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 guegouli  Rechercher tous les messages de ce membre Cliquez ici pour envoyer un message privé à cet utilisateur
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Post [Article] Push-Start, l'analyse

C est long et leger a lire... enjoy!
source: http://www.push-start.com/view_article.php?id=424

Citation:
ANALYSE PUSH !

Bientôt trente ans, dont les deux tiers consacrés aux jeux vidéo. Angoisse. Je cherche une issue. Serait-ce un divan

Auteur: Nordine-Libellule

Depuis quatre années désormais, les plus brillants professeurs du service psychiatrique de l'hôpital d'Azay-le-Rideau, dans l'Indre-et-Loire, se penchent sur le sujet ô combien délicat de ce site orange que les adeptes nomment vulgairement Push-Start. Quelle est donc cette étrange entité ? Un refuge pour survivants du Parti Communiste Français, un groupuscule militant pour la commercialisation de l'agent orange dans les Wal-Mart, un rassemblement d'adorateurs du Babybel, roi du fromage en rayon ? Ni Gérard Miller ni les abonnés au mensuel Psychologies Magazine n'ont réussi à percer le mystère de cette secte mystérieuse à l'occupation des plus douteuses : parler jeux vidéo (et n'importe quoi).

Pour résoudre enfin cette énigme ancestrale, le plus éminent psychiatre de la région de Maubeuge, dissimulé sous le pseudo de Docteur Libe, a interrogé l'un des rédacteurs de la faction Push-Start. Un jeu Titus sur la tempe, Nordine a collaboré avec une gentillesse digne d'une chèvre élevée dans la Creuse. Cependant, à notre grande surprise, le pushien n'a pas débité d'inepties telle une Warp Zone personnifiée. Au contraire, il a fait montre de dispositions intellectuelles surprenantes, faisant presque voeu de pénitence pour avoir gâché tant de temps avec ces jouets électroniques débiles.

Mais notre souhait n'étant pas de démolir la conscience de ce jeune garçon ni de le culpabiliser, Doc Libellule a pris grand soin de critiquer ouvertement certains de ses schémas de pensée tout en glorifiant quelques interventions de Nordine. Oui, on nous la fait pas à nous psychiatres. Sous-jacent à ce dialogue digne d'une soirée thématique d'Arte se dissimule une réflexion sur le jeu, son intérêt, son rapport au concret, au souvenir et d'autres choses passionnantes. On vous aura prévenu !


Cabinet du Docteur Libe : Confessions intimes I

Docteur Libe : "Bonjour Nordine. Bon, commençons la séance sans plus tarder. Je vais vous demander de fermer les yeux, de vous concentrer et de me dire ce que vous voyez maintenant que la lumière blafarde de mon office inhibé ne se dépose plus qu'à peine sur vos rétines désenchantées."

Nordine : "Hum... je vois un samedi soir, très tard, le dimanche matin est en train de se lever."

Docteur Libe : "Détendez-vous, vous n'avez rien à craindre de moi. Allez-y, continuez, je vous en prie..."

Nordine : "Tout autour de moi, de multiples consoles de salon, certaines récentes, d'autres moins et d'autres encore de véritables antiquités, pourtant en état de marche. Quelques micros traînent également, certains prenant même la poussière pour être plus délicieusement détérrés d'ici quelques jours, quelques semaines. Mine de rien, en un simple coup d'oeil, c'est plus de vingt années de ma vie que je comtemple en une fraction de seconde, de quoi se questionner tout de même."

Docteur Libe : "C'est d'ailleurs ce que nous allons faire, nous questionner, ensemble. Mais auparavant, répondez-moi avec franchise : vous considérez-vous comme un otaku en manque constant comme on peut en observer sur les forums de Push, même un Hikikomori ?"

Nordine : "Non, je suis loin d'être l'un de ces fameux accros qui a parfois sacrifié sa vie sociale sur l'autel du dernier Mario ni même un "hardcore gamer" qui carbure à la playstation 2, matin, midi et soir, mais voilà, le constat est là, j'ai passé plus de deux décennies à jouer aux jeux vidéo. Cependant, l'entente n'a pas toujours été cordiale, comme beaucoup de relations passionnelles; il y a eu des hauts et des bas, de petits soubressauts et de grandes déceptions."

