevoir, n'y soit point un non-voir. un voir négativé. La positivité recouvrée du voir est dans une syndèse cryptologique une condition sine qua non de son existence comme status d'entendement{Note : Un status d'entendement requiert pour exister que l'hypodèse n'y soit pas parfaitement nulle. De là deux conséquences successives: en syndèse autoptique, le retournement du mécanisme voir/concevoir en un mécanisme concevoir/voir devenu le retournement accompli, celui de la syndèse cryptologique, par là ouverte et en syndèse cryptologique, inefficiente en l'absence de cette ultime opération, la transcendance du parfait de nullitude et sa résolution en un plus-que-parfait de transnullitude.} . 

De disposer d'une syndèse cryptologique parfaite mais inefficiente en son état apertural parfait n'apporterait à la science du langage aucune possibilité de tirer parti de cet état et, née de cette carence. l'obligation s'ensuivrait d'un retour pour efficience syndésique à la syndèse autoptique. C'est ce que fait la linguistique traditionnelle - à tort - faute d'avoir reconnu, latente dans le parfait inefficient de la syndèse cryptologique. la possibilité d'une mutation de ce parfait en un plus-que-parfait efficient - transcendant et le parfait et son inefficience. 

L'état de parfait de la syndèse cryptologique en représente l'intégrale immanence, l'état de plus-que-parfait la transcendance de cet entier d'immanence.

La linguistique traditionnelle a jusqu'ici opéré en syndèse autoptique et s'est désintéressée de toute opération en syndèse cryptologique, - source d'éclairement et de pénétration pour elle inexistante. Ç'a été là sa grande erreur, qui en a empêché le développement dans le sens de sa véritable vocation: parvenir à une connaissance du dedans et de la nature de son objet. 

Erreur dont la cause est une prémonition insuffisante de ce que peut être une transnullitude de nullitude lorsque la nullitude outrepassée est celle d'un voir siégeant en syndèse cryptologique à l'hypodèse. La transnullitude est, il va de soi, un plus de nullitude, c'est-à-dire, sous régime d'addition, de la nullitude ajoutée à de la nullitude; en formule: nullitude + nullitude. La transnullitude est aussi, en outre, un plus que du plus de nullitude lorsqu'elle devient, sous régime de multiplication, de la nullitude multipliée par de la nullitude; en formule: nullitude x nullitude. On a alors au résultat - au produit - de la nullitude de nullitude, c'est-à-dire un contraire de nullitude, issu de ce qu'à l'état de parfait (SBa ) de la syndèse cryptologique a été substitué, par une transcendance qui est celle de l'immanence de la syndèse, l'état de plus-que-parfait (SBw). 

Le transitus de la nullitude à la transnullitude que l'on vient théoriquement, mécaniquement, par mouvement et forme de mouvement, d'identifier se présente en premier sous un régime d'addition et en second sous un régime de multiplication qui, au résultat, s'équipollent, le situs endopsychique de l'opération étant, hors l'arithmétique, celui que représente, dans l'arithmétique, le nombre 2, duquel une propriété est l'égalité de son addition à lui-même (2 + 2 = 4) et de la multiplication de lui-même par lui-même (2 x 2 = 4). Le nombre 2 tient cette propriété de ce qu'il est en nomographie philosophique, si l'on ose s'exprimer ainsi, le nombre nécessaire et suffisant de relation. Pour qu'il y ait relation, il faut et il suffit que deux soient l'un à l'autre rapportés. 

Inefficiente en son état parfait apertural (SBa) la syndèse cryptologique s'accuse efficiente en son état plus-que-parfait (SBw) transapertural. La question se trouve par là implicitement posée de savoir ce qu'ont de spécifiquement limitatif le parfait et le plus-que-parfait, habiles l'un et l'autre à dire l'intégrité de l'objet, à en dire non mêmement une mêmeté (le mot est de Voltaire). Cette question est celle de l'essentielle différence du parfait et du plus-que-parfait, c'est-à-dire celle de leur différence au plus près de la non-différence. Il peut être, en bref, répondu à la question en ces termes: le parfait consiste à déterminer l'intégrité de l'objet par position prise en lui au plus près de la plus proche position pouvant être prise en dehors de ce dont il dit l'intégrité. Déterminée sur limite interne, cette limitation parfaite immanente, non transcendante de l'intégrité considérée, sera, en la figure explicative qui suit, notée l. Le plus-que-parfait, lui, consiste à délimiter l'intégrité de l'objet par position prise hors lui au plus près de la plus proche position pouvant être prise en lui. Déterminée sur limite externe{Note : On ne manquera pas d'observer que délimiter une intégrité sur limite interne (de parfait) puis sur limite externe (de plus-que-parfait) est une opération de pensée commune appartenant, en cette pensée, à l'inévitable. Il nous la faut accomplir continuellement en présence de chaque objet. Le trait qui circonscrit l'entier d'un objet représente la rencontre et en quelque sorte le conflit, de deux délimitations successives: un itus de délimitation sur limite interne, le reditus immédiat sur limite externe. 

Dans la construction de la langue, le transitus de la limite interne à la limite externe a porté d'apparentes conséquences, dont il est des exemples nombreux. Il existe en français une négation plus-que-parfaite transcendante: celle qu'on a lorsqu'on se sert de la particule pas ou de la particule point; et en vis-à-vis, une négation parfaite, immanente: celle qu'on a lorsqu'on se sert de la seule particule ne. L'impression laissée par la négation parfaite diffère de l'impression laissé par la négation plus-que-parfaite. Qu'on compare: je ne saurais vous le dire et je ne saurais pas vous le dire. Dans le plan verbal, je peux représente, porté à son plus-que-parfait, l'intégrité du présent d'indicatif de 1re personne du verbe pouvoir et je puis, l'intégrité portée au parfait seulement du même temps à la même personne de ce même verbe, On relèvera que je puis a livré la forme subjonctive athématique du verbe: que je puisse, le subjonctif occupant dans la genèse modale une position immanente (position d'avant) par rapport à la position transcendante (position d'après) d'indicatif. La relation se retrouve dans la différence, celle d'un seuil franchi, existante entre: il est possible et il est probable, le probable s'idéant au plus près du possible transcendé. De là l'emploi régulier du subjonctif après il est possible et celui régulier de l'indicatif après il est probable. Exemple: Il est possible qu'il vienne. Il est probable qu'il viendra. On notera aussi que le possible transcendé représenté par il est probable se continue jusqu'au certain, accumulation de probable. Exemple: Il est probable qu'il viendra. Il est certain qu'il viendra. - La mécanique intuitionnelle, opératrice de la construction formelle (extra-notionnelle) du langage nous met en présence d'opérations accomplies insciemment (à notre insu) dans le langage, qui sont, en dernière analyse, des opérations de haute raison, auxquelles les guillaumiens ont été seuls jusqu'ici à s'intéresser méthodiquement.}, cette limitation plus-que-parfaite, non immanente, transcendant l'intégrité considérée, sera notée L. En figure explicative, on aura pour 

le parfait:  et pour le plus-que-parfait:  

L'originalité de la linguistique augmentée, doublée par le retournement du mécanisme de syndèse autoptique voir/concevoir en un mécanisme de syndèse cryptologique concevoir/voir est d'en appeler aux moyens d'éclairement et de pénétration de la syndèse cryptologique plus-que-parfaite (SBw). L'originalité de la linguistique traditionnelle est de n'en appeler qu'aux seuls moyens d'éclairement de la syndèse autoptique, pour des raisons qui peuvent avoir été une aperception obscure de l'inefficience du parfait de syndèse cryptologique, mais ont été et sont surtout un refus de considérer le mentalisme de signifiance d'une forme de langue indépendamment du physisme de représentation qui en permet l'emploi. 

Mus par une curiosité plus grande que celle de la grande majorité des linguistes, les guillaumiens - c'est ainsi qu'ils se dénomment maintenant eux-mêmes - ne se contentent pas, en présence d'un fait ou d'un système de faits qui se présentent à la science du langage pour y être expliqués, d'en produire, pour explication, une observation suivant laquelle le mentalisme est perçu a couvert sous son physisme de représentation, ils en veulent produire et en produisent, une observation - rendue possible par un progrès de technique et de méthode - suivant laquelle le mentalisme de signifiance est perçu à découvert, non couvert par le physisme de représentation, qui, pour autant qu'il se fait voir masque la vue du mentalisme de signifiance qu'il recouvre{Note : Une faute perpétrée par la linguistique traditionnelle, qui en a non seulement retardé mais empêché le progrès, a été de ne pas faire nettement le départ du mentalisme de signifiance des unités de langue et de leur physisme de représentation et faute d'avoir fait ce départ, requis en juste doctrine, de n'avoir pas reconnu que, sous physisme de représentation le recouvrant, le mentalisme apparaît masqué par ce physisme même et qu'une tâche de la linguistique est dès lors d'en produire une observation à découvert, où, décroché dudit physisme, le mentalisme soit seul observé: ce qui n'est possible qu'en syndèse cryptologique transcendée, en SBw. 
On ne peut manquer d'être surpris du grand intérêt porté en science du langage au physisme de la langue, qui n'en est que le moyen d'extériorisation, et du peu d'intérêt porté à son mentalisme, lequel est la langue elle-même, quêtant et sa meilleure forme intérieure et le meilleur moyen de l'extérioriser: le moyen excellent de port et de transport de ce dont elle est le contenu.} . 

Est autoptique, et en son entier efficiente, la linguistique qui en appelle à la puissance d'éclairement de la syndèse SA: à cette linguistique n'est ouvert que le plan acryptique où rien n'est qui n'ait une apparence sensible. Est cryptologique et efficiente in fine, en SBw , la linguistique qui en appelle a la puissance d'éclairement et de pénétration de la syndèse SB: à cette linguistique est ouvert le plan cryptique où rien n'est qui ne soit privé d'apparence sensible. 

Les deux linguistiques livrent chacune une dyade qui leur est propre. La dyade livrée par la linguistique autoptique, c'est: physisme de représentation/mentalisme de signifiance. 

La dyade livrée par la linguistique cryptologique c'est: mentalisme de signifiance décroché de son physisme de représentation/mentalisme de sub-signifiance (mentalisme de soubassement) éclairant par en-dessous le mentalisme de signifiance superposé{Note : Certains, erronément, jugeront que ces opérations, si mécaniquement cohérentes et symétriques soient-elles, sont trop compliquées pour avoir été et être la réalité linguistique. A la racine de ce jugement erroné, il y a l'idée, en soi étrange, que dans l'univers regardé par l'homme pensant, hors lui, l'univers où il habite et duquel il fait partie, s'accuserait un ordre inhérent, d'une nature singulière, que découvre lentement, apte à le comprendre, l'intelligence humaine; cependant que dans l'univers regardant, la langue, qui habite dans l'homme pensant, s'accuserait un désordre inhérent. Un confrère ne me disait-il pas récemment: " la langue n'est, au fond, qu'un tissu de calembours et de coq-à-l'âne ". Combien plus raisonnable serait d'admettre que dans le mentalisme de la langue (suspendu à un physique qui n'est point lui) règne un ordre inhérent, d'une nature singulière lui aussi, que n'a pas su jusqu'à présent reconnaître la science du langage, mais qu'il n'est pas au-dessus de ses forces de déceler. Ainsi que maintes autres sciences humaines - on pourrait dire toutes - la science du langage a été une science pressée de résoudre des problèmes - ses problèmes - qu'elle ne s'est pas donné le temps, avant d'en entreprendre la résolution, de poser en leurs justes termes et auxquels, aux prises avec les difficultés nées de cette non juste position, qui lui prennent toutes ses forces, elle ne songe plus... Ne considérer dans le langage - tendance actuellement dominante - que ce qui en constitue le physisme, c'est en faire un tout formé de parcelles insignifiantes et, comme tel, in-signifiant en sa totalité. L'excès de positivisme - le physisme du langage en représente le versant positivement constatable (visible ou audible) - entraîne un grave manquement au réalisme, la signifiance étant la condition sine qua non d'existence du langage. Il n'est de parcelles du langage - ceci se prouve - où la signifiance ne s'accuse.} . 

