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Major Tom |
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La réunion
« Le 26 juin, un peu avant midi, il m'est arrivé quelque chose que je n'oublierai plus: je suis mort. »
- Non ! Aurélien, ce script est le pire que tu m’aies fait lire, hurla Richard.
Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien ! D’ailleurs, vu l’état dans lequel je me suis couché, je ne comprend même pas comment faisait richard, mais, lui il avait la forme, la très grande forme même.
Richard c’était un grand gars sec, pince sans rire, très chiant mais rarement en colère, ce matin je ne sais pas ce qu’il avait après Aurélien.
A décharge, ce script n’était pas un des meilleurs qu’il nous ait fourni, toutefois Richard en avait accepté des pires alors pourquoi ce matin avait-il décidé de ne rien laisser passer ? Je pressentis que nous étions partis pour de longs monologues comme il en avait le secret.
- Partout il est question de mort, tiens au hasard celle ci « Facteur, triste facteur ! Un cercueil sous ton bras ! ». Tout est sombre, aseptisé froid et mélancolique, pas une once de créativité là dedans.
- Non ! Aurélien tu m’as habitué à plus de punch et ne me dis pas que c’est la faute de ce Blake, je me fiche de ce qu’il fait et peut m’importe qu’ils se pressent pour voir ses films.
- Sérieusement, écoutes ce que tu as écrit ont dirait le fruit de l’accouplement entre David Hamilton et Marie Shelley, je cite « Il eut un songe : il lui semblait qu’il était couché d’abord sur des herbes sèches; parmi lesquelles il y en avait quelques-unes de piquantes qui l’incommodaient; et qu’ensuite il reposait mollement sur un lit de roses, dont il sortait un serpent qui le blessait au cœur de sa langue acérée et envenimée. « Hélas! disait-il, j’ai été longtemps couché sur ces herbes sèches et piquantes, je suis maintenant sur le lit de roses, mais quel sera le serpent? » ». Et ensuite tu nous dit «Après ce songe, il a une autre vision : il se voyait en France, à Aix, sur un perron; avec deux chaînes, il retenait un ourson ».
Sans laisser Aurélien s’expliquer, Richard surenchérit de plus belle :
- C’est non seulement creux, insipide et mauvais, mais jamais en tant que producteur je n’accepterai aucun animal sur le tournage, déjà que l’on va en Hongrie, ce n’est pas pour se retrouver à gérer un zoo. D’autant que si la SPA tombe dessus elle usera de son influence pour retarder le visa d’exploitation.
Ah La métaphore de l’accouplement, c’est vrai qu’il était en très grande forme le Richard. Il s’acharnait sur Aurélien comme l’ouragan s’abat sur les populations démunies, et de rajouter :
- Aurélien, Je te rappelle le synopsis de départ, Jonathan Noël est un écrivain. Il ne brille pas par une carrière éclatante, mais cette fois il y croit, il a le sentiment de créer LE roman, celui de sa consécration. L’histoire est pourtant simple on filme ce qu’il couche sur papier, un fond de péplum chic, et hop les amours adultérins de Charles et Lucrèce Borgia, le tout en décors plus beau que nature.
Y a pas à tortiller du cul, je veux du sexe, du sexe, du sexe, le reste tu brode autour, t’as compris ? Tonitrua Richard à l’intention d’Aurélien.
D’une certaine manière j’aimais autant que ce soit Aurélien plutôt que moi, qui subisse la mitraille de Richard.
- Patron, c’est bon je crois que je la tiens cette fois écoutez, minauda Aurélien
« LORSQUE lui arriva cette histoire de pigeon qui, du jour au lendemain, bouleversa son existence, Jonathan Noël avait déjà dépassé la cinquantaine, il avait derrière lui une période d'une bonne vingtaine d'années qui n'avait pas été marquée par le moindre événement, et jamais il n'aurait escompté que pût encore lui arriver rien de notable, sauf de mourir un jour. » c’est bien comme intro hein ?
- Aurélien tu te fiches de moi, je t’ai dit pas d’animaux c’est quoi cette histoire de pigeon, t’es con ou quoi ?
A ce moment là je crois qu’il n'y avait pas de terre ferme; il n'y avait pas de lac qui soit assez profond pour qu’Aurélien puisse échapper au courroux de Richard.
Le pschiiit électrique d'un flash d'appareil photo se déclencha, aveuglant Richard l'espace d'un instant, c’était Bérénice l’assistante de Richard qui par mégarde venait d’appuyer sur le bouton. N’importe qui se serait fait fusiller pour un tel outrage, n’importe qui sauf Bérénice, il faut dire qu’en deux semaines les choses ont bien changé pour elle.
Je me rappelle encore cet instant où je l’ai présenté à la boite ils ont tous cru que c’était ma copine, pourtant la première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide et Richard n’était pas loin de partager son opinion.
C’est vrai, que ce n’était pas à proprement parler un canon, mais une gentille fille prête à tout pour rendre service.