Docteur Libe : "Racontez-moi en détail le cheminement qui vous a conduit à cet état de fait, s'il vous plaît."

Nordine : "Tout petit, alors que je venais tout juste de quitter la maternelle, j'avais posé la main sur ma première console, mon premier jeu vidéo, un jeu de boxe, avec des bonhommes soit rouge soit bleu qui se tapaient dessus via une étrange télécommande couverte de boutons tout aussi étranges. Un fond noir et des lignes blanches mimaient plus ou moins adroitement le ring de mes premiers émois vidéo ludiques, et j'y croyais comme rarement. Quel instrument magique que celui qui permettait par je ne sais quel miracle de vivre, au travers d'un avatar parmi les moins crédibles qu'il m'ait été donné de voir, un championnat du monde de boxe Anglaise où le quidam le plus insignifiant pouvait devenir la nouvelle légende du noble art ! Etrangement, je me doutais déjà que j'allais passer beaucoup de temps avec ce nouvel objet qui commençait déjà à prendre le pas sur mon jouet plastifié favori mais je n'en mesurais évidemment ni l'ampleur, ni même les conséquences. Quelques années plus tard, la fameuse console de salon sur laquelle j'avais passé des heures entières à dépasser des pilotes de bolides ou à mettre K.O. tout mes concurrents faisait grise mine face à sa concurrente venue d'Orient. Celle-ci me promettait déjà monts et merveilles avec ses graphismes riches et colorés, ses jeux d'une nouveauté extraodinaire et, il faut bien le dire, ses licenses aguicheuses, telle celle des tortues ninja dont j'allais, enfin, pouvoir vivre les aventures sans être obligé d'attendre avec ferveur le Mercredi après-midi. Et plus tard encore, ce fut au tour de la belle Japonaise de rejoindre le placard à chaussures pour être supplantée par sa concurrente directe. Et ainsi de suite, jusqu'à aujourd'hui. Mis bout à bout donc, c'est sans doute plus d'un an de ma vie, soit 365 jours au minimum, que j'ai passé une manette ou un joystick entre les pognes, les yeux rivés sur un écran et les oreilles titillées par des "bip bip" et autres sons plus ou moins agréables. Rendez vous compte, un an d'une vie, ça n'est pas rien tout de même ! Imaginez-vous passer un an de votre vie à éplucher des patates, à courir un marathon ou à faire des ricochets sur un étang ? Avoir passé plus d'un an à ne jouer qu'aux jeux vidéo me laisse une drôle d'impression, encore indéfinissable, même si j'en arrive à cerner deux-trois petites choses. Peut-être un peu de regret que d'avoir passé du temps à faire quelque chose de futile, qui n'apporte rien de concret; peut-être aussi les sommes d'argent phénoménales engrangées dans ce loisir on ne peut plus coûteux alors qu'avec tous ces deniers j'aurai pu m'offrir un tour du monde passablement inoubliable ou encore, et sans doute est-ce là ce qui me chagrine le plus, tout le temps passé à ne pas faire autre chose justement."