Le mentalisme de signifiance " décroché ", dans une science qui veut s'en procurer une vue à découvert, de son physisme de représentation peut y être, si la conduite de l'observation le requiert, accroché de nouveau, puis de nouveau décroché. La liberté de mouvement de l'observateur est, à cet égard, entière. Il est permis dans une linguistique dont la formule puissancielle est SA + SBw, de transiter autant de fois que ce peut être utile du plan cryptique au plan acryptique et vice versa. 

A la racine du doublement de mentalisme, mentalisme de signifiance/ mentalisme de sub-signifiance, il y a le principe qu'il n'est rien de dicible dans le langage, qui n'ait été préalablement, avant qu'il ne soit question d'en inventer un dire possible, du vu en pensée. A ce vu en pensée préexistant au dicible, on a donné dans notre enseignement le nom de vu hypobasique. Le mentalisme de sub-signifiance assure, transitionnellement, la transformation du vu hypobasique en dicible. On relèvera, comme un fait important, intéressant la nature du langage, que le vu en pensée traduit dans le langage en dicible n'est connu du locuteur que sous le second aspect{Note : Que le vu en pensée se présente dans le langage non pas tel, mais traduit en dicible, est un fait constitutif du langage, capital, auquel il n'a pas été donne une suffisante attention. La nature s'est montrée là libérale, en ce qu'elle dispense le locuteur de connaître dans l'en-deçà du dicible, scriptural ou oral, le vu en pensée de départ. D'où l'ignorance où nous sommes de la constitution formelle du langage, de laquelle nous ne connaissons qu'un second état, celui du dicible, l'état premier de " vu en pensée" - à traduire en dicible - demeurant pour l'usager du langage un inconnu qu'il lui est prescrit d'ignorer. Retrouver sous le dicible formel, le "vu en pensée ", le vu hypobasique, dont ce dicible est une traduction est une tâche de la linguistique non jusqu'à présent méthodiquement entreprise par elle, les guillaumiens exceptés.
Les systèmes linguistiques relèvent du vu hypobasique, auquel il faut remonter pour en faire clairement la découverte. En l'absence de cette remontée, on ne les connaît pas: on n'en connaît que l'emploi sous des termes scripturaux ou oraux qui en sont une traduction, dispensant, si l'on ose dire ainsi, de s'enquérir du texte.
On retiendra qu'une langue en sa partie formelle (structurale, substructurale et architecturale) est faite de conditions en petit nombre, habiles chacune à porter nombre de conséquences, dont la diversité peut aller jusqu'à la contradiction. Ex: Il MARCHAIT depuis mille ans (imparfait duratif). A ce moment la bombe ECLATAIT (imparfait non duratif d'instantanéisation). Un instant de plus, la bombe éclatait (imparfait d'instantanéisation rapporté à un événement évité de justesse). Un instant après la bombe éclatait (même imparfait, rapporté à un événement non évité), etc. Sans quitter l'imparfait français, peuvent être cités maints autres exemples d'emplois contradictoires de cette forme verbale.
L'enfant qui apprend une langue en l'entendant parler autour de lui en retrouve - c'est là pour le principal son apprentissage de la langue - sous les emplois qu'il en entend, les conditions constructives qui les permettent et les prescrivent, desquelles ils sont des conséquences. Et ces conditions retrouvées, il en sait produire directement, sous forme d'emplois du contenu formel de la langue, des conséquences et bientôt toutes conséquences possibles sans avoir expressément à faire intervenir la souvenance. Il ne répète pas de l'entendu: il crée son dire directement à partir des conditions constructives qu'il en possède, la mémoire de l'entendu ne participant que subsidiairement à cette création. L'image de tiroirs où le sujet parlant, tandis qu'il parle, irait chercher, par souvenance, des emplois que sa pensée y aurait rangés, emporte avec soi une idée faussée du vrai mécanisme du langage. La mémoire virtuelle retient les conditions à partir desquelles s'obtiennent les conséquences et non ces conséquences, dont il est de sa nature de s'alléger.} . Une tâche de la linguistique, son ultime et plus haute tâche, déjà avancée chez les guillaumiens, pour l'accomplissement de laquelle le concours d'une philosophie ajustée à ses besoins lui sera précieux{Note : Une science du langage qui se propose de répondre aux curiosités de la philosophie touchant le langage met la philosophie en présence de problèmes d'un caractère philosophique résolus dans le langage même par les moyens de la mécanique intuitionnelle, opératrice universelle de la construction du langage. L'un de ces problèmes a trait à l'antagonisme du voir et du concevoir partout rencontré, dans l'avant-science qu'est le langage, pour une part, et dans la science proprement dite pour une autre part. L'antagonisme, dans le langage, s'accuse historiquement, et très visiblement, dans la catégorie linguistique du nombre. Dans les langues négro-africaines, le nombre linguistique, chargé en voir, est fait non pas pour compter n'importe quoi, mais limitativement pour compter des choses d'une certaine espèce, et point celles d'une autre espèce. L'antagonisme du voir et du concevoir s'accuse, d'autre part, en des langues plus évoluées, dans la pluralité interne qui sous un " voir " unique laisse " concevoir " plusieurs. Le duel est le dernier nombre de pluralité interne (deux conçus sous un vu). Il est aussi celui qui a survécu le plus longtemps. Le duel et son élimination sont, disait Meillet, des faits de civilisation. La pluralité interne a été partout dans les langues évoluées éliminée plus ou moins complètement, et remplacée par la pluralité externe. La pluralité interne situe un au nombrant et plusieurs au nombré, la pluralité externe, plusieurs au nombrant et un, multiplié, au nombré. Dans la science proprement dite l'antagonisme s'accuse, - sans que pour le reconnaître, il soit besoin d'aller plus loin, - en ceci que l'arithmétique fait voir des nombres, tandis que l'algèbre fait concevoir des propriétés du nombre, sans faire voir aucun nombre. Il existe en mathématique un chemin qui consiste - cela a été dit par des penseurs illustres - à ne presque plus rien voir, et à tout comprendre.}, est de retrouver sous ce qui est dans le langage du dicible formel - de structure et d'architecture - ce qui en fut, au profond de la pensée, le vu de départ. 

Dans la dyade livrée in fine (en SBw ) par la linguistique cryptologique, le mentalisme de sub-signifiance siège à l'hypodèse sous le mentalisme de simple signifiance siégeant à la dèse, et décroché pour examen à découvert de son physisme de représentation. Il apparaît ainsi que dans la dyade cryptologique, in toto mentale, le mentalisme de signifiance est au mentalisme de sub-signifiance ce qu'est le physisme de représentation au mentalisme de signifiance à lui accroché. Remarquable est l'homographie{Note : L'homographie des deux dyades porte témoignage de la propension du langage, partout en lui reconnaissable, à une construction binaire symétrique; " par paires ", disait Meillet. Cette binarité symétrique tient à ce qu'il n'est dans le langage que de la relation, et que la relation suppose deux, entre lesquels elle s'établit. Elle témoigne du fait que la science du langage après avoir employé jusqu'à épuisement ses moyens d'investigation à la connaissance de ce qui a lieu dans un plan de l'ontogénie du langage en répète l'emploi pour la connaissance de ce qui a lieu dans un plan plus profond de cette ontogénie. 

Un trait de la linguistique guillaumienne qu'il convient de signaler. c'est que sa grande nouveauté ne la fait nullement subversive: elle ajoute, elle ne révoque pas. Tout ce que la linguistique traditionnelle sait faire, elle sait le faire non moins bien, parfois mieux, et elle ne manque en aucune question traitée, de confronter les résultats obtenus en linguistique autoptique avec les résultats correspondants obtenus en linguistique cryptologique, ceux-ci étant un éclairement puissant, inattendu, insoupçonné en général, de ceux-là, dont l'intérêt s'en trouve non pas diminué mais augmenté considérablement{Note : " Chaque langue forme un système où tout se tient, et a un plan d'une merveilleuse rigueur" (A. Meillet). Pour se procurer une vue exacte et complète de ce système que forme chaque langue et de son plan rigoureux, partie intégrante du plan non moins rigoureux de l'ontogénie universelle du langage humain, il faut en appeler méthodiquement à la puissance d'éclairement et de pénétration (SA + SBw,) de la syndèse cryptologique transcendée. Les clartés issues de la syndèse autoptique (SA + ...), les seules auxquelles jusqu'à présent recourt la linguistique traditionnelle, n'y suffisent pas.} . 

Des chemins qu'a suivis la science du langage pour accroître sa puissance d'éclairement et de pénétration de son objet, ce qui précède, représente, reconnu par moyens combinés d'observation directe et d'observation analytique, le tracé. Il reste à prouver que le tracé de ces chemins n'est pas seulement le dévidement dans l'esprit d'une série de vérités de théorie, mais celui, ce qui n'est apparu que de loin jusqu'à présent, d'une suite isologue de vérités de fait - vérité de fait signifiant ici réalité. Telle va être maintenant notre tâche. Il est affirmé dans cet écrit que le mentalisme de signifiance du langage peut être, en science du langage complète, autoptique et cryptologique, décroché de son physisme de représentation et examiné à découvert indépendamment de ce physisme, ce dont le résultat est une représentation figurative de ce mentalisme, alors qu'il est dans l'esprit du vu en pensée non encore transformé en du dicible de langage, quelle que soit de ce dicible l'espèce: geste, écriture, parole, etc. Il reste à établir qu'il en est bien ainsi en fait. Ce travail de seconde preuve, de preuve par le fait de ce qui a été prouvé en théorie, est ici n'y ayant point encore été entrepris - devant nous. Il n'y est, au vrai, que pour une petite part, ayant été accompli pour une part importante, majeure, dans notre enseignement à l'Ecole des Hautes Etudes, auquel nous ne ferons qu'emprunter ce que la place dont nous disposons dans cette revue nous permet d'en faire connaître au lecteur. 

Le seul moyen, pleinement convaincant, qu'on ait de s'assurer, par preuve de fait, de l'exactitude des théories avancées antécédemment dans le présent article, c'est partant d'un fait de langage ou d'un système de faits de langage qui se présentent à la science du langage pour y être expliqués d'en produire successivement et comparativement une première observation consécutive à un transport du fait ou du système de faits dans le plan acryptique, champ opératif de la syndèse autoptique et une seconde observation consécutive à leur transport dans le plan cryptique (v. même fig.), champ opératif de la syndèse cryptologique. L'accomplissement de ce programme est reporté à une partie seconde de cet écrit. 

Il nous eût plu dans cette partie seconde de présenter les preuves de fait dont les preuves de théorie sont requérantes, en les rapportant, comme il est de pratique courante dans notre enseignement oral, à de nombreux faits, les uns très particuliers, les autres très généraux, appartenant à des idiomes d'une ancienneté typologique différente. La place fait défaut et nous devrons nous y borner à présenter des preuves se rapportant à deux grands faits seulement de linguistique française qui se retrouvent, apparemment changés plus ou moins mais identiques pour l'essentiel, dans de nombreux idiomes de même typologie ou d'une typologie voisine, et ont été ici préférentiellement retenus parmi d'autres d'un intérêt égal, pour la raison qu'ils sont de petit volume, peu encombrants et d'un maniement facile. La preuve apportée ne s'en trouve pas diminuée en qualité, mais en quantité seulement. Il s'en pourrait suivre dans la pensée du lecteur un doute quant à la possibilité d'une preuve de fait égale dans un champ linguistique plus étendu. Il est dès maintenant prié d'éloigner de lui ce doute. assurance lui étant donnée que cette preuve étendue de caractère expérimental a été largement produite au cours de nos conférences des trois dernières années à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, devant un auditoire compétent dont les objections n'ont pas cessé d'être sollicitées et auquel le goût d'objecter ne manquait pas. 


