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Forum OXMO Forum OXMO > Section Généraliste > Discussion Libre > [ARTICLE] Vit-on moins bien que nos aînés ?


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[ARTICLE] Vit-on moins bien que nos aînés ?

Citation:
Vit-on moins bien que nos aînés ?

Selon un rapport publié ce jeudi, le «déclassement social» est loin d'être le mal du siècle. Explications de René Sève, directeur général du centre qui a réalisé l'étude.

Recueilli par DELPHINE LEGOUTÉ

La nouvelle génération est-elle moins bien lotie que l’ancienne? Difficultés d'accès à l'emploi (le taux de chômage des moins de 25 ans atteint 21% contre 8% pour l'ensemble de la France), risque plus important face à la précarité ... Les indicateurs économiques pourraient le laisser penser. La dernière étude du Centre d’analyse stratégique (CAS) – organisme rattaché au Premier ministre – vient pourtant relativiser ce constat. René Sève, directeur général du CAS, livre à Libération son sentiment par rapport au «déclassement social».

Qu'appelle-t-on déclassement social ?
C'est lorsque la position sociale des enfants est moins bonne que celle de ses parents. Cas typique : un fils de cadre qui se retrouve employé. Cela dit, le déclassement social est avant tout un sentiment, un ressenti. Il ne prend pas en compte le niveau de vie réel et l'évolution de la richesse du pays. Un individu pourra se sentir «déclassé» par rapport à ses aînés alors qu'il sera plus aisé, qu'il aura un meilleur mode de vie. Aujourd'hui, le PIB (produit intérieur brut) a progressé de 80% en 30 ans, les ménages vivent dans de meilleures conditions mais le déclassement social persiste. Le sentiment de déclassement est à prendre au sérieux, mais il faut le relativiser en le comparant au niveau de vie réel.

La panne de l'ascenseur social en France est dénoncée depuis plusieurs années. Comment évolue-t-elle ?
De 22 à 25% des trentenaires et des quadragénaires sont aujourd’hui plus bas dans l’échelle sociale que ne l’étaient leurs parents. Cette proportion était de 18% au début des années 80. Le phénomène est donc en progression mais seulement de 3,5 à 7 points en vingt ans, ce qui n'est pas énorme. Il faut surtout noter que c'est la mobilité sociale qui est la plus importante. Aujourd'hui, 40% des individus ont une meilleure position sociale que leurs parents, là aussi le chiffre est en progression depuis les années 80 (37,7% en 1983).

Il faut fortement relativiser le déclassement social. ll ne faut pas oublier que les gens vivent mieux, plus longtemps et en meilleure santé. Il vaut mieux être «descendant» dans une société qui progresse que «ascendant» dans une société qui ne progresse pas.

Le ressenti de déclassement social est pourtant très fort dans la population. Comment expliquez-vous ce décalage ?
Le sentiment de confiance dans l'avenir est très mitigé chez les Français depuis plusieurs années. C'est marquant par rapport aux autres Européens. Cela peut globalement être dû à une mauvaise perception de la réalité, à cause des informations négatives délivrées par les journaux par exemple.

Il y a ensuite des aspects plus particuliers. On peut noter l'existence de «dépenses contraintes», c'est-à-dire des montants à verser automatiquement chaque mois comme le loyer, les abonnements divers, etc. Ces dépenses ont beaucoup augmenté ces dernières années et la part libre de dépenses a diminué, proportionnellement. La frustration est croissante entre ce que l'on a et ce que l'on voudrait avoir.

Certaines catégories sont-elles davantage touchées ?
Globalement, il n'y a pas de profil type mais certaines catégories sont plus touchées, comme les femmes. Cela peut se comprendre au niveau de l'orientation : les femmes sont toujours davantage incitées à s'orienter dans des études littéraires ou sociales alors que les hommes font des carrières plus techniques ou scientifiques. Résultat, ce sont les hommes qui occupent majoritairement des postes à responsabilité.

On remarque aussi que, lorsque l'homme est amené à se déplacer professionnellement, c'est généralement la femme qui suit son mari et s'expose plus facilement au risque de déclassement, au risque de retrouver un emploi moins qualifié. Cela dit, cette situation est également en nette amélioration depuis les années 80.

Ce phénomène risque-t-il de s'amplifier avec la crise économique actuelle ?
On calcule le déclassement social à partir de statistiques économiques et sociologiques sur des périodes très longues. Or, cette crise est conjoncturelle. Concrètement, elle ne peut donc pas influencer le déclassement ou l'ascension sociale d'une génération.