Docteur Libe : "Au centre de votre réflexion se glisse à mon humble avis un débat sur la valeur du sensible et de l'abstrait dans notre société occidentale nourrie du concret socratique et cartésien. Evidemment, vous abordez d'autres questions, mais celle-ci en particulier nourrit mon intérêt. Allez savoir pourquoi cher patient ?.. Tout d'abord, il apparaît que l'on puisse ressentir un espèce de ressentiment, de regret par rapport au fait de jouer au jeu vidéo et plus particulièrement au fait d'y jouer énormément, si l'on se sent proche de votre situation. Comme vous l'avez soulevé, on peut légitimement se poser la question suivante : pourquoi ce ressentiment alors que cette passion - c'est le mot - nous apporte tant de joie, immortalisant des moments passés devant l'écran à travers des souvenirs inoubliables auxquels on repense avec nostalgie ? Pourquoi ce ressentiment à l'égard du temps passé à jouer ? Il me semble que ces questions proviennent du fait que le jeu vidéo n'apporte pas nécessairement de débat culturel, philosophique, social comme le ferait la majorité des livres, des oeuvres d'art et j'en passe. Dans une société où le temps est érigé en valeur suprême, où perdre son temps, pire, ne rien faire, est considéré comme une quasi hérésie, il est presque devenu un réflexe que d'apprendre à optimiser son temps, à en retirer du "concret". Le concret : chose, principe théorique, illusion ? Dans l'absolu, il s'agit de tout ce que l'on peut toucher, en opposition au sensible, les souvenirs particulièrement. Je ne vous apprends rien. A moins donc de réaliser des analyses sur le jeu, d'écrire un livre sur le sujet, de rédiger des papiers ou autres, la simple action de jouer n'engendrerait que du sensible. Pourtant, il me semble que l'on pourrait en dire de même pour un film ou un livre. Ces derniers proposent un contenu à partir duquel nous créons une sphère du sensible composée de souvenirs visuels, textuels et réflexifs. Ainsi émerge une nouvelle interrogation : cette sphère du sensible créée par toute expérience dont celle de jouer à un jeu vidéo est-elle inutile, "futile" pour reprendre le terme vous vous utilisez ? Selon moi, non. Bien entendu, une telle conclusion n'engage que le psychiatre qui se trouve à vos côtés. En effet, cet apport vidéoludique au sensible a des répercussions concrètes sur l'existence, les événements de chacun, la façon dont on considère l'existence et donc sur la manière dont on la vit. Il est clair que toutes les oeuvres vidéoludiques n'ont pas pour but ou fonction d'éduquer, d'apprendre des choses mais basent leur expérience sur la seule notion de plaisir ludique (orioto pourrait vous en dire plus et bien plus pertinemment que moi). Il existerait en partant de ce credo des oeuvres au bagage culturel plus important que d'autres : Shenmue, Xenogears ont un potentiel d'apprentissage culturel plus conséquent en théorie qu'un Mario ou un Tetris. En théorie. Le problème est qu'alors on s'autorise à dévier vers un système de valeur des jeux vidéo, qui pourrait dévier à mon sens vers un détournement des fonctions du jeu vidéo en tant qu'objet et oeuvre. Sur quelles critères faudrait-il se baser pour considérer tel jeu plus intéressant qu'un autre, puisque votre inquiétude semble se focaliser sur l'intérêt en tant que tel. L'intérêt de jouer à certains jeux plutôt qu'à d'autres, de placer ainsi à un plus haut niveau des oeuvres apportant un bagage culturel supplémentaire à celui dont chacun dispose et de rabaisser des jeux dont la seule fonction est de divertir. C'est ce qui me gêne dans vos propos, Nordine, cette sorte de hiérarchie de l'intérêt qui semble transparaître de certaines de vos réflexions. Bien entendu, mon interprétation par définition est subjective et je suis dans la possibilité de me tromper largement sur ce sujet. Toujours est-il que certaines personnes, je le suspecte, établissent cette fameuse hiérarchie intellectuelle dans les jeux vidéo, fruit d'un débat uruborosien sur les notions de concret et de sensible. Pour ma part, je ferais l'apologie d'un juste milieu, de ce que j'appellerais un "concret sensible", paradoxe qui désire mettre en lumière le fait que de toute oeuvre sensible ou de conséquence sensible (sur l'individu) émerge un concret, comme nous l'avons vu brièvement précédemment. C'est la comparaison entre le jeu vidéo et le voyage qui m'a également intrigué. Excusez-moi de vous avoir interrompu, continuez je vous en prie."