-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 32]
Auteur : WaZaa70
Date : 14-10-2003 14:52

[QUOTE][i]Message écrit par dez, le 14-10-2003 à 15:47 [/i]
[B]Petit cours de science du langage :

On explique selon qu'on a su comprendre. On comprend selon qu'on a su observer. Compréhension et explication sont, en toute science où elles sont recherchées, tributaires d'une observation qui devra pour susciter pleinement l'une et l'autre être fine et complète. Elle tiendra sa finesse de l'acuité de vision physique et mentale de l'observateur et sa complétude du rigoureux souci qu'il aura de tenir sous son regard, sans en laisser échapper aucune partie, l'entier de l'objet en cause. Dans la science très particulière du langage, science d'une avant-science dont l'existence naturelle est la condition d'existence de toutes les autres, l'observation doit, pour atteindre à la complétude, avoir accès à tout le su naturel en l'absence duquel la construction du langage n'aurait pas été entreprise et en la défaillance duquel elle n'aurait pas été continuée. Ledit su n'est pas un su de savoir, c'est, chose bien différente, un su de lucidité. De ce su de lucidité, tout état construit du langage représente une mise en ©«uvre. Observatrice d'un ou de plusieurs de ces états construits, la linguistique se propose d'y reconnaître cette mise en ©«uvre. Produire sciemment en elle une vue de ce qu'insciemment a été en eux la mise en ©«uvre de ce su naturel de lucidité est son objectif et sa tâche. Aucune science d'observation plus que la science du langage n'est serve de l'observé. Il est demandé à la science du langage de nous introduire aussi avant que possible à une connaissance de ce qui a lieu dans l'homme pensant lorsque, selon la brillante aperception du regretté philosophe Delacroix, la pensée y " fait le langage en se faisant par le langage ". 

L'attitude du linguiste à l'endroit du langage, est une attitude de curiosité. Il s'en propose, par une première tension de curiosité, une connaissance de l'ordre du voir qui fait concevoir; et par une seconde tension de curiosité, une connaissance de l'ordre du concevoir faisant voir, le voir2, second, raciné au concevoir, étant d'une autre qualité que le voir1, premier, raciné à l'étiage du voir. En l'état présent des choses, la seconde tension de curiosité n'est pas paritaire de la première et un mal dont, à son insu, souffre la linguistique actuelle est d'être devenue un grand voir de ce qu'est le langage et d'en être demeurée un concevoir, un comprendre petit. 

Un premier pas, heureux, dans la voie d'une connaissance pénétrante du mouvement et des formes de mouvement qui font la structure et, sous la structure, l'architecture du langage, est la découverte en tout idiome - le paramètre a valeur universelle - d'une partition selon laquelle, le long et sous le dévidement péribolique{Note : " Péribole " a ici le sens de circuit. Les formes grammaticales dont une unité de langue (un mot de nos langues) emporte avec soi dans un idiome donné à une époque donnée la possibilité forment un circuit, pouvant être parcouru inclusivement de son premier à son dernier terme et vice versa, et duquel il est prescrit, par l'architecture de la langue, de ne pas sortir. Par exemple: les cas de déclinaison du nom latin; les formes de conjugaison du verbe français, la série des prépositions, celle des articles dans la même langue; celle des voyelles de traitement de la racine pluriconsonantique dans les langues sémitiques; la série des parties du discours dans les idiomes dont l'architecture est in toto rapportée aux formes intégrantes de cette série, inclusive de cas spécifiés d'extrême généralisation - d'universalisation. L'ensemble des formes grammaticales d'une langue est universellement, là où la glossogénie a pour aboutissant un état construit de la langue - ce qui suppose accomplie une suffisante désertion de la turbulence mentale originelle - un mouvement de pensée sous des formes de mouvement périboliques. Les paradigmes grammaticaux présentent chacun, cas pour cas, un péribole de formes. L'entier psycho-systématique d'une langue est un péribole de ces périboles - et par là: un système péribolique (intégrant) de systèmes périboliques (intégrés).} des formes de langue destinées à saisir de la substance linguistique, passe le dévidement hypo-péribolique de substances de langue offertes à la saisie des formes, afin que l'une de celles-ci, opportunément, s'approprie une substance passante, ce dont la conséquence est la constitution d'un vocable. 

La caractéristique principale des formes périboliques est leur appartenance à une série close de formes, dont le nombre ne peut, à aucun moment, par volonté du locuteur. être augmenté. Le compte des formes grammaticales d'une langue est, à date historique donnée, un compte virtuellement fini. La caractéristique principale des substances hypo-périboliques est leur appartenance à une suite non close de substances dont le nombre peut, à tout moment, par volonté du locuteur, être augmenté. Le compte des substances de langue est un compte, à date historique donnée, virtuellement non fini. Qu'il soit besoin d'un mot nouveau, il est créé, et pour le créer le chemin suivi est l'import à une forme de langue déjà existante d'une substance de langue jusque-là, comme telle, non encore existante. Tout chacun peut aisément s'assurer de l'exactitude de ce qui vient d'être énoncé. 

Les grammairiens et, plus tard, les linguistes - ceux-ci pas mieux que ceux-là - ont reconnu empiriquement, de loin, ce mécanisme, mais faute d'une approche suffisante qui les eût induits à le configurer, ils n'en ont eu qu'une vue incertaine. Les linguistes ont nommé sémantique le défilé peu ordonné, non systématisé, des substances et morphologie le défilé ordonné, systématisé, des formes et, sous ces noms qui les intitulent et les distinguent, ont fait de chacun des deux défilés une persévérante et pénétrante étude; mais sans arriver à reconnaître qu'il n'y a là que la rencontre par le mouvement constructeur du langage d'un centre d'inversion dans l'en-deçà duquel, alourdi en sa marche par trop de matière portée, il se présente pour être agi; d'où les substances inventées pour être saisies; et dans l'au-delà duquel, allégé de ce trop de matière à porter, il se présente pour agir; d'où les formes inventées pour saisir de la substance. Il faut regretter qu'une investigation trop tôt tournée, par un faux réalisme, du côté de la conséquence, et pas assez prolongée, par réalisme vrai, du côté de la condition, qui autant et en un certain sens plus que la conséquence fait partie de la réalité linguistique - il faut regretter qu'une investigation ainsi conduite, ce qui en fut l'erreur, ait privé et les grammairiens et les linguistes d'une vue assurée de ce mécanisme constructeur, élégant et simple, substratum universel de l'ontogénie du langage. L'observation linguistique des cent dernières années y a beaucoup perdu en puissance explicative. 

Ainsi que toute science, la science du langage a deux racines: une racine au voir et une racine au concevoir (au comprendre) {Note : Concevoir peut, sans inconvénient, être, dans cet article, assimilé à " comprendre ". Les mécanismes syndésiques opposables seraient en ce cas: 1. Voir/comprendre (syndèse autoptique); 2. Comprendre/voir (syndèse cryptologique). " Concevoir " représente l'intégrité parfaite (immanence non outrepassée) de l'opération mentale en cause; " comprendre ", en représente l'intégrité plus-que-parfaite (immanence transcendée). Voir plus loin, page 281-282, les explications concernant la différence des deux états de concevabilité de la même intégrité.} qui sont pour elle sources de deux éclairements simultanés et inégaux - de la diathèse (de la combinaison arrangée) desquels elle tient sa puissance de pénétration du réel observé. Cette diathèse prend dans la science du langage la forme d'une dèse circonscrite, en dehors d'elle voyante, et d'une hypodèse inscrite, non voyante en dehors d'elle, les clartés inhérentes au voir pouvant être départies à la dèse et les clartés inhérentes au concevoir à l'hypodèse, ou, inversement, les clartés inhérentes au concevoir départies à la dèse et les clartés inhérentes au voir à l'hypodèse{Note : La pensée humaine dans ce qu'elle a d'essentiel est une montée du " voir " au "concevoir ", livrant du " comprendre ". Ce mouvement de montée au " concevoir " rencontre en lui un centre d'inversion qui en divise l'entier dynamisme en deux tensions mécaniquement inversées, homologues. Engagée à partir du " voir ", la première tension dont la forme de mouvement est: voir1 X concevoir1, apporte à la pensée humaine des clartés dérivées du voir. La seconde tension: concevoir2 X voir2, engagée à partir du " concevoir" apporte à la pensée humaine des clartés dérivées du concevoir. De là pour l'entière montée du " voir " au " concevoir " les deux mécanismes syndésiques dont dispose la pensée humaine, et, plus étroitement, la science du largage: 1. Voir, et selon qu'on voit concevoir; 2. Concevoir et selon qu'on conçoit voir. - On rencontre là, au plus près de sa condition de départ, un chassé-croisé qu'on retrouve, sous des apparences combinatoires diverses, dans toute l'architecture du langage, et conséquemment dans toute la science du langage, observatrice de cette architecture.} . De là, différenciées dans la science du langage par position et par composition, deux syndèses: une syndèse autoptique{Note : Autoptique et cryptologique sont des termes employés par AMPÈRE dans son Essai sur la philosophie des sciences. Leur acception dans cet ouvrage avoisine de très près leur acception dans le présent article.}, opérante en premier, inclusive d'un voir déféré à la dèse et d'un concevoir déféré à l'hypodèse, et, complémentairement, l'usage en étant moins obligé, une syndèse cryptologique, opérante en second, inclusive d'un concevoir déféré à la dèse et d'un voir déféré à l'hypodèse,- syndèses que devra toutes les deux comprendre une science du langage complète, non déficiente en ses possibles moyens, et, de ce chef, capable d'en appeler à la puissance d'éclairement de la seconde syndèse lorsque la puissance d'éclairement de la première apparaît, relativement à la curiosité linguistique en vigueur, insuffisante. 

La causation du langage comprend trois moments successifs: a) Un moment de causation obverse, causateur du causé construit non encore existant; b) Un moment d'existence du causé construit, non encore employé; c) Un moment de causation déverse, porteur de l'emploi du causé construit. L'emploi du causé construit, c'est le discours: d'où l'équation: causation déverse = discours; le causé construit, antécédent dans la causation du langage à la causation déverse, et donc au discours, c'est la langue: d'où l'équation: causé construit = langue{Note : Le linguiste, peu savant ou très savant, doit incessamment tenir compte de la distinction - d'un usage constant dans notre enseignement - de la langue et du discours. Rien ne peut être, en linguistique, ni vrai ni clair, si cette distinction y est méconnue. La langue est une collection d'unités de puissance du langage à la disposition permanente du sujet parlant en qui elles habitent perdurablement, afin qu'il puisse s'en servir pour construire par intermittence, s'il juge qu'il est pour lui quelque raison de le faire, des unités d'effet du langage, non perdurables, éphémères. Unités de puissance du langage, les unités de langue sont les vocables, mots dans les idiomes morphogéniques, caractères (les tseu du chinois) dans les idiomes amorphogéniques. Unités d'effet du langage, les unités de discours sont les phrases. La glossogénie a historiquement commencé par une différence minimée, qui s'est accrue plus ou moins lentement suivant les lieux da monde et les civilisations intéressées, de l'unité de langue (le vocable) et de l'unité de discours (la phrase), autrement dit de l'unité de puissance et de l'unité d'effet du langage. - Le cas s'exclut, comme impossible, d'un discours qui serait un emploi plérotrope, non partiel, de la langue. Il n'est de celle-ci dans le langage que des emplois mérotropes, partiels.} ; la causation obverse, c'est la causation mentale de la langue, c'est-à-dire du cause construit en pensée, et pas encore en signe: d'où l'équation: causation obverse = causation exclusivement mentale de la langue, c'est-à-dire du causé construit mentalement mais non encore physiquement édifié. 