Le sourire aux lèvres en toutes circonstances et des yeux profond et mutins, ajoutez à cela une forte poitrine toujours tendue sous un chemisier trop cintré et une paire de fesses rebondies plantée sur des jambes fermes, vous obtiendrez Bérénice.
Même si elle était la simplicité incarnée, elle savait y faire et les pipes qu’elle prodiguait sur mes conseils à Richard, lui permettait d’avoir un contrôle total sur son patron. En guise de remerciements Richard tiraillé par le remord de profiter honteusement de Bérénice à mon insu, me fichait une paix royale et tout ce que je demandais m’était accordé.
Il faut dire que j’avais bien renseigné Bérénice sur les goûts et les petites manies de Richard, en retour cette fille me témoignait une reconnaissance hors normes, a un point tel qu’indépendamment qu’elle ne soit ni ma femme ni ma copine en titre je me sentais de plus en plus lié a elle et tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.
Rien ne nous prédestinait pourtant, il y a trois semaines par une fin d’après midi chaude et humide tandis que j’effectuais le réapprovisionnement du réfrigérateur. Les caisses passées une des roues avant du caddie couinait et avait une tendance marquée à obliquer vers la gauche et, ce ne sont pas les vingt cinq packs de corona qui facilitaient la manœuvre de retournement de l’engin pour accéder à ce fichu parking. C’est ainsi que j’éclatais le cabas de Bérénice qui eut le malheur de se trouver là à cet instant, projetant sur sa jupe un mélange de lait, de confiture et de miel. Alors que je m’attendais à recevoir les foudres divines, elle me souria gentiment en inclinant la tête. Il était bien naturel que la raccompagne chez elle, elle n’allait tout de même pas rentrer toute seule dans cet état. Je la fis donc monter dans ma voiture et je commençais à essuyer sa jupe avec des mouchoirs en papiers tout en me confondant en excuses.
Sans un mot elle mis son index sur ma bouche puis jetant le kleenex elle guida ma main vers sa cuisse, pour racler la confiture, étonné je fus mais pas autant que lorsqu’elle porta ma main à sa bouche et se mis a me sucer goulûment les doigts.
Une fois propre je fis glisser ma main le long de sa joue, son cou, m’attardant sur sa nuque pour enfin finir ma course contre son opulente poitrine, tandis que l’autre s’affairait à faire glisser sa jupe souillée.
Alors que je lui caressais l’intérieur des cuisses en remontant vers son nid douillet, elle s’est mise a genoux sur le siége et commença à dégrafer mon pantalon, ouvrit ma braguette et lentement sortit mon sexe turgescent, lécha abondamment sa main et doucement s’entreprit a quelques mouvements de va et vient pour me décalotter le gland.
Je caressais sa culotte devenue humide et sentais sous le tissu son petit mont se durcir sous mes attouchements.
Il ne lui fallu pas longtemps, pour me prendre en bouche, quelle fille, tantôt succion, tantôt aspiration, sa langue se faisait câline ou curieuse, elle me léchai la verge comme elle aurait dégusté un cornet de glace, avec la même gourmandise, avec la même avidité. De mon coté je ne la ménageais pas non plus, elle ruisselait tant mes caresses devenaient pertinentes et ses petits tressaillements me laissait présager qu’elle n’allait pas tarder a me jouir dans les doigts.
Bérénice m’a sorti le grand jeu, la pipe infernale, le grand 8, le chamboultou, la pieuvre édentée, la sangsue de Bornéo, elle réussit en en temps record à recueillir l’onctueux fruit de ses efforts.
A cet instant quand je regarde Bérénice je me souviens de la voiture et, je bande encore... ! En fait, c’est vrai à chaque fois que je la regarde et des souvenirs nous en avons accumulés en trois semaines.
Maintenant là par exemple, Richard est fou de rage après Aurélien, moi assis dans un coin, je pense à quoi ? Aux seins lourds de Bérénice, à son sexe mi-épilé qui se frotte contre ma bouche, à l’odeur suave et musquée qu’elle répand quand son corps vibre de plaisir.
Encore hier soir, après une longue et épuisante journée de casting, comme on avait fini tard, Richard avait réussi à la coincer dans son bureau et obtenir qu’elle le pompe tandis qu’il compulsait une dernière fois ses notes. Sacré Richard ça l’aide à se concentrer parait-il, je l’imagine le pantalon sur les chevilles alors que Bérénice en bas et porte-jarretelles pour seuls vêtements s’applique à lui éponger le gland sous la table. En contre partie de quoi elle avait néanmoins obtenu qu’il invite sur ces deniers personnels, toute l’équipe à finir la soirée dans ce nouveau club.
Une petite lune brillante était suspendue haut dans le ciel nocturne, et les constellations de l'automne saupoudraient le ciel bleu-noir comme une poussière de diamants broyés, c’est ainsi que nous arrivâmes, Richard, Aurélien, Bérénice et moi devant la lourde porte capitonnée du club.