Cabinet du Docteur Libe : Confessions intimes II, la révélation

Nordine : "Il est sincère d'admettre que je n'ai pas toujours allumé une console par envie de jouer. C'est parfois un pur réflexe, empreint il est vrai d'une certaine lassitude. La console est branchée, on s'ennuie un peu, on ne sait pas trop quoi faire, on jette un oeil désabusé sur les jeux qui traînent dans les environs puis l'on en prend un plus ou moins au hasard, en sachant d'avance que la manette entre les mains, le coeur y sera à moitié, tout juste. Là aussi donc, difficile de ne pas se demander si cette somme de temps n'aurait pas pu être autre chose, autre chose que deux mains moites collées à un bout de plastique multicolore, des yeux rouges fixant le néant d'un scrolling différenciel et des oreilles embrumées par un "bip bip" aux tendances hypnotiques. Et puis bon, il y a eu aussi tout ces moments assez magiques, ceux dûs aux attentes fébriles de la sortie imminente d'un jeu vidéo que l'on attend comme le messie en lisant et relisant le dernier test paru, tant et si bien que le magazine en question, pourtant récemment acheté, en devient corné plus que de raison. Il y a aussi ces machines que l'on attend tout aussi fébrilement et dont on espère à haute voix qu'elles répondront à nos attentes et à nos espoirs de joueur, même si l'on redoute secrètement le contraire. Il y a aussi ces moments presque indescriptibles que l'on peut vivre aux travers de certaines aventures vidéoludiques et qui sont pour beaucoup des moments d'intense solitude mais ô combien glorifiants ! Comme ceux passés à libérer un petit village de l'emprise d'un quelconque maléfice pixélisé. Quand la maigre population de la localité nous honore de ses plus chaleureux remerciements : ça n'a pas de prix."

Docteur Libe : "Et effectivemment, ça n'a pas de prix de tels souvenirs. Et pour rebondir très maladroitement sur une boutade très contestable : le voyage que vous auriez voulu effectuer a lui un prix, surtout si l'on s'aventure dans certaines régions du monde. Toujours est-il qu'en cela votre déclaration est à mes yeux d'une clairvoyance et d'une simplicité absolue. Cependant, je ne peux m'empêcher de revenir sur la notion de solitude qui vous avez mis en exergue. Peut-on parler de réelle solitude lorsque l'on s'aventure dans des contrées inconnues d'un jeu, quand on rencontre de personnages inédits, dotés par ses concepteurs d'une capacité de parole, limitée par le cadre spatio-temporel du jeu vidéo mais existant malgré tout ? Peut-on se sentir seul le temps d'un jeu de rôle ou d'aventure, où notre personnage subit la trahison, expérimente l'amitié, la haine, l'amour, le courage, l'affirmation de soi ? Au contraire, il me semble que certains jeux pour peu que leur contenu soit un minimum socialisé est un annihilateur de solitude, une faille spatio-temporelle qui nous sépare de ce sentiment inhérent à tout être humain. Au lieu de nous plonger dans ce néant, le jeu vidéo a la capacité de nous en faire émerger pendant quelques heures. Evidemment, on pourra rétorquer en disant que concrètement on reste seul en jouant à un jeu non-multijoueurs... et on en revient au débat sur le concret !"

Nordine : "Etrange donc que cet amour pour quelques carrés colorisés, quelques sons presques bâtards, quelques petites histoires bidonnées et finalement bien creuses, ces personnages régulièrement atteints du syndrôme de la niaiserie béante et ces univers biscornus où le fait d'encastrer de petites créatures de différentes couleurs les unes sur les autres sera toujours le prétexte à une mise en situation d'un grotesque rarement égalé. Et pourtant... Toujours le même plaisir à vivre, à comtempler, à agir dans ces mondes dont la seule représentation physique est celle d'un boîtier en plastique dans lequel se loge un bout de plastique plus ou moins couvert de cuivre et de fer."

Docteur Libe : "Voilà qui est très pertinent. En effet, comme vous l'exprimez si bien, on ressent souvent "toujours le même plaisir à vivre, à comtempler, à agir dans ces mondes dont la seule représentation physique est celle d'un boîtier en plastique dans lequel se loge un bout de plastique plus ou moins couvert de cuivre et de fer". Amen. Continuons."