Le causé construit, c'est par tempus primum la langue, ouvrage construit en pensée et en pensée seulement, et par tempus secundum{Note : Au tempus secundum du cause construit appartient l'invention, la " trouvaille " du signe. Un temps s'écoule court ou long (inévaluable) entre le moment où le mentalisme se présente formé et le moment où il découvre pour lui, dans le langage déjà existant, des éléments convenants de représentation physique - dont la convenance, qui doit être suffisante, ne sera jamais excessive. Au tempus primum du cause construit appartient l'achèvement du mentalisme formel de la langue. On notera que ce mentalisme formel, même en son état achevé, n'est point créateur de sa représentation physique qui reste à inventer, à trouver dans la langue construite en signes déjà existante et qui est cherché universellement au plus près. Cette recherche et son résultat, partout motive, constituent la psycho-sémiologie chargée de " physifier " le mentalisme de la langue, lequel est, lui, non pas psycho-sémiologique, mais psycho-systématique.}, la langue construite en pensée et en signes. 

Déserter la mérotropie, c'est en fermer l'aire et ouvrir l'aire de la plérotropie{Note : Pour une juste intellection des deux mécanismes syndésiques: l'autoptique voir/concevoir et le cryptologique concevoir/voir. il importe d'avoir en mémoire présente une idée précise des conditions possibles de relation de la mérotropie et de la plérotropie.

En syndèse autoptique, le voir siégeant à la dèse est plérotrope, en pleine expansion ininterrompue; cependant que le concevoir siégeant à l'hypodèse est mérotrope, partiel non total quant à lui-même. De là pour le linguiste la faculté de sous-tendre un grand savoir (un grand voir) d'un comprendre (d'un concevoir) petit, moins petit grand même pourvu qu'il soit puissanciellement inférieur au voir plérotrope.

La vocation du concevoir situé en position dominée (hypodèse) sous un voir en position dominante (dèse) est de grandir puissanciellement, et ce grandissement en se continuant en arrive à susciter un concevoir égal au voir et comme celui-ci plérotrope. On se trouve à ce moment mental en présence d'une dèse et d'une hypodèse toutes deux plérotropes et d'un problème résultant qui est de référer l'une à l'autre, en les différenciant, les deux plérotropies: celle du voir, siégeant à la dèse, et celle du concevoir siégeant à l'hypodèse. Maintenir en syndèse autoptique l'égalité puissancielle de la dèse et de l'hypodèse serait abolir cette syndèse dont la condition d'existence est que l'hypodèse y soit mérotrope sous une dèse, ainsi que toute dèse, plérotrope. Cette abolition n'est pas refusée, mais, consentie (la pensée s'est portée à sa rencontre), elle est outrepassée, transcendée, le moyen employé à cet effet étant, pour une part, de transporter le concevoir de l'hypodèse à la dèse et, pour une autre part, de faire de la dèse une plérotropie de plénitude et de l'hypodèse une plérotropie de nullitude. On a à ce moment une syndèse SBa, dont le mécanisme, à supposer qu'il pût s'instituer effectivement, serait: à la dèse, plérotropie par plénitude affirmée; à l'hypodèse, plérotropie par nullitude affirmée. D'où pour sauvegarde de la syndèse, dont aucun des deux termes ne doit être nul, un mécanisme qui est, au niveau de la dèse: plénitude x plénitude = plénitude de plénitude: et au niveau de l'hypodèse: nullitude x nullitude = nullitude de nullitude, c'est-à-dire une transnullitude livrant une négation de nullitude, laquelle, la nullitude s'y trouvant négativée, se présente positive et occupe en syndèse cryptologique la position transcendante SBw. Ce par quoi la science du langage dispose de moyens d'éclairement et de pénétration de son objet, inexistants jusque-là. et actuellement ignorés de la linguistique traditionnelle, dont les moyens d'investigation sont restés ceux, non outrepassés. de la syndèse autoptique. Des preuves de fait nombreuses pourraient être produites de la puissance de pénétration de la syndèse cryptologique transcendée. La place dont il faudrait disposer pour les pouvoir produire fait défaut.} . Le finalisme de l'opération est à ce moment de porter le concevoir à la parfaite plénitude et le voir à la parfaite nullitude. L'opération met en causé le fait de composition de la syndèse et celui de position en celle-ci de ses composants. Par composition la syndèse s'accuse inclusive d'un concevoir porté à la parfaite plénitude et d'un voir porté à la parfaite nullitude, et par position en elle de ses composants d'un concevoir siégeant à la dèse et d'un voir siégeant à l'hypodèse. On a en syndèse cryptologique par premier état: 

Dèse = concevoir au parfait de plénitude. 
Hypodèse = voir au parfait de nullitude. 

Conservé tel, cet état apertural de la syndèse cryptologique en susciterait l'extinction, aucune syndèse - la condition est impliquée dans le terme même de syndèse - ne pouvant comprendre moins de deux termes. Condition non positivement satisfaite, si l'un des deux termes s'y présente porté à la nullitude{Note : On retiendra que porter un terme de syndèse - en fait l'hypodèse, en syndèse cryptologique - au parfait de nullitude, c'est annuler ce terme, le faire inexistant dans la syndèse qui, réduite à un terme unique - il en faut a minima deux pour qu'il y ait syndèse - s'en trouve abolie. La syndèse cryptologique à ce moment entre en défense et se rétablit. mouvement de sauvegarde, en portant la nullitude à la transnullitude, positivée en tant que négation de nullitude.} sous un concevoir porté à la plénitude. La difficulté initialement rencontrée - qui sera finalement levée - c'est de faire positivement existante la syndèse cryptologique nonobstant que le second de ses deux termes, l'hypodèse siégeant au voir, y doive affronter, obligé d'y satisfaire, la condition de nullitude. Le mécanisme de levée de cette difficulté va être examiné. 

Pour qu'une syndèse cryptologique devienne un status d'entendement, il lui faut, toutes autres conditions de forme satisfaites par ailleurs, s'accuser efficiente. Et pour qu'elle s'accuse efficiente, que le voir, si puissant qu'y soit devenu le concevoir, n'y soit point un non-voir. un voir négativé. La positivité recouvrée du voir est dans une syndèse cryptologique une condition sine qua non de son existence comme status d'entendement{Note : Un status d'entendement requiert pour exister que l'hypodèse n'y soit pas parfaitement nulle. De là deux conséquences successives: en syndèse autoptique, le retournement du mécanisme voir/concevoir en un mécanisme concevoir/voir devenu le retournement accompli, celui de la syndèse cryptologique, par là ouverte et en syndèse cryptologique, inefficiente en l'absence de cette ultime opération, la transcendance du parfait de nullitude et sa résolution en un plus-que-parfait de transnullitude.} . 

De disposer d'une syndèse cryptologique parfaite mais inefficiente en son état apertural parfait n'apporterait à la science du langage aucune possibilité de tirer parti de cet état et, née de cette carence. l'obligation s'ensuivrait d'un retour pour efficience syndésique à la syndèse autoptique. C'est ce que fait la linguistique traditionnelle - à tort - faute d'avoir reconnu, latente dans le parfait inefficient de la syndèse cryptologique. la possibilité d'une mutation de ce parfait en un plus-que-parfait efficient - transcendant et le parfait et son inefficience. 

L'état de parfait de la syndèse cryptologique en représente l'intégrale immanence, l'état de plus-que-parfait la transcendance de cet entier d'immanence.

La linguistique traditionnelle a jusqu'ici opéré en syndèse autoptique et s'est désintéressée de toute opération en syndèse cryptologique, - source d'éclairement et de pénétration pour elle inexistante. Ç'a été là sa grande erreur, qui en a empêché le développement dans le sens de sa véritable vocation: parvenir à une connaissance du dedans et de la nature de son objet. 

Erreur dont la cause est une prémonition insuffisante de ce que peut être une transnullitude de nullitude lorsque la nullitude outrepassée est celle d'un voir siégeant en syndèse cryptologique à l'hypodèse. La transnullitude est, il va de soi, un plus de nullitude, c'est-à-dire, sous régime d'addition, de la nullitude ajoutée à de la nullitude; en formule: nullitude + nullitude. La transnullitude est aussi, en outre, un plus que du plus de nullitude lorsqu'elle devient, sous régime de multiplication, de la nullitude multipliée par de la nullitude; en formule: nullitude x nullitude. On a alors au résultat - au produit - de la nullitude de nullitude, c'est-à-dire un contraire de nullitude, issu de ce qu'à l'état de parfait (SBa ) de la syndèse cryptologique a été substitué, par une transcendance qui est celle de l'immanence de la syndèse, l'état de plus-que-parfait (SBw). 

Le transitus de la nullitude à la transnullitude que l'on vient théoriquement, mécaniquement, par mouvement et forme de mouvement, d'identifier se présente en premier sous un régime d'addition et en second sous un régime de multiplication qui, au résultat, s'équipollent, le situs endopsychique de l'opération étant, hors l'arithmétique, celui que représente, dans l'arithmétique, le nombre 2, duquel une propriété est l'égalité de son addition à lui-même (2 + 2 = 4) et de la multiplication de lui-même par lui-même (2 x 2 = 4). Le nombre 2 tient cette propriété de ce qu'il est en nomographie philosophique, si l'on ose s'exprimer ainsi, le nombre nécessaire et suffisant de relation. Pour qu'il y ait relation, il faut et il suffit que deux soient l'un à l'autre rapportés. 

Inefficiente en son état parfait apertural (SBa) la syndèse cryptologique s'accuse efficiente en son état plus-que-parfait (SBw) transapertural. La question se trouve par là implicitement posée de savoir ce qu'ont de spécifiquement limitatif le parfait et le plus-que-parfait, habiles l'un et l'autre à dire l'intégrité de l'objet, à en dire non mêmement une mêmeté (le mot est de Voltaire). Cette question est celle de l'essentielle différence du parfait et du plus-que-parfait, c'est-à-dire celle de leur différence au plus près de la non-différence. Il peut être, en bref, répondu à la question en ces termes: le parfait consiste à déterminer l'intégrité de l'objet par position prise en lui au plus près de la plus proche position pouvant être prise en dehors de ce dont il dit l'intégrité. Déterminée sur limite interne, cette limitation parfaite immanente, non transcendante de l'intégrité considérée, sera, en la figure explicative qui suit, notée l. Le plus-que-parfait, lui, consiste à délimiter l'intégrité de l'objet par position prise hors lui au plus près de la plus proche position pouvant être prise en lui. Déterminée sur limite externe{Note : On ne manquera pas d'observer que délimiter une intégrité sur limite interne (de parfait) puis sur limite externe (de plus-que-parfait) est une opération de pensée commune appartenant, en cette pensée, à l'inévitable. Il nous la faut accomplir continuellement en présence de chaque objet. Le trait qui circonscrit l'entier d'un objet représente la rencontre et en quelque sorte le conflit, de deux délimitations successives: un itus de délimitation sur limite interne, le reditus immédiat sur limite externe. 

