            * * *     Forum OXMO Message  * * *

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Titre : Expatriation en Tunisie
Lancé le 26-06-2005 14:09 par stejesskos
Téléchargé de https://www.forum.oxmo.org/showthread.php?threadid=35017
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[Post 1]
Auteur : stejesskos
Date : 26-06-2005 14:09
Titre : Expatriation en Tunisie

Travaillant actuellement dans le secteur tertiaire, nous venons d'apprendre que les actionnaires de notre société ont décides de délocaliser les differents services en Tunisie. 

Ce poste à pour but d'obtenir de la part de certains d'entre vous l'exposition des expériences du meme style que vous auriez pu vivre dans votre carrière professionnelle et d'avis sur un pays où je ne me suis jamais rendu et qui m'est donc complétement inconnu.

L'intêret au sein de ma société est de garder que quelques pilliers, qui seront donc amenés a suivre en [B]Tunisie[/B] et de se séparer des autres à plus ou moins court terme.

1- Croyant vous qu'il serait juste de s'expatrier en Tunisie ? A lecture des informations recollectées sur le pays, ce ne pas exactement la démocratie dont je rêve. Le président actuelle en place, Ben Ali, est semble t'il une sorte de dictateur. (a prendre avec reserve)

2- Il y a mon avis une différence de culture entre nos deux pays. A priori cela ne pose pas de problême, mais la connaissance du pays d'un ou plusieurs membres du forum m'apportera j'en suis sur de nouvelles perspectives.

3- Une telle expérience profesionnelle m'aparait comme un bagage important pour l'avenir et le salaire d'un expatrié n'est pas lui non plus fait pour freiner mes élans.

Ce début de post n'est pas exhaustive, mais avant de m'emballer dans la rédaction d'un post trop long , je préfére attendre les éventuelles premières réponses.

Dans l'attente de vous lire.

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[Post 2]
Auteur : Sérial posteur
Date : 26-06-2005 14:25

Ca semble être la mode en ce moment: mon patron veut aussi m'expatrier en Belgique.8-)
Sauf qu'ils hésitent encore entre me faire un contrat de travail local ou un contrat de salarié expatrié.

En tous cas, bonne chance à toi.
Même si ça peut sembler être une bonne opportunité professionnelle, c'est une décision lourde de conséquence.

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[Post 3]
Auteur : stejesskos
Date : 26-06-2005 14:33

C'est vrai que delocaliser est en vogue en ce moment. Pour exemple la Tunisie ofrre quatre ans d'exoneration d'impot et deux ans supplementaires avec un rabais de 50 %. 

Quand on voit la pression fiscale qui pese sur les sociétes francaises, j'en arrive a demander si cela ne va pas devenir une regle commune§engueule§

Au niveau du contrat, il est vrai que d'un pays à l'autre cela demande réflexion. Entre la Tunisie et la France je n'ai guere de doute.

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[Post 4]
Auteur : Cybernet
Date : 26-06-2005 14:40

Je ne cherche que ça à être expatrier sur la côte ouest des US §cool§

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[Post 5]
Auteur : arka
Date : 26-06-2005 15:04

La Tunisie est une dictature... Ni plus ni moins que l'Irak de Saddam. Pas dur pour eux de faire du rabais sur les impôts et autres taxes aux entreprises françaises quand on laisse crever de faim sa population... Que l'on tripatouille joyeusement dans les deniers du tourisme.

Pour faire simple : Quelques familles dirigent le pays. Corruption maximale, abus de biens sociaux, attribution des marchés systématiquement truquées... Tout est géré par la famille du président et celle de sa femme. Le président accepte donc une politique néocoloniale pure et simple (retour des entreprises françaises qui profitent de la main d'oeuvre locale à très bas prix et des avantages fiscaux) contre des avantages directs pour sa petite oligarchie.

J'ai été invité officiellement en tant qu'observateur international au prochain congrès/université d'été du syndicat unique (gloup) à la fin aout. Je pourrais alors mieux te renseigner sur les conditions d'exploitation (faut pas se faire d'illusion, j'ai vu les rapports) en Tunisie.

Par ailleurs en tant que traducteur, j'ai eu souvent aussi l'occasion de traduire des rapports d'entreprises provenant du Maroc, d'Algérie, de Tunisie pour la France... je pourrais vous en coller des extraits ici. Sur la manière dont les responsables françaises parlent des travailleurs nationaux comme du bétail, à peine plus intelligent que des moutons... Très instructif sur la vision des choses de nos chers chefs d'entreprise lors de ces "délocalisations".

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[Post 6]
Auteur : Sumatriptan
Date : 26-06-2005 15:37

[QUOTE][i]Message écrit par arka, le 26-06-2005 à 15:04 [/i]
[B]La Tunisie est une dictature... Ni plus ni moins que l'Irak de Saddam. [/B][/QUOTE]

Toujours dans le sens de la mesure §rhalala§ 
Arka, la vie n'est pas un rapport.

La Tunisie est le pays du maghreb le plus avancés sur les droits de l'homme.

Il ne faut pas se faire d'illusions, ce n'est pas la France et la corruption est une veritable plaie et il y a aussi une justice arbitraire. Cependant, tu ne risques pas de finir dans un charnier §rhalala§ comme en Irak.
Il ne faut pas oublier non plus que la France a une grande part de responsabilité dans la situation des pays du Maghreb. 

Si ta question est: comment sera ta vie d'expat, je te rassure, tu n'auras pas à te plaindre. En plus, l'expérience à l'étranger est une sacrée plus value dans l'évolution d'une carrière.

Pour les locaux, c'est plus difficile mais le niveau de vie progresse vite.

Pour ma part, si on me proposait un poste au Maghreb, je signe tout de suite. Certes, certains aspects nécessitent encore des évolutions, mais il y a une veritable transformation dans cette région et la qualité de vie  (soleil, méditérannée, qualités humaines des habitants) est très appréciable.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 7]
Auteur : stejesskos
Date : 26-06-2005 16:41

[QUOTE]Par ailleurs en tant que traducteur, j'ai eu souvent aussi l'occasion de traduire des rapports d'entreprises provenant du Maroc, d'Algérie, de Tunisie pour la France... je pourrais vous en coller des extraits ici. Sur la manière dont les responsables françaises parlent des travailleurs nationaux comme du bétail, à peine plus intelligent que des moutons... Très instructif sur la vision des choses de nos chers chefs d'entreprise lors de ces "délocalisations".[/QUOTE] 

C'est justement la que je me pose des questions. Il s'agit pour moi dans le cas ou j'adhere au projet de former des gens dont je n'ai aucune idée du potentiel. Les seules sources que j'ai trouvees me laisse perplexe, car les cursus scolaire semble restrient. Par contre, je n'ai pas aucun a priori....du style "ce sont des bons a rien".

[QUOTE]
Pour ma part, si on me proposait un poste au Maghreb, je signe tout de suite. Certes, certains aspects nécessitent encore des évolutions, mais il y a une veritable transformation dans cette région et la qualité de vie (soleil, méditérannée, qualités humaines des habitants) est très appréciable.[/QUOTE] 

C'est concretement ce qui m'attire.