Vous avez rendu votre rapport aujourd'hui à Nathalie Kosciusko-Morizet (secrétaire d'Etat à la Prospective). Quelles directions devrait suivre le gouvernement pour remédier au problème du déclassement social ?
Comme je l'ai déjà dit, la souffrance issue du déclassement social est avant tout un ressenti. Toute politique permettant d'améliorer le moral des ménages est donc positive mais il est justement difficile d'agir directement sur ce même moral.

L'éducation et l'orientation sont des enjeux cruciaux. En ce sens, le prêt à remboursement contingent au revenu (PARC) apparaît comme une piste à privilégier pour l’autonomie financière des étudiants. C'est un système de prêt, remboursable uniquement lorsque les revenus dépassent une certain seuil. Plus les jeunes seront inciter à poursuivre leurs études, plus cela sera positif pour la trajectoire professionnelle.

Comme la mobilité ascendante est plus importante que la mobilité descendante, cela montre, selon moi, que la collectivité fait des efforts, que le système est relativement bon.

Le sentiment de déclassement fonctionne à partir de la comparaison avec autrui. On peut donc aussi le voir, dans une certaine mesure, comme une source de motivation pour certaines personnes. On peut y voir un facteur d'incitation.

http://www.liberation.fr/societe/01...n-que-nos-aines

Bon, tout va mieux apparemment...


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tout est une question de ressenti, quoi !

Ben , j'ai un meilleur salaire que mes parents qui sont en fin de carrière mais j'ai l'impression d'avoir plus de difficultés à "démarrer" ma vie.
Je vais en parler à Mr René Sève pour qu'il relativise mon ressenti.


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Salut les jeunes,

Voici un article du journal le monde:
http://www.lemonde.fr/archives/arti..._1216910_0.html

Les jeunes générations peuvent-elles espérer vivre mieux que leurs parents ? Existe-t-il encore des possibilités de gravir les échelons sociaux ? Le "descenseur social" a-t-il pris le pas sur "l'ascenseur social" ? Un rapport, remis jeudi 9 juillet, à la secrétaire d'Etat chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, tente d'apporter une vision globale sur les phénomènes de "déclassement social" en France.
Sur le même sujet
La secrétaire d'Etat à la prospective et à l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Entretien Nathalie Kosciusko-Morizet : "le déclassement, une réalité complexe"

Réalisée par une équipe de six chercheurs, pour le compte du Centre d'analyse stratégique (CAS), organisme rattaché à Matignon, l'étude montre que la France se caractérise par une angoisse importante quant aux risques de "déclassement" alors que les données existantes restent assez rassurantes.

Les phénomènes de décrochage social sont bien réels mais assez limités, indiquent les chercheurs, reprenant les conclusions d'un ouvrage publié par la sociologue Camille Peugny (Le Déclassement, éd. Grasset). Ses travaux ont montré que 22 % à 25 % des trentenaires et quadragénaires se retrouvent aujourd'hui plus bas dans l'échelle sociale que leurs parents. Cette proportion était de 18 % au début des années 1980.

"La progression du phénomène n'est pas contestable. Mais elle reste contenue entre 3,5 et 7 points de plus en vingt ans", notent les auteurs de l'étude. Le rapport pointe le décalage entre ces statistiques et le ressenti de la population.

Education et emploi. Le déclassement à l'embauche constitue une des angoisses fondamentales dans la société française : être recruté sur un poste dévalorisé par rapport à son niveau de formation. Cela est perceptible pour les bacheliers, dont le diplôme n'est plus pertinent pour accéder à des emplois de cadres, ni mêmes de professions intermédiaires. "Ils forment le groupe le plus exposé au déclassement – tant salarial que professionnel", indique l'étude.

La nouveauté est que les diplômés de l'enseignement supérieur, en dehors des grandes écoles, connaissent aussi, désormais, des difficultés d'insertion sociale. Ce "déclassement" s'observe en particulier dans la fonction publique, qualifiée de "cas d'école" par les chercheurs en raison du nombre très élevé de surdiplômés. "64 % des jeunes recrutés dans la fonction publique seraient en effet titulaires d'un diplôme supérieur – voire très supérieur – à celui normalement requis pour passer le concours."

Cette situation contribue à expliquer les doutes quant à la méritocratie scolaire – alors même, notent les chercheurs, que le diplôme demeure la meilleure garantie d'emploi et de progression sociale.