Je sonne et met Bérénice devant, une paire d’yeux nous scrute longuement, « c’est bon allez y » fit le patron en nous ouvrant la voie.
Le claquement de la porte noire qui se refermait emplit l'univers feutré qui régnait dans l’endroit, très vite je compris que c’était une boîte bizarre.
D’un coté le bar, une piste de danse déserte et de l’autre coté des coins baignés de pénombre ou des couples s’affairent. Au fond d’un corridor une scène étrange, une fille nue est allongée, pieds et poings liés, à ses cotés un nain en cuir rouge lui peint le corps se servant de son sexe monstrueux comme d’un pinceau.
Allons y dit Bérénice, J'aime les nains qui savent bien peindre..! Richard qui n’était pas familier de ce genre de spectacle resta estomaqué devant la taille de l’engin du nain « Chacun de nous est comme Dieu l'a fait, et bien souvent pire» dit il finalement un soupçon d’amertume dans la voix se demandant comment un si gros sexe pouvait appartenir a un aussi petit homme.
Il ne fallu pas longtemps à Bérénice pour devenir familière des lieux, elle s’installa à une table, commanda deux bouteilles de champagne et nous invita à la rejoindre.
La garce n’avait pas choisi la table au hasard, elle disposait maintenant d’une place de choix pour observer deux couples qui copulaient sous les regards échauffés d’une bande de motards moustachus. C’est vrai que les deux filles en donnaient du plaisir, à se lécher mutuellement elles étaient dèja le visage maculé de la jouissance de l’autre, tandis que se faisant face, deux hommes les prenaient sans ménagement. Les quatre corps ondulaient dans un joli mouvement et se choquaient mutuellement à un rythme effréné, c’est vrai qu’a la place des motards je serais bien chaud moi aussi.
Tandis que nous vidions consciencieusement une troisième bouteille, Bérénice commençait à avoir chaud, elle se trémoussait et jetait à la cantonade des regards de chatte en chaleur, alors qu’elle entreprit de se caresser en ouvrant son chemisier elle mit un pied sur l’entrejambe de Richard et l’autre sur le mien pour mieux nous exciter.
Très vite les deux seins lourds de Bérénice jaillirent de leur écrin de dentelle. Des seins comme jamais j'en avais vu, fermes et doux à la fois, un très joli galbe de poire surmontés de tétons rosés gros comme des boutons de console, durs et longs, j’avais à chaque fois la même envie de les aspirer, de les caresser de les titiller de les faire rentrer à l’intérieur. Rien que l'idée de prendre ses seins dans mes mains, de les attraper par en dessous et les faire rouler sous les doigts, me mettait dans une exitation terrible, Il m’en faut moins pour m’installer ses cotés et me mettre à l’ouvrage, c’est d’ailleurs ce qu’elle attendait, et comme si cela ne suffisait pas elle écarta les cuisses pour que tout l’entourage puisse profiter du spectacle des ses jambes offertes, comme souvent à son habitude Bérénice ne portait plus de culotte dés le milieu d’après midi, non pas qu’elle aimait particulièrement avoir l’intimité à l’air. Un jour, elle m’avoua un jour qu’elle emmenait pourtant trois culottes de rechange chaque jour, mais que cela ne suffisait pas, alors à un moment il faut bien que je sèche me dit elle en riant.
Sacré Bérénice, elle commençait à émettre des râles de plus en plus forts alors que je m’évertuais à lui introduire un doigt tout en lui cajolant son bouton d’amour.
Je ne sais pas si c’est cela ou Aurélien bourré qui a crié que Richard était un vrai enculé, toujours est il que nos amis les motards se sont mis à nous entourer, Bérénice en a bien sucé quelques uns et même plusieurs en même temps, mais la meute en voulait plus, toujours plus et ce hors d’œuvre que leur offrait notre amie, n’a fait que leur ouvrir l’appétit. Pauvre Richard il semblait bien mal en point quand nous l’avons remis dans taxi.
A la réflexion, c’est peut être même pour ça que Richard en a après Aurélien ce matin !
- Bordel ! Hurla Richard en s’adressant à moi, tu penses à quoi ? T’as rien dit de la réunion ce matin, tu crois peut- être que je te paie a dormir ?
Aurélien, répète ta dernière phrase pour mossieu qui dort
- euh… la dernière scène, extérieur nuit, travelling arrière, « Le jour s'en va, la nuit est tombée; Charles, le puissant empereur, est endormi. » fondu au noir générique.
- Alors t’en penses quoi ? hein s’exclame Richard
- Bah, J’ai pas le sentiment que soit assez sexe ? Fis-je .
…/…
euhh on avait bien dit que le style était libre non ?
Merci à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout, je ne sais pas si cela vous a plus, en tout cas moi ca m'a fait marrer de me livrer à ce genre d'exercice.
5 pages, 2444 mots, 11 473 caratères, deux kleenex et une bonne douche !
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Dépasser les limites c'est bien !
Mais de là à dépasser les bornes... !
Il y a des limites !!!
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