Ps arka : si tu as quelques exemples je serais curieux d'en prendre connaissance.

merci a vous tous

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 8]
Auteur : Maousse
Date : 26-06-2005 16:52

Si tu es un bon franchouillard, une chose est sûre, attends-toi a un gros effort d'adaptation et d'intégration, probablement plus important que si tu allais dans un pays occidental.

Ceci dit, et uniquement du point de vue du touriste occasionel, si tu fais l'effort d'aller vers eux, ça devrait bien se passer. Simplement, attention à ne pas critiquer trop ouvertement le pouvoir en place, comme il l'a été rappelé, c'est plus une dictature éclairée qu'une démocratie...

Pour le reste, le principal ecueil serait pour ton conjoint si il y en a une, et éventuellement les enfant. là, ça va faire mal.

De façon générale, la première chose que font les expatriés est de chercher les autres expatriés, ils forment souvent une communauté francophone qui aide à supporter le choc culturel. Celà marche aux USA comme en Afrique Noire.

Pour le point de vue professionnel, aucune idée et donc aucun point de vue à partager.
Mais attention à la chaleur et à ses répercussions (horaires de travails différents, apathie apparente des gens, confort de vie, etc...).

Maousse, qui serait plus emm... que content qu'une pareille situation lui arrive.

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[Post 9]
Auteur : Sumatriptan
Date : 26-06-2005 17:04

Pour la formation, je te rassure. Pour l'exemple, les diplomes marocains et tunisien en médecine sont reconnus en France. De même, le système éducationnel descend d'une culture française (ENA, Sciences po, etc...)

Les personnes diplomés ont donc de réelles capacité. Cependant, ils sont trop peu nombreux. 

Il faut savoir que le maghreb dispose d'une population très très jeune (plus d'un tiers d la population à moins de 30 ans). Par comparaison, le maghreb entre dans ces Trentes glorieuses (baby boom, tout à construire...)

Droit de l'homme et situation politique mis à part (et encore, comparé à la Roumanie, la bulgarie ou certains Etats balte), le maghreb est bien plus prospere qu'une majorité de pays nouvellement entré dans l'Europe.

La France dispose d'une forte sympathie. Cependant, d'autres pays se sont fortement placés sur ces futurs marchés et notamment le Bresil et la Chine.

Par exemple, en Algérie, je desespère de voir des Chinois nous montrer comment cultiver notre agriculture ou réaliser les gros ouvrages.

Pour corroborer Maousse, ca depend aussi de ton etat d'esprit et ta culture. Par exemple, le jour de repos est le Vendredi. Ceci dit, tu trouveras toujours des lycées français et puis, c'est un pays francophone donc ca aide aussi.

PS: Ca aurait pu etre pire, on aurait pu te proposer de partir en Islande ou en Norvège §mdr§§mdr§

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[Post 10]
Auteur : stejesskos
Date : 26-06-2005 17:32

[QUOTE]Si tu es un bon franchouillard, une chose est sûre, attends-toi a un gros effort d'adaptation et d'intégration, probablement plus important que si tu allais dans un pays occidental.[/QUOTE] 

[QUOTE]Pour corroborer Maousse, ca depend aussi de ton etat d'esprit et ta culture. Par exemple, le jour de repos est le Vendredi. Ceci dit, tu trouveras toujours des lycées français et puis, c'est un pays francophone donc ca aide aussi.[/QUOTE] 

De ce point vu la j'ai pas d'inquiétude....et ceux d'oxmo qui me connaissent me comprendront. D'ailleurs il me ferait bien peine de trouver du franchouillard sur Oxmo....enfin pas de polémique a ce sujet.

[QUOTE]Pour le reste, le principal ecueil serait pour ton conjoint si il y en a une, et éventuellement les enfant. là, ça va faire mal[/QUOTE] 

De ce cote je ne pourrais compter que sur moi même, mais cela peux se reveler a double tranchant aussi, a moins que je ne rencontre ma falballa §eek2§ 

Evidement que le développement actuel du magreh m'attire, et il s'agit de repartir a zéro et developper un projet solide pour l'avenir.


Rassure toi Sumatriptan, je me suis promis de ne plus repasser "LA LOIRE".....trop froid dans ces coins là §mdr§

Pour bien je vais essayer de me rendre a Tunis pour en avoir le coeur net, au moins je me ferais une première idee.

En tout cas merci a vous pour ces conseils §foufou§

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[Post 11]
Auteur : arka
Date : 26-06-2005 17:42

[QUOTE][i]Message écrit par Sumatriptan, le 26-06-2005 à 15:37 [/i]
[B]Toujours dans le sens de la mesure §rhalala§ 
Arka, la vie n'est pas un rapport.[/B][/QUOTE]

Je suis dans la mesure... Parce que j'aurais pu parler des prisons aussi ? De la condition des femmes ? Du poids de la France ?

Je ne sais pas ce qu'est "la vie" dans tes termes. Mais selon ceux des tunisiens, représentants de tous les secteurs sociaux (syndicats, mouvements sociaux, associations de femmes, etc... etc...) avec qui j'ai passé 5 jours la semaine dernière lors du FSMed (Forum Social de la Mediterranée : [url]http://www.fsmed.info/[/url])... Selon la p'tite "minette", Khouloud, sculpteuse tunisienne avec qui j'ai passé aussi du temps pendant le FSMed (et un peu plus que les journées ;)) qui essaye juste de vivre à peu près normallement dans ce pays... etc etc...

La vie n'est pas qu'un rapport, je suis bien d'accord avec toi. C'est bien pour ça que moi (mais peut être y étais tu aussi ?) j'étais aux conférences... qu'on a partagé un thé... une bière... une promenade sur les ramblas... que j'ai reçu une délégation de 5 tunisiens chez moi ;)

Alors, avant de me donner des leçons. Il faut savoir de qui et de quoi on parle.

Je ne te connais pas Sumatriptan et je t'avoue que tu ne m'interesses pas beaucoup : tu me donnes l'impression (mais peut être que je me trompe) d'être juste un perroquet qui se prend pour un homme... La Fontaine, aide-le !

Quoi qu'il en soit, je crois être à peu près informé quand j'ouvre la bouche... Des rapports aux humains, de la théorie au travail sur le terrain... j'aimerais savoir quelle est la tienne de crédibilité ? Parce que poster sur Oxmo, c'est bien. Mais savoir de quoi on parle, c'est mieux.

A bon entendeur...

EDIT : Je me rends compte que je perds mon temp. Je ne répondrai plus à Sumatriptan... et j'espère qu'il aura la décence de m'ignorer lui aussi. La discussion est possible entre personne honnête, sincère et crédible... Ce n'est pas son cas.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 12]
Auteur : arka
Date : 26-06-2005 17:49

[QUOTE][i]Message écrit par stejesskos, le 26-06-2005 à 16:41 [/i]
[B]Ps arka : si tu as quelques exemples je serais curieux d'en prendre connaissance.[/B][/QUOTE]

J'vais essayer d'en retrouver des exemples dans mes archives... J'pense sûr pouvoir retrouver un rapport d'une boite de textile au Maroc car je l'ai fait pendant ces six derniers mois.

