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Zorba |
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Suppression d'un jour férié : votre avis
Reçu par e-Mail aujourd'hui :
Citation: Analyse de la suppression d'un jour férié.
La proposition de suppression d'un jour férié par an pour financer l'aide aux personnes âgées est applaudie par le MEDEF, encouragée par BALLADUR et admise par Mgr Dubost évèque d'Evreux qui souhaite supprimer deux jours fériés ( le 8 mai et le lundi de Pentecôte ).
Les sondages indiquent qu'entre 70 à 81 % des français sont d'accord .
Qu'en est -il ?
UN Jour férié en moins c'est environ 7,5 Milliards d'Euros de PIB en plus ( 50 M de Francs ou l'équivalent de 4 tranches nucléaires de 900 MW ou plus de la moitié du tunnel sous la manche ) de quoi construire une centaine de maisons de retraite TOUS LES ANS ! Voilà qui résoudrait facilement le problème de nos anciens. ça c'est la théorie.
La réalité est tout autre et beaucoup plus cruelle !
UNE Journée de production en plus pour la nation ne produit pas mécaniquement des ressources supplémentaires. En effet, il est inutile de produire plus de voitures et de réfrigérateurs si ceux-ci ne peuvent être vendus, la population n'achètera pas plus de frigo qu'elle n'en a besoin ! Mécaniquement les produits fabriqués correspondent à ce qui est
vendu. Ce ne sont pas les chômeurs de Moulinex qui diront le contraire.
Par conséquent il est illusoire d'attendre de la suppression d'un jour férié qu'elle créée de la richesse.
Le MEDEF ne veut pas faire cadeau des recettes de production de cette journée, pour produire il faut du matériel, des matières premières, de l'énergie et du personnel (même si celui-ci abandonne son salaire). Tout au plus il accepte que les cotisations sociales du jour supplémentaire soient affectées aux personnes âgées, ce qui est la moindre des choses
dans la mesure où ces cotisations font partie du budget de la sécurité sociale.
Les jours fériés lorsqu'ils s'associent avec un week-end permettent de faire des petits voyages, ou associés avec un ou deux jours de RTT des petites vacances. Dans les deux cas ce sont les métiers du tourisme et les salariés qui en profitent.
RESULTATS :
- 1 jour férié en moins provoquera une réduction des effectifs dans les grandes entreprise. Par le principe simple de l'augmentation de présence des salariés de 0.5% par an. Cela donne 1 chômeur de plus pour 200 salariés. On peut raisonnablement 'espérer' créer 30 000 Chômeurs par un très simple effet mécanique, sans compter l'impact sur les métiers du
tourisme (qui perdent les recettes générées par ce jour férié).
- Pour l'immense majorité des salariés les jours fériés sont payés (effet de la mensualisation, voir le problème des retenues de grève des enseignants ) ils font donc l'objet d'un salaire et des cotisations sociales. Le jour férié ne pourra donc pas être payé une seconde fois, ni
les charges sociales. LA SUPPRESSION D'UN JOUR FERIE NE CREERA PRATIQUEMENT PAS UN EURO DE COTISATIONS SUPPLEMENTAIRES ALLANT DANS LES CAISSES DE LA SECU.
Mais alors, si le salarié y perd un jour et si les recettes de la Sécu n'augmentent pas, quel est l'intérêt de cette idée ??? Offrir 1 jour de travail aux entreprises, ce qui est une manière détournée d'augmenter le temps de travail annuel, sans le dire, mais tout en le faisant !
- Pas question de taxer les patrons par l'impôt, Chirac ne veut pas.
