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Forum OXMO Forum OXMO > Section Généraliste > Discussion Libre > [ACTU] La filière solaire plonge dans une violente crise de surproduction


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 dsp56001  Rechercher tous les messages de ce membre Cliquez ici pour envoyer un message privé à cet utilisateur
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Talking [ACTU] La filière solaire plonge dans une violente crise de surproduction

Salut les jeunes,

Je l'ai dis et je le redis le solaire c'est un bon plan en bois en effet si c'est tellement avantageux pourquoi c'est subventionné par l'état ?
Le seul avantage que j'y vois c'est que cela permet de faire vivre une industrie aux dépens de ses clients.

Heureusement la vérité finit toujours par ce savoir lisez plutôt ceci:
http://www.lesechos.fr/info/energie...production.htm.

Il y avait une bulle immobilière comme il y a une bulle verte comme il y a plein de bulles dues au fait qu'il y a plein d'argent en circulation.

Citation des échos:

Citation:
La filière solaire plonge dans une violente crise de surproduction

[ 14/08/09 ] 3 commentaire(s)
Pénalisés par des surcapacités de production et des prix en chute libre, les acteurs du photovoltaïque accumulent les mauvais résultats. Selon le cabinet iSupply, près de la moitié des panneaux solaires fabriqués dans le monde cette année ne seront pas vendus.
Cliquez ici

Si le secteur de l'énergie solaire est censé participer à la relance de l'économie mondiale, le moins que l'on puisse dire est qu'il y a encore loin de la coupe aux lèvres. La filière a connu hier une avalanche de mauvaises nouvelles. Longtemps porté aux nues par les marchés, le leader allemand des cellules photovoltaïques, Q-Cells, a dévoilé une perte nette de près de 700 millions d'euros, le double de son chiffre d'affaires, et annoncé la suppression de près de 20 % de ses effectifs (lire ci-dessous). Son compatriote SolarWorld accuse également le coup, avec un recul de son résultat d'exploitation de 30 % au premier semestre et une baisse de son chiffre d'affaires de 6 %.

Cette crise n'épargne pas les acteurs les plus agressifs du secteur, les fournisseurs chinois. Le spécialiste du silicium purifié, le groupe LDK Solar, a dévoilé hier une perte nette de 217 millions de dollars au deuxième trimestre, nettement supérieure aux attentes, contre un bénéfice de 148 millions de dollars un an plus tôt. Le chinois Ja Solar, l'un des dix premiers fabricants de cellules so_laires, a également vu ses revenus trimestriels chuter de 180 millions de dollars, à 88 millions de dollars sur un an. Dans ce contexte, Barclays a abaissé sa recommandation pour l'ensemble du secteur solaire américain de « positif » à « neutre » et conseille désormais aux investisseurs d'attendre pour rentrer sur ce marché.
Course à l'équipement

Comment expliquer une telle Bérézina ? Silicium purifié, cellules solaires, modules, panneaux… Le secteur souffre d'un énorme problème de surcapacité à tous les niveaux de la chaîne. Selon iSupply, près de la moitié des panneaux solaires fabriqués en 2009 ne seront pas vendus cette année. Voilà deux ans, l'ensemble des acteurs du secteur a en effet multiplié les investissements afin d'augmenter rapidement leur capacité de production et de réaliser des économies d'échelle.

Selon l'association européenne des industries photovoltaïques, l'Epia, plus de 4,1 milliards d'euros devaient être investis dans la fabrication de silicium entre 2008 et 2010. Même dé_marche en aval, où les professionnels ont dépensé l'an dernier plus de 1,6 milliard d'euros pour augmenter leurs capacités de production de cellules et de panneaux solaires. Il s'agissait d'être le mieux placé possible pour mener une guerre des prix et éliminer les concurrents.

Annoncée de longue date par les analystes, cette phase de surproduction s'est néanmoins avérée plus violente que prévu. La crise économique a compliqué le financement de nombreux projets et le marché espagnol, le premier de la planète avec 3.000 mégawatts (MW) installés l'an dernier, s'est effondré. Confronté à un développement anarchique qui dépassait de beaucoup ses prévisions initiales, Madrid a imposé à l'automne une limitation de la puissance installée chaque année à 400 MW.

Les fabricants de cellules et de panneaux solaires comme _Q-Cells ou SolarWorld ont été étranglés par ce retournement du marché. Leurs stocks ont été multipliés par deux au premier trimestre car les fournisseurs de silicium purifié ont insisté pour que les contrats de livraison signés en 2007 et 2008 soient honorés. A cette époque, la filière souffrait d'une pénurie de silicium purifié et les fabricants de cellules cherchaient à sécuriser leurs approvisionnements en concluant des contrats de long terme.
Pas d'amélioration avant 2011

Combien de temps ces surcapacités vont-elles durer ? Selon le cabinet DisplaySearch, la capacité de production de cellules solaires devrait encore augmenter de 56 % cette année, pour atteindre 17 GW, alors même que le marché des panneaux photovol_taïques chutera de 17 % dans le monde. Pour la plupart des experts, les surcapacités de production ne disparaîtront pas avant 2011 ou 2012. Certes, la Chine a annoncé en juillet un plan de soutien au secteur de 2,5 milliards de dollars. L'Etat va subventionner 50 % des projets de plus de 500 MW de capacité jusqu'en 2011. Mais pour HSBC, l'impact de ce projet ne sera pas « assez substantiel » pour changer la donne. Les investisseurs par_tagent ce point de vue. L'indice Bloomberg des valeurs solaires a chuté de plus de 58 % depuis le début de l'année, alors que les bourses mondiales connaissaient un recul limité à 17 %.

EMMANUEL GRASLAND, Les Echos


Bonne nuit Europe.


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Old Post 17-08-2009 23:05
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Le solaire, j'y crois mais l'investissement est trop lourd.

Si au moins cette surproduction de panneaux solaires pouvait faire baisser le prix de l'installation, trop coûteuse et longue à amortir.


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Old Post 18-08-2009 15:13
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Une industrie qui a besoin d'être lourdement subventionnée pour fonctionner, c'est un non-sens.

Quant au prix de l'installation, j'avais cru comprendre que il n'y avait pas de marges suffisantes pour le faire baisser.


__________________
Que chacun s'efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d'autres une véritable humanité. C'est de cela que dépend l'avenir du monde.


