|
Sumatriptan |
 |
Guru 
Déconnecté
Niveau : 5 N° de Membre :
7193
Ancienneté : 97%
Participation : 12%
Inscription: 14 Dec 2002
Localisation: Panam'
Age: 46
Messages: 10347
Sujets Lancés : 228
|
6. La libération des services est-elle un passage obligé ?
ARTICLE I-4
Libertés fondamentales et non-discrimination.
§ 1. La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la liberté d'établissement sont garanties par l'Union et à l'intérieur de celle-ci, conformément à la Constitution.
ARTICLE II-15
Liberté professionnelle et droit de travailler
§ 2. Tout citoyen de l'Union a la liberté de chercher un emploi, de travailler, de s'établir ou de fournir des services dans tout Etat membre.
ARTICLE III-147
§ 1. La loi cadre européenne établit les mesures pour réaliser la libéralisation d'un service déterminé. (...)
COMMENTAIRE
Découverte par l'opinion à l'occasion de la polémique sur la directive Bolkestein, la question de la libération des services découle d'un principe de libre circulation qui est l'une des bases de la construction européenne depuis sa fondation. L'Acte unique entré en vigueur en juillet 1987, conclu pendant la présidence Mitterrand sous l'impulsion du socialiste Jacques Delors, qui dirigeait la Commission européenne, a permis progressivement de mettre en place les mécanismes permettant la suppression des douanes entre les pays de l'Union et d'instaurer un marché libre des marchandises. Il a ouvert la voie à la future monnaie unique, en 1999.
La libre circulation des personnes a été plus compliquée encore. Il a fallu passer par des accords spécifiques, hors traités, entre un nombre restreint, au départ, de pays (les accords de Schengen) pour éprouver des mécanismes étendus ensuite à l'Union.
Pour les services, l'Acte unique stipulait que les restrictions "sont progressivement supprimées" au cours de la période de transition prévue pour la mise en oeuvre du traité. Il a fallu attendre la stratégie de Lisbonne, adoptée en 2000, pour relancer la compétitivité européenne, pour qu'on s'y intéresse à nouveau. Les services ont entre-temps pris une place de premier rang, générant 70 % du produit brut communautaire et des emplois en Europe.
Entre-temps aussi, la Charte des droits fondamentaux, au terme de discussions difficiles, dans lesquelles la France a eu une influence décisive, avait fait reconnaître la spécificité des "services d'intérêt économique général", auxquels la Constitution accorde désormais un statut juridique à part.
Dans le cadre des principes généraux énoncés par les traités, il revient aux gouvernements, sur la base des propositions de la Commission, de négocier les dispositions à mettre en oeuvre. C'est une négociation éminemment politique. Pour la première fois, la Constitution donne au Parlement européen, qui n'a aujourd'hui qu'un rôle consultatif, un pouvoir de codécision dans cette négociation.
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 45 Jours, 1 Heure, 40 Minutes, 57 Secondes en ligne
|