Revenus. La crainte d'une baisse du niveau de vie s'est fortement exprimée en France, en particulier depuis le début des années 2000. L'étude souligne le paradoxe d'une croissance continue du pouvoir d'achat, et d'un ressenti, par la population, très négatif. Pour la première fois, en 2009, notent les rapporteurs, les enquêtes du Credoc signalent qu'une majorité de Français considèrent que, sur dix ans, leur situation s'est dégradée.

Un sentiment exprimé plus fortement par les classes moyennes alors même que leur niveau de vie a presque doublé en une génération (+ 85 % depuis 1970). "La perception du niveau de vie est affectée par une transformation des dépenses des ménages, plus souvent contraintes ou pré-engagées", analysent les chercheurs.

Logement. "La qualité moyenne des logements n'a cessé de progresser, tant en taille qu'en confort, depuis le début des années 1970", indique le CAS. Mais l'évolution des prix, depuis 2000, a provoqué un "déclassement par érosion", amenant les Français à accroître leurs dépenses de logement – la proportion des revenus consacrés à cette dépense passant de 10 % en 1984 à 19 % en 2006.

Dans le même temps, une partie des projets de mobilité a été bloquée : les ménages les plus pauvres sont contraints de rester dans les territoires les plus disqualifiés ; les ménages moins aisés renoncent à l'accession et restent dans le locatif. "Si cela ne constitue pas un déclassement objectif, cela se traduit pour le ménage concerné par le renoncement à une ascension espérée, et donc par un déclassement ressenti", soulignent les chercheurs.
Luc Bronner

Bonne nuit Europe.


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Je ne sais pas vous mais j'ai l'impression que la ''machine'' à nous prendre pour des cons n'a jamais été aussi forte.

Il y a eu le sentiment d'insécurité (2002), le sentiment de baisse de pouvoir d'achat (2007) et maintenant le sentiment de déclassement social


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Salut les jeunes,

Je crois qu'un des problèmes des jeunes en général c'est de gober ce qu'on leur raconte.
Souvent les jeunes se disent je vais faire des études supérieures comme cela j'aurais un boulot bien payé et intéressant.
La plupart pensent même qu'avec un BAC+5 ils finiront cadre à la Défense avec un bureau.

Rien n'est plus faux.

La massification de l'enseignement supérieur date des années 60, l'économie à l'époque croissait de 5 à 10% par an ce qui suffisait à absorber la masse de diplomés produit par l'enseignement supérieur.
Je ne distinguerais pas diplomés des grandes Ecoles/ Universitaires car c'est un débat absurde et sans (grand) intérêt.
L'idée qu'il faut retenir et je risque de me faire des ennemis c'est que le marché du travail n'est pas structuré pour accueillir tout le monde, aussi bien diplômé que non diplômé.
En gros nous sommes dans un déséquilibre naturel volontaire voulu et maintenu.

Ce qu'il faut comprendre c'est que nous n'avons pas plus besoin de gens à BAC+5 que d'infirmières espagnoles ou de plombiers polonais.
Si on regarde les secteurs où les créations d'emplois sont les plus nombreuses c'est inévitablement vers l'hôtellerie-restauration,le commerce et la grande distribution, le BTP et les services à la personne que les besoins sont les plus importants.
Bizarrement ce sont les secteurs qui payent le plus au lance-pierre qui ont le plus gros besoins de main-d'oeuvre et pas forcément très qualifiée et qui vivent sous perfusion des aides de l'état.

Donc si nous voulions juste ajuster le marché du travail aux demandes des demandeurs d'emploi ils faudraient forcer ceux ci à accepter la première offre d'emploi qui se présente qu'elle soit en adéquation ou pas avec le demandeur d'emploi.

Le second mythe du marché du travail c'est de faire croire aux gens qu'ont a un fort besoin de main d'oeuvre très qualifiée et qu'il y a pénurie d'ingénieurs ou de profils pointus dans certaines disciplines.
Rien n'est plus faux.

Maintenant que nous avons une croissance négative avec des destructions d'emplois supérieures aux créations nettes le diplôme qui soit-disant protégeait ne protège plus de rien du tout.

D'ailleurs sur quoi se fonde cette idée ?

Cette idée vient des années 70 fin des années 70 où lorsqu'il y avait des licenciements dans les industries grande pourvoyeuse de main-d'oeuvre non qualifiée les licenciements touchaient essentiellement la main d'oeuvre non qualifiée ou à faible qualification.

L'encadrement (moyen) était alors l'alliée de la direction puisqu'il y avait une sorte de consensus:
On vire la base sans toucher à la hiérarchie.

Là on pouvait affirmer que le diplôme protégeait puisqu'à un niveau de diplôme correspondait une fonction ----> modèle défendu par les syndicats.