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Old Post 20-08-2009 05:50
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Citation:
Message écrit par Didou, le 20-08-2009 à 06:50
Une industrie qui a besoin d'être lourdement subventionnée pour fonctionner, c'est un non-sens.

C'est le cas des 3/4 de l'agriculture en France, et personne ne dit rien...
Sinon, sans vouloir troller, le démentèlement des premières centrales nucléaires en France n'a pas encore commencé (EDF a tenté avec la centrale de Brennilis en Bretagne il y a quelques années. Bilan : encore trop radioactif, trop cher à démonter, on verra dans... 25 ans!). Quand ça va commencer, le prix de l'électricité risque de salement augmenter. A ce moment-là, le solaire deviendra sans doute rentable...


__________________
Budget militaire des USA pour 2010 : 770 milliards de dollars.
Résoudre les 20 plus grands problèmes mondiaux : 250 milliards de dollars par an. Détail.


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Old Post 20-08-2009 09:04
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Salut les jeunes,

Encore un article qui indique que tout va bien
http://www.lyon-entreprises.com/New...rhonalpine.html

Citation:
Faut-il encore croire à une filière solaire rhônalpine ?
Dominique LargeronDernière mise à jour mardi 08 septembre 2009
Faut-il encore croire à une filière solaire rhônalpine ?

Deux opérateurs importants dans les panneaux photovoltaïques -Tenesol à Saint-Genis-Laval et Photowatt à Bourgoin-l'Institut National de l'Energie Solaire (Ines) installé à Chambéry, un pôle de compétitivité dédié (Tennerdis) : sur le papier, Rhône-Alpes a tout pour être bénie des dieux solaires.
Pourtant, les récentes difficultés rencontrées par Photowatt portent une ombre sur ce bel ensemble. La maison-mère canadienne de Photowatt (ATS) a même dépêché un nouveau directeur, Patrice M. Pelletier, pour tenter de remettre l'entreprise sur pied. Celle-ci a subi des mesures de chômage technique au printemps dernier, tandis que les usines ont été fermées trois semaines cet été. Une première pour une société jusqu'alors citée en exemple et qui avait des projets d'extension très importants. Des propres aveux de Patrice M. Pelletier, « les résultats financiers de Photowatt au cours du premier trimestre 2009 (d'avril à juin) ont été désastreux, avec des pertes importantes. »
Le nouveau directeur de la société de Bourgoin-Jallieu (Isère) est alarmiste : « cette conjoncture fragilise et peut même à moyen terme, mettre en danger la base de la filière photovoltaïque française. » Rien de moins ! La raison ? La Chine s'est lancée à corps perdu dans la filière solaire, avec à la clef une surcapacité de production et une chute importante des prix. Les Chinois produisaient il y a cinq ans l'équivalent de Photowatt. Ils sortent désormais cinquante fois plus de leurs unités de production ! Résultat : les prix du solaire ont été divisés par deux, déstabilisant le marché.
La solution pour permettre à Photowatt de sortir de cette nasse est de diminuer ses coûts en s'appuyant sur la recherche et l'innovation et à moyen terme d'augmenter se production. Le mariage des nanotechnologies dont Grenoble est une plate-forme mondiale et du solaire (projet PV Alliance) apparaît à cet égard très prometteur.
Mais pour le patron de Photowatt, les fabricants doivent être aidés dans cette phase délicate : « Il nous apparaît absolument essentiel que le gouvernement français appuie et supporte fortement sa filière française qui est attaquée de toute part par des sociétés étrangères qui vendent au rabais leurs produits en France sans ce soucier des objectifs de développement durable qui doivent être nécessairement associés à l’émergence de l’énergie solaire en France. Il y a des exemples probants, dont l’Espagne, qui faute d’avoir développé une filière solaire industrielle nationale forte, a vu sa part de marché en énergie solaire s’effondrer. »
Or, dans ce contexte difficile, on a appris cet été, qu'avec l'onction de Jean-Louis Borloo, ministre de l'environnement, le n°1 américain, First Solar s'est allié avec EDF-Energie Nouvelle pour construire en France une nouvelle usine de panneaux solaires qui devrait être implantée non pas en Rhône-Alpes, mais probablement dans les Alpes de Haute-Provence, avec le risque d'accentuer les surcapacités.
A n'en pas douter, une course de vitesse est engagée pour que la région Rhône-Alpes se dote d'une véritable filière solaire. Au-delà le développement d'une telle filière dans l'Hexagone est posé. Mais ne nous voilons pas la face : il faudra y mettre le paquet. A ce propos, le futur grand emprunt n'aurait-il pas là un rôle à jouer ?


Bonne nuit Europe.


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Old Post 27-09-2009 22:58
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Salut les jeunes,

Encore un article qui indique que nous sommes dans la bonne voie:
http://www.lefigaro.fr/societes/200...-en-france-.php

A relire dans 5 à 10 ans pour rigoler

Citation:
First Solar cherche un site de production en France
Alexandre Debouté
21/09/2009 | Mise à jour : 12:20 | Commentaires 3 | Ajouter à ma sélection
Créée il y a dix ans, First Solar est une start-up qui grandit à la vitesse grand V.
Créée il y a dix ans, First Solar est une start-up qui grandit à la vitesse grand V.
La plus belle des start-up américaines du solaire, associée à une filiale d'EDF, s'implantera dans le Rhône ou en Savoie.

Grosse déception à Peyruis, dans les Alpes-de-Haute-Provence. First Solar n'y installera pas la plus grande usine de panneaux solaires de France comme on voulait le croire en juillet. Le champion américain du secteur, qui n'a pas encore choisi son site, vise plutôt la vallée du Rhône ou la Savoie, plus industrialisées. Associé à EDF Énergies Nouvelles, filiale à 50 % d'EDF, First Solar ne remet pas en cause son implantation en France mais il veut s'installer dans une région mieux desservie.

Sur le marché des composants (modules et panneaux) destinés à l'énergie solaire, First Solar (1,24 milliard de dollars de chiffre d'affaires en 2008) rivalise avec le chinois Suntech (1,9 milliard de dollars), l'allemand Q-Cells (1,25 milliard d'euros) ou le japonais Sharp. Une vingtaine d'entreprises, surtout chinoises, se partagent 80 % du gâteau. Même si la crise de surcapacité se traduit aujourd'hui par des coupes drastiques dans les coûts, avec des licenciements à la clé, l'avenir de la filière reste radieux. En termes de coût, l'électricité solaire sera aussi compétitive que l'électricité classique d'ici cinq à dix ans.