Dans la construction de la langue, le transitus de la limite interne à la limite externe a porté d'apparentes conséquences, dont il est des exemples nombreux. Il existe en français une négation plus-que-parfaite transcendante: celle qu'on a lorsqu'on se sert de la particule pas ou de la particule point; et en vis-à-vis, une négation parfaite, immanente: celle qu'on a lorsqu'on se sert de la seule particule ne. L'impression laissée par la négation parfaite diffère de l'impression laissé par la négation plus-que-parfaite. Qu'on compare: je ne saurais vous le dire et je ne saurais pas vous le dire. Dans le plan verbal, je peux représente, porté à son plus-que-parfait, l'intégrité du présent d'indicatif de 1re personne du verbe pouvoir et je puis, l'intégrité portée au parfait seulement du même temps à la même personne de ce même verbe, On relèvera que je puis a livré la forme subjonctive athématique du verbe: que je puisse, le subjonctif occupant dans la genèse modale une position immanente (position d'avant) par rapport à la position transcendante (position d'après) d'indicatif. La relation se retrouve dans la différence, celle d'un seuil franchi, existante entre: il est possible et il est probable, le probable s'idéant au plus près du possible transcendé. De là l'emploi régulier du subjonctif après il est possible et celui régulier de l'indicatif après il est probable. Exemple: Il est possible qu'il vienne. Il est probable qu'il viendra. On notera aussi que le possible transcendé représenté par il est probable se continue jusqu'au certain, accumulation de probable. Exemple: Il est probable qu'il viendra. Il est certain qu'il viendra. - La mécanique intuitionnelle, opératrice de la construction formelle (extra-notionnelle) du langage nous met en présence d'opérations accomplies insciemment (à notre insu) dans le langage, qui sont, en dernière analyse, des opérations de haute raison, auxquelles les guillaumiens ont été seuls jusqu'ici à s'intéresser méthodiquement.}, cette limitation plus-que-parfaite, non immanente, transcendant l'intégrité considérée, sera notée L. En figure explicative, on aura pour 

le parfait:  et pour le plus-que-parfait:  

L'originalité de la linguistique augmentée, doublée par le retournement du mécanisme de syndèse autoptique voir/concevoir en un mécanisme de syndèse cryptologique concevoir/voir est d'en appeler aux moyens d'éclairement et de pénétration de la syndèse cryptologique plus-que-parfaite (SBw). L'originalité de la linguistique traditionnelle est de n'en appeler qu'aux seuls moyens d'éclairement de la syndèse autoptique, pour des raisons qui peuvent avoir été une aperception obscure de l'inefficience du parfait de syndèse cryptologique, mais ont été et sont surtout un refus de considérer le mentalisme de signifiance d'une forme de langue indépendamment du physisme de représentation qui en permet l'emploi. 

Mus par une curiosité plus grande que celle de la grande majorité des linguistes, les guillaumiens - c'est ainsi qu'ils se dénomment maintenant eux-mêmes - ne se contentent pas, en présence d'un fait ou d'un système de faits qui se présentent à la science du langage pour y être expliqués, d'en produire, pour explication, une observation suivant laquelle le mentalisme est perçu a couvert sous son physisme de représentation, ils en veulent produire et en produisent, une observation - rendue possible par un progrès de technique et de méthode - suivant laquelle le mentalisme de signifiance est perçu à découvert, non couvert par le physisme de représentation, qui, pour autant qu'il se fait voir masque la vue du mentalisme de signifiance qu'il recouvre{Note : Une faute perpétrée par la linguistique traditionnelle, qui en a non seulement retardé mais empêché le progrès, a été de ne pas faire nettement le départ du mentalisme de signifiance des unités de langue et de leur physisme de représentation et faute d'avoir fait ce départ, requis en juste doctrine, de n'avoir pas reconnu que, sous physisme de représentation le recouvrant, le mentalisme apparaît masqué par ce physisme même et qu'une tâche de la linguistique est dès lors d'en produire une observation à découvert, où, décroché dudit physisme, le mentalisme soit seul observé: ce qui n'est possible qu'en syndèse cryptologique transcendée, en SBw. 
On ne peut manquer d'être surpris du grand intérêt porté en science du langage au physisme de la langue, qui n'en est que le moyen d'extériorisation, et du peu d'intérêt porté à son mentalisme, lequel est la langue elle-même, quêtant et sa meilleure forme intérieure et le meilleur moyen de l'extérioriser: le moyen excellent de port et de transport de ce dont elle est le contenu.} . 

Est autoptique, et en son entier efficiente, la linguistique qui en appelle à la puissance d'éclairement de la syndèse SA: à cette linguistique n'est ouvert que le plan acryptique où rien n'est qui n'ait une apparence sensible. Est cryptologique et efficiente in fine, en SBw , la linguistique qui en appelle a la puissance d'éclairement et de pénétration de la syndèse SB: à cette linguistique est ouvert le plan cryptique où rien n'est qui ne soit privé d'apparence sensible. 

Les deux linguistiques livrent chacune une dyade qui leur est propre. La dyade livrée par la linguistique autoptique, c'est: physisme de représentation/mentalisme de signifiance. 

La dyade livrée par la linguistique cryptologique c'est: mentalisme de signifiance décroché de son physisme de représentation/mentalisme de sub-signifiance (mentalisme de soubassement) éclairant par en-dessous le mentalisme de signifiance superposé{Note : Certains, erronément, jugeront que ces opérations, si mécaniquement cohérentes et symétriques soient-elles, sont trop compliquées pour avoir été et être la réalité linguistique. A la racine de ce jugement erroné, il y a l'idée, en soi étrange, que dans l'univers regardé par l'homme pensant, hors lui, l'univers où il habite et duquel il fait partie, s'accuserait un ordre inhérent, d'une nature singulière, que découvre lentement, apte à le comprendre, l'intelligence humaine; cependant que dans l'univers regardant, la langue, qui habite dans l'homme pensant, s'accuserait un désordre inhérent. Un confrère ne me disait-il pas récemment: " la langue n'est, au fond, qu'un tissu de calembours et de coq-à-l'âne ". Combien plus raisonnable serait d'admettre que dans le mentalisme de la langue (suspendu à un physique qui n'est point lui) règne un ordre inhérent, d'une nature singulière lui aussi, que n'a pas su jusqu'à présent reconnaître la science du langage, mais qu'il n'est pas au-dessus de ses forces de déceler. Ainsi que maintes autres sciences humaines - on pourrait dire toutes - la science du langage a été une science pressée de résoudre des problèmes - ses problèmes - qu'elle ne s'est pas donné le temps, avant d'en entreprendre la résolution, de poser en leurs justes termes et auxquels, aux prises avec les difficultés nées de cette non juste position, qui lui prennent toutes ses forces, elle ne songe plus... Ne considérer dans le langage - tendance actuellement dominante - que ce qui en constitue le physisme, c'est en faire un tout formé de parcelles insignifiantes et, comme tel, in-signifiant en sa totalité. L'excès de positivisme - le physisme du langage en représente le versant positivement constatable (visible ou audible) - entraîne un grave manquement au réalisme, la signifiance étant la condition sine qua non d'existence du langage. Il n'est de parcelles du langage - ceci se prouve - où la signifiance ne s'accuse.} . 

Le mentalisme de signifiance " décroché ", dans une science qui veut s'en procurer une vue à découvert, de son physisme de représentation peut y être, si la conduite de l'observation le requiert, accroché de nouveau, puis de nouveau décroché. La liberté de mouvement de l'observateur est, à cet égard, entière. Il est permis dans une linguistique dont la formule puissancielle est SA + SBw, de transiter autant de fois que ce peut être utile du plan cryptique au plan acryptique et vice versa. 

A la racine du doublement de mentalisme, mentalisme de signifiance/ mentalisme de sub-signifiance, il y a le principe qu'il n'est rien de dicible dans le langage, qui n'ait été préalablement, avant qu'il ne soit question d'en inventer un dire possible, du vu en pensée. A ce vu en pensée préexistant au dicible, on a donné dans notre enseignement le nom de vu hypobasique. Le mentalisme de sub-signifiance assure, transitionnellement, la transformation du vu hypobasique en dicible. On relèvera, comme un fait important, intéressant la nature du langage, que le vu en pensée traduit dans le langage en dicible n'est connu du locuteur que sous le second aspect{Note : Que le vu en pensée se présente dans le langage non pas tel, mais traduit en dicible, est un fait constitutif du langage, capital, auquel il n'a pas été donne une suffisante attention. La nature s'est montrée là libérale, en ce qu'elle dispense le locuteur de connaître dans l'en-deçà du dicible, scriptural ou oral, le vu en pensée de départ. D'où l'ignorance où nous sommes de la constitution formelle du langage, de laquelle nous ne connaissons qu'un second état, celui du dicible, l'état premier de " vu en pensée" - à traduire en dicible - demeurant pour l'usager du langage un inconnu qu'il lui est prescrit d'ignorer. Retrouver sous le dicible formel, le "vu en pensée ", le vu hypobasique, dont ce dicible est une traduction est une tâche de la linguistique non jusqu'à présent méthodiquement entreprise par elle, les guillaumiens exceptés.
Les systèmes linguistiques relèvent du vu hypobasique, auquel il faut remonter pour en faire clairement la découverte. En l'absence de cette remontée, on ne les connaît pas: on n'en connaît que l'emploi sous des termes scripturaux ou oraux qui en sont une traduction, dispensant, si l'on ose dire ainsi, de s'enquérir du texte.
On retiendra qu'une langue en sa partie formelle (structurale, substructurale et architecturale) est faite de conditions en petit nombre, habiles chacune à porter nombre de conséquences, dont la diversité peut aller jusqu'à la contradiction. Ex: Il MARCHAIT depuis mille ans (imparfait duratif). A ce moment la bombe ECLATAIT (imparfait non duratif d'instantanéisation). Un instant de plus, la bombe éclatait (imparfait d'instantanéisation rapporté à un événement évité de justesse). Un instant après la bombe éclatait (même imparfait, rapporté à un événement non évité), etc. Sans quitter l'imparfait français, peuvent être cités maints autres exemples d'emplois contradictoires de cette forme verbale.
L'enfant qui apprend une langue en l'entendant parler autour de lui en retrouve - c'est là pour le principal son apprentissage de la langue - sous les emplois qu'il en entend, les conditions constructives qui les permettent et les prescrivent, desquelles ils sont des conséquences. Et ces conditions retrouvées, il en sait produire directement, sous forme d'emplois du contenu formel de la langue, des conséquences et bientôt toutes conséquences possibles sans avoir expressément à faire intervenir la souvenance. Il ne répète pas de l'entendu: il crée son dire directement à partir des conditions constructives qu'il en possède, la mémoire de l'entendu ne participant que subsidiairement à cette création. L'image de tiroirs où le sujet parlant, tandis qu'il parle, irait chercher, par souvenance, des emplois que sa pensée y aurait rangés, emporte avec soi une idée faussée du vrai mécanisme du langage. La mémoire virtuelle retient les conditions à partir desquelles s'obtiennent les conséquences et non ces conséquences, dont il est de sa nature de s'alléger.} . Une tâche de la linguistique, son ultime et plus haute tâche, déjà avancée chez les guillaumiens, pour l'accomplissement de laquelle le concours d'une philosophie ajustée à ses besoins lui sera précieux{Note : Une science du langage qui se propose de répondre aux curiosités de la philosophie touchant le langage met la philosophie en présence de problèmes d'un caractère philosophique résolus dans le langage même par les moyens de la mécanique intuitionnelle, opératrice universelle de la construction du langage. L'un de ces problèmes a trait à l'antagonisme du voir et du concevoir partout rencontré, dans l'avant-science qu'est le langage, pour une part, et dans la science proprement dite pour une autre part. L'antagonisme, dans le langage, s'accuse historiquement, et très visiblement, dans la catégorie linguistique du nombre. Dans les langues négro-africaines, le nombre linguistique, chargé en voir, est fait non pas pour compter n'importe quoi, mais limitativement pour compter des choses d'une certaine espèce, et point celles d'une autre espèce. L'antagonisme du voir et du concevoir s'accuse, d'autre part, en des langues plus évoluées, dans la pluralité interne qui sous un " voir " unique laisse " concevoir " plusieurs. Le duel est le dernier nombre de pluralité interne (deux conçus sous un vu). Il est aussi celui qui a survécu le plus longtemps. Le duel et son élimination sont, disait Meillet, des faits de civilisation. La pluralité interne a été partout dans les langues évoluées éliminée plus ou moins complètement, et remplacée par la pluralité externe. La pluralité interne situe un au nombrant et plusieurs au nombré, la pluralité externe, plusieurs au nombrant et un, multiplié, au nombré. Dans la science proprement dite l'antagonisme s'accuse, - sans que pour le reconnaître, il soit besoin d'aller plus loin, - en ceci que l'arithmétique fait voir des nombres, tandis que l'algèbre fait concevoir des propriétés du nombre, sans faire voir aucun nombre. Il existe en mathématique un chemin qui consiste - cela a été dit par des penseurs illustres - à ne presque plus rien voir, et à tout comprendre.}, est de retrouver sous ce qui est dans le langage du dicible formel - de structure et d'architecture - ce qui en fut, au profond de la pensée, le vu de départ. 

