            * * *     Forum OXMO Message  * * *

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Titre : [CDC] La Recherche démissione !
Lancé le 09-03-2004 19:50 par Zakath
Téléchargé de https://www.forum.oxmo.org/showthread.php?threadid=25950
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[Post 1]
Auteur : Zakath
Date : 09-03-2004 19:50
Titre : [CDC] La Recherche démissione !

Ils l'avaient promis, ils l'ont fait ! 
On espère tous que ça va changer quelque chose !

[QUOTE]Près de 2000 chercheurs réunis réunis mardi en assemblée générale à Paris se sont prononcé pour la démission de leurs responsabilités administratives, a annoncé le porte parole du collectif «Sauvons la recherche» Alain Trautmann. Un événement sans précédent dans l'histoire de la 5ème république.

La recherche française semble plutôt remontée. Mardi matin, parmi la foule venue soutenir les directeurs de laboratoire et les chefs d'équipe réunis dans une salle de l'Hôtel de Ville, on aperçoit des pancartes plutôt expressives (cf notre vidéo). L'une d'entre elles notamment, décorée d'une main avec trois doigts levés, affirme «Raffarin 3 milliards» tandis qu'à côté, on distingue un doigt d'honeur commentant «Raffarin 20 millions». 

A l'intérieur, dans une salle de l'Hôtel de Ville, l'ambiance est électrique. A peine le dernier mot de son discours de présentation achevé, Alain Trautmann, porte parole du collectif «Sauvons la recherche» déclenche une standing ovation de cinq minutes. Elle laisse présager de la décision attendue des chercheurs. «C'est bien parti» relaye un organisateur à la foule qui scande «démission, démission, démission!» 

Vers quatorze heures, après deux heures de huis clos, un scrutin à main levée est enfin organisé afin de déterminer si oui ou non les chercheurs choisiront de démissionner collectivement. Le score est écrasant. Sur les 976 directeurs d'unités et 1.110 chefs d'équipes présents, à peine une petite dizaine s'abstiennent. Dehors, c'est la liesse. Les regards scrutent les fenêtres de l'Hôtel de Ville. Depuis midi, les cortèges ne cessent de venir gonfler les rangs de ceux qui attendent la sortie des directeurs et chefs d'équipes. 

Puis les chercheurs se penchent sur l'après 9 mars afin d'organiser leur lutte contre le gouvernement. Alain Trautmann lance à la foule que cette démission collective n'est que le début de la bataille. C'est dans la rue que le combat doit se poursuivre, en investissant le pavé, en multipliant les pétitions ainsi que les divers actions d'éclat. Autre décision concrète, les scientifiques annoncent la mise en place de leurs propres états généraux face à ceux proposés mais jamais organisés par le gouvernement faute de parvenir à un accord avec eux. 

Barbe et cheveux blancs surmontés d'un bob qui lui confère des allures de savant Cosinus, le professeur Beaujouan du Collège de France, spécialiste en neuropharmacologie, se dit plutôt sceptique mais surpris de l'ampleur que prend le mouvement de fronde. Comme pour appuyer ses propos, au même moment parviennent près de 200 fax et emails sur les ordinateurs du collectif, confirmant la volonté de démissionner de directeurs de labos de province. Une opération que Patrick Allard, membre du collectif “Sauvons la recherche” qualifie de «succès formidable». 

Plus tard, c'est une foule compacte de plusieurs milliers de personnes, grossie de précaires et d'intermittents qui piétinent le pavé en attendant le départ de la manifestation en direction du Ministère de la Recherche, rue Descartes. Arrivés sur les lieux, les chercheurs brandissent des cartons avec, à l'intérieur, leur démission. Pour les remettre au Ministère, ils défilent sous les applaudissements de la foule à travers les camions de CRS. Les jeunes chercheurs avaient prévu une action choc, de mêche avec les intermittents. Mais le bilan positif de la journée les a fait changer d'avis. 

Reste que pour être effective, cette démission administrative collective doit être entérinée par l'autorité administrative compétente et signifiée aux tutelles des labos de recherche publique, souvent multiples. Elle pourrait générer une paralysie de nombreux labos de recherche puisque leurs responsables ne pourront plus signer des achats ni même les représenter de manière légale. 

Prochaines étapes dans les jours à venir et en particulier le 19 mars, date à laquelle les chercheurs ont décidé de se joindre à à journée d'action des médecins, agents hospitaliers et enseignants, en plus de la manifestation déjà prévue samedi prochain à Paris.[/QUOTE]

Source : Digipress


[QUOTE]PARIS (AFP) - Plus de 2.000 patrons de laboratoires réunis mardi en assemblée générale à Paris ont décidé de démissionner de leurs responsabilités administratives, pour dénoncer le manque de moyens et de crédits de la recherche publique, a annoncé un porte-parole du collectif "Sauvons la recherche" à l'issue d'un vote à bulletin secret.

976 directeurs d'unités et 1.110 chefs d'équipes se sont prononcés en ce sens, a déclaré le porte-parole du collectif Alain Trautmann devant la presse. Il n'a pas précisé le nombre total de votants.