Des projets pharaoniques sont programmés, comme Desertec dans le Sahara, ou la construction de la plus grande centrale solaire en Chine, où intervient également First Solar… Tous les coups sont permis. Suntech, qui exporte 70 % de sa production, a récemment cassé les prix de 20 à 30 % pour prendre des parts de marché.

Prévue en 2011, l'arrivée de lignes de production First Solar en France est évidemment une bonne nouvelle. L'usine va générer 90 millions d'investissement direct et au moins 300 emplois. Mais surtout, elle doit contribuer à développer le marché hexagonal.

«Acte de foi»

Sa technologie de couches ultra-minces au cadmium présente le triple avantage d'être moins coûteuse, plus verte et à fort potentiel. Elle est plus respectueuse de l'environnement, car elle n'utilise pas le silicium, plus onéreux, employé par la quasi-totalité du marché, et elle consomme cent fois moins de matière. Elle est aussi plus prometteuse, car elle absorbe mieux le rayonnement. Certains émettent toutefois des doutes sur la résis_tance du produit aux fortes intempéries.

Qu'importe. Créée il y a dix ans, First Solar est une start-up qui grandit à la vitesse grand V. En cinq ans, l'entreprise a multiplié sa capacité de production par trente. Elle dispose déjà d'usines aux États-Unis, en Allemagne et en Malaisie, pour un effectif de 3.500 personnes fin 2008.

Son président, Michael J. Ahearn, a qualifié l'implantation de son groupe en France d'«acte de foi dans le marché et son grand potentiel». En Europe, dans dix ans, l'énergie solaire pourrait représenter entre 4 et 6 % de la consommation d'électricité, contre moins de 1 % aujourd'hui, selon le cabinet AT Kearney. En France, la filière est en pleine accélération. Elle bénéficie de l'activisme de l'État, qui investit, au rythme actuel, 250 millions d'euros de subventions directes pour faire décoller le secteur, sans compter les déductions fiscales.


Bonne nuit Europe.


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Old Post 27-09-2009 23:05
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Salut les jeunes,

Voici un article sur la production d'eau chaude par énergie solaire:
http://www.bati-depot.fr/actualite/...union-2320.html

Citation:
Actualité Solaire
Un équipement record de chauffe-eau solaires pour la Réunion

Le solaire thermique s'impose à la Réunion
Le chauffe-eau solaire individuel s'impose comme la source d'énergie de référence à la Réunion et dans les autres DOM-COM.

Les panneaux solaires thermiques sont présents sur l'île de la Réunion depuis de nombreuses années (début des années 90 pour être précis) mais cette technologie est en passe de s'imposer comme la source d'énergie de référence sur l'île en raison de ses nombreux avantages.

Dans un premier temps, ce sont les bâtiments collectifs qui ont été équipés avec des chauffe-eau solaires (les panneaux thermiques sont simplement reliés en plus à un ballon d'eau chaude afin de fournir de l'eau chaude à l'ensemble du bâtiment). Ces chauffe-eau solaires ont ensuite fleurit sur les maisons individuelles grâce à des subventions publiques car ces équipements étaient encore très coûteux. A partir de 2005, le taux d'équipement s'emballe avec environ 10 000 nouveaux chauffe-eau solaires installés par an.

De 1990 à 2005, la grande majorité des chauffe-eau solaires individuels qui étaient posés sur des toitures possédaient 4 m² de panneaux solaires thermiques pour un ballon d'une contenance de 300 litres le plus souvent acquis grâce à la vente directe. Mais on observe depuis 2005 un réel engouement pour les chauffe-eau solaires individuels possédant un ballon de 450 litres et acquis sous forme de location.

A la fin 2008, on recensait presque 400 000 m² de panneaux solaires à la Réunion, soit le taux (m² / 1000 habitants) le plus élevé d'Europe juste derrière Chypre. Cela représente 140 GWh de production thermique. La production de ces équipements est assurée à 50% par deux usines présentes sur l'île avec un réseau très développé d'entreprises d'installation. De plus, les pouvoirs locaux soutiennent cette filière d'avenir grâce à des plans tels que « les villages solaires » (mené par l'ARER) ou encore le concept du « solaire pour tous » visant à structurer au mieux le développement de cette filière émergente.

La nouvelle règlementation qui entrera en vigueur des le mois de mai 2010 devrait continuer à stabiliser la filière puisque la loi prévoit l'installation obligatoire d'un chauffe-eau solaire pour tout logement neuf si 50% des besoins en eau chaude sont couverts. L'ensemble de ces mesures contribue à créer un climat très sain pour la pérennité de la filière avec des retombées économiques non négligeables comme la création d'emplois dans le secteur. En effet, on comptait en 2008 une centaine d'emplois contre plus de 500 actuellement dans l'île selon l'Observatoire Energie de la Réunion.

Source : Bati Depot ( 14h33 )


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Old Post 28-09-2009 21:01
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Salut les jeunes,

La maison passive cela ne marche pas (encore):
http://www.lemonde.fr/planete/artic...46107_3244.html

Citation:
La maison "passive", peu énergivore, peine à s'imposer en France
LE MONDE | 28.09.09 | 14h31 • Mis à jour le 28.09.09 | 14h31

C'est une jolie maison contemporaine, habillée de pied en cap d'une treille ajourée en bambou. Un ovni, dans cette rue pavillonnaire de Bessancourt (Val-d'Oise). Mais sa véritable originalité est ailleurs : la maison Karawitz, inaugurée en grande pompe jeudi 24 septembre, consomme dix fois moins d'énergie que les pavillons voisins.
Des logements sans chauffage

Performance. Pour être qualifiée de passive, une maison doit consommer 15 kWh par mètre carré par an au plus pour le chauffage, contre 110 pour une maison neuve aux normes et 240 en moyenne pour le parc immobilier français. La consommation totale d'électricité de la maison doit se situer sous les 120 kWh/m2/an.

Principe. La maison capte la chaleur produite par le soleil, les appareils électroménagers, la cuisine, les lampes, et même le corps de ses habitants, emmagasinée et restituée par des matériaux à forte inertie.

