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kristof |
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Là c'est un cas concret de décalage entre les paroles et la réalité :
Citation: Le ministre du Travail promet un statut pour les stagiaires
«Il va y avoir un statut pour les stagiaires» a annoncé le ministre du Travail, Xavier Bertrand, lundi sur RMC. Cela afin d'éviter qu’ils fassent «le boulot d’un salarié, mais sans couverture ni rémunération».
«Des chartes ont été signées, est-ce qu’elles sont bien appliquées ou pas?» s’est interrogé le ministre, ajoutant qu’il n’en était «pas certain». Selon lui, «on ne peut pas laisser cette situation pour les stagiaires». «Il va donc y avoir un cadre pour les stages et les stagiaires», a-t-il conclu.
Le précédent gouvernement avait signé, en avril 2006, une charte des stages en entreprise qui devait permettre de «sécuriser» le secteur. Mais le collectif de stagiaires «Génération précaire», qui a organisé plusieurs manifestations ces deux dernières années pour dénoncer les abus, y voyait un «cache-misère». Le collectif demande l’inscription du stagiaire dans le Code du travail et une rémunération minimale et progressive.
Selon une estimation du Conseil économique et social, environ 800.000 jeunes effectuent des stages en entreprises, pendant leurs études ou après.
Par Liberation.fr avec AFP
LIBERATION.FR : lundi 28 mai 2007 |
Citation: 380 euros au bout de 4 mois, le salaire d'un stagiaire vu par Xavier Bertrand
Trois centre quatre vingt euros comme «gratification»... et à partir du quatrième mois de stage. C'est la proposition faite mercredi par le ministre du Travail Xavier Bertrand lors d'une réunion du comité des stages, qu'il a créé en septembre avec la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. Co-présidé par Geoffroy Roux de Bézieux, président de CroissancePlus, et Daniel Laurent, ancien président d'université, le comité est composé de représentants des syndicats d'étudiants, de salariés, d'employeurs, d'établissements d'enseignement supérieur et du collectif Génération précaire, qui milite depuis deux ans pour un statut et une rétribution des stagiaires.
En l'état, le projet de décret prévoit que «lorsqu'un stage en entreprise (...) excède une durée de trois mois consécutifs au sein de la même entreprise, la gratification est due au stagiaire à compter du premier jour du quatrième mois de stage (...)». «Le montant de la gratification due au stagiaire est fixé à 12,5% du plafond horaire de la sécurité sociale», soit 379,18 euros ou 29,6% du Smic. C'est le montant jusqu'auquel, actuellement, l'entreprise ne paye pas de cotisations sociales.
Chez Génération Précaire, forcément, on est en colère. «Hier on était tellement choqués que le ministre fasse des annonces sur la question de la gratification sans aucune négociation contrairement à ce qu'on nous avait promis, qu'on a quitté la réunion avant la fin, s'énerve Guillaume. Ce qui est proposé, c'est inique. On revient en arrière. On dit aux entreprises, qui pour certaines aujourd'hui rémunèrent quand même leurs stagiaires dès le premier mois: votre seule obligation légale, c'est de rémunérer les stagiaires à partir du 4e mois.»
Génération Précaire et plusieurs syndicats (Ugict-CGT, FO-cadres, etc), souhaitent aller vers un minimum de 50% du Smic, payable dès le premier mois de stage et avec une progression en fonction du niveau d'études.
Deux pistes d'évolution ont été évoquées par les ministres : d'une part, établir «une forme de hiérarchie» dans la gratification en fonction du niveau de diplôme, et d'autre part, relever le montant de la franchise de cotisations de Sécurité sociale dont bénéficie l'entreprise.
Le projet de décret, a souligné Xavier Bertrand à l'issue de la réunion, «n'est pas définitif», et sera susceptible d'être «amélioré» avant son application prévue début 2008. De nouvelles propositions du comité sont attendues dans quinze jours.
«De nombreuses organisations voulaient aller au-delà (du montant proposé ndlr). Nous voudrions savoir le nombre de stages qui pourraient être concernés et le coût pour les finances de la Sécurité sociale car cela ne peut fonctionner que si nous augmentons la franchise», a expliqué le ministre, qui aussi promis une évaluation courant 2008 pour voir s'il y a lieu de faire «bouger» la loi Egalité des chances du 31 mars 2006, dont découle l'encadrement de la gratification des stages lorsque la durée du stage est supérieure à trois mois consécutifs.
L'article 9 de la loi de 2006 prévoit que «lorsque la durée du stage est supérieure à trois mois consécutifs, celui-ci fait l'objet d'une gratification dont le montant peut être fixé par convention de branche ou par accord professionnel étendu ou, à défaut, par décret». Jusqu'à présent, seule la profession d'avocats a fait l'effort de fixer un tel barème (lié au niveau d'études) de gratification.
Valérie Pécresse a souligné quant à elle que «la concertation ne se faisait pas avec un seul partenaire» et qu'il ne fallait pas perdre de vue l'objectif, «qu'il y ait à terme un stage obligatoire dans chaque cursus» et, donc des entreprises disposées à accueillir les stagiaires. Le décret est selon elle «un filet de sécurité minimal que donne l'Etat».
Réponse de Génération précaire : «On nous parle de rendre les stages obligatoires alors même que la question des abus n'a pas été abordée. Ce qui est en train de se passer, c'est un véritable hold up sur le dos des jeunes.»
Liberation.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : jeudi 18 octobre 2007 |
Comment comptent-ils pousser les entreprises à payer les stagiaires si déjà, à Matignon, ils ne les payent pas ?
A quoi ça sert de lutter contre le travail illégal, s'il est légal d'utiliser un stagiaire comme un CDD mais sans rémunération et sans cotisations ?
Certains voient une opportunité dans les stages, moi j'y vois de l'esclavagisme légal, normalisé et accepté
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Quand on pense que 53% des français pensent comme Steevy et Doc Gynéco, ça fait froid dans le slip
Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle pour acheter une sûreté passagère, ne méritent ni l'une ni l'autre - Benjamin Franklin
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