Dans la dyade livrée in fine (en SBw ) par la linguistique cryptologique, le mentalisme de sub-signifiance siège à l'hypodèse sous le mentalisme de simple signifiance siégeant à la dèse, et décroché pour examen à découvert de son physisme de représentation. Il apparaît ainsi que dans la dyade cryptologique, in toto mentale, le mentalisme de signifiance est au mentalisme de sub-signifiance ce qu'est le physisme de représentation au mentalisme de signifiance à lui accroché. Remarquable est l'homographie{Note : L'homographie des deux dyades porte témoignage de la propension du langage, partout en lui reconnaissable, à une construction binaire symétrique; " par paires ", disait Meillet. Cette binarité symétrique tient à ce qu'il n'est dans le langage que de la relation, et que la relation suppose deux, entre lesquels elle s'établit (v. p. 280).} architecturale des deux dyades, l'autoptique et la cryptologique. Elle témoigne du fait que la science du langage après avoir employé jusqu'à épuisement ses moyens d'investigation à la connaissance de ce qui a lieu dans un plan de l'ontogénie du langage en répète l'emploi pour la connaissance de ce qui a lieu dans un plan plus profond de cette ontogénie. 

Un trait de la linguistique guillaumienne qu'il convient de signaler. c'est que sa grande nouveauté ne la fait nullement subversive: elle ajoute, elle ne révoque pas. Tout ce que la linguistique traditionnelle sait faire, elle sait le faire non moins bien, parfois mieux, et elle ne manque en aucune question traitée, de confronter les résultats obtenus en linguistique autoptique avec les résultats correspondants obtenus en linguistique cryptologique, ceux-ci étant un éclairement puissant, inattendu, insoupçonné en général, de ceux-là, dont l'intérêt s'en trouve non pas diminué mais augmenté considérablement{Note : " Chaque langue forme un système où tout se tient, et a un plan d'une merveilleuse rigueur" (A. Meillet). Pour se procurer une vue exacte et complète de ce système que forme chaque langue et de son plan rigoureux, partie intégrante du plan non moins rigoureux de l'ontogénie universelle du langage humain, il faut en appeler méthodiquement à la puissance d'éclairement et de pénétration (SA + SBw,) de la syndèse cryptologique transcendée. Les clartés issues de la syndèse autoptique (SA + ...), les seules auxquelles jusqu'à présent recourt la linguistique traditionnelle, n'y suffisent pas.} . 

Des chemins qu'a suivis la science du langage pour accroître sa puissance d'éclairement et de pénétration de son objet, ce qui précède, représente, reconnu par moyens combinés d'observation directe et d'observation analytique, le tracé. Il reste à prouver que le tracé de ces chemins n'est pas seulement le dévidement dans l'esprit d'une série de vérités de théorie, mais celui, ce qui n'est apparu que de loin jusqu'à présent, d'une suite isologue de vérités de fait - vérité de fait signifiant ici réalité. Telle va être maintenant notre tâche. Il est affirmé dans cet écrit que le mentalisme de signifiance du langage peut être, en science du langage complète, autoptique et cryptologique, décroché de son physisme de représentation et examiné à découvert indépendamment de ce physisme, ce dont le résultat est une représentation figurative de ce mentalisme, alors qu'il est dans l'esprit du vu en pensée non encore transformé en du dicible de langage, quelle que soit de ce dicible l'espèce: geste, écriture, parole, etc. Il reste à établir qu'il en est bien ainsi en fait. Ce travail de seconde preuve, de preuve par le fait de ce qui a été prouvé en théorie, est ici n'y ayant point encore été entrepris - devant nous. Il n'y est, au vrai, que pour une petite part, ayant été accompli pour une part importante, majeure, dans notre enseignement à l'Ecole des Hautes Etudes, auquel nous ne ferons qu'emprunter ce que la place dont nous disposons dans cette revue nous permet d'en faire connaître au lecteur. 

Le seul moyen, pleinement convaincant, qu'on ait de s'assurer, par preuve de fait, de l'exactitude des théories avancées antécédemment dans le présent article, c'est partant d'un fait de langage ou d'un système de faits de langage qui se présentent à la science du langage pour y être expliqués d'en produire successivement et comparativement une première observation consécutive à un transport du fait ou du système de faits dans le plan acryptique, champ opératif de la syndèse autoptique (v. fig., p. 276) et une seconde observation consécutive à leur transport dans le plan cryptique (v. même fig.), champ opératif de la syndèse cryptologique. L'accomplissement de ce programme est reporté à une partie seconde de cet écrit. 

Il nous eût plu dans cette partie seconde de présenter les preuves de fait dont les preuves de théorie sont requérantes, en les rapportant, comme il est de pratique courante dans notre enseignement oral, à de nombreux faits, les uns très particuliers, les autres très généraux, appartenant à des idiomes d'une ancienneté typologique différente. La place fait défaut et nous devrons nous y borner à présenter des preuves se rapportant à deux grands faits seulement de linguistique française qui se retrouvent, apparemment changés plus ou moins mais identiques pour l'essentiel, dans de nombreux idiomes de même typologie ou d'une typologie voisine, et ont été ici préférentiellement retenus parmi d'autres d'un intérêt égal, pour la raison qu'ils sont de petit volume, peu encombrants et d'un maniement facile. La preuve apportée ne s'en trouve pas diminuée en qualité, mais en quantité seulement. Il s'en pourrait suivre dans la pensée du lecteur un doute quant à la possibilité d'une preuve de fait égale dans un champ linguistique plus étendu. Il est dès maintenant prié d'éloigner de lui ce doute. assurance lui étant donnée que cette preuve étendue de caractère expérimental a été largement produite au cours de nos conférences des trois dernières années à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, devant un auditoire compétent dont les objections n'ont pas cessé d'être sollicitées et auquel le goût d'objecter ne manquait pas. [/B][/QUOTE]

un resume peut-etre 8--)§tournis2§ §pardon§

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[Post 33]
Auteur : Schoubi
Date : 14-10-2003 15:20

§malades2§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 34]
Auteur : Roberu
Date : 14-10-2003 15:59

§AAAHHH§[quote]
... 2 + 2 = 4 ... 
[/quote]jusque là je suis d'accord. C'est le reste qui me bloque un peu.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 35]
Auteur : Major Tom
Date : 14-10-2003 16:01

@ Dez et éventuellement aux autres qui suivront 

Dez tu nous as habitué aux proses personnelles, en plus tu manie bien la plume.

Par contre ici , je dis [B] "hors jeu"[/B], trop facile de recopier un article navrant ou au contraire tellement pertinent de sens et de précision qu'il en finit par être soporifique.

Nan, nan,  les gars !  allez-y sortez vos tripes, faites nous un truc personnel.

L'exercice de style consiste une fois n'est pas coutume à le rendre particulièrement chiant.


@+

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 36]
Auteur : Arsene Lupin
Date : 14-10-2003 16:25

vous avez pas d'amis ??????? 








:O








§hello§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 37]
Auteur : dez
Date : 14-10-2003 16:33

Oui, oui, c'est ça justement qui est chiant...

Mais non...

Je n'avais pas le temps de pondre un texte décrivant la science du langage mieux que par ce couper coller. Il faut du temps pour concocter un texte casse-bonbon.

Néanmoins, même si je suis hors-jeu, c'est chiant :

- d'une part parce que ce texte, bien que très bien écrit, est hermétique.

- d'autre part parce que les gens qui trichent et sont de mauvaise foi représentent la sublimation de la lourdeur, tu me suis dans la démarche ?

Mais là, c'est plutôt moi qui devient chiant, et non le message, quoi que. . .

Que dire devant de telles inepties ?

Que je pondrai un texte casse noix bourré de contre sens et de contre vérités, de choses absurdes, de blagues lourdes ? 

Il suffi de parcourir le forum pour se rendre compte qu'il en est déjà bourré. Comment innover ? mais-est-il bien question d'originalité ici où juste de mettre des phrases lourdingues?

Je pourrais aussi recopier des paragraphes entiers de mes prises de note en sémiologie.
Je pourrais faire de jeux de mots si lourds qu'ils rendraient la blaque de la tare à la crème désolpilante à tout qui la verrait ensuite.
Je pourrais éditer le message plus haut pour l'effacer, le vidant ainsi de son sens et le rendant daduque.
Je pourrais tenter d'insuffler un humour si intangible qu'il en serait impalpable quitte à étourdir la masse des lecteurs anonymes ou non.

Je me suis juste contenté d'être chiant au lieu de poster chiant...c'est déjà pas mal. 

Je ne suis pas de mauvaise foi, encore que.

Et j'attendai ton message avec impatience pour pouvoir expliquer l'essence du message précité en annexe plus haut. Quoi que ? serait-ce une ruse ?

Et puis pas besoin d'être long pour être casse-bonbon. 

Donc la diarrhée textuelle que vous n'avez pas lue plus haut n'était qu'un message collé 'vu sur le net" prouvant qu'on peut être chiant sans faire chiant, même si le contraire est vrai, quoi que.

Est-ce que c'est vraiment casse-pied que de prendre un texte tout fait, de ne pas le signer, de l'éditer un peu pour qu'il soit plus clair, et de le mettre ainsi sur le forum. 

Je ne sais pas si je l'ai écrit plus haut, mais j'ai voulu agir comme un con en postant un texte obscur. Ce texte n'est pas de moi, c'est pas moi qui l'ait fait mais j'en assume le postage ici, parce-que j'ai voulu emmerder le monde.

quoi que

Tant et si bien, vous l'aurez compris cher lecteur que l'infamie démasquée il ne me reste plus quà vous dévoiler la véritable démarche cachée derrière cette imposture monumentale :

Un post à double tirroir qui se lit dans le sen de l'endroit, je reprends pas ailleurs le début de ce message ci-dessous pour que vous saisissiez la pleine mesure de mes propos :

[QUOTE]
Oui, oui, c'est ça justement qui est chiant...

Mais non...

Je n'avais pas le temps de pondre un texte décrivant la science du langage mieux que par ce couper coller. Il faut du temps pour concocter un texte casse-bonbon.

Néanmoins, même si je suis hors-jeu, c'est chiant :

- d'une part parce que ce texte, bien que très bien écrit, est hermétique.

- d'autre part parce que les gens qui trichent et sont de mauvaise foi représentent la sublimation de la lourdeur, tu me suis dans la démarche ?

Mais là, c'est plutôt moi qui devient chiant, et non le message, quoi que. . .

Que dire devant de telles inepties ?

Que je pondrai un texte casse noix bourré de contre sens et de contre vérités, de choses absurdes, de blagues lourdes ? 

Il suffi de parcourir le forum pour se rendre compte qu'il en est déjà bourré. Comment innover ? mais-est-il bien question d'originalité ici où juste de mettre des phrases lourdingues?

Je pourrais aussi recopier des paragraphes entiers de mes prises de note en sémiologie.
Je pourrais faire de jeux de mots si lourds qu'ils rendraient la blaque de la tare à la crème désolpilante à tout qui la verrait ensuite.
Je pourrais éditer le message plus haut pour l'effacer, le vidant ainsi de son sens et le rendant daduque.
Je pourrais tenter d'insuffler un humour si intangible qu'il en serait impalpable quitte à étourdir la masse des lecteurs anonymes ou non.