Outils. A une conception bioclimatique pour optimiser l'apport solaire, la maison passive ajoute les exigences d'un bâtiment "thermos" : une forme compacte, des murs épais et surisolés, des fenêtres double ou triple vitrage. Et pour aérer sans refroidir l'air, la ventilation met en oeuvre un système mécanique à double flux et récupérateur de chaleur.
Sur le même sujet

Voici donc la première maison passive d'Ile-de-France dûment certifiée. Et, à ce jour, l'habitation la plus performante de l'Hexagone, selon ses concepteurs et destinataires, les architectes Milena Karanesheva et Mischa Witzmann, duo germano-bulgare fondateur de l'agence parisienne Karawitz.

Les maisons passives ? Un concept défini en 1998 par des chercheurs de Darmstadt, en Allemagne. Ces bâtiments ultra-basse consommation, étanches, capables de se passer de radiateurs, partent du constat que la meilleure énergie est celle qu'on ne consomme pas. Une maison passive brûle 90 % moins d'énergie qu'une construction moyenne, 75 % de moins qu'un logement aux normes thermiques actuelles.

"Notre maison est presque autonome. Notre consommation totale d'électricité atteint 60 kWh par mètre carré et par an, moitié moins si l'on déduit la production de nos panneaux photovoltaïques", détaille M. Witzmann.

Reste que les maisons passives demeurent en France une exception notable. Quelque 20 000 bâtiments passifs ont été bâtis en Europe ces dernières années... dont une centaine seulement dans l'Hexagone. "Il y a en France 150 bâtiments en cours de constructions ou projetés, une petite centaine construits et habités. Mais seulement une demi-douzaine vraiment labellisée, tous des maisons individuelles", précise Etienne Vekemans, président de l'association La Maison passive France.

Plus de subventions

Dans le même temps, l'Allemagne a bâti 12 000 maisons passives et l'Autriche près de 5 000, selon le réseau européen Pass-Net. Au rythme actuel, ces deux pays devraient compter, d'ici à 2012, respectivement 38 000 et 27 000 maisons passives. Pas sûr que le phénomène ait décollé en France d'ici là.

"Le premier obstacle est financier", estime M. Witzmann. Le coût de construction de ces maisons "thermos" dessinées sur mesure reste prohibitif : entre 1 800 euros et 2 000 euros hors taxes le mètre carré en moyenne, 360 000 euros toutes taxes comprises pour les 160 m2 de la maison Karawitz. "On estime le surcoût de 20 % à 25 % pour une maison individuelle, environ 10 % en habitat collectif, précise M. Vekemans. Grâce aux économies d'énergie, cet investissement est amorti en quinze à vingt ans pour une maison, dix ans dans un immeuble."

La facture a de quoi décourager. D'autant que, "depuis le début de l'année 2009, la maison passive ne bénéficie plus d'aucunes subventions, pourtant essentielles pour démarrer une filière", tempête M. Vekemans. "La France a abandonné l'intérêt pour le passif manifesté pendant le Grenelle de l'environnement, pour consacrer toutes ses aides à la promotion du label bâtiment basse consommation." Une norme bien moins exigeante.

Plus largement, "le passif en France est a-légal, hors la loi, non prévu dans les documents techniques qui définissent les règles de construction, observe M. Vekemans. Des règles définies par un secteur du bâtiment qui a favorisé les constructions jetables, bon marché mais très gourmandes en énergie. Faire l'exact inverse très vite, c'est délicat. Les règles ne collent plus."

Résultat : même pour les budgets sans limite, le rêve écologique peut se transformer en cauchemar de chantier. "La maison passive demande une rigueur et une qualité absolues dans la conception, la fabrication et la mise en oeuvre, prévient M. Vekemans. Or les professionnels compétents ne sont pas très nombreux. Les filières sont en train de se constituer. Beaucoup de matériaux n'étaient pas disponibles jusqu'à une date récente."

Retour dans la maison Karawitz. "Les panneaux de bois, les poutrelles et les cellules photovoltaïques viennent d'Allemagne, l'isolant en ouate de cellulose de Suisse, le système de ventilation du Danemark", confirme M. Witzmann.

Autant de camions sur les routes. Et autant d'accrocs dans le bilan écologique de la maison.
Grégoire Allix


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Salut les jeunes,

Un artcile intéressant sur le photovoltaique:
http://www.batiactu.com/edito/panne...t-on--24079.php

Citation:
Panneaux photovoltaïques : où en est-on ?
La sensibilisation du consommateur à la cause environnementale et les aides fiscales font les beaux jours des systèmes photovoltaïques (PV). Mais que savons-nous exactement de leur technologie, de leur espérance de vie, de leur condition de garantie ? Et en ces temps où le développement durable s’impose, existe-t-il des filières de recyclage, comment s’organisent-elles ? Eléments de réponses avec des responsables de Ginger CEBTP, groupe d’ingénierie expert en bâtiment.
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* Filière Bois : le fonds de 20 M€ voit le jour
* Energies Renouvelables

Installés pour la toute première fois dans les années 60/65, le nombre de panneaux photovoltaïques installés en France a augmenté de plus de 60% en seulement 6 mois. Fin juin 2009, le parc photovoltaïque français représentait 135 MW pour environ 25.000 installations. Celles-ci, composées des panneaux photovoltaïques, bénéficient de garanties entre 2 et 5 ans selon les fabricants qui eux-mêmes assurent 90% de la puissance initiale au bout de 10 ans et 80% au bout de 20 à 25 ans.
C'est-à-dire que durant les premières années de production d’un module photovoltaïque, sa perte de puissance est équivalente à 1%/an. Ainsi, les fabricants garantissent, en plus du produit lui même, la puissance délivrée par les modules. Cette garantie ne fonctionne uniquement que si le module est intact. En effet, «dans le cas où le module subit un orage de grêle dans la 8ème année après la pose et ne délivre plus que 50% de sa puissance initiale, la garantie produit n’est plus valable et comme le produit est dégradé physiquement, la garantie puissance n’est plus valable non plus», explique Rémi Laronde, chargé d’affaires en recherche PV chez Ginger CEBTP.