D'autre part affecter une part d'un impôt à un domaine de dépense est inconstitutionnel (l'impôt est prélevé en totalité pour le budget de l'état sans qu'il soit possible d'affecter un impôt particulier à une dépense particulière. Rappelons nous de la vignette Auto créée en 1956 pour garantir un revenu minimum aux plus de 65 ans ... )
- Alain Juppé (le retraité modèle) a anticipé le coup de l'inconstitutionnalité en prévoyant de créer une cinquième et nouvelle branche à la sécurité sociale (dépendance des personnes âgées) pour prélever les 'nouvelles' cotisations découlant des jours fériés. Quand on sait que ces cotisations sont plus virtuelles que réelles, il ne s'agira que d'un transfert d'une branche à l'autre. Et la Sécurité sociale de plonger un peu plus dans le gouffre du déficit car on la prive des cotisations sociales du jour férié, car si les recettes supplémentaires sont virtuelles, les dépenses elles seront bien réelles.
- Le gouvernement et le MEDEF souhaitent supprimer le lundi de pentecôte et pas le 1er ou le 8 Mai , pas fous, ils veulent échapper aux jours fériés qui peuvent au hasard du calendrier tomber un samedi ou un dimanche jours naturellement chômés par la majorité des salariés. Faire financer une grande cause nationale uniquement par les salariés en exemptant les autres sources de financement c'est très fort ! D'autant plus fort que l'opinion publique ne semble pas avoir remarqué l'escroquerie incluse dans cette noble idée. En effet il n'y aura pas du tout de financement supplémentaire, juste un transfert de la Sécu vers la branche '3ème âge'.
- Jean Pierre Raffarin se fout une fois de plus de notre gueule en annonçant sa belle idée le 27 août , alors qu'Alain Juppé avait proposé cette mesure le 24 août dans un entretien au journal " le Parisien " .
Comme il est troublant de constater que cette belle annonce correspond avec le sondage payé par le journal " Notre Temps " spécialiste du 3ème âge annonçant : 81 % des français accepteraient de travailler un jour férié pour financer l'aide au plus âgés !
Une nouvelle fois on se fout de notre gueule en nous faisant croire que les sondages sont une émanation anticipatrice de la démocratie . Je vous renvois vers le référendum sur la Corse pour mesurer l'écart qu'il peut y avoir entre un sondage et l'opinion des citoyens.
L'idée de supprimer un jour férié pour financer l'aide aux personnes âgées paraît simple. Elle s'inscrit parfaitement dans la double entreprise de culpabilisation des salariés et de réhabilitation de la "valeur travail" que mènent de front le MEDEF et la droite. Mais à y regarder de plus près, il pourrait bien s'agir d'une "escroquerie intellectuelle", comme l'explique Philippe Brun, avocat en droit social. "Dans notre législation sociale, il y a un seul jour férié chômé payé, c'est le 1er Mai. Les dix autres jours fériés ne sont pas obligatoirement chômés. Un employeur peut très bien demander à ses salariés de travailler. Mais en vertu de l'accord sur la mensualisation de décembre 1977, signé par le CNPF lui-même, ces jours-là sont payés même si le salarié ne travaille pas. Donc, supprimer un de ces jours fériés générerait... zéro euros de cotisations supplémentaires pour les caisses de Sécurité sociale. Cela n'a pas empêché le baron Seillière de trouver l'idée formidable. En effet, ce serait une journée reprise sur les 35 heures." Pour le MEDEF, l'intérêt est de faire travailler les salariés un jour supplémentaire sans majoration de salaire. Mais affecter les cotisations sociales de
cette journée de travail à un fonds pour la dépendance ne constituerait qu'un transfert de financement. Pour dégager des fonds supplémentaires, il faudrait une augmentation des cotisations. En Allemagne, en 1995-1996, le gouvernement avait créé une cotisation patronale de 1,7 %, en échange de la suppression de deux jours fériés, désormais payés sans majoration. Une solution qui devrait moins réjouir le président du MEDEF.
ON VOUS MENT , ON SE SERT DE BONS SENTIMENTS POUR VOUS TROMPER ! CE QUI EST EN CAUSE C'EST LA DUREE ANNUELLE DU TRAVAIL ! |
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