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gortogg |
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Quelques petites remarques sur le pseudo-débat "les profs et l'orientation".
Un fait découlant de la réglementation:
Les profs n'ont aucun poids dans le choix des orientations, les préconisations des conseils de classe sont seulement informatives, la décision du chef d'établissement est la seule ayant autorité. Il va de soi, par contre que cette décision n'a de poids que dans le cadre de l'établissement du proviseur (et dans la mesure où les parents accèptent la décision).
Les profs et l'orientation
Les profs n'ont aucune connaissance des débouchés, parfois même des orientations possibles au sortir de telle ou telle formation, et pour cause, ce n'est pas leur boulot. Il s'agit là du métier des fameux COP (Conseiller d'Orientation Psychologue). pas de bol, eux mêmes ne savent pas quoi dire puisque leur rôle se borne à racconter les bobards que le gouvernement et la région leur envoie.
Les sources d'information des COP
Les COP piochent leurs infos dans des brochures (accessibles gratuitement dans les CIO (Centre d'Information et d'Orientation)), pas de bol, ces brochures sont rédigées intégralement par l'Etat et par la Région à travers de l'ONISEP, organisme aux missions très floues, et parfaitement contrôlé par les pouvoirs publics. Sauf que voilà, les pouvoirs publics, leur objectif, c'est de réduire le chômage, pas de trouver du taf à des jeunes. La nuance est subtile, certes, mais un étudiant n'est pas un chômeur, et en se démerdant bien, il peut même rester pendant 10 ans à faire des études sans débouchés, il suffit pour ça qu'il ait des infos le mettant sur la piste...
Exemple: un cas concret
On aurait besoin de près de 1000 techniciens en enveloppe du bâtiment (en menuiserie verre, alu etc...) par an, aujourd'hui, on dispose de près de 150 places dans les formations (alternance et éduc. nat.), et au total d'environ 100 élèves dans ces formations. Seulement voila, ce sont des formations inconnues, les gamins qui en sortent ont le choix entre 10 postes, les entreprises se les arrachent (premier salaire: 1900€/mois + bagnole), mais personne n'y va. De plus, il s'agit là d'une formation courte: 2 ans après le bac.
Par contre, 85% des diplomés de maîtrise de psycho sont sans emploi (en comptant que les caissiers MacDo sont des employés), et ça, ça ne choque pas grand monde, mais avec 2/3 ans pour un DEUG, 1 an pour une license, 1/2 ans pour la maîtrise (bientôt 2/3 pour le master), ça fait 4 à 6 ans de chômage en moins... mais ce n'est pas tout, pour le cas du BTS Env. du Bat., les classes sont de 20 élèves (donc environ 20 fois plus de profs) et le matériel coûte cher (très cher de l'ordre de 5000€ la machine, et des machines, il en faut environ 5 à 10 par classe (suivant les spécialités), et les machines, ça évolue, donc il faut les changer souvent).
-> Ce n'est pas rentable pour l'Etat et pas encore moins pour les régions.
Un petit rappel de la LOI:
"L'élève est au centre du système éducatif", c'est donc à lui de décider de son orientation, c'est stupide et ça fait des dégats , mais c'est la loi. "stupida lex, sed lex". Il n'existe pas de numerus clausus pour les filières universitaires, c'est con puisque dans certains cas (par exemple la psycho) il y a un énorme fossé entre les emplois à la clef et le nombre d'étudiants, c'est vraiment con, mais c'est comme ça. C'est la loi d'orientation de 1989 qui a créé ça, et on paye maintenant. Fais ce qu'il te plait même si il y a pas de taf au bout, mon cher Sumatriptan, c'est la LOI...
Conclusion
Le seul problème que je vois dans l'orientation des élèves, c'est avant tout la désinformation des élèves, que l'on oriente vers des filières bouchées parce que ça coûte moins cher, et la dévalorisation de la majorité des filières techniques/professionelles pour la simple raison qu'elles coûtent extrêmement cher, dans l'espoir non dissimulé que les entreprises créent elles même leurs filières de formation privées et payantes ou trop spécialisées pour être adaptables à d'autres entreprises. Eh oui, aujourd'hui, l'Etat est en train de refiler le bébé encombrant de l'Education aux entreprises... de grandes réjoissances en prespectives.
Le mot de la fin
Un exemple de dévalorisation des diplômes techniques:
Il y a 30 ans: on rentre dans un grande école avec un CAP
Aujourd'hui: CAP=sous-brevet...
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"Si tu peux te quoter toi même, t'es trop fort" Gortogg
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