En outre, cette garantie pose aussi un problème de suivi par les fabricants. Très peu de fabricants sont également installateurs de ces systèmes photovoltaïques et «ils ne savent donc pas dans quelles conditions leurs panneaux sont posés», souligne Rémi Laronde. Pour faire marcher cette garantie, «il faut donc que la personne qui est devenue producteur d’électricité grâce à l’énergie photovoltaïque fasse appel à une société, 10, 20 ou 25 ans après la pose afin de vérifier si les panneaux n’ont pas une perte de puissance trop importante», ajoute ce dernier.


Durée de vie d’un PV
Comme tout produit, les panneaux photovoltaïques ont une durée de vie qui semble être une «donnée assez complexe», intervient Philippe Excoffier, responsable division Enveloppe du Bâtiment chez Ginger CEBTP, car, en effet, elle tient compte de la qualité intrinsèque des matériaux le constituant, de la «dureté» de l’environnement dans lequel il s’opère et de sa durée d’utilisation.
Ainsi, afin d’obtenir des informations précises, le groupe d’ingénierie Ginger CEBTP a développé des méthodes et des essais de vieillissement accéléré permettant de prévoir précisément la durée de vie des panneaux solaires. «Il faut savoir que le panneau solaire n’est qu’un maillon d’une grande chaîne qui comprend l’attache au support sur lequel il est posé, l’onduleur, le câblage…. Tous ces éléments contribuent à la “durabilité“ du système », poursuit Philippe Excoffier.


Différentes technologies de cellule
Concernant leur rendement, celui-ci dépend principalement de la technologie de la cellule. Ainsi, si la cellule est en silicium monocristallin, son rendement commercial (données constructeurs) sera de 12 à 20%, en silicium polycristallin de 11 à 15%, en silicium amorphe de 5 à 9%, CIGS (Cuivre, Gallium, Indium et Sélénium) de 6 à 10%... «Mais ces rendements étant assez faibles, des recherches autour des cellules utilisant les nanotechnologies se font actuellement et principalement aux Etats-Unis, pour lesquels les rendements sont meilleurs, autour de 30%», précise Rémi Laronde.

Pour déterminer le rendement d’un module PV, «il faut faire la relation entre la puissance crête d’un module PV (Pc), le rayonnement solaire global reçu par le panneau qui est de 1000W/m2 (I) et la surface du module PV (S)», continue Rémi Laronde.
La puissance crête d’un module PV est déterminée dans les conditions standards normalisées dans les normes CEI 61215 ou CEI 61646. Ces conditions standards sont un ensoleillement de 1000W/m2, une température de cellule de 25°C et un spectre solaire de AM 1,5.

Enfin, à propos des filières de recyclage, il existe une société américaine, fabricante de modules photovoltaïques au CdTe (Tellurure de Cadmium) qui récupère les modules lorsque ceux-ci doivent être mis au rebut. Cette société est la seule à avoir mis en place une procédure de collecte et de recyclage de ses modules.
«Sinon, il existe l’association française PV Cycle qui a été créée en juillet 2007», explique Rémi Laronde. Celle-ci a pour objectif de faire appliquer l'engagement de l'industrie photovoltaïque à mettre en place un programme volontaire de récupération et de recyclage des modules PV en fin de vie. Les membres de cette association sont les principaux fabricants de modules photovoltaïques internationaux. Ceux-ci ont pour objectif de mettre en place les filières de recyclage qui sont, à ce jour, inexistantes, sauf celle située aux Etats-Unis.

(28/09/2009)


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Salut les jeunes,

Un article d'il y a deux mois:
http://www.bati-depot.fr/actualite/...aires-2203.html

Citation:
Actualité Solaire
La Chine accélère ses investissements liés à l'énergie solaire

La Chine veut accroitre son parc de panneaux solaires
La Chine vient de débloquer 10 milliards de dollars afin de soutenir l'industrie solaire chinoise durement touchée par la crise économique.

La Chine a décidé mardi d'adopter un vaste plan de soutien pour aider l'industrie de l'énergie solaire. Ce plan prévoit de débloquer 10 milliards de dollars afin de soutenir le développement durable dans son pays. Les analystes restent cependant prudents quant à l'impact réel de ce plan sur moyen terme. La Chine possède en effet un retard considérable au niveau de sa production d'énergies renouvelables. Alors qu'elle produit presque un panneau solaire sur trois, la Chine est très largement sous équipée par rapport au poids lourds du marché que sont l'Allemagne, l'Espagne et le Japon.

Grâce à ce plan de soutien, le gouvernement chinois espère sensibiliser la population aux bienfaits de l'électricité photovoltaïque. Ce plan inclura des subventions qui atteindront 50% en milieu urbain et 70% en zone rurale afin de faciliter l'accès à cette énergie du futur. Il faut dire que le travail est titanesque dans ce pays où l'on ouvre chaque semaine plusieurs centrales à charbon. La Chine fait partie des plus gros pollueurs de la planète avec les Etats Unis.

En 2006, le parc de panneaux photovoltaïques chinois comptait 300 MW installés. Le gouvernement espère faire passer cette capacité de production à 800 MW d'ici 2 ou 3 ans grâce aux capitaux débloqués pour la filière. De nombreux fournisseurs de panneaux solaires devraient fortement profiter de ces subventions massives. C'est le c as notamment de Suntech Power Holdings qui a annoncée un vaste projet de fermes solaires réparties dans tout le pays pour une capacité totale de 1.8 GW. L'entreprise ReneSola qui a également annoncé un projet ambitieux de 500 MW pour la production d'électricité solaire devrait également tirer son épingle du jeu.

Les effets directs de cette nouvelle politique chinoise seront visibles à plus long terme car les spécialistes énergétiques de ce pays pointent du doigt l'insuffisance de ce plan pour absorber la surproduction de panneaux solaires. En effet, depuis le début de la crise économique mondiale, de nombreux acteurs de l'énergie solaire ont vu leurs commandes chuter de manière vertigineuse entrainant une baisse des prix et par conséquent des profits engrangés par ces sociétés. Le but de ce plan de soutien est donc double : faire un maximum de pub autour de cette énergie verte et aider certaines entreprises à liquider leur stock en relançant des projets purement à l'arrêt (plus de crédit) depuis le début de la crise. Mais rien ne garantit que ce plan permette d'absorber la totalité des surplus de la filière chinoise.