Je me suis juste contenté d'être chiant au lieu de poster chiant...c'est déjà pas mal. 

Je ne suis pas de mauvaise foi, encore que.

Et j'attendai ton message avec impatience pour pouvoir expliquer l'essence du message précité en annexe plus haut. Quoi que ? serait-ce une ruse ?

Et puis pas besoin d'être long pour être casse-bonbon. 

Donc la diarrhée textuelle que vous n'avez pas lue plus haut n'était qu'un message collé 'vu sur le net" prouvant qu'on peut être chiant sans faire chiant, même si le contraire est vrai, quoi que.

Est-ce que c'est vraiment casse-pied que de prendre un texte tout fait, de ne pas le signer, de l'éditer un peu pour qu'il soit plus clair, et de le mettre ainsi sur le forum. 

Je ne sais pas si je l'ai écrit plus haut, mais j'ai voulu agir comme un con en postant un texte obscur. Ce texte n'est pas de moi, c'est pas moi qui l'ait fait mais j'en assume le postage ici, parce-que j'ai voulu emmerder le monde.

quoi que

Tant et si bien, vous l'aurez compris cher lecteur que l'infamie démasquée il ne me reste plus quà vous dévoiler la véritable démarche cachée derrière cette imposture monumentale :

Un post à double tirroir qui se lit dans le sen de l'endroit, je reprends pas ailleurs le début de ce message ci-dessous pour que vous saisissiez la pleine mesure de mes propos :

[/QUOTE] 
Alors les choses s'éclaricissent ?
Bon, je ne vais pas m'éterniser, parce que je dois m'endimancher.

Quoi que

non, 

Vive Obispo ! 

Non

La scierie était chierie et le message chiant sans nul doute pour tous et toutes qui n'on pas lu son entièreté. 

Néanmoins, de mauvaise foi et casse-burne, je clos ici le débat en disant que ce texte est plus débile que chiant et que si vous avez tout lu, vous n'auriez pas du, quoi que...

Major Tom, tu as compris la démarche ?

Et ainsi de suite à l'infini...

Donc, double message à tirroir :

première étape 

lourd mais pas de moi donc mauvaise fois

Deucième étape :

lourd, de moi, mal écrit, et tellement nauséabond de fausse modestie rhédibitoire qu'il en devient ridicule

quoi que...

Si on prend en compte la justesse des propos de Major Tom, il n'a pas tort et donc raison.
donc j'ai tort

mais...

Si on réalise la portée expiatoire de mon exhubérant témoignage actuel, on ne peut qu'applaudir des deux mains si on les a encore.

Je continuerai ce message le soir.

(ou pas)

(quoi que)

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 38]
Auteur : Major Tom
Date : 14-10-2003 16:58

ok Dez, tu restes !!! §bravo§

[QUOTE][I]Message écrit par Major Tom, le 14-10-2003 à 17:03[/I]
Tu as prouvé par ton second post , Que si besoin l'en était que tu savais être chiant ! ;)

[QUOTE][I]Message écrit par Major Tom, le 14-10-2003 à 17:02[/I]
Dommage cependant que ta citation 'tiroir' ne reprenne pas l'intégralité du message (comprenant bien évidement la citation en elle même).§rofl§

[QUOTE][I]Message écrit par Major Tom, le 14-10-2003 à 17:01[/I] 
Comme celle ci par exemple :§haha§

[QUOTE][I]Message écrit par Major Tom, le 14-10-2003 à 17:00[/I]
[Size=1]Ok, tu restes !! §bravo§
Tu as prouvé par ton second post , Que si besoin l'en était que tu savais être chiant ! ;)
Dommage cependant que ta citation 'tiroir' ne reprenne pas l'intégralité du message (comprenant bien évidement la citation en elle même). §rofl§
Comme celle ci par exemple :§haha§
[VERLAN]Ok, tu restes !! 
Tu as prouvé par ton second post , Que si besoin l'en était que tu savais être chiant ! 
Dommage cependant que ta citation 'tiroir' ne reprenne pas l'intégralité du message (comprenant bien évidement la citation en elle même).
Comme celle ci par exemple :
Ce qui lui aurait pour le coup une dimension de "tiroir-miroir" qui eut-été plus adaptée à la notion d'infini (ment) plus chiant.[/VERLAN]
Ce qui lui aurait pour le coup une dimension de "tiroir-miroir" qui eut-été plus adaptée à la notion d'infini (ment) plus chiant.[/Size]
[/QUOTE] 

Comme tu peux le constater c'est vraiment chiant à lire! §rhalala§
[/QUOTE] 

Même que c'est vraiment TRES chiant à lire §mais.euh§
[/QUOTE]



Quoi que !!! §gniark§


-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 39]
Auteur : fred &amp; lae
Date : 14-10-2003 21:43

oulà, je n'ai pas trouvé de smiley qui exprime suffisamment l'état de crispation s'exerçant actuellement sur mes côtes, dû à l'ignoble charabia dont vous vous êtes rendus coupables tous les deux.

N'étant point d'humeur à laisser l'autre gagner, vous n'avez fait que surenchérir la chantitude de vos messages...

J'avoue ne pas posséder une aussi belle prose que vous mais tente tout de même de vous faire mesurer, par l'amlpleur de mes propos, l'immense fou-rire que je tente de réprimer sans succès et responsable d'une hilarité probablement entendue jusque dans le réfrigérateur de mon voisin du dessus...

Il est sûrement véhément de ma part de rentrer dans votre jeu que je qualifierai d'idiot mais qui me semble néanmoins suffisamment amusant pour ne pas devenir chiant, encore que tel était le but de départ. 

Il ne faut donc pas oublier l'état d'esprit d'anaximandre lorsqu'il a lancé ce topic dans l'espoir de nous faire sortir de notre poésie et de notre intéressantitude, c'est pourquoi, je me permets d'insister sur ce fait: vous êtes chiants...  BRAVO! je m'incline et vous laisse la place avec grand-plaisir!



le smiley rigolard ne rigole pas assez fort!++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++



-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 40]
Auteur : Alexiel
Date : 14-10-2003 22:11

pppfffffff qu'est ce que vous etes chiants....... :D

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 41]
Auteur : ludovike
Date : 15-10-2003 07:48

§mondieu§ des malades

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 42]
Auteur : kyro
Date : 15-10-2003 12:35

(il est trop relou ce topic ..... en plus il est tout cassé à cause du cours de science de Dez ..... tien il est l'heure je vais aller mangé ......edit : ah ben non il est pas cassé finalement ..... l'affichage de la page n'était pas finit alors je croayais qu'il était tout cassé ..... mais non il est pas cassé ...... pffff quelle vie .....re-edit : ah ben si finalement il est quand meme cassé le topic ..... l'affichage est finit et les message chiant son tout décalés ..... il est donc vraiment cassé ce topic chiant ..... qu'est ce que je vais mettre dans mes pattes moi .....)

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 43]
Auteur : dez
Date : 15-10-2003 19:14

[QUOTE]
[QUOTE]
[QUOTE]
[COLOR=white]
[i]nini[/i]
[/COLOR]
[/QUOTE]
[COLOR=white]
nini
[/COLOR]
[/QUOTE]
[COLOR=white]
nini
[/COLOR]
[/QUOTE]
[COLOR=silver]
ni ni
[/COLOR]
[CODE]jeesuispaunchiantparceuqjenemetsdespaceentrelesmotescestjustepourgagnerunpeudeplacequejefaiscelaetpuisenplusjecrisdestrucssanssensetavecdesfautesdorthographeparcequejailaflemmederelireceputaindetextebourredenonsensetdonditsondinequonvanecessairementmangeretenplusjoubliedesaccentscequiestgravequandonveutmettredupimentdanslavieparcequonmanquetoujoursdeseletcestpasbonpourlasanteleselparcequequandonvaalatoiletteonditonvaasellememesionnapasdechevaldecourseàpieddecochonneditpasqueleselmanqueatablealorsjemangedumarinpaslhommelepoissonhahaenresemueninimaisboncestpastoutnonplusyfaudraitpasabuserdesbonneschosesparcequelesbonneschosessontplusbonnesapresquonnenaitmangetropondevientmaladecommedesporcsetonvomittoutsonrepasdequatreheuressionamangéaquatreheuresetplustardsionamangeplustardhoujaidécalétoutlescadresoxmoxjesperequeleserveurvapasplanteracausedecettemerdequejecrisoujevaismefaireenguirlanderparlegrandgourousachemplenipotentiaire!
[/CODE]
[SIZE=1]
[color=#ffffad]
[FONT=courier new]
letexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispoletexteenblancsurblancestcomposedemareflectionsurlavieetlanonvieetseresumeendeuxsyllabespratiquesaretenirpourlesfansdepascalObispo
[/FONT] 
[/color]
[/SIZE]
[FONT=arial]
[SIZE=4]
QUOI QUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
[/SIZE]
[/FONT]

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 44]
Auteur : Anaximandre
Date : 13-08-2005 04:50

§uuuup§ 

Commençait à y avoir de la compète, là !

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 45]
Auteur : zevince
Date : 16-08-2005 12:33

roooh.. le deterrage qui tue !

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 46]
Auteur : Tyler-Durden
Date : 16-08-2005 13:26

Le Gorille 
Le gorille est après le chimpanzé, d’un point de vue génétique, l’animal le plus proche de l’homme. Pendant longtemps, le gorille, de part sa force, fut tenu pour une bête féroce et agressive envers l’homme. Ce portrait est à l’antipode du caractère du gorille : un animal très paisible et sociable.

 Un écart très faible entre le gorille et l’Homo sapiens

Le gorille et l’homme ont bel et bien une parenté étroite. Cette parenté a été confirmée par les similitudes entre les chromosomes et les groupes sanguins. Notre bagage génétique, le génome, ne diffère que de 2% par rapport à celui du gorille.

Cela ne signifie pas que vous avez un ancêtre babouin à fesses bleues. Les hominidés (hommes et grands singes africains) ont évolué dans leur branche respective.



Il y a 12 millions d’années environ, la dérive des continents a créé une jonction entre l’Afrique et l’Asie. Certains singes anthropoïdes ont alors migré. C’est pourquoi gibbons et orangs-outans sont asiatiques.

 L’ordre des primates

Cet ordre comporte une cinquantaine de genres et près de 200 différentes espèces de singes. Le sous-ordre des simiens est celui qui a l’apparence la plus proche de l’homme. Ces singes n’ont pas de queue et sont regroupés dans le groupe des hominoïdes :

On trouve dans ce groupe trois familles:

Les hylobatidae comme le gibbon 
Les pongidae comme les orangs-outans, les chimpanzés et les gorilles 
Les hominidae avec une seule espèce l’Homo sapiens 
 L’évolution des grands singes

Le passage entre l’ancêtre commun aux hominidés, de petits mammifères terrestres insectivores, à un mode de vie arboricole a nécessité d’importantes modifications anatomiques :

Une vision stéréoscopique (ou vision binoculaire) qui permet d’apprécier les distances et de voir les choses en relief.

Quatre doigts aux mains et aux pieds plus un pouce opposable qui permet de saisir les objets.

Des ongles à la place des griffes afin de pouvoir saisir les banches.

La présence de clavicules qui est importante pour le soutien des bras.



Chez les primates, le fait de se balancer d’arbres en arbres (ou brachiation) eut pour effet l’allongement des membres supérieurs.
La queue, organe préhensile devenu inutile, disparut.

En parallèle, le volume du cerveau a augmenté car leur mode de vie les obligeait à utiliser de nouveaux types d’informations.