Nordine : "Finalement, comment expliquer qu'au travers de certains de ces morceaux grisâtres ou de ces galettes réfléchissantes puisse se cacher autre chose que l'âme de ceux qui les ont créés, ou tout du moins pour certains d'entre eux ? Comment puis-je encore aujourd'hui, alors que mes croyances en un bonhomme joufflu distribuant des cadeaux ont cessé, continuer à gober les carabistouilles d'un vieux sage composé de quatre pixels et demi et de sa quête pour sauver le monde ? N'ai-je rien de mieux à faire que de partir occir des créatures déjantées ou découvrir un énième trésor qui ne me servira qu'à en trouver un autre par la suite ? Pourtant, le linge sale s'ammoncelle, la vaisselle également et des messages n'ont toujours pas été consultés sur mon répondeur. Au lieu de ça, je suis affalé comme un boeuf sur ma chaise qui porte désormais la marque indélébile de mon postérieur vidéoludique, l'oeil vitreux et la choppe de coca déjà prête à être vidée d'un trait."



Docteur Libe : "Arrêtons quelques instants sur ces interrogations éparses, auxquelles je vais apporter une réponse toute personnelle. Tout d'abord, j'ai du mal à faire un rapprochement entre le Père Noël et un personnage de jeu vidéo. A moins que cela soit le fruit de la volonté Nordinienne de mettre en parallèle le niveau de croyance en deux types de créations-mythes, l'un davantage social qu'artistique. On tourne un peu en rond puisqu'au fond la question que vous soulevez pourrait être la suivante : comment se fait-il que face à deux imaginaires, l'un me paraisse plus réel que l'autre, que l'existence "réelle" du Père Noël - ou tout autre mythe social à la limite - me paraisse fantaisiste et crédule alors que l'existence d'un personnage sur un plan différent semble le temps de quelques instants des plus réelles ? Peut-être parce qu'au contraire du Père Noël, l'existence temporaire de ce personnage et sa légitimité n'ont pas été souillées par des décennies de mensonges parentaux. Serait-ce la manifestation d'un besoin de sincérité qui vous est inhérent ?"

Nordine : "Avec un minimum de recul, je constate que jouer au jeux vidéo est quelque chose de très con, pire encore, qui pourrait me rendre encore plus con que je ne le suis déjà, chose fort inquiètante au demeurant. Parce que, si je ne fais pas autre chose que jouer aux jeux vidéo pendant que je joue aux jeux vidéo, au moins ceux-ci pourraient m'apporter un minimum de choses en retour de tant d'attention. Oui, bien sûr, il y a ces moments uniques, indélébiles, que je suppose et espère à jamais encrés dans ma mémoire, mais en dehors de ça, que m'ont-ils apporté ? Ha bah rien. Rien du tout même, j'ajouterai qui plus est qu'ils m'ont pas mal emprunté de choses, un peu de tout en fait, du concret et du moins concret, allant de mon argent presque toujours durement gagné aux copains de collège en passant par les rayons de soleil dont je n'ai pas su profiter. Et puis, avec le temps, il y a ce côté "valeur refuge", ce syndrôme Peter Pan qui traîne un peu dans mes basques avec l'effet de nostalgie qui va bien. C'est inquiètant docteur ? Hein ?... Dites ?..."

Docteur Libe : "Nous en reparlerons, soyez sans crainte. En tout cas, saluons votre audace ! Vous qui avez su mettre le doigt sur un sujet ô combien épineux et remettant sur les braises un sujet éludé autant que possible par votre communauté. Les Pushiens, me disiez-vous. Qu'ils passent me voir au passage. Donc, quel est l'intérêt de jouer, au final ? Peut-on remettre en cause cette action ou au moins en soulever la perversité et son retour de bâton providentiel ? Un sujet qui dérange, voir qui agaçe les défenseurs de la non-intellectualisation du jeu vidéo. Bien, je le dis sans rancune : qu'ils restent croupis dans leur dilletantisme spirituel, moi, j'ai choisi mon camp. A la prochaine, Nordine... Ah, oui, j'allais oublier : ça fera 120 Euros..."

Nordine : "C'est cher ! C'est le prix d'une Gba !"

Doc Libe : "Oui, c'est cela. Nous sommes amenés à nous revoir Nordine."

Moralité : La psychologie c'est l'art de faire croire aux autres que nous les comprenons

Edité par guegouli le 06-04-2005 à 16:23

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