Le pétrole ayant vu son prix fortement baissé ces derniers mois, l'énergie solaire est devenue beaucoup moins compétitive que les énergies fossiles. Cela a eu pour conséquence directe de freiner de nombreux projets de centrales photovoltaïques dans un pays qui en aura pourtant cruellement besoin dans l'avenir. A plus longs termes, ce sont près de 30 milliards de dollars qui devraient être investis dans différents secteurs liés aux énergies renouvelables. Mais certains spécialistes affirment d'or et déjà que les premiers effets de ce plan ne se feront ressentir qu'en 2011.

Source : Bati Depot ( 23/07/09 )


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Salut les jeunes,

Le solaire c'est l'avenir
http://www.bati-depot.fr/actualite/...chine-2287.html

Citation:
Actualité Solaire
La Chine signe son premier gros contrat photovoltaïque avec First Solar

Création d'une centrale solaire de 2 GW en Chine
Création de la plus grande centrale solaire photovoltaïque (2 GW) du monde en Chine avec l'américain First Solar

Le leader mondial des panneaux solaires, l'entreprise américaine First Solar a annoncé mardi la signature d'un protocole d'accord avec le gouvernement chinois. Cet accord prévoit la construction d'une gigantesque centrale solaire photovoltaïque au sol de 2 gigawatts dans la ville d'Ordos en Mongolie intérieure. Cette centrale photovoltaïque aura donc la capacité de production de 2 centrales nucléaires, ce qui en fera la plus grande installation de panneaux solaires jamais réalisée !

La Chine avait récemment annoncé un plan de soutien à l'énergie solaire pour l'ensemble de la filière photovoltaïque chinoise (cf actu : la Chine accélère ses investissements liés à l'énergie solaire). Pour réellement montrer son implication dans les énergies renouvelables, le gouvernement chinois avait demandé au président du Comité Permanent de l'Assemblée Populaire de Chine d'être présent au moment de la signature La construction de cette centrale photovoltaïque au sol devrait s'échelonner sur plusieurs années. La première partie du chantier débutera le 1er juin 2010 avec la réalisation d'un projet pilote de 30 mégawatts. Les phases 2, 3 et 4 démarreront respectivement avec des installations de 100, 870 et 1000 mégawatts. La 2eme et 3eme phase de ce projet colossal s'achèveront en 2014 et la dernière en 2019.

Pour les autorités chinoises, cet engagement marque un tournant puisque après les paroles, ce sont des actes qui sont adoptés. La Chine entend ainsi consolider sa filière photovoltaïque car elle fait parti des principaux pays exportateurs de panneaux photovoltaïques et montrer au monde qu'elle fera partie des pays sur lesquels il faudra compter à l'avenir en matière de développement durable. Mais une Chine qui rejette peu de CO2 existera-t-elle vraiment tant sa croissance est importante et ses besoins énergétiques gigantesques ?

Cet accord nous prouve en tout cas que des changements sont à attendre en matière de gestion des énergies. N'oublions pas que nous sommes à la veille de la conférence mondiale de Copenhague sur la protection de l'environnement et le réchauffement climatique. La Chine entend maintenant montrer qu'il faudra faire avec elle.

Source : Bati Depot ( 11/09/09 )


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Salut les jeunes,

Tout va très bien Madame La marquise:
http://www.latribune.fr/green-busin...uvernement.html

Citation:
La filière solaire met la pression sur le gouvernement
Source : La Tribune.fr - 08/10/2010 | 16:09 - 495 mots |
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La filière solaire met la pression sur le gouvernement
L'ambiance reste chaude dans le solaire ! Fonroche gèle un projet d'extension de son site de production du Lot-et-Garonne, Solairedirect suspend la construction de ses deux usines d'assemblage dans l'Hexagone... Et dix-huit industriels interpellent le Président de la République pour faire entendre leurs arguments à l'heure où le gouvernement prépare une nouvelle évolution du cadre réglementaire et envisage de conditionner le tarif d'achat au coût carbone des panneaux. Une mesure qui ne fait pas l'unanimité.

"Le photovoltaïque français de 2020, avec 50 000 emplois nouveaux, se construit dès maintenant mais il peut aussi sortir de la route brutalement à cause de coups de frein intempestifs et de brusques coups de volant; le risque de destruction d'emplois est aujourd'hui bien réel", préviennent les signataires de la Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, publiée aujourd’hui dans la presse, parmi lesquels on trouve Photowatt, Emix, Fonroche, Solarezo ou encore Solairedirect.

Un besoin de visibilité

Les entreprises demandent surtout de la visibilité et de la lisibilité. "Le rapport Charpin a posé de bonnes questions, mais nous avons besoin d'un cap clair, argumente Thierry Carcel, directeur général de Fonroche. Si on change les règles sans arrêt, on ne peut pas investir pour développer l'outil industriel. On reproche à la filière d’avoir un impact négatif sur la balance commerciale du pays. C’est vrai aujourd’hui, mais nous avons commencé à accroître la production et nous commençons à exporter ».

Les signataires ne sont pas opposés à des évolutions, mais ils veulent participer à la réflexion. Ainsi, ils ne sont pas fermés par principe à l’instauration d’un quota annuel sur les installations - une proposition du rapport Charpin. « Nous ne sommes pas contre, mais il faut des quotas intelligents et des tarifs d’achat différenciés en fonction de la nature, de la complexité des installations et de leur intégration dans l’environnement, poursuit Thierry Carcel. Il faut encourager des projets intelligents. Par exemple, une serre photovoltaïque permet de produire de l’électricité, de fournir de la chaleur et elle est positive pour l’agriculture. »

Un coût carbone difficile à calculer

La piste évoquée récemment par Jean-Louis Borloo de conditionner le tarif d’achat au coût carbone des panneaux pour aider la production française, ou en tout cas européenne, recueille des avis différents. « L’idée est bonne mais ce n’est pas suffisant, d’autres critères environnementaux devront être pris en compte. Et il faudra prendre des précautions : des fabricants chinois peuvent très bien compenser en utilisant des énergies renouvelables pour leurs usines », estime Thierry Carcel.

"Faire un bilan carbone semble difficile, tout comme mettre en place des mesures discriminantes, a estimé de son côté, Thierry Lepercq, PDG de Solairedirect, avec beaucoup de scepticisme lors d’une conférence en début de semaine. Mieux vaut miser sur la compétitivité et devenir exportateur plutôt que de bloquer les panneaux importés".