Puis arrivent les années 80 et ses premiers bataillons de cadres virés:
Sérieusement les gars vous pensiez tout de même pas sérieusement qu'être cadre protégeait contre les licenciements quand même ?
Le haut management après avoir viré une bonne partie du personnel qualifié allait s'attaquer à un deuxième chantier virer les gros bataillons de personnel qualifié.

De ces années viennent la défiance qu'il existe entre directions générales et personnels cadre ayant une fonction d'encadrement ou non.

Souvent j'entends dire ici ou là que les ingénieurs sont les nouveau OS du marché du travail.
C'est bien sur entièrement faux mais il y a néanmoins une part de vérité dans cette affirmation.
Aujourd'hui quand on débute sur un poste avec un BAC+5 on a un statut CADRE sans encadrer qui que ce soit, alors qu'il y à 15-20 ans on se retrouvait chef de projet ou manager.
En fait on se retrouve grouillot de base qualifié certes mais sans aucune possibilité d'évolution les postes de management étant occupé par des diplomés de Grandes Ecoles ou par des gens qui n'ont pas envie de céder leurs places.

La conclusion de tout ceci c'est qu'aujourd'hui il y a un écart flagrant entre les postes tels qu'ils sont décrits par les brochures de l'onisep et la réalité de ceux ci.
Les entreprises sont devenues aujourd'hui très sélectives sur les profils et exigent des gens immédiatement performants et opérationnels car ils n'ont pas de temps à perdre en formation, le personnel étant devenue une vulgaire variable d'ajustement.

La seconde partie de cette conclusion c'est qu'amener un certain pourcentage d'une classe d'âge à faire des études supérieures cela ne sert à rien si il n'y a pas de débouché derrière.

Nous devrions aussi faire prendre conscience aux gens que faire des études supérieures c'est aussi prendre du recul sur un certain nombre de sujet ce qui n'est pas évident quand on s'aperçoit que la plupart des jeunes veulent être fonctionnaire ou encore cadre dans une multinationale à la Défense.

Tous ces gens se sont-ils demandés pourquoi l'entreprise A irait créer un poste de directeur sous prétexte que machin sort de HEC ?
Le questionnement inverse devrait s'effectuer y a t-il des débouchés dans ma filière en tant que jeune diplômé ?
Si oui tant mieux si non aucun intérêt à aller y bosser sauf si c'est pour y être exploité et payé au lance-pierre.

La troisième partie de cette conclusion c'est qu'il ne faut pas faire confiance aux écoles ou universités sur leur catalogues de formation.
Quand la conjoncture est bonne la placement des diplômés de l'année s'effectue sans (trop de ) problème mais quand la conjoncture est mauvaise est ce qu'il y a une diminution des effectifs ou suppression du diplôme le temps que le marché reparte ?

Enfin la dernière chose c'est que le niveau global d'éducation augmente mais pas la nature des emplois proposé.
Je m'explique le nombre de BAC+5 est en forte augmentation ces 15 dernières années mais les créations de postes correspondantes sur le marché du travail n'ont pas suivi tout simplement parce que le marché du travail ne peut pas absorber dans tous les secteurs cet afflux de diplomés.

Un exemple de cette affirmation concerne l'immobilier:

Vous l'aurez remarqué il y a presque plus d'agence immobilières que de boulangerie.
Normal après une croissance ininterrompue de près de plus de 11 ans cela attire forcément de nouveaux entrants qui veulent eux aussi une part du gateau.
Maintenant que le marché s'est retourné, les vendeurs de franchise tels que Century 21, Laforêt, ou Orpi vont avoir du mal à recruter de nouveaux franchisés.
D'un autre coté les victimes de cette crise ce sont les salariés des agences qui se retrouvent licenciés pour absence de performance.
Donc connaissant cela il est inutile de former de bac+2 à Bac+5 des bataillons entiers de professionnels des profession immobilières.
Cela fera le bonheur des universités et des lycées mais la réalité viendra vite rattraper les jeunes diplômés qui constateront une fois de plus que le marché ne correspond en rien à ce que leurs professeurs leur avait décrit.


Bonne nuit Europe.

Edité par dsp56001 le 12-07-2009 à 17:17

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tu les mets sur le même plan ?
Pour moi, c'est 3 situations différentes. Et la dernière n'est pas une création, même si c'est de l'ordre du ressenti : le concept de génération sacrifiée: qui paiera la dette et n'aura pas de retraite, qui a des difficultés d'accès à l'emploi, au logement, est plus ancien que ce rapport.