Au fur et à mesure où les primates se sont différenciés, les plus grands d’entre eux ont connu une évolution physique importante.
En effet, trop lourds, ils ne pouvaient plus être arboricoles. Ils ont donc du opter pour une autre niche écologique.

Parmi ces grands singes, le gorille est le plus grand de tous les primates sur Terre.

 Portrait du Gorille

Etant donné sa phénoménale constitution, le gorille est le moins arboricole des singes. Ils sont devenus quadrupèdes et marchent sur la plante des pieds tout en s’appuyant sur l’articulation médiane des doigts de leur main.




Seuls les jeunes sont à l’aise pour se livrer à des acrobaties aériennes.

Video Un jeune en pleine acrobatie (2 mn en 56 K)

Il est vrai qu’un mâle adulte peut mesurer jusqu’ à 2 m debout pour un poids moyen de 165 kg. 



Le gorille possède une excellente vue et voit en couleurs. Il possède également un odorat très fin et peut sentir un homme à plus de 20 mètres.

Les gorilles consacrent de 2 à 4 h par jour à la sieste. Ils profitent de cette pause pour faire leur toilette. Leurs pauses sont très semblables aux notres.




Dans leur environnement naturel, les gorilles ne boivent jamais d’eau car leur alimentation en comporte suffisamment.
D’ailleurs, ils détestent l’eau et nagent très mal. C’est amusant de voir un clan qui doit traverser un cours d’eau. Afin de ne pas se mouiller, ils vont jusqu’à déplacer des troncs d’arbres et les poser en travers pour traverser au sec.

On distingue trois sous-espèces de gorilles qui sont très proches les unes des autres :

Le Gorille des plaines de l’Est (Gorilla gorilla graueri). Ce gorille habite la forêt du Zaïre. Il possède un pelage noir, ses mâchoires sont plus larges et sa cage thoracique plus développée.

Le Gorille des plaines de l’Ouest ( Gorilla gorilla gorilla). Une partie de son aire de répartition borde l’Océan Atlantique. C’est le gorille le plus répandu.



Le Gorille des montagnes (Gorilla gorilla beringei). C’est le plus velu des trois. Il vit dans la forêt tropicale humide qui couvre les monts Virunga à la frontière de l’Ouganda et du Rwanda. C’est l’espèce la plus menacée. Il en resterait environ 700.



 Sociabilité et rapports de force

Les gorilles comme tous les primates se distinguent par leur faculté à vivre en société. Leurs clans sont très stables mais leur système social est fondé sur la force.

A la tête du clan, se trouve un mâle « dos argenté » qui règne sur un harem de plusieurs femelles et leurs petits. Parfois, il y a un deuxième mâle.



Un dos argenté

Il est évident que cette organisation qui repose sur la force d’un seul individu entraîne des luttes féroces pour le pouvoir.



Le jeune mâle, tant que son dos est encore noir, reste avec sa tribu. Il peut même y rester, une fois devenu un « dos argenté » s’il ne remet pas en cause l’autorité du chef.
Ce dernier est assez tolérant mais un jour ou l’autre, les mâles doivent partir pour fonder leur propre harem.

Avant d’en arriver là, les mâles errent en solitaire et représentant donc une menace pour tous les mâles dominants.
Quand deux mâles se rencontrent, souvent, l’affrontement se limite à une parade ritualisée destinée à impressionner l’adversaire. C’est la même technique qui est employée face aux hommes. 

 Une parade d’intimidation

Cette parade est immuable et compte des étapes distinctes :

Les dos argentés s’assoient et émettent une série de grognements 
Ils se lèvent puis arrachent une poignée d’herbe qu’ils jettent en l’air 
Là, ils se frappent la poitrine avec force avec les paumes pour ne pas se blesser 
Si l’adversaire n’a pas été impressionné, le gorille charge en rugissant et en détruisant tout sur son passage 
Il s’arrête brusquement et assène sur le sol un grand coup de paume 
C’est le point final de la première phase d’intimidation

Un calme lourd s’installe entre les deux adversaires qui s’affrontent du regard.

En principe, les deux mâles se séparent à ce moment là sans qu’aucun des deux n’ait baissé les yeux. 

Mais, si le mâle solitaire veut en découdre, un combat sanglant s’engage. L’issue de cet affrontement est souvent la mort.
Si le mâle dominant est tué, le nouveau chef pratique un rituel particulièrement cruel en tuant les plus jeunes.
C’est le meilleur moyen qu’il possède pour féconder rapidement les femelles et assurer sa descendance.

 L’habitat et le mode de vie des gorilles

Les forêts tropicales d’Afrique offrent aux gorilles trois zones de peuplement séparées, distinguant les trois sous-espèces.



Les gorilles des plaines de l’Ouest (Gorilla gorilla) sont les plus nombreux ; leur population est depuis 10 ans en très nette régression. 
A 1 000 kilomètres à l’est, la population des gorilles des plaines de l’est (gorilla graueri) est dix fois moins importante.
Ces deux sous-espèces partagent le même biotope. La différence essentielle est que les Gorilla gorilla sont en partie frugivores alors que l’autre sous-espèce est phyllophage.

Les gorilles des montagnes bénéficient d’un climat beaucoup moins clément. Ils montent jusqu’à 3 300 m d’altitude environ.



Photo Gorille des montagnes

Tous les gorilles sont des nomades. Au fur et à mesure de leurs déplacements, ils se confectionnent des litières qu’ils renouvellent chaque soir.
Dans la mesure où ils ne sont plus vraiment arboricoles, il est étonnant qu’ils aménagent assez souvent des nids dans les branches.
Il arrive d’ailleurs bien souvent que l’ouvrage se défasse dans la nuit ce qui occasionne un réveil brutal.

Le grand mâle dominant exerce un pouvoir absolu sur son clan. Mais, il lui revient aussi de le protéger.
C’est le chef qui sonne le rassemblement le matin et choisi la direction à prendre pour la cueillette de nourriture.
Il leur faut tout de même deux heures pour assouvir leur solide appétit.



En milieu de matinée, tout le monde s’installe pour une sieste digestive. Après 2 à 4 h de repos, le chef donne à nouveau le départ pour une promenade agrémentée d’un pique nique. 



C'est l'heure de la sieste

Vers 18 h, le chef choisit l’emplacement où le clan passera la nuit. 

Les clans se rencontrent fréquemment et cette coexistence est pacifique.

Le chef n’hésite pas à risquer sa vie face à un prédateur comme le léopard. De même, si une femelle meurt alors qu’elle a un petit, c’est lui qui prend en charge l’orphelin.



L’espace vital d’un clan varie selon les sous-espèces de 5 à 40 km² et surtout en fonction de la richesse de la végétation.

 La reproduction et la vie de famille

Il n’y a pas de saison particulière pour la reproduction. Le mâle dominant a toujours 2 ou 3 femelles fécondables ce qui permet la survie du clan. Cependant, on ne peut pas dire qu’il soit très empressé. Indolent, ce sont les femelles qui doivent insister pour que monsieur daigne réagir à leurs avances.



Quand un mâle s'interresse à une femelle, il lui propose une séance d'épouillage

Video Une mère et son petit (4 mn en 56 K)

Une femelle ne met au monde son premier petit qu’à l’âge de 10 ans et ne procrée qu’environ tous les 4 ans.
Le taux de mortalité des jeunes atteint 40%. Après une gestation de 260 à 300 jours, un unique petit vient au monde. Dans le cas de jumeaux, l’un ou les deux mourront car leur mère ne peut s’occuper de deux petits à la fois.



A sa naissance, le nouveau-né est recouvert d’un petit duvet. Sa peau est rose et il ne pèse qu’environ
2 kg.
Il est très vulnérable et dépend entièrement de sa mère.

Video tendresse d'une mère pour son petit (4 mn en 56 K)



Les règles d’éducation sont strictes. La mère toilette régulièrement son petit, allant jusqu ‘à le suspendre par les pieds pour lui nettoyer la zone rectale. 
Il n’a le droit de jouer qu’avec les jeunes du clan et doit se tenir à l’écart des autres « tribus » en cas de rencontre.




Les liens qui unissent la mère et son petit sont très forts. En cas de décès du petit, la mère refuse d’abandonner le corps et durant des jours, elle le traîne avec elle. Pendant une longue période, elle est dépressive comme pourrait l’être une femme qui perd son enfant.

Ce sont ces détails qui montrent à quel point les gorilles nous ressemblent.

Le sevrage intervient entre 2 ans1/2 et 3 ans. A partir de là, la mère le chasse du nid qu’il partageait avec elle chaque soir. Sa vie d’adulte commence.

 Le langage des gorilles

Pour communiquer, les gorilles utilisent environ 25 signaux sonores complétés par des mimiques.
Leur vocabulaire de base se limite à 8 sons.
On peut facilement lire sur leur visage leur état d’esprit du moment.



1/ Gorille inquiet 2/ Gorille fâché 3/ Gorille content 4/ Gorille menaçant

En fait, leur langage n’est pas plus élaboré que celui des chiens bien que leurs organes vocaux leur permettent d’articuler.
Peut-être que leur organisation sociale ne nécessite pas une forme plus sophistiquée de communication ?

 Un avenir très menacé

Inutile de préciser que l’avenir des gorilles est plus qu’incertain. Au rythme où leur environnement est détruit, les spécialistes estiment qu’il n’y aura plus de grands singes d’ici 10 à 15 ans.

Les gorilles de l’extrême Ouest et de l’extrême Est sont en danger critique. La population des gorilles des plaines orientaux est passée de 17 000 en 1994 à moins de 5 000 aujourd’hui.

Il ne subsiste que 700 gorilles des montagnes. On estime le reste des populations de gorilles à 112 000 animaux répartis autour du Gabon.

Les principales causes de cette extinction :

Le premier responsable est le braconnage.



De plus, les mineurs envahissent le territoire des gorilles des plaines pour exploiter le coltan, un minerai utilisé pour les puces des téléphones mobiles.
La guerre entre le Rwanda et l’Ouganda a été une véritable catastrophe pour les gorilles des montagnes.
Déforestation et pillage sont constants dans le Kivu, là où précisément se situent les parcs abritant les gorilles.
Des familles entières de gorilles ont été massacrées. Les braconniers abattent les adultes pour pouvoir capturer les jeunes et les revendre à des zoos peu regardants.



Il faut souligner que des hommes risquent leur vie chaque jour pour protéger les grands singes. Depuis 1996, 92 gardes de l’ICCN (Institut congolais de conservation de la nature) ont été tués.

Il nous reste peu de temps pour sauver les grands singes et le développement de l’écotourisme semble être une des solutions.
Peu à peu, les associations commencent à démontrer aux populations locales l’intérêt qu’ils ont à sauvegarder leur patrimoine.
Toutes ces mesures et l’urgence d’une prise de conscience prennent malheureusement du temps. En 10 ans, 70% des gorilles ont disparu et dans 10 ans, il sera trop tard.

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[Post 47]
Auteur : Sérial posteur
Date : 16-08-2005 13:33

Tyler, me dis pas que t'es au boulot, là?§???§

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[Post 48]
Auteur : Tyler-Durden
Date : 16-08-2005 15:56

bah si ?!

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[Post 49]
Auteur : Arsene Lupin
Date : 01-09-2005 21:37

je peu pas kroir ke vs éyé fé un forum pour trouvé le mess le + chiant, il sifit douvrir n'import kel site de discuçion é vs trouveré plein de mess chiant ecri en langage sms et tre tré penibl a lire
jé bo me forcé mé jy arriv pas...

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[Post 50]
Auteur : Arsene Lupin
Date : 01-10-2005 19:03

j'ai gagné ?§grattetêt2§

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[Post 51]
Auteur : Major Tom
Date : 01-10-2005 19:53

Euh..! Oui et non... Enfin en quelque sorte, mais pas au concours du message le plus chiant !

Par contre dans la catégorie illisible, tu pars favori !!

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