En attendant d'y voir plus clair, plusieurs industriels ont gelé leurs projets dans l’Hexagone, à l’image de Solairedirect qui a suspendu la construction de deux usines d’assemblage et de Fonroche, qui a reporté un projet pour passer de 90 MWc à 140 MWc de capacités de production.

Du côté des pouvoirs publics, Jean-Louis Borloo estime qu’il faut mettre un terme à l’emballement du secteur. Et en début de semaine, un rapport des députés Michel Diefenbacher (UMP) et Jean Launay (Parti socialiste) a encore une fois dénoncé la « bulle photovoltaïque », proposant une nouvelle baisse des tarifs d’achat pour éviter une flambée du coût de l’électricité. L'ambiance risque de rester chaude encore quelque temps...


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Salut les jeunes,

Embellie sur le front du solaire:
http://www.enerzine.com/1/10317+fil...allemagne+.html

Citation:
Filière solaire PV : "la France n'est pas l'Allemagne"
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Filière solaire PV : "la France n'est pas l'Allemagne"Même si le rapport Charpin sur le photovoltaïque de l'Inspection Générale des Finances, rendu public le 3 septembre dernier "a été fait sérieusement, avec une équipe qui a pris le temps d'écouter les différents acteurs, le diagnostic du réel s'avère quelque peu biaisé" estime Enerplan, l'association professionnelle de l'énergie solaires.

En conséquence, selon l'Association, sont tirées des conclusions hâtives pour étouffer/corseter le marché, alors même que la filière industrielle française du PV en est encore au milieu de sa phase d'investissement – création de 1000 emplois avec d'autres centaines à confirmer. Ainsi, les préconisations du rapport pourraient porter préjudice aux PMI/PME françaises sur l'ensemble de la chaîne de valeur (plus de 10 000 emplois impactés).

Enerplan rappelle qu'il faut 2 à 3 ans pour décider et construire une usine, et que le marché n'a véritablement démarré qu'il y a 2 à 3 ans seulement. L'Allemagne mène une politique continue de développement de son marché intérieur depuis plus de 15 ans. Une ténacité politique qui a généré une industrie solaire globale et compétitive. "Mais la France n'est pas l'Allemagne", tient-elle à préciser, aussi après 3 ans, il est proposé de mettre "la filière sous l'étouffoir".

Et de se poser des questions : "Est-ce un renoncement qui sera validé par le gouvernement ? Sera-t-il assumé devant l'opinion publique, que la France s'apprête à décrocher de la compétition mondiale pour faire émerger et structurer un secteur solaire national fort ?"

Comme pour l'APESI, Enerplan entend bien être partie prenante de la concertation automnale, sur l'actualisation de la stratégie nationale et sur l'évolution des tarifs (> 2011). D'après elle, il devient plus qu'urgent de lever les incertitudes sur les modalités du marché qui seront applicables dans quelques mois. "Un secteur émergent, prometteur et « fragilisé », principalement constitué de PME et de PMI, ne peut avancer à vue, sans stabilité des règles de régulation".

Enfin, Enerplan alerte le gouvernement et l'administration sur les risques économiques que courent le secteur industriel français et tous les installateurs QualiPV, qui adressent le secteur résidentiel. Et d'ajouter "une définition de l'intégré bâti élitiste et rigoriste telle que prévue pour janvier 2011, serait de fait une baisse du tarif résidentiel en trompe l'œil (de 58 à 37 c€/kWh) alors que le crédit d'impôt va être abaissé à 25%. De quoi déstructurer le secteur et perdre l'investissement des 3 dernières années, avec une régulation mal calibrée. Les exigences édictées par l'administration, pourraient d'ailleurs constituer une rupture d'égalité des français devant la loi d'achat de l'électricité solaire."


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Salut les jeunes,

La filière est déjà morte avant d'être née :
http://www.greenunivers.com/2010/06...parition-37500/

Citation:
Fonroche : sans changements, la filière solaire française est menacée de disparition
Publié par PLaurent • mardi 01 juin 2010 à 21:40 • Version imprimable

Fonroche Fonroche : sans changements, la filière solaire française est menacée de disparitionLe marché solaire français, tout juste émergent, serait-il déjà menacé d’explosion en vol ? C’est en tout cas ce que redoute le groupe Fonroche, qui se présente comme le premier acteur industriel national avec une capacité de production de 90 MW à fin juin pour son site d’assemblage de panneaux photovoltaïques de Roquefort (Lot-et-Garonne). Fondée par Yann Maus en 2008, la jeune et ambitieuse entreprise, qui vient de lever 50 millions d’euros auprès du fonds Eurazeo et vise 200 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2010, monte au front avec une « Lettre ouverte » aux élus et décideurs économiques.

Première accusation, Fonroche estime que le développement des projets se fait de manière souvent anarchique, au détriment de l’environnement : « Les grands groupes installent parfois des centrales au sol sur des terres arables, au détriment de l’agriculture », regrette Thierry Carcel, le directeur général.

Trop de panneaux chinois !

Autre grief, sur le plan économique : « beaucoup de développeurs font appel à des fabricants de panneaux étrangers, notamment chinois, dont les coûts sont plus bas avant tout parce que la qualité est moindre et pas pour des raisons de main-d'oeuvre. Résultat : l’argent versé par l’Etat via les tarifs d’achat subventionnés crée des emplois, mais dans d’autres pays », poursuit le dirigeant. Une pierre dans le jardin d’EDF EN ou de GDF Suez, qui pour sa future centrale de 33 MW de Curbans (Alpes de Haute-Provence) utilisera des panneaux du chinois Yingli.

Le groupe estime que le développement d’une filière industrielle solaire française nécessite de remettre de l’ordre. « Pour freiner le marché, il faut commencer par interdire les centrales au sol sur des terres qui ne sont pas des friches industrielles ou des terrains non cultivables », juge Thierry Carcel.

La société souhaite également plus de responsabilité dans les appels d’offre pour tenir compte de l’origine des panneaux et privilégier les entreprises qui créent des emplois en France. « Nous en sommes un exemple : nous aurons 250 salariés en fin d’année et notre activité suscite aussi de nombreux emplois indirects. Il faut que les donneurs d’ordre publics intègrent ce critère pour pouvoir développer une filière française ».