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Citation:
Message écrit par Lisou, le 12-07-2009 à 16:58
Le concept de génération sacrifiée: qui paiera la dette et n'aura pas de retraite, qui a des difficultés d'accès à l'emploi, au logement, est plus ancien que ce rapport.


Et qui n'a pas de poids politique parce qu'elle ne vote pas ou peu et est...fataliste.

Je crois que ce fatalisme, teinté parfois de cynisme, est ce qui me chagrine le plus dans les jeunes générations (moins de 35 ans)


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Salut les jeunes,

Aujourd'hui je reçois le témoignage d'un jeune écoutons ce qu'il a à nous dire, cela concerne le logement:

Citation:
Message écrit par Sumatriptan, le 16-09-2009 à 17:06


Par ailleurs, j'ai remarqué que c'est souvent les plus de 50 ans qui vendent pour prendre une surface plus petite, encaissant ainsi la PV et faisant payer à un jeune couple le prix fort.



Mon cher ami ceci portes un nom c'est le transfert de revenu inter-générationnel.
En gros la génération future paye les excès de la génération précédente.

Un couple de plus de 50 ans n'a jamais payé son grand 4 ou 5 pièces ou sa maison avec jardin plus de 200 000 francs dans les années 60-70 avec un crédit autour de 12 à 17 %.
Non seulement ils ont payé leur emprunt en monnaie de singe grâce l'indexation des salaires sur l'inflation (chose stoppée des le début des années 80 par l'arrivée de la gauche au pouvoir) mais en plus il faut que les jeunes générations paient les retraites des vieux qui eux sont sur d'avoir une retraite à taux plein.

Remarquez bien le double hold-up.

On voit bien qu'être JD aujourd'hui c'est être pauvre en matière d'immobilier.

Exemple en 1984 un Ingénieur pouvait se payer à Paris une maison de plus de 100 mètres carré avec jardin de 300 mètres carrés dans le 19ème arrondissement.
Les prix étaient à l'époque de 9000 frs le mètre carré et le crédit durait 10 ans.

Que peut espérer un JD aujourd'hui ?

Nous recevons le témoignage d'une jeune JD:

Citation:
Message écrit par Lisou, le 20-08-2007 à 15:20
j’achète un appartement ! Un petit 2-pièces en région parisienne.


Citation:
Message écrit par Lisou, le 20-08-2007 à 17:11
le 2-pièces fait 37m² et cremaillère il y aura ! (au moins virtuelle)


Citation:
Message écrit par Lisou, le 21-08-2007 à 20:42
je le paie au prix du marché c'est à dire un peu plus que 5000 euros le m²

Pour le crédit j'ai été pistonnée par quelqu'un, j'ai eu 3,9% de taux d'interet...alors que la BCE avait déjà remonté ses taux au moment de l'offre...


Voilà en gros ce que peut acquérir une JD aujourd'hui il est à noter que si elle achetait à deux au mieux elle pouvait espérer un 3-4 pièces dans le neuf avec un très long crédit de 25 ou 30 ans.

Maintenant la question est:

Est ce que notre amie achète un deux pièces parce qu'elle est radine alors qu'elle pourrait normalement vu son appartenance à une CSP+ normalement acheter plus grand ?
Ou est ce parce que les prix sont trop élevés ?

Pour donner un exemple que je connais:

Une dame que je connais psychologue de formation avait acheté dans les années 70 un 4 pièces à 20 000 € dans le 78.
Si on tient compte de l'inflation et de la qualité intrinsèque du bien on peux d'ores et déjà dire que rapporté au salaire il y a une des deux qui a surpayé son bien immobilier et je vous laisse deviner qui

Le parallèle est assez bluffant nous avons d'une part des gens qui ont bénéficié de prix normaux avec des taux élevés et d'autre part la jeunesse d'aujourd'hui bénéfice de taux faibles mais avec des prix stratosphériques.

A qui profite le crime alors ?

Certainement pas aux primos accédants.

Bonne nuit Europe.


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T gentil, mais si c'est pourfaire de la psychologie et arriver sur les mêmes conclusions que l'on a déjà dit en te les appropriant, c'est un peux moyen.

@ Didou : pas d'accord avec toi. Nous n'avons pas de poids politique surtout parce que la population de plus de 50 ans devient plus nombreuse.

Et effectivement, ils sont plus assidu aux vote que les moins de 50 ans.

Mais c'est surtout une question de nombre. La gauche aura des années difficiles vu le contexte démographique.


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Si vous me voyez lutter avec un ours, priez pour l’ours. Sumatriptan


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