EDIT : Mais finalement tout cela est question d'éthique...

Est ce que l'on recherche des opportunités à n'importe quel prix ? Où est ce que l'on met la limite ? Travailler dans une dictature ? Profiter des occasions que mettent à notre portée des régimes qui oppriment leurs populations ? Etc etc...

Ne t'en fais pas, si tu parles niveau "confort" et "intégration"... Pour les colons, la situation est vraiment royale ! Tout comme elle l'était pour la population boer en Afrique du Sud. Le top de la crème du confort... Les tunisiens que je connais ne sont jamais allé danser dans un club ou une discothéque : Pourquoi ? Parce qu'elles sont uniquement dans les hôtels pour les touristes et que l'entrée des "locaux" est interdite.

A toi de mesurer ton degré de "collaboration" ou s'agit il seulement de ton entreprise... avec l'Etat en question...

Je ne sais sincérement pas la réponse. Elle ne peut être que la tienne... selon tes critères, selon ta possibilité de changer de taff... des milliers de critères qui n'appartiennent qu'à toi. Car finalement, celui qui devra te regarder dans le miroir... c'est toi :)

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[Post 13]
Auteur : Sumatriptan
Date : 26-06-2005 18:05

Mon cher Arka,

J'ai vécu au maghreb et des amis vivent en Tunisie. Et je peux te dire qu'à chaque fois que je m'y rends je constate une évolution.

Alors, l'expérience du maghreb, pour moi, ca n'est pas que des ouis dire, mais du vécu. 

Et puis comparer la Tunisie à l'Irak, c'est mal connaitre ce pays. 

Maintenant, la misère existe partout. Pour etre revenu de Rio, l'avenue commercante n'a pas grand chose à envier à la rue de Rivoli où les SDF s'entassent en cette période de canicule.

Des progrès restent à faire, c'est incontestable. Mais entre le maghreb et un pays de l'Est, Europe ou pas, mon choix est vite fait.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 14]
Auteur : arka
Date : 26-06-2005 18:06

Rapport d'Amnesty (c'est pas des radicaux !) 2005 :

[QUOTE]Extrait du rapport annuel 2005
  	
	  	Extrait concernant la Tunisie
  		  	
			
  	
Auteur
		Amnesty International
  	
Editeur
		EFAI
  	
Nb Pages
	  	1
  	
Parution
	  	25/5/2005
  	
Réf
		POL 10/001/05/MDE30
  	
	  	
  	
Pdf
		
  		  	 
TUNISIE

République tunisienne
CAPITALE : Tunis
SUPERFICIE : 164 150 km²
POPULATION : 9,9 millions
CHEF DE L’ÉTAT : Zine el Abidine Ben Ali
CHEF DU GOUVERNEMENT : Mohamed Ghannouchi
PEINE DE MORT : abolie en pratique
COUR PÉNALE INTERNATIONALE : Statut de Rome non signé
CONVENTION SUR LES FEMMES : ratifiée avec réserves
PROTOCOLE FACULTATIF À LA CONVENTION SUR LES FEMMES : non signé

De très nombreux prisonniers politiques, parmi lesquels figuraient des prisonniers d’opinion, ont été libérés. Plusieurs dizaines de personnes poursuivies pour activités « terroristes » ont été condamnées à de lourdes peines d’emprisonnement à l’issue de procès inéquitables. De nouveaux cas de torture et de mauvais traitements ont été signalés. Des centaines de prisonniers politiques, dont certains étaient des prisonniers d’opinion, restaient en détention. Nombre d’entre eux étaient incarcérés depuis plus de dix ans. Malgré les recommandations émises au début de 2003 par une commission d’enquête gouvernementale visant à l’amélioration des conditions de vie dans les prisons et les centres de détention, des informations faisaient toujours état de placements à l’isolement et de privation de soins médicaux. La liberté d’expression et d’association demeurait soumise à des restrictions sévères.

Contexte
Le 24 octobre, le président Ben Ali a été réélu pour un quatrième mandat, avec près de 95 p. cent des voix selon les chiffres officiels. Son parti, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), a remporté 152 des 189 sièges de la Chambre des députés. En vertu de modifications du Code électoral adoptées en 2003, les candidats ne pouvaient utiliser que les chaînes de télévision et les radios nationales publiques ; celles-ci étaient contrôlées par le gouvernement, ce qui a grandement désavantagé les candidats de l’opposition. Selon certaines sources, les actes de harcèlement et d’intimidation des opposants et militants politiques ainsi que des détracteurs du gouvernement se sont multipliés pendant la campagne électorale. C’est ainsi que Hamma Hammami, responsable du Parti communiste des ouvriers tunisiens (PCOT), a été agressé par des hommes en civil que l’on pensait être des policiers. Moncef Marzouki, président du Congrès pour la République (CPR), un parti politique non autorisé, a été retenu à l’aéroport et interrogé par la police.
De nouvelles lois visant à limiter les flux migratoires ont été adoptées en janvier. Des contrôles plus stricts des eaux territoriales tunisiennes et des bateaux susceptibles de transporter illégalement des migrants vers l'Europe ont été instaurés. Les documents de voyage ont été modifiés et des mesures ont été prises contre les réseaux criminels soupçonnés de trafic d’êtres humains. Des centaines de migrants en partance pour l'Europe ont été interceptés au cours de l’année. De très nombreux autres auraient trouvé la mort alors qu’ils tentaient de traverser la Méditerranée.

Libération de prisonniers politiques
Au moins 79 détenus politiques, dont certains étaient des prisonniers d’opinion, ont été remis en liberté conditionnelle en novembre. La plupart étaient incarcérés depuis plus de dix ans en raison de leur appartenance ou de leur soutien au mouvement islamiste interdit Ennahda (Renaissance). Ils avaient été arrêtés, torturés et emprisonnés au début des années 90, au terme de procès contraires aux règles d’équité les plus élémentaires. La grande majorité d’entre eux avaient pratiquement terminé de purger leur peine.

Violences contre les femmes
En août a été promulguée une loi sur les atteintes aux bonnes mœurs et le harcèlement sexuel, qui porte modification de l’article 226 du Code pénal. Elle étend la définition du harcèlement sexuel aux gestes, paroles ou actes qui portent atteinte à la dignité ou aux sentiments d’autrui. Le texte porte les peines pour harcèlement sexuel sur le lieu de travail ou en public à un an d’emprisonnement et à une amende de 3 000 dinars (environ 1 800 euros). La peine est doublée si la victime est un enfant ou une personne particulièrement vulnérable du fait d’une incapacité physique ou mentale. Tout en accueillant favorablement cette loi, les militants des droits des femmes ont regretté qu’elle lie le harcèlement sexuel aux atteintes aux bonnes mœurs. Ils ont également déploré l’absence de définition satisfaisante du harcèlement ainsi que de dispositions appropriées pour les enquêtes sur les plaintes.