Méfiance sur une nouvelle baisse des tarifs d'achat

Enfin, le groupe demande une visibilité sur les tarifs d’achat. Car malgré la baisse annoncée en début d’année, l’emballement du marché – qui a encore crû de 20% au premier trimestre 2010 - pourrait conduire le gouvernement à revoir encore les tarifs d’ici au 1er janvier 2012, selon Fonroche. « Nous avons investi 20 millions d’euros dans notre outil industriel, nous sommes prêts à aller plus loin mais nous avons besoin d’un cadre stable pour éviter des situations comme en Espagne où de nombreuses entreprises ont mis la clé sous la porte après la baisse brutale des subventions ».

Alors que le groupe ne fait pour l’instant qu’assembler des cellules achetées à l’étranger, notamment au Canada et en Scandinavie, il se dit prêt à s’engager dans la création d’une filière amont à condition d’obtenir plus de visibilité. En-dehors de Photowatt, aucune entreprise française n’est en effet présente à l’heure actuelle dans la fabrication de cellules photovoltaïques en silicium. Un groupement de PME – réunies au sein du consortium PV 20 emmené par la société MPO - cherche toutefois à se positionner sur ce marché amont très difficile.


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Salut les jeunes,

C'est vraiment pas de chance:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...se-degonfle.php

Citation:
Énergie solaire : la bulle spéculative se dégonfle

Mots clés : énergie solaire, Grenelle 2, électricité photovoltaïque
Par Frédéric De Monicault, Fabrice Nodé-Langlois
14/05/2010 | Mise à jour : 21:24 Réaction (35)
Subventionné et dopé par le tarif de rachat bonifié, le photovoltaïque est devenu un produit financier. La filière veut assainir le marché et se prépare à une concentration des acteurs.

La bulle du solaire est-elle en train de se dégonfler en France ? Le vote du projet de loi Grenelle 2, le 11 mai, s'est révélé moins polémique sur l'électricité photovoltaïque que l'éolien. Le texte valide les nouveaux tarifs de rachat - moins avantageux - de l'électricité d'origine photovoltaïque qui avaient été pris par arrêtés en janvier dernier. «La baisse du tarif avait ému la filière, rappelle André Antolini, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), mais globalement, le Grenelle 2 permet le développement de l'activité.»

Ces derniers mois, les reproches pleuvaient sur la filière solaire. Pêle-mêle, des installations parfois défectueuses, une pléiade d'interlocuteurs, trop d'écart entre le nombre de projets annoncés et les réalisations… Bref, un marché qui se cherche et qui « ressemble un peu au Far West, chacun cherchant à tirer son épingle du jeu au point d'être régulièrement taxé de spéculateur », témoigne un acteur. Mais pourrait-il en être autrement pour une industrie largement subventionnée, réunissant plusieurs technologies et qui doit gagner tant en visibilité qu'en simplicité ?

Énergie encore marginale

À la fin de l'année dernière, 43 700 installations photovoltaïques étaient raccordées au réseau électrique français pour une puissance totale de 268 mégawatts (MW). Les capacités nouvelles installées ont plus que doublé entre 2008 et 2009. Les perspectives en matière d'emploi sont réelles. La filière aurait mobilisé 8 500 emplois en 2008 selon l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et prévoit d'occuper 70 000 personnes en 2020. Mais malgré son dynamisme, le secteur ne représente encore qu'à peine 0,05 % de la production d'électricité en France. Le solaire thermique, quant à lui, ne contribue qu'à hauteur de 1,1 % de la chaleur produite dans l'Hexagone. « L'explosion du photovoltaïque ( ces deux dernières années) s'explique parce que le crédit d'impôt, qui couvre une assiette d'investissement de 16 000 euros, conjugué au tarif de rachat attractif l'ont transformé en placement financier», résume Jean-Louis Bal, le «M. Énergies renouvelables» de l'Ademe. Simultanément, le solaire thermique (pour produire de l'eau chaude), qui ne bénéficie pas d'atouts financiers et dont l'éligibilité à l'écoprêt à taux zéro n'est pas évidente, a chuté de 15 % en 2009.

Paradoxalement, la baisse des tarifs de rachat décidée dans la loi Grenelle 2 n'a pas suscité trop de grogne au sein de la filière. «Je soutiens cette baisse pour écarter des opportunistes, et pour créer un vrai marché », plaide Stéphane Maureau, le directeur général d'Evasol, premier installateur en France. Car «les gens se montrent très réceptifs au solaire, mais nous devons être encore plus pédagogiques, souligne Frank Chevral, directeur de France Panneaux Solaires, un installateur qui travaille à 95 % pour les particuliers. Celui-ci rappelle que si la Chine peut fabriquer des panneaux de bonne qualité (la France n'en produit pratiquement pas), il se pose nécessairement des problèmes de garantie pour ces produits. La filière a récemment mis en place des labels de qualité, comme Qualit'ENR. Un audit sur les chauffe- eau réalisé en 2008 a révélé 6 % d'installations défaillantes et 18 % dans un état insuffisant.

Parmi les autres difficultés récurrentes, les professionnels insistent sur la durée excessive pour raccorder une installation solaire au réseau. Parfois plusieurs mois, contre quelques jours seulement en Allemagne. Dans la ligne de mire, ERDF. La filiale d'EDF en charge de la distribution répond ne pas avoir été programmée pour raccorder tous les petits producteurs. Tôt ou tard, le secteur du solaire devrait connaître un phénomène de concentration. Les acteurs ont des besoins en fonds de roulement importants. Leur efficacité passe donc par le regroupement. Les grands énergéticiens sont à l'affût. Ainsi Total, après avoir raté le virage de l'éolien, veut absolument réussir celui du solaire. GDF Suez s'affiche de son côté en fervent partisan d'un mix énergétique équilibré. Areva a procédé à des acquisitions significatives dans le solaire, dont le californien Ausra en février. Quant à EDF, le groupe dispose avec sa filiale EDF Énergies nouvelles d'un solide bras armé.

Les efforts seront indispensables si la France entend atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés dans le cadre du Grenelle, à savoir l'implantation d'une centrale solaire dans chacune des régions françaises dès 2011 et la multiplication de la capacité photovoltaïque par vingt-trois d'ici à 2020.


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Forum OXMO > Section Généraliste > Discussion Libre > [ACTU] La filière solaire plonge dans une violente crise de surproduction

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