Seize urnes, représentant les différents organismes de recherche et les universités, avaient été disposées dans la salle. Concrètement, les patrons de laboratoires ayant décidé de démissionner ont déposé dans l'urne leur lettre de démission. Seules dix personnes présentes à Paris se sont exprimées, au cours d'un premier vote à main levée, contre cette mesure.

"Au total, ce sont des centaines et des centaines de patrons de laboratoires qui ont démissionné" (de leurs fonctions administratives), a indiqué M. Trautmann, qui ne disposait pas en milieu d'après-midi d'un chiffre global pour l'ensemble de la France.

Pour trois des plus grands organismes de recherche - CNRS, Inserm (recherche médicale) et Inra (recherche agronomique) - 50% des directeurs d'unités ont démissionné, a-t-il dit.

"Il ne s'agit pas d'un arrêt de notre mouvement. Le mouvement qui a commencé début janvier va se poursuivre différemment", a-t-il expliqué, précisant qu'il s'attendait à "un soutien important" du côté des universités.

D'autre part, les chercheurs réunis à Paris ont lancé officiellement leurs propres états généraux de la recherche. "C'est un chantier pour nous très important pour faire aboutir nos recommandations", a souligné M. Trautmann.

La loi d'orientation et de programmation, promise par le président Jacques Chirac avant la fin de l'année, devra s'inspirer de ces recommandations, a ajouté le porte-parole du collectif.

Les détails de l'organisation de ces états généraux, l'un des points forts des revendications des chercheurs, devaient être donnés en fin d'après-midi au cours d'une conférence de presse à l'Académie des Sciences.

Le gouvernement avait annoncé de son côté l'organisation d'états généraux, mais n'a pu se mettre d'accord avec les chercheurs en colère sur les modalités de leur organisation.

Le président et le vice-président de l'Académie des Sciences, les professeurs Etienne-Emile Baulieu et Edouard Brézin, ont entrepris une médiation et doivent annoncer la mise sur pied d'un Conseil national pour l'avenir de la recherche scientifique, chargé notamment d'organiser ces assises.

Plusieurs milliers de chercheurs ont commencé à manifester en milieu d'après-midi en direction du ministère de la Recherche, où ils doivent remettre symboliquement leur démission, a constaté une journaliste de l'AFP.

En tête du cortège, une banderole des chercheurs du collectif "Sauvons la recherche", fer de lance de la fronde actuelle, proclame: "100% des Nobel sont statutaires. Non à la précarité, à la recherche comme ailleurs".

Des manifestations de soutien se déroulaient également en province, notamment à Nantes et Strasbourg.[/QUOTE]

Source : AFP



Et pour finir, le maire de Chasseneuil-du-Poitou : 

[QUOTE][B]Si les chercheurs mettent aujourd'hui à exécution leur menace de démissionner de leurs fonctions administratives, commettraient-ils une faute ?[/B]

Une démission n'est jamais un succès. J'aurais forcément une réaction de tristesse parce que je ne souhaite pas que la renommée scientifique internationale de la France soit ainsi fragilisée. Je respecte la décision des uns et des autres. Ce que je sais, c'est qu'il sera plus difficile de construire.

[B]Le gouvernement n'a-t-il pas tardé à mesurer l'ampleur de ce malaise ?[/B]

Comme le souligne le rapport Guillaume-Ceas, mon gouvernement n'a pas sacrifié budgétairement la Recherche. Le malaise des chercheurs, lui, existe depuis une dizaine d'années. Les dépenses des laboratoires sont au plus haut, en moyenne de 30 % supérieures à ce qu'elles étaient du temps de monsieur Allègre. M. Allègre, ce n'est pourtant pas la préhistoire ! Les effectifs aussi sont à leur niveau record en 2004. Nous avons fait depuis un mois un certain nombre de gestes très significatifs (dégels de crédits, engagement à ce qu'il n'y ait pas de gels en 2004), nous avons installé 120 postes statutaires supplémentaires, attribué 300 allocations de recherche nouvelles, revalorisé leur montant de 4 %, et augmenté de 30 % les salaires proposés pour les contrats temporaires. Cela prouve qu'il faut programmer les moyens mais aussi la réforme des structures de la recherche en France. J'accorde toute ma confiance à messieurs Baulieu et Brézin pour qu'ils constituent un comité national de pilotage qui produira la contribution centrale des chercheurs à la loi de programmation et d'orientation. Enfin, le gouvernement est prêt à mettre trois milliards d'euros d'ici à la fin de la législature !

[B]Ces trois milliards, déjà annoncés par Jacques Chirac, ne correspondent-ils pas à un effort demandé au secteur privé ?[/B]

Non, Jacques Chirac a pris un engagement à l'horizon 2010. Je propose un effort de l'Etat d'ici à la fin de la législature. Quant à la recherche privée, c'est aussi un effort de l'Etat. En effet, nous avons multiplié par sept, en 2004, le nombre d'entreprises qui pourront bénéficier du crédit d'impôt recherche. C'est un effort, puisque ce sont des rentrées fiscales en moins. La recherche fondamentale, c'est le cerveau central de toutes les recherches. Il faut la placer au coeur de l'ambition nationale. Nous voulons qu'elle se sente confortée.

[B]Le gouvernement est-il plus généreux avec des catégories qui lui sont électoralement plus proches comme les buralistes ou les restaurateurs ?[/B]

Quand on met trois milliards d'euros sur la table pour la recherche, on met beaucoup plus que ce que nous faisons pour beaucoup d'autres catégories professionnelles. 70 milliards d'euros consacrés à l'intelligence, Education et Recherche. 70 milliards ! Alors, comparons ce qui est comparable. D'autant que nous avons des objectifs d'emploi dans le secteur privé qui contribuent massivement au budget de l'Etat, sous forme fiscale ou au travers de charges sociales. Mais je ne voudrais pas que le débat se limite à une question de moyens. Il nous faut travailler à la fois sur les structures et les statuts de la recherche. Le CNRS et les grands organismes de recherche sont des chances pour la France. Quelle doit être leur place dans notre organisation institutionnelle et universitaire ? Nous ne sommes pas dans un marchandage à la petite semaine, mais face à la construction de l'avenir du pays.

[B]Vous refusez, en revanche, d'offrir aux chercheurs les 550 postes de titulaires qu'ils réclament ?[/B]

On peut discuter de l'utilisation des trois milliards d'effort supplémentaire. Depuis les revendications du collectif, nous avons fait un certain nombre de pas importants. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir aujourd'hui une négociation par voie de presse et par pétition. Que le comité national s'installe et que le dialogue s'ouvre. Ne regardons pas ce sujet de manière trop politicienne. Personne n'y gagnerait.

[B]Certains chercheurs agiraient-ils en fonction d'arrière-pensées politiques ?[/B]

L'écrasante majorité des chercheurs est sincère et se bat pour la recherche. Mais certaines organisations politiques cherchent à donner une dimension «cantonale» à cette perspective.

[B]Plutôt que de pétitionner, pensez-vous qu'ils feraient mieux de décrocher des prix Nobel comme le font leurs homologues américains, selon la formule de votre ministre Patrick Devedjian ?[/B]

Je pense que les chercheurs ne méritent pas dans notre pays de jugement sommaire. Je suis très attentif à ce qu'ils soient respectés dans toutes leurs décisions.

[B]La réflexion sur la recherche devrait-elle être étendue à l'ensemble des partenaires européens ?[/B]

Je le pense. C'est pour cela que je propose de sortir les dépenses de recherche des critères de Maastricht. Ce serait le moyen de montrer que toutes les dépenses n'ont pas la même qualification pour l'avenir.

[B]Chercheurs, enseignants, intermittents, magistrats, avocats, beaucoup se sentent victimes d'une «guerre à l'intelligence» déclenchée par votre gouvernement...[/B]

Je crois que c'est une manoeuvre politique. L'opposition cherche à fédérer des mécontentements et je reconnais là la main de ceux qui menaient des campagnes présidentielles au siècle dernier. Je suis très attentif à chacune des difficultés qui touchent les uns et les autres. Fédérer des mécontentements en période électorale, c'est un «vieux truc» qui dessert en général ceux qui sont au coeur de ces difficultés.

[B]Ne craignez-vous pas que cette «fédération de mécontents» fasse recette dans les urnes dans quinze jours ?[/B]

Poser les grands sujets nationaux de manière partisane à l'occasion d'élections locales, c'est aller dans une impasse. Quand on mélange les sujets il n'y a pas de gagnants. L'échéance sur laquelle je travaille, c'est les trois prochaines années de la législature. Là est l'enjeu de notre ambition pour la recherche.

[B]Vous vantez «l'intelligence de la main». Est-ce par méfiance vis-à-vis des élites ?[/B]

Pas du tout. La recherche, c'est aussi la paillasse ! Il faut aussi s'occuper attentivement de tous, y compris des jeunes chercheurs qui n'ont pas toujours leur signature en bas des articles auxquels ils ont contribué. L'intelligence est grande quand elle se partage, mais ce n'est pas un monopole.

[B]Dans la foulée de sa victoire en 2002, la droite voulait séduire ces professions intellectuelles d'ordinaire classées à gauche ? Deux ans après, vous avez échoué ?[/B]

Je ne le pense pas. Notre politique est vraiment fondée sur les conséquences du 21 avril et notamment la promotion des valeurs de la République. Il faut éviter la course à l'extrémisme que l'on voit apparaître dans l'usage de certains mots, comme «opposition frontale», ou certaines attitudes. Mais on ne peut pas classer politiquement les intellectuels. Ce serait une «ghettoïsation» de la pensée. J'aime trop la pensée pour la croire unique.

[B]François Chérèque de la CFDT suggère d'attribuer une caisse autonome aux intermittents. Est-ce une bonne idée ?[/B]

J'étudie avec d'autant plus de bienveillance les propositions de François Chérèque qu'il fait partie des partenaires sociaux qui sont à l'origine de l'accord. Que les signataires cherchent une sortie positive ne rencontrera nullement l'opposition du gouvernement.

[B]Sur la Recherche, la Culture ou l'Education, ce sont trois ministres de la «société civile» qui peinent. Pour des négociations aussi délicates, n'aurait-il pas fallu des «pros» de la politique ?[/B]

Quels qu'aient été les ministres, la période que nous avons derrière nous était difficile. Si on avait eu les 4 % de croissance de l'an 2000, les ministres n'auraient pas eu les mêmes difficultés. Je pense qu'il y a même eu chez les ministres en question un certain courage à affronter ces situations. Quand je vois Jean-Jacques Aillagon, après les Césars, se rendre aux Victoires de la musique, je le juge courageux. Il y a des «pros» de la politique qui n'auraient pas eu ce courage. Quant à Claudie Haigneré, elle a montré sur des sujets comme ITER ou l'implantation de Soyouz à Kourou, qu'elle était une femme de projets à la hauteur de ses responsabilités. Je n'ai pas à plaider pour Luc Ferry, il met la pensée en action.

[B]Le retour de la croissance devrait donc suffire à renouer le dialogue avec ce monde qui vous est aujourd'hui hostile...[/B]

Je vais vous dire un secret : j'ai des amis intellectuels. Ne croyez pas qu'il y a un monde qui ne pense pas et un autre monde qui pense vrai. Heureusement, depuis la chute du mur de Berlin, les débats se sont ouverts : Alain Finkielkraut, Alain Besançon, Marek Halter ou Bernard-Henri Lévy restent des gens libres. Ils ne sont pas forcément pour ou contre. Le dernier livre d'André Comte-Sponville le montre. La pensée est en train de l'emporter sur l'idéologie, et c'est tant mieux.

[/QUOTE]

Source : Libé

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[Post 2]
Auteur : anax
Date : 09-03-2004 20:43

pour avoir fait un doctorat et donc avoir été dépendant d'un laboratoire de recherches je peux vous dire que ça leur pendait au nez ....On parle certes beaucoup des laboratoires de science(s) mais quid des sciences humaines , éternel parent pauvre des concours de recrutement , des budgets ? Mais convenons -en : un philosophe , un spécialiste de l'art africain , un spécialiste de l'indo-européen , du sanskrit  , un linguiste spécialiste du latin du bas empire : CA NE SERT A RIEN , CA NE PRODUIT RIEN , CA COUTE MEME DE L'ARGENT (et oui il faut bien qu'ils mangent et qu'ils lisent quelques livres , ces insolents ! ).  Quel culot ne faut-il pas pour désirer consacrer sa vie à ne rien faire , errer , rêver, forger , dans la nuit solitaire , un concept , le ciseler , lui donner vie à travers,  par exemple ,un livre  , transmettre ce que l'on a patiemment découvert ou appris , à la faveur de longues journées habitées par le seul souhait de COMPRENDRE .Car c'est  là la seule déstination de l'homme .Ce monde est si dégoûtant que j'accorde volontiers à Rousseau  que le seul pays digne d'être habité est celui des chimères...

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[Post 3]
Auteur : MajestiK 12
Date : 09-03-2004 20:51

<center>[B][SIZE=4]ILS ONT PAS QUE D'LA GUEULE...
MAIS AUSSI DES COUILLES !!![/B][/SIZE]</center>

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[Post 4]
Auteur : kwiskas
Date : 09-03-2004 21:12

J'attends avec impatience la réaction du gouvernement ! 8--)

Kwiskas

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[Post 5]
Auteur : Schoubi
Date : 09-03-2004 21:20

@Majestik : §LOL§
Tu l'as dis bouffi :)

Ce que ça signifie réellement pour les labos : aucune fonction administrative ne sera effectuée, donc plus de produits, plus de rapports d'activités, plus de transferts de chercheurs...Une recherche au ralenti donc....Et dire que Chichi a fait de la recherche contre le cancer sa priorité §mdr§
Au final, un tel ralentissement va inévitablement se reporter sur l'économie....bref, Raffarin, Mr LeBaron et compagnie, [IMG]http://www.neogeofans.com/leforum/images/smilies/dtc.gif[/IMG]


N'empêche, c'était une belle manif :D

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[Post 6]
Auteur : bobounet
Date : 09-03-2004 21:25

Question : Le CNRS aurait pas refusé la démission des chercheurs?

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[Post 7]
Auteur : Didou
Date : 09-03-2004 21:52

[QUOTE][i]Message écrit par Schoubi, le 09-03-2004 à 21:20 [/i]
[B]Au final, un tel ralentissement va inévitablement se reporter sur l'économie....bref, Raffarin, Mr LeBaron et compagnie, [IMG]http://www.neogeofans.com/leforum/images/smilies/dtc.gif[/IMG][/B][/QUOTE]

Heu personnellement je ne suis pas sur du tout que la recherche publique impacte à ce point l'économie mais si c'est le cas c'est pas Raffarin et surtout pas Mr Le Baron qui en subiront les conséquences mais tous les chomeurs et futurs chomeurs.
Bref je ne vois pas ce qu'il y aurait de réjouissant là-dedans §rhalala§

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[Post 8]
Auteur : Zakath
Date : 09-03-2004 22:45

Le problème est que la recherche influe énormément sur l'économie, mais uniquement sur le long terme ==> moins visible. De plus, notre gouvernement, avec sa politique de boutiquier, privilégie l'ultra-court terme. 

Les démissions ne sont pas de bonnes choses [I]en elles[/I] mais l'état de la Recherche française est si lamentable qu'il fallait absolument faire quelque chose. A l'heure actuelle, les jeunes ou futurs chercheurs (au hasard, moi) peuvent à peine envisager faire carrière (ou le bien grand mot) en France... Ce genre de coups médiatiques peuvent peut-être faire prendre conscience de la réalité et de l'urgence du problème.


Il y a 30 ans, un chercheur américain aurait déclaré à un mathématicien français qui venait de s'expatrier aux USA : "Mais vous êtes fou, retournez à Paris. C'est là-bas que les choses se passent !". Aujourd'hui, ce n'est plus vrai, pour la première fois depuis des siècles...

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 9]
Auteur : Didou
Date : 09-03-2004 23:09

[QUOTE][i]Message écrit par Zakath, le 09-03-2004 à 22:45 [/i]
[B] A l'heure actuelle, les jeunes ou futurs chercheurs (au hasard, moi) peuvent à peine envisager faire carrière (ou le bien grand mot) en France... Ce genre de coups médiatiques peuvent peut-être faire prendre conscience de la réalité et de l'urgence du problème.

[/B][/QUOTE]

Je ne sais pas si c'est lié au manque de recherche en France (probablement)...mais j'ai rencontré dans ma (courte) carrière professionnelle beaucoup de chimistes, biologistes et physiciens reconvertis dans l'informatique et ce sont d'ailleurs les premiers à subir la crise sévère que connait le marché de l'emploi dans l'info.

Des gens qui ont fait des études très longues dans un domaine et qui sont obligés de se reconvertir dans un autre comme l'informatique pour pouvoir bosser, c'est un peu désolant §jesaispas§

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[Post 10]
Auteur : Zakath
Date : 09-03-2004 23:28

L'informatique est un cas un peu particulier. On ne s'est rendu compte que très récemment des possibilités incroyables que cette discipline offrait dans des domaines apparemment très éloignés (typiquement la biologie). Schoubi vous en parlera mieux que moi, d'ailleurs.

A moins que tu ne veuilles parler de reconversions totales d'un domaine à l'autre, auquel cas on peut sans doute dire merci à l'éonomie de marché. C'est une aberration, car les recherches fondamentales et abstraites d'aujourd'hui sont les applications industrielles de demain. Un exemple facile mais parlant : l'arithmétique et la théorie des nombres, domaine parmi les plus abstraits des mathématiques dont on n'imaginait même pas qu'il puisse avoir des applications a fourni les systèmes de cryptage les plus performants grâce à ses avancées les plus poussées. Lesquelles méthodes de cryptage sont aujourd'hui indispensable aux militaires, aux banques, au net, etc etc... On ne peut pas prédire ce genre de choses et c'est pour cela que les USA qui l'ont bien compris investissent massivement dans les projets de recherche fondamentale. 

Ce serait oublier qu'à Chasseneuil-du-Poitou, on n'a besoin que de l'intelligence de la main §rhalala§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 11]
Auteur : Didou
Date : 09-03-2004 23:42

oui je parle bien de reconversions totales : ils font de l'informatique de gestion ou industrielle...pas scientifique ;)

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[Post 12]
Auteur : Zakath
Date : 09-03-2004 23:44

§snif§C'est triste. Passer de la Recherche Scientifique à l'informatique de gestion.§snif§

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[Post 13]
Auteur : Benmars
Date : 10-03-2004 00:02

Pour résumer :
Ennviron 1/2 de ma promo de biologistes fait de l'informatique, surtout ceux qui ont  choisi la spécialisation "génie des protéines".
1/3 fait de la Qualité.
Le reste de la recherche en biologie ou de la production en industrie.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 14]
Auteur : mopz02
Date : 10-03-2004 00:12

Quel que soit le sujet, on en revient au même débat.
Quel type de société voulons-nous ?
Si l'on souhaite que la France de demain ressemble aux USA. On est sur la bonne voie.
Parce que le débat d'aujourd'hui n'est plus entre capitalisme et socialisme. Il y a bien longtemps que le PS n'a de socialiste que le nom, que cela nous plaise ou non. Le choix se situe entre une sociale-démocratie et le libéralisme le plus violent, celui qui tient actuellement les rênes de ce pays, celui influencé par les économiste de l'école de Chicago qui prônent la régression (la disparition ?) de l'état et la loi du plus fort.
C'est un choix. Quand on voit la réalité socio-économique des USA, ça ne fait pas vraiment rêver !

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 15]
Auteur : Schoubi
Date : 17-03-2004 17:10

Pour les anglophiles interessés, voici un article de la célèbrissime revue scientifique "Nature" intitulé "Time for a french revolution" :D
C'est bon de se sentir soutenu internationallement :) (j'apprecie particulièrement le terme 'neglectful government' §gniark§ )


[QUOTE]
[SIZE=4][B]Time for a French revolution[/B][/SIZE]

[size=3][B]France’s scientists take to the streets more readily than most, but are now rightly confronting a neglectful government.
They should resist short-term concessions unless these help to secure the long-term health of research.[/B][/SIZE]

Nature, 11 March 2004 Volume 428 Issue no 6979

“The commitment to research must be historic.” That’s what
French president Jacques Chirac pledged in his 2002 election
manifesto, calling for science spending to jump from
2.2% of gross domestic product (GDP) to 3% by 2010. His term of
office has indeed been historic: historic slashes in science budgets,
historic cuts in opportunities for young scientists, and, of late,
historic numbers of scientists protesting in the boulevards.
So French scientists fell off their lab stools in disbelief on 6 January
when Chirac, in his new-year address, had the gall to reaffirm that
research was a national priority,when it was obviously anything but.
His speech galvanized a simmering revolt, the Save Research movement,
whose petition, launched two days later, has been signed by
66,000 researchers — two-thirds of the entire scientific workforce.
The signatories threatened to resign this week from all management
duties,bringing French science to a halt, unless the government
redresses a financial crisis at the research agencies, and reinstates
550 full-time research posts that have been turned into short-term
contracts (see page 108).
This is far from mere selfishness. The movement is grassroots,
emerging independently of trade unions.Its rallying call is that neglect
of science is turning away a generation of bright young minds, and
that national science policy is adrift. It is right on both counts.
One of its key demands is a thorough overhaul of France’s outdated
and inefficient science system. The movement has struck a nerve,
garnering unprecedented support from the youngest postgraduates
to France’s star scientists.The momentum for change must not be lost.
Jean-Pierre Raffarin, the prime minister, at first bluntly dismissed
the researchers’ claims as false, and irritated researchers further by
then announcing €1.5 billion (US$1.9 billion) in tax subsidies to
French restaurants. But he is now having to sit up and listen. The
government’s calculation that the revolt would peter out has so far
proved wrong. For the first time that anyone can remember, research
politics is regular headline news and public support is strong.
The administration has been dragged to the negotiating table,and
is making concessions. It says it will fork out €294 million of the
money it owes research agencies, create 120 full-time posts, boost the
value of short-term contracts, and involve researchers in drafting
a white paper on science promised by Chirac by the end of the year.
Last weekend, Raffarin also pledged an extra €3 billion in research
spending,but not until next year.We’ve heard that one before.
Many in government believe that public spending on research is
already sufficient, arguing that it already meets the EU target of 1%
of GDP.But this is disingenuous: most goes on France’s huge nuclear,
space and aeronautics industries. The government has no long-term
vision for basic research, and there is little reason to believe it has
any intention of developing one.Conservative governments over the
past two decades have consistently neglected science. Researchers
have good reasons to suspect that the government is seeking to douse
the flames of revolt, and then return to business as usual.
The Save Research movement is the best opportunity France has
had in a long time to give scientists a strong voice in long-term discussions
with government to develop new directions for the country’s
research,where increased funding is tied to reform of France’s bloated
and bureaucratic science system. This could culminate in a white
paper laying the foundations for a rejuvenation of French science.
To do this, Save Research must remain united. The government’s
concessions may tempt many scientists to pocket their winnings and
return to their labs.But they should hold out for substantial improvements.
Better to allow French science to crash, and restart on a
sounder footing, than to let it slip slowly into neglectful decay.[/QUOTE]

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 16]
Auteur : windu
Date : 17-03-2004 18:02

[QUOTE]“The commitment to research must be historic.” That’s what French president Jacques Chirac pledged in his 2002 election manifesto, calling for science spending to jump from 2.2% of gross domestic product (GDP) to 3% by 2010. His term of office has indeed been historic: historic slashes in science budgets, historic cuts in opportunities for young scientists, and, of late, historic numbers of scientists protesting in the boulevards.[/QUOTE]
Chirac §bienjoué§§rhalala§ 8-)

Une des nombreuses promesses non tenues de notre chichi national (contrairement a par exemple, la baisse de l'impot sur le revenu ou les 10% des contribuables les plus riches recuperent 70% de la baisse...) 8-)

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[Post 17]
Auteur : Alexiel
Date : 19-03-2004 07:17

[QUOTE][i]Message écrit par Schoubi, le 09-03-2004 à 21:20 [/i]
[B]@Majestik : §LOL§
Tu l'as dis bouffi :)

Ce que ça signifie réellement pour les labos : aucune fonction administrative ne sera effectuée, donc plus de produits, plus de rapports d'activités, plus de transferts de chercheurs...Une recherche au ralenti donc....Et dire que Chichi a fait de la recherche contre le cancer sa priorité §mdr§
Au final, un tel ralentissement va inévitablement se reporter sur l'économie....bref, Raffarin, Mr LeBaron et compagnie, [IMG]http://www.neogeofans.com/leforum/images/smilies/dtc.gif[/IMG]


N'empêche, c'était une belle manif :D [/B][/QUOTE]

maginifique smiley schoubi!!! celui là je te le pique!! :D

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[Post 18]
Auteur : Schoubi
Date : 24-03-2004 11:21

Cochonne va ! :D

Bon voila de l'actualité prévisible mais bon :

[quote][size=6] [b]CNRS : démissions refusées, protestations écoutées[/b][/size]
[b]Par Sylvestre HUET[/b]

«Il y a une opportunité d'une réforme de l'organisation de la recherche, ce qui mérite bien un geste.» Bernard Larrouturou, DG du CNRS  

«Aidez-nous monsieur le directeur général !» Lancé hier matin dans l'amphithéâtre Marguerite de Navarre du Collège de France, ce cri du coeur s'adressait à Bernard Larrouturou, directeur général du CNRS, le navire amiral de la recherche publique, avec près de 12 000 chercheurs et 1 200 laboratoires. Des labos dont les directeurs avaient été convoqués à la hâte, pour cause de démissions en masse _ 780 selon Francis-André Wolfmann du collectif Sauvons la recherche.

Des directeurs qui ont traversé la cour du Collège entre deux rangées de jeunes chercheurs applaudissant leurs «chefs démissionnaires» et les incitant à tenir bon dans cette lutte. Petit moment d'émotion pour certains, soumis à une vive pression dans leurs labos, devenus «ingérables du fait de l'angoisse des jeunes chercheurs» lorsque, explique Giuseppe Balducci (Institut Curie), «nous avons 160 dossiers de recrutement, dont 40 de qualité excellente, pour six postes».

[b]Indépendance. [/b]

Si la réunion est présentée comme «normale» par un directeur général assurant «toujours recevoir un cadre qui présente sa démission», il n'empêche que le ministère de la Recherche a tenté de l'en dissuader. En vain, car l'homme tient à son indépendance d'esprit comme à son autonomie d'action.

Le ministère avait raison de se méfier. La réunion de travail était destinée à donner la réponse du DG aux démissionnaires. Elle tient en huit mots : «Je ne vois pas comment accepter votre démission.» Décision sans surprise, s'y résigner signifierait la fermeture de labos où travaillent des milliers de chercheurs, universitaires, thésards. Décision qui, reconnaît Bernard Larrouturou «ne signifie pas que la crise est finie.» D'ailleurs, de nombreux directeurs d'unités ont immédiatement rétorqué qu'ils restaient «mobilisés» ; Gérard Chaouat (élu au conseil scientifique du CNRS) prônant «une rupture des relations avec le ministère ou les administrations, tout en préservant le fonctionnement du laboratoire».

Du coup, la réunion a tourné au meeting antigouvernemental, après le succès des manifestations du 19 mars, deux fois plus nombreuses que celles du 9. Elle a permis aux directeurs de laboratoire de manifester collectivement leur détermination à obtenir le rétablissement des 550 postes de chercheurs, d'ingénieurs et de techniciens remplacés par des CDD.

Une revendication plutôt modeste mais dont la réponse sera considérée comme un signal de la volonté du gouvernement de résoudre, ou non, la «crise de confiance», explique Yves Langevin (astrophysique, Orsay); qui note au passage le décalage entre les discours riches en promesses et les décisions budgétaires au rebours.

[b]Rustines. [/b]

Contradiction dont Bernard Larrouturou a, lui aussi, souligné le caractère dévastateur. Et indiqué qu'après «les rustines» appliquées en 2004, il demandera une vigoureuse augmentation budgétaire et que le gouvernement sera «au pied du mur dès juillet lorsque la loi de finance 2005 sera négociée».

De nombreux directeurs ont interpellé Bernard Larrouturou sur sa position, en précisant qu'ils étaient «en conflit avec le gouvernement, pas avec la direction du CNRS». Francis-André Wolfmann ou Pierre-Henri Gouyon (généticien, Orsay) en appellent à «Bernard», Axel Kahn lui donne du «monsieur le directeur général», mais tous soulignent qu'ils espèrent vivement son appui pour défendre la recherche et le CNRS.

Comme il l'admet avec une grande franchise, le DG «est coincé» entre le ministère et ses chercheurs. Et cherche la voie étroite entre l'exigence d'un DG qui ne soit pas «en conflit public avec le gouvernement» _ il succède à Geneviève Berger, limogée par Claudie Haigneré dès qu'elle a critiqué ouvertement ses décisions _ et l'expression de sa solidarité avec les chercheurs.

[b]«Déception». [/b]

Son message au gouvernement n'est donc pas exactement celui des protestataires, ce qui provoquera un sentiment de «déception». Mais Bernard Larrouturou souligne qu'il y a une «opportunité unique d'une réforme de l'organisation de la recherche, ce qui mérite bien un geste du gouvernement». Et réaffirme qu'il «ne tire pas un trait sur l'emploi 2004», et défend l'emploi de chercheur permanent comme «socle de la recherche publique». Claudie Haigneré va finir par regretter d'avoir nommé cette forte tête à la direction du CNRS.[/quote]

En tout cas c'est pas ça qui fait baisser la motivation [IMG]http://perso.wanadoo.fr/atil/forum/proteste.gif[/IMG]

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[Post 19]
Auteur : anax
Date : 24-03-2004 11:37

Qu'ils tiennent bon !  §boxe§

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[Post 20]
Auteur : windu
Date : 24-03-2004 13:32

[QUOTE]«nous avons 160 dossiers de recrutement, dont 40 de qualité excellente, pour six postes».
[/QUOTE]
Faut pas qu'ils s'inquietent puisque chirac a demande une grande loi de mobilisation sur l'emploi*

[QUOTE]il succède à Geneviève Berger, limogée par Claudie Haigneré dès qu'elle a critiqué ouvertement ses décisions[/QUOTE] 
Je comprends mieux maintenant de quoi parler chirac et raffarin quand ils annoncaient vouloir relancer le dialogue et la concertation dans ce pays 8-)

*[i]precaire, mal paye,...(pour ses amis restaurateurs notamment)[/i]§gniark§

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[Post 21]
Auteur : Schoubi
Date : 08-04-2004 14:53
Titre : Ayé, on nous accorde nos revendications...

[QUOTE]
[size=3][B]Communiqué de presse de "Sauvons la Recherche" : du 7 janvier au 7 avril.[/B][/size]
Le jeudi 8 avril 2004.

Depuis le 7 janvier, le collectif "Sauvons la Recherche " réclame des mesures d'urgence pour la recherche et l'enseignement supérieur. Nous avions déjà obtenu satisfaction pour la mesure portant sur le versement immédiat de crédits affectés en 2002 aux organismes de recherche, qui n'avaient toujours pas été payés. Nous venons d'obtenir que la deuxième demande portant sur l'emploi statutaire en 2004 soit également satisfaite. Plus précisément, les 550 postes statutaires de chercheurs et d'ITA dans les organismes de recherche, supprimés fin 2003 au titre de l'année 2004, vont être rétablis et seront mis au concours cette année. En outre, 1000 postes supplémentaires vont être mis au concours en 2004 dans les Universités : immédiatement, 150 postes de IATOS et 150 postes d'ATER. Les 700 postes de MC mis au concours en 2004 devraient être pourvus pour janvier 2005.

Ces décisions ont été prises grâce à l'engagement des personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur après 3 mois d'une lutte exemplaire. Ils ont été puissamment aidés par des dizaines de milliers de leurs concitoyens qui ont signé l'appel "Sauvons la Recherche", par l'opinion publique et de nombreux médias, par des scientifiques de nombreux pays étrangers, par des syndicats, par des associations de patients.

Ces décisions gouvernementales constituent un grand motif de satisfaction pour tous ceux qui ont lutté pour les obtenir. Ce mouvement a démontré qu'il était possible de se battre avec succès pour défendre un Bien Public, un investissement essentiel à l'avenir du pays, en utilisant les armes de l'imagination, de l'explication patiente et de la prise de risque personnelle. Ce faisant, le mouvement a aussi montré la force de la solidarité. Cette solidarité exceptionnelle s'est exprimée entre générations de scientifiques, entre catégories professionnelles (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs), entre les scientifiques et leurs concitoyens. Ceux qui ont considéré qu'il était de leur responsabilité d'agir collectivement pour alerter la classe politique et le pays tout entier peuvent légitimement éprouver de la fierté en gagnant avec ces armes-là, qui sont à l'opposé du repli identitaire, corporatiste ou national prônés par d'autres.

Dans ces conditions, les démissions des directeurs de laboratoire (qui sont en passe d'être refusées par les différents directeurs d'organisme) ne sont plus à l'ordre du jour. Les mots d'ordre de grève administrative partielle, et de rupture avec les tutelles doivent maintenant être levés. Nous allons pourtant rester vigilants et mobilisés. Vigilants car nous voudrions être convaincus que le Président de la République et le gouvernement, qui viennent de changer de cap si brutalement, sont définitivement acquis à l'importance de ce dossier pour l'avenir du pays. Mobilisés, car nous devons maintenant réussir le plus difficile : faire en sorte qu'en s'appuyant sur ce mouvement historique, la recherche française retouve les moyens d'une nouvelle ambition. Les scientifiques et l'ensemble de la société civile ont une grande responsabilité vis à vis de l'avenir, pour analyser les conditions du développement d'une société de la connaissance qui sera, n'en doutons pas, la marque des pays libres de demain. Les Etats Généraux de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur sont une occasion exceptionnelle de refonder, dans un moment historique particulier, la place de la recherche dans le dispositif national. Il n'y faudra ni frilosité ni repli sur soi, mais beaucoup d'audace au service du plus grand nombre. Nous veillerons à ce que la loi de finances 2005 préparée cet été prenne en compte dans les faits les orientations annoncées. Nous serons encore vigilants et mobilisés pour que la loi d'orientation et de programmation pour la recherche, prévue pour la fin de l'année, prenne en compte les recommandations issues de ces Etats Généraux.

Aujourd'hui heureux et fiers, nous restons vigilants et mobilisés pour demain.[/quote]

Beaucoup d'entre nous restent sceptiques quant à ce revirement qui intervient après les regionales et nous restons mobilisés pour nous assurer que tout ceci n'est pas qu'une foule de promesses appellées à être réevaluées dans les prochains mois....Mais bon, on est content quand même... :D

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[Post 22]
Auteur : windu
Date : 08-04-2004 17:52

Trois-quatre mois pour en arriver là : y a pas à dire mais la politique en sort une nouvelle fois grandie... "La France d'en-haut" a choisi de laisser pourrir la situation et lorsqu'elle s'est pris une bonne claque aux élections, elle décide d'accorder ce qu'elle refusait obstinément et qu'elle concevait comme étant impossible à accorder §rhalala§

Je suis content pour toi et tes amis chercheurs, en attendant, le coup bas(sûrement dans leur réforme du secteur de la recherche) de nos chers politiciens §gniark§

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