Procès inéquitables et autres violations des droits humains
dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme »
Au moins 15 personnes ont été inculpées en vertu de la loi relative à la lutte contre le « terrorisme » promulguée en décembre 2003. Amnesty International restait préoccupée par les dispositions permettant la prolongation de la détention provisoire sans limitation de durée, ainsi que par l’absence de garanties pour les personnes susceptibles d’être extradées vers des pays où elles risquaient d’être victimes de violations graves de leurs droits fondamentaux.
* Adil Rahali, renvoyé d'Irlande en avril après le rejet de sa demande d’asile, a été arrêté à son retour en Tunisie. Cet homme de vingt-sept ans a été détenu au secret pendant plusieurs jours à la Direction de la sûreté de l'État du ministère de l'Intérieur, où il aurait été torturé. Adil Rahali, qui avait travaillé en Europe pendant plus de dix ans, a été inculpé, aux termes d’une loi de 2003 relative à la lutte contre le « terrorisme », d’appartenance à une organisation « terroriste » opérant à l’étranger. Le nom de cette organisation n’a pas été rendu public et aucune information n’a été révélée sur la nature exacte de ses activités. L’avocat d'Adil Rahali a déposé une plainte pour torture, mais aucune enquête ne semblait avoir été ordonnée. Le procès devait s’ouvrir en février 2005.
Plusieurs dizaines de personnes poursuivies pour activités « terroristes » ont été condamnées à de lourdes peines d’emprisonnement à l’issue de procès inéquitables. Dans les cas exposés ci-après, les accusés n’étaient pas inculpés aux termes de la loi de lutte contre le « terrorisme » car ils avaient été arrêtés avant son entrée en vigueur.
* En avril, sept jeunes gens ont été reconnus coupables, à l’issue d’un procès inéquitable, d’appartenance à une organisation « terroriste », de détention ou de fabrication d’explosifs, de vol, de consultation de sites Internet interdits et de participation à des rassemblements non autorisés. Deux autres ont été condamnés par contumace. Ils étaient au nombre des dizaines de personnes arrêtées en février 2003 à Zarzis, dans le sud du pays, et dont la plupart avaient été remises en liberté au cours du même mois.
Le procès n’a pas respecté les normes internationales d’équité. Selon les avocats de la défense, la plupart des dates d’arrestation et, dans un cas, le lieu de l’interpellation avaient été falsifiés dans les procès-verbaux de la police. Les accusés se sont plaints d’avoir été battus, suspendus au plafond et menacés de viol ; le tribunal n’a ordonné aucune enquête. Les déclarations de culpabilité reposaient presque entièrement sur des « aveux » obtenus sous la contrainte. Les accusés ont nié à l’audience toutes les charges formulées contre eux.
En juillet, six d’entre eux, qui avaient été condamnés en première instance à dix-neuf ans et trois mois de détention, ont vu leur peine réduite à treize ans par la cour d’appel de Tunis. La Cour de cassation a rejeté leur pourvoi en décembre. Un autre accusé, mineur au moment des faits, a vu sa peine ramenée à vingt-quatre mois d’emprisonnement.
* En juin, 13 étudiants ont été condamnés, à l’issue d’un procès inique, à des peines comprises entre quatre ans et seize ans et trois mois d’emprisonnement, assorties de dix ans de contrôle administratif ; un étudiant a été jugé par contumace. Ces jeunes gens, dont la plupart étaient originaires d'Ariana, ont été déclarés coupables d’activités « terroristes ». Appréhendés le 14 et le 15 février 2003, ils ont tous affirmé à l’audience que leurs déclarations avaient été recueillies sous la torture pendant leur détention par la Direction de la sûreté de l’État. Le dossier de l’accusation reposait presque exclusivement sur leurs « aveux ». Aucune enquête n’a été effectuée sur les allégations de torture formulées par ces étudiants. L’audience d’appel a été reportée à janvier 2005.

Liberté d’expression
Les organisations de défense des droits humains et de journalistes ont accusé le gouvernement de restreindre la liberté de presse et de chercher à renforcer son contrôle sur la presse, alors que les autorités avaient assuré que des mesures seraient prises pour garantir la liberté d’expression. L’accès à Internet était régulièrement bloqué et les messages envoyés à certaines adresses de courrier électronique ne parvenaient jamais à leur destinataire.
* En janvier, le ministère de l'Intérieur a de nouveau refusé d’autoriser la publication d’une version imprimée de l’hebdomadaire en ligne Kalima. Aux termes de la législation tunisienne, toute personne souhaitant diffuser une publication doit faire une déclaration qui donne lieu – automatiquement en principe – à un reçu du ministère de l’Intérieur. Les imprimeurs ne peuvent tirer légalement une publication en l’absence de ce récépissé. Les autorités n’ont pas fait savoir pourquoi elles n’avaient pas délivré de reçu pour Kalima.
En août, le gouvernement a promulgué une loi sur la protection des données, qui visait officiellement à protéger la vie privée. Toutefois, cette loi avait manifestement pour effet d’empêcher les journalistes, les écrivains et les organisations non gouvernementales de publier des informations personnelles sans autorisation, tout en n’imposant aucune restriction à la détention ou à l’utilisation de telles données par les autorités. La loi a également instauré une commission nationale disposant du pouvoir suprême en matière de protection des données. Les rapports annuels de cette commission, qui sont destinés au président de la République, ne sont pas rendus publics.

Défenseurs des droits humains
Plusieurs organisations de défense des droits humains qui sollicitaient leur enregistrement depuis plusieurs années n’avaient toujours pas été reconnues légalement, sans que les autorités n’indiquent la raison de leur refus. C’était notamment le cas de l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques, de l'Association de lutte contre la torture en Tunisie, du Conseil national des libertés en Tunisie et du Centre de Tunis pour l’indépendance de la justice. Des membres de ces organisations non gouvernementales se sont plaints d’avoir été harcelés et intimidés par la police.
* En juin, les membres fondateurs de l'Association de lutte contre la torture en Tunisie ont été frappés par des policiers alors qu’ils tentaient de faire enregistrer leur organisation, que les autorités avaient à plusieurs reprises refusé de reconnaître légalement, sans fournir d’explication. Radhia Nasraoui, Ali Ben Salem et Ridha Barakati, trois membres éminents de l’association, se sont rendus au bureau du gouverneur de Tunis et ont insisté pour rencontrer le responsable du dossier. Après un sit-in de six heures, ils ont été agressés par des hommes en civil – des policiers, selon toute apparence – qui les ont évacués par la force.

Torture et mauvais traitements dans les prisons
De nouvelles informations ont fait état de la surpopulation carcérale et du traitement discriminatoire infligé aux prisonniers politiques. L’absence de soins médicaux, le manque d’hygiène ainsi que le recours à la torture et aux mauvais traitements restaient des sujets de préoccupation.
* Plusieurs dizaines de prisonniers politiques étaient placés à l’isolement prolongé dans des cellules minuscules. Certains étaient ainsi maintenus depuis plus de dix ans, en violation de la législation tunisienne et des normes internationales. Les prisonniers observaient régulièrement des grèves de la faim prolongées pour dénoncer leurs conditions de détention.
* En juin, Nabil El Ouaer, un prisonnier politique détenu dans la prison de Borj er Roumi, à Tunis, s’est plaint d’avoir été battu et transféré au quartier disciplinaire. Il a affirmé que, dans la nuit, on avait fait pénétrer dans sa cellule quatre détenus de droit commun, qui l’avaient violé et soumis à d’autres formes de sévices sexuels. Il a ensuite été conduit à l’hôpital Rabta de Tunis, sans explication. Les autorités, qui tentaient semble-t-il d’étouffer cette affaire, l’ont transféré dans trois prisons différentes en l’espace d’un mois. Nabil El Ouaer souffrait apparemment de troubles psychologiques à la suite de cette agression. Bien que son avocat ait sollicité à plusieurs reprises l’ouverture d’une information judiciaire indépendante, aucune enquête n’a été effectuée. Nabil El Ouaer a été remis en liberté conditionnelle au mois de novembre, en même temps que de nombreux autres prisonniers politiques. Il était incarcéré depuis 1992, après avoir été condamné lors d’un procès inéquitable devant un tribunal militaire.

Mort en détention
* Badreddine Reguii, vingt-neuf ans, est mort le 8 février dans la prison de Bouchoucha, à Tunis. La police a dit à sa famille qu’il s’était suicidé. Ses proches ont réclamé une nouvelle enquête, les premières investigations n’ayant pas établi l’origine des contusions étendues observées sur son corps ainsi que d’une profonde blessure au dos.

Autres documents d'Amnesty International
. Tunisie. Amnesty International lance un appel en faveur d’un plus grand respect des droits humains au moment où le président Ben Ali est réélu (MDE 30/007/2004).
. Tunisie. La libération d’un grand nombre de prisonniers politiques constitue une mesure encourageante (MDE 30/009/2004).[/QUOTE]

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 15]
Auteur : Sumatriptan
Date : 26-06-2005 18:13

La Roumanie sera dans l'Europe en 2007. Mais Amnesty International n'est pas plus élogieuses

[QUOTE]ROUMANIE
ROUMANIE
CAPITALE : Bucarest
SUPERFICIE : 237 500 km²
POPULATION : 22,3 millions
CHEF DE L’ÉTAT : Ion Iliescu
CHEF DU GOUVERNEMENT : Adrian N?stase
PEINE DE MORT : abolie
CONVENTION SUR L'ÉLIMINATION DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION À L'ÉGARD DES FEMMES : ratifiée
PROTOCOLE FACULTATIF À LA CONVENTION SUR L'ÉLIMINATION DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION À L'ÉGARD DES FEMMES : ratifié

De nombreux cas de torture et de mauvais traitements policiers ont été signalés. Un homme au moins est mort dans des circonstances suspectes. Des policiers ont fait usage de leur arme à feu dans des conditions où les normes internationales l’interdisaient ; nombre des victimes appartenaient à la communauté rom (tsigane). Les conditions de vie dans les prisons étaient parfois inhumaines et dégradantes, et des détenus auraient été maltraités.

Contexte
La corruption généralisée, qui touchait toutes les sphères de la société, hypothéquait les possibilités du gouvernement de promouvoir le respect des droits fondamentaux et d’améliorer la situation économique. Il était relativement rare qu’un responsable ait à répondre, que ce soit sur le plan politique ou sur le plan pénal, d’accusations d’abus de pouvoir. Le niveau de vie de la plupart des personnes n’a pas évolué, en particulier l’accès aux services les plus élémentaires tels que les soins de santé ou les aides sociales.
Dans un rapport publié au mois de novembre, l’Union européenne (UE) a clairement fait savoir que la Roumanie ne pourrait en faire partie tant qu’elle n’aurait pas amélioré son économie et appliqué un certain nombre de réformes judiciaires et administratives.
Une version révisée de la Constitution est entrée en vigueur à l’issue du référendum d’octobre. La manière dont s’est déroulée cette consultation a été critiquée par les observateurs indépendants ainsi que par les principaux partis de l’opposition roumaine, qui ont en outre affirmé que certaines indications laissaient à penser que le taux de participation de 50 p. cent, nécessaire pour que le référendum soit validé, n’avait pas été atteint. Les modifications apportées à la Constitution visaient à rendre plus efficace le processus législatif et à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire. Elles risquaient toutefois de ne pas suffire pour garantir une plus grande transparence du processus législatif et réduire le risque d’influence du ministère de la Justice sur l’appareil judiciaire.
La traite de femmes et d’enfants à des fins d’exploitation sexuelle constituait toujours un grave problème. La Loi relative à la lutte contre la traite, adoptée en 2001, n’a débouché sur aucune amélioration notable de la situation. Il apparaissait, dans les affaires signalées, que les responsables de l’application des lois ne faisaient pas le nécessaire pour protéger les victimes.

Torture et mauvais traitements
Les nombreux cas de mauvais traitements imputables à des responsables de l’application des lois qui ont encore été signalés cette année et qui constituaient parfois des actes de torture indiquaient que les pouvoirs publics n’avaient fait aucun progrès dans ce domaine. Dans un cas au moins, les mauvais traitements ont provoqué la mort de la victime.
* Au mois d’octobre, Marian Predic?, vingt ans, qui se trouvait en détention provisoire au pénitencier de Rahova, à Bucarest, a été conduit sans connaissance dans un hôpital, où il est mort cinq jours plus tard d’une hémorragie cérébrale. L’autopsie a permis d’établir que le décès était principalement dû à une blessure à la tête, occasionnée par des violences qui avaient eu lieu trois ou quatre jours avant l’hospitalisation du jeune homme. Un spécialiste réputé a affirmé que Marian Predic? n’aurait probablement pas succombé s’il avait été soigné rapidement. Peu de temps avant sa mort, le jeune homme avait apparemment été battu par des agents de l’unité d’intervention du pénitencier.
En mai, Mircea Iustian, président de la Commission sénatoriale des droits humains, a écrit aux procureurs militaires pour leur demander des précisions sur les morts en détention signalées dans le Rapport 2003 d’Amnesty International. On ignorait s’il avait reçu une réponse. Les informations communiquées à Amnesty International par le gouvernement roumain indiquaient cependant que les autorités n’avaient toujours pas fait le nécessaire pour que les affaires qui lui étaient signalées fassent l’objet d’enquêtes indépendantes et impartiales, comme l’exige le droit international. Un seul cas a donné lieu à des poursuites et à une condamnation : deux fonctionnaires ont été reconnus coupables de la mort de Dumitru Grigoras, en juillet 2001. En fait, les pouvoirs publics semblaient même prendre des mesures susceptibles de rendre les enquêtes encore plus opaques qu’elles ne l’étaient déjà : une directive envoyée en août par les ministères de la Justice et de la Santé au sujet des enquêtes sur les décès survenus dans les pénitenciers disposait ainsi que « les conclusions relatives aux services et aux soins médicaux fournis [relevaient] du secret d’État ».
Comme dans le passé, la majorité des victimes présumées de mauvais traitements policiers étaient des personnes soupçonnées de délits mineurs ou ayant eu la malchance de se trouver sur les lieux d’une opération des forces de sécurité. Plusieurs individus souffrant d’un handicap mental figuraient parmi elles. Des violences sexuelles contre des femmes, y compris des viols, ont été signalées.
* En août, une femme de quarante-cinq ans vivant à Laslea a affirmé avoir été violée par le responsable d’un poste de police local venu enquêter chez elle à la suite de la plainte d’un voisin. Bien qu’elle ait obtenu un certificat médicolégal le jour même, elle n’a pu porter plainte auprès de l’Inspection de la police du district avant quatre jours. Une commission de la police chargée d’enquêter sur l’affaire aurait organisé une confrontation entre l’agresseur présumé et la victime et aurait persuadé cette dernière de retirer sa plainte par égard pour la famille du fonctionnaire incriminé.
La police maltraitait fréquemment les Rom, visiblement dans l’intention d’intimider l’ensemble de cette communauté marginalisée. Certaines victimes, craignant d’être encore plus harcelées, avaient peur de témoigner auprès des organisations non gouvernementales ou de porter plainte. Un certain nombre de Rom ont été maltraités par des vigiles privés agréés par les services de police.
* Olga David, une Rom de quarante et un ans, est morte en novembre, à Petrosani, des suites de blessures qui lui avaient apparemment été infligées dix jours auparavant par trois agents de sécurité d’une mine de charbon. Ces derniers l’avaient passée à tabac après qu’elle fut venue, avec sa nièce de douze ans, ramasser du charbon pour chauffer la pièce unique, dépourvue d’électricité et d’eau courante, dans laquelle elle habitait.
Les enfants n’étaient pas épargnés par les mauvais traitements policiers. Au mois de mars, le Comité des droits de l’enfant des Nations unies s’est déclaré préoccupé par le nombre d’allégations selon lesquelles des enfants seraient victimes de mauvais traitements et de torture. Il a regretté qu’aucune suite n’ait été donnée à la plupart de ces allégations et a exprimé ses craintes qu’elles n’aient pas fait l’objet d’enquêtes diligentes de la part d’une autorité indépendante. Le Comité a recommandé à la Roumanie «de prendre sans tarder des mesures pour mettre un terme à la violence policière contre les enfants et combattre la culture de l’impunité qui prévaut à l’égard de tels actes ».
* Une vingtaine de policiers masqués se sont présentés en octobre chez Ion Catrinescu, à Urlati. Ils entendaient procéder à une perquisition, accusant le fils aîné de la famille d’avoir volé un peu de maïs. Les policiers ont fait irruption dans la cour de la maison, puis ont frappé Niculina Catrinescu à la poitrine avec une arme, la faisant tomber à terre. Ils l’ont ensuite rouée de coups de pied sur tout le corps. Ses fils Cristian, dix-sept ans, et Bujor Julian, quatorze ans, ont également été frappés. Ion Catrinescu, qui tenait dans ses bras sa fille de seize mois, a lui aussi été battu avant d’être grièvement blessé au pied droit par une balle tirée presque à bout portant.
Certaines pratiques abusives de la police roumaine ont été confirmées par le rapport publié en avril par le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) sur sa deuxième visite en Roumanie, effectuée au début de l’année 1999. Le CPT a recueilli de nombreuses allégations de mauvais traitements physiques, parfois extrêmement graves, formulées par des hommes, majeurs et mineurs, mais aussi par quelques femmes. Les violences avaient lieu pendant les périodes d’interrogatoire et visaient à faire « avouer » des infractions. Les mauvais traitements consistaient en des gifles, des coups de poing, de pied et de matraque, des coups assénés sur la plante des pieds alors que la victime était agenouillée sur une chaise ou suspendue à une barre, ou encore des coups de bâton sur le corps de la victime enroulée dans un tapis. Le CPT est retourné en Roumanie les trois années suivantes, mais le gouvernement roumain n’avait pas encore autorisé la publication des rapports sur ces nouvelles visites.
Amnesty International s’est félicitée de la modification apportée au Code de procédure pénale, qui faisait passer de trente à trois jours la durée maximum pendant laquelle un procureur pouvait maintenir un suspect en détention. Des améliorations sensibles en matière de détention provisoire sont également intervenues, ou devaient intervenir en janvier 2004, notamment à propos du droit de garder le silence. Ces mesures faisaient suite à un arrêt prononcé en juin par la Cour européenne des droits de l’homme.

Usage illégal d’armes à feu par la police
Les autorités n’avaient toujours pas apporté de solution au problème du recours aux armes à feu par les responsables de l’application des lois dans des circonstances non autorisées par les normes internationales. Presque aucune des enquêtes menées sur les affaires de ce genre n’a été impartiale, indépendante et approfondie. Les pouvoirs publics ne publiaient pas de statistiques en la matière, mais les personnes abusivement blessées par balle par la police se comptaient par dizaines.
* ?Au mois d’avril, à Iasi, deux policiers en civil ont blessé par balle Leonard Drugu, vingt-quatre ans, et Aurel Gândac, trente-deux ans, deux Rom qui se trouvaient en compagnie de trois mineurs. Tous les cinq étaient apparemment soupçonnés d’avoir commis un vol dans une voiture. Aucun n’était armé et ne menaçait réellement la vie des policiers ou de tiers. Les victimes ont déclaré au Centre d’aide pour les Rom (organisation locale de défense des droits humains) que les policiers ne leur avaient pas donné l’ordre de s’arrêter, ne s’étaient pas identifiés et n’avaient pas tiré de coup de feu de sommation comme ils le prétendaient. Leonard Drugu a été atteint à la jambe gauche, Aurel Gândac dans le dos. Une fois tombé à terre, Leonard Drugu a été menotté. Il aurait été frappé par les policiers, notamment à coups de pied, avant d’être conduit à l’hôpital. Aurel Gândac a, lui, été emmené à l’hôpital en taxi, par sa femme. Le couple se serait vu interdire l’entrée de l’établissement par une cinquantaine de policiers masqués, qui auraient également frappé deux femmes rom qui voulaient elles aussi pénétrer dans l’hôpital. Un médecin a finalement fait entrer Aurel Gândac. Les trois mineurs impliqués dans cette affaire – Florin L?cust? et Florin Drugu, tous deux âgés de treize ans, et Nelu Hristache, douze ans – ont été arrêtés. Ils auraient été frappés et menacés avec des armes à feu.

Conditions carcérales
Dans certaines prisons, les conditions de vie déplorables, la forte surpopulation et le manque d’activités constituaient un traitement inhumain et dégradant. Dans l’ensemble du système carcéral, les services médicaux étaient médiocres et souvent inadaptés. Les détenus autorisés à bénéficier de soins médicaux en milieu hospitalier se retrouvaient souvent attachés à leur lit par des menottes, malgré la présence de gardes chargés de les surveiller. Les détenus atteints de handicaps physiques ou mentaux étaient confrontés à des difficultés particulières. Dans l’hôpital d’une prison, notamment, les patients souffrant de troubles mentaux portaient des menottes. Dans certains établissements, les détenus n’étaient pas autorisés à s’entretenir en privé avec leur avocat. Ailleurs, aucun lieu n’était prévu pour les visites.
* ?Selon le Comité Helsinki de Roumanie, le pénitencier de Bac?u, d’une capacité officielle de 1 031 lits, accueillait 1 604 détenus en mai 2003. En raison de la surpopulation, les détenus disposaient en moyenne d’une demi-heure à trois quarts d’heure de promenade à l’air libre. Dans une pièce, 30 femmes devaient se partager 18 lits et n’avaient aucune activité. Dans une autre cellule, 78 hommes se partageaient 30 lits. Un détenu présentant une plaie infectée à la jambe a demandé chaque jour, pendant une semaine, à être conduit à l’infirmerie, en vain. Un autre a affirmé qu’il avait été roué de coups par cinq codétenus à l’instigation de surveillants, mais qu’aucune enquête n’avait été menée sur sa plainte.

Violence domestique
Le Parlement a adopté en mai la Loi sur la prévention et la répression de la violence domestique. La réglementation permettant son application n’a malheureusement pas été mise en place. L’organisation non gouvernementale roumaine Centre de partenariat pour l’égalité a publié en décembre une étude très complète sur les conséquences de la violence domestique. L’enquête nationale menée par l’organisation sur un échantillon de 1 806 personnes montrait qu’une femme sur cinq environ était victime de violences conjugales. La majorité des Roumains avaient tendance à considérer la violence domestique comme un phénomène « normal ».

Visites d’Amnesty International
Un délégué d’Amnesty International s’est rendu en Roumanie au mois de novembre pour y effectuer des recherches.

Autres documents d'Amnesty International
Romania: Further deaths in custody in suspicious circumstances (EUR 39/003/2003).
Romania: Further reports of unlawful use of firearms by law enforcement officials (EUR 39/006/2003).
Concerns in Europe and Central Asia, January-June 2003: Romania (EUR 01/016/2003).


[/QUOTE]

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 16]
Auteur : Sumatriptan
Date : 26-06-2005 18:29

Je renvoie aussi au site de l'ambassade française en Tunisie 

[URL=http://www.ambassadefrance-tn.com/article.php3?id_article=38]ici[/URL] 

A noter que la Tunisie fera partie d'une zone de libre échange avec l'UE dès 2008. 

Enfin, la situation de la femme en Tunisie est la plus avancé comparé aux autres pays arabes (meme si des progrès restent à faire).

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 17]
Auteur : arka
Date : 26-06-2005 18:34

Qui a lu quelque part que je recommande les délocalisations en Roumanie !? Où ai-je parlé des pays de l'est ?

Mais de quoi tu parles mec ? Sincérement, j'espère que bientôt plus personne n'accordera la moindre importance à ce que tu racontes. T'es un baltringue de la pensée.

C'est le souci des discussions sur les forums. Les critères qui servent au quotidien pour faire la différence entre un guignol qui donne son avis au café du commerce et le spécialiste dans une matière n'existent plus. Quiconque ici à le droit à la même "crédibilité" par défaut...

Ca a du bon. Car quiconque à fait un peu carrière à l'université ou ailleurs sait qu'il y a parfois un certain népotisme des "specialistes". Mais tout de même, ces critères sont au moins indicatifs ! Permettant de faire un poil gaffe à qui on écoute...

Alors, arrêtes de raconter n'importe quoi... Tu noies le poisson dès que t'es à court d'arguments (de poncifs, j'aurai tendance à dire... car tu argumentes "vraiment" jamais).

Un vrai troll... matiné d'un énervé du point Goldwin. Le cauchemard des forums.

Encore heureux que ce que tu partages ta vision du monde avec une partie des gens qui comptent ici... et que tu écris pas trop mal, ça donne un glacis de respectabilité aux énormités que tu racontes. Car si t'écrivais en langage SMS au moins on saurait à quoi s'attendre : à de la pensée de cage d'escalier.

Mais n'empêche que t'es dans 100% des coups qui merdent sur ce forum.

Enfin, pour moi, la participation avec toi s'achève là. Je te mets définitivement en ignore, ça m'évitera aussi de lire tes remarques lamentables et primaires sur d'autre topic, genre :

[QUOTE][i]Message écrit par Sumatriptan, le 26-06-2005 à 15:20 [/i]
[B]C'est les drogues et l'alcool qui m'handicapent. C'est un Test pour Breton, Hollandais ou Irlandais :Þ [/B][/QUOTE]

Une belle tête de vainqueur §bienjoué§

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[Post 18]
Auteur : Sumatriptan
Date : 26-06-2005 19:00

[QUOTE][i]Message écrit par arka, le 26-06-2005 à 18:34 [/i]
[B]Qui a lu quelque part que je recommande les délocalisations en Roumanie !? Où ai-je parlé des pays de l'est ?
 [/B][/QUOTE]

Parce que tu n'aurais jamais traité la Roumanie d'irak de Saddam. Et devant le cliché que tu nous a servi sur la Tunisie, il est intéressant de nuancer en comparant à d'autres pays plus "respectable"

[QUOTE][i]Message écrit par arka, le 26-06-2005 à 18:34 [/i]
[B]Mais de quoi tu parles mec ? Sincérement, j'espère que bientôt plus personne n'accordera la moindre importance à ce que tu racontes. T'es un baltringue de la pensée.[/B][/QUOTE]

§mdr§§mdr§§mdr§

[QUOTE][i]Message écrit par arka, le 26-06-2005 à 18:34 [/i]
[B]C'est le souci des discussions sur les forums. Les critères qui servent au quotidien pour faire la différence entre un guignol qui donne son avis au café du commerce et le spécialiste dans une matière n'existent plus. Quiconque ici à le droit à la même "crédibilité" par défaut...

Ca a du bon. Car quiconque à fait un peu carrière à l'université ou ailleurs sait qu'il y a parfois un certain népotisme des "specialistes". Mais tout de même, ces critères sont au moins indicatifs ! Permettant de faire un poil gaffe à qui on écoute...
[/B][/QUOTE]

§mdr§§mdr§§mdr§ rien à ajouter c'est assez explicite.

[QUOTE][i]Message écrit par arka, le 26-06-2005 à 18:34 [/i]
[B] tu écris pas trop mal, ça donne un glacis de respectabilité aux énormités que tu racontes. Car si t'écrivais en langage SMS au moins on saurait à quoi s'attendre : à de la pensée de cage d'escalier.

 [/B][/QUOTE]

Cela aussi c'est très explicite. Et sous entend par ailleurs, pas mal de choses §rhalala§ 

Pour le reste, si m'ignorez peut t'apaiser alors n'hésites pas.

Richard, tu me sers un autre demi, il fait soif dans ma cage d'escalier de la cité des 4000 §mdr§§mdr§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 19]
Auteur : Maousse
Date : 26-06-2005 19:07

stejesskos : si tu es déjà multiculturel, ça devrait aller je pense ;)

Ben le plus simple, c'est d'essayer n'est-ce pas?
Tant que tu n'as pas essayé, en donnant le maximum de toi même, tu ne pourras pas savoir, d'autant que les opinions des autres, justement, ne sont que celles des autres.

Le plus simple est de partir avec peu d'idée et donc de ménager tes éventuelles déceptions.
Les tunisiens sont très accueuillants et liants, même si parfois, ils t'oublient aussi vite qu'ils s'étaient liés. Point de vue des études et du niveau intelectuel, c'est tout bon pour les personnes qui ont fait des études, le niveau est vraimment proche du notre. Pour les autres, je ne sais pas.
Pour la qualité du service médical, c'est aussi bien que nous dans la plupart des cas, normal, ils sont souvent issus de nos facultés.

Par contre, j'ai des questions à mon tour, n'y étant pas allé (je connais pas mal de collègues/stagiaires qui en venaient, c'est tout). Comment est la vie là-bas? le coût, est... Evidemment, il ne faut pas compter manger tous les jours à la Française, encore que... mais quel en serait le coût?

voili ;)

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 20]
Auteur : Sumatriptan
Date : 26-06-2005 19:20

[QUOTE][i]Message écrit par Maousse, le 26-06-2005 à 19:07 [/i]
[B]Les tunisiens sont très accueuillants et liants, même si parfois, ils t'oublient aussi vite qu'ils s'étaient liés. [/B][/QUOTE]

N'est ce pas le caractère des méditérannéens en général?

[QUOTE][i]Message écrit par Maousse, le 26-06-2005 à 19:07 [/i]
[B]Point de vue des études et du niveau intelectuel, c'est tout bon pour les personnes qui ont fait des études, le niveau est vraimment proche du notre. Pour les autres, je ne sais pas.
Pour la qualité du service médical, c'est aussi bien que nous dans la plupart des cas, normal, ils sont souvent issus de nos facultés.
 [/B][/QUOTE]

+ 1

[QUOTE][i]Message écrit par Maousse, le 26-06-2005 à 19:07 [/i]
[B] Comment est la vie là-bas? le coût, est... Evidemment, il ne faut pas compter manger tous les jours à la Française, encore que... mais quel en serait le coût?

voili ;) [/B][/QUOTE]

Le maghreb en général garde une vraie culture française. Baguette, croissant, etc on trouve pas mal de trucs d'origine française. Cependant, si tu n'aimes pas le couscous, les soupes, les tajines, etc., tu es mal barré. Quoique, il y a de plus en plus d'endroit où l'on mange européen (Pizzeria, Fast food, bouffe française, spécialité poisson, etc). 

Maintenant le coût de la vie est effectivement moins cher pour les produits essentiels et les produits locaux.

Ceci dit, les logements restent relativement élevés dans les grandes villes et les produits superflus (high tech par exemple) sont au meme prix qu'en Europe (France, Espagne, etc).

Si tu veux, je demanderais à une amie qui vit entre ici et la bas de me donner plus de précisions sur tel ou tel détails et de me donner des exemples de prix actuels.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 21]
Auteur : Maousse
Date : 26-06-2005 19:24

Ah ben voui tiens, ce serait pour aller où et pour faire quoi? de la production ou du support?
Pour travailler avec qui? un bureau d'études ou des ouvriers?
Pour le travail de tous les jours, ça fait une petite différence, ne serait-ce qu'au niveau de la communauté rencontrée

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 22]
Auteur : mopz02
Date : 26-06-2005 19:57

[QUOTE][i]Message écrit par arka, le 26-06-2005 à 18:34 [/i]
[B]Enfin, pour moi, la participation avec toi s'achève là. Je te mets définitivement en ignore, ça m'évitera aussi de lire tes remarques lamentables et primaires sur d'autre topic... [/B][/QUOTE]
Bienvenue au club ! ;)
Si ça continue, va falloir agrandir les locaux ! :D

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 23]
Auteur : stejesskos
Date : 27-06-2005 22:52

[QUOTE][i]Message écrit par Maousse, le 26-06-2005 à 19:07 [/i]
[B]stejesskos : si tu es déjà multiculturel, ça devrait aller je pense ;)

Ben le plus simple, c'est d'essayer n'est-ce pas?
Tant que tu n'as pas essayé, en donnant le maximum de toi même, tu ne pourras pas savoir, d'autant que les opinions des autres, justement, ne sont que celles des autres.

Le plus simple est de partir avec peu d'idée et donc de ménager tes éventuelles déceptions.
Les tunisiens sont très accueuillants et liants, même si parfois, ils t'oublient aussi vite qu'ils s'étaient liés. Point de vue des études et du niveau intelectuel, c'est tout bon pour les personnes qui ont fait des études, le niveau est vraimment proche du notre. Pour les autres, je ne sais pas.
Pour la qualité du service médical, c'est aussi bien que nous dans la plupart des cas, normal, ils sont souvent issus de nos facultés.[/B][/QUOTE]

Merci Maousse, c'est plus succint et plus abordable d'aborder le sujet ainsi !!!! 
Je ne vais pas m'arreter aux rubriques portant sur Amnesty Internationnal. Bien qu'un organisme plus que respectable,la Tunisie ne serait pas le seul pays à pointer du doigt si je m'arretai sur des images que négatives. Cela ne veux pas dire pour autant que je nie les problêmes 
Et puis qui a parlé de forcement chercher le "tout francais à Tunis". Finallement si je pars j'essaierai d'être temoin & acteur.
Je peux arriver à comprende qu'une diférence de niveau de vie puisse exister, mais a contrario mon objectif sera d'apprendre un metier à des Tunisiens, ainsi transmettre un savoir et donc leur apporter un plus.

Je tiens aussi a revenir sur le post ou j'indique l'exonération d'impôt. Ce n'est pas deux ans mais bien dix ans d'exonération qui sont accordée aux entreprises etrangeres.
La aussi meme si je reste prudent, je me demande si l'afflut de capitaux non taxés en Tunisie ne serait au contraire l'un des plans pour combattre les disparites sociales. Je suis évident d'accord qu'actuellement les richesses sont manipules que par un nombre restreint de personne la bas. Gardons espoir d'en voir le changement surout en employant un maximum de tunisiens. Pour cela, et c'est la que je suis plus que prudent, reste a savoir si ma société aura le gout de l'anvancement sociale et l'envie de donner aux Tunisiens plus que le pouvoir d'achat actuel. La marge etant grande entre le salaire moyen francais et Tunisien, l'espoir est permis. §thumbup§

[QUOTE][i]Message écrit par Maousse, le 26-06-2005 à 19:24 [/i]
[B]Ah ben voui tiens, ce serait pour aller où et pour faire quoi? de la production ou du support?
Pour travailler avec qui? un bureau d'études ou des ouvriers?
Pour le travail de tous les jours, ça fait une petite différence, ne serait-ce qu'au niveau de la communauté rencontrée [/B][/QUOTE]

Dans un bureau !!!! Création d'un pole social en ressources humaines.

Mes vacances vont m'aider a prendre la plus sage des décisions.

Sur ce merci a vous tous !!! §bienjoué§
En route pour la joie et le bord de mer:§haha§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

[Post 24]
Auteur : Sérial posteur
Date : 27-06-2005 22:59

Bonnes vacances, Stejesskos.§hello§

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

