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Habemuspampam |
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[RIP] Bernard Giraudeau est mort ce matin.

Citation: Le comédien Bernard Giraudeau, qui souffrait d'un cancer depuis longtemps, est mort à 63 ans samedi matin à 7h00 dans un hôpital à Paris, a annoncé son agent.
Comédien, réalisateur, écrivain et bourlingueur, né à La Rochelle (Charentes-Maritimes) en 1947, il a joué avec brio les séducteurs romantiques de comédie et les héros tragiques, avant de passer à la réalisation et, avec succès, à l'écriture.
En plus de trente ans de carrière, l’acteur au sourire enchanteur et aux yeux clairs qui ne voulait pas être «un fonctionnaire de la pellicule», a cultivé nombre de passions: théâtre, cinéma, voyage, écriture, sport.
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Fils de militaire, il s'engage à 15 ans dans la Marine nationale et fait deux fois le tour du monde à bord de la Jeanne d'Arc.
S'il exerce divers métiers aux Halles ou dans une agence de publicité, il commence le théâtre à La Rochelle à 20 ans.
Il s'inscrit au Conservatoire de Paris, où il obtient un premier prix de comédie classique et moderne (1974).
Il apparaît au côté de Jean Gabin en 1973 dans le polar de José Giovanni, Deux hommes dans la ville, puis enchaîne dans son registre préféré, la comédie: Et la tendresse, bordel? (1978), Viens chez moi, j'habite chez une copine.
Capitaine séducteur dans Passion d'amour (1980), d'Ettore Scola, Bernard Giraudeau passe du héros romantique au loubard, justicier solitaire dans Rue Barbare (1983), qui le révèle au grand public.
Rôles de prélat poudré, patron pervers, psychopathe
Souvent comparé à Gérard Philipe, il démontre dans ces rôles plus dramatiques, son extraordinaire capacité de métamorphose.
Le flic alcoolique qu'il joue dans Poussière d'ange (1987) un polar crépusculaire d'Edouard Niermans, préfigure ses personnages antipathiques ou ambigus des années 90: prélat poudré (Ridicule), patron pervers (Une affaire de goût), beauf homosexuel (Gouttes d'eau sur pierres brûlantes), psychopathe diabétique (Ce jour-là).
Parallèlement, Giraudeau retourne sur les planches où il a débuté en 1971 à Paris avec Jacques Fabbri dans Pauvre France.
Réalisateur de deux longs-métrages (L'Autre en 1990 et Les Caprices d'un fleuve en 1996) et de documentaires, il mène aussi une carrière de romancier à succès avec Le Marin à l'ancre (2001), Les Hommes à terre (2004) et Les femmes de nage (2007).
«Ses témoignages pleins de courage et de pudeur»
Atteint d'un cancer du rein en 2000 puis du poumon cinq ans plus tard, il témoignait avec courage de sa vie avec la maladie.
«Bernard Giraudeau, par ses témoignages pleins de courage et de pudeur, a contribué à faire évoluer le regard de notre société sur cette maladie qui a fini par l’emporter», rend hommage le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, tandis que l’ancien ministre de la Culture, Jack Lang, s’est dit «frappé par le courage dont il a fait preuve tout au long des années en affrontant la maladie qui le rongeait. Son engagement auprès des chercheurs et des malades a forcé l'admiration de tous».
Chevalier de la Légion d'honneur, Bernard Giraudeau a eu deux enfants de la comédienne Anny Duperey, Gaël et la comédienne Sara, qui a remporté le Molière 2007 de la révélation féminine théâtrale.
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Source
J'aimais bien l'acteur et le personnage.
Salut l'artiste. 
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Les cons ça ose tout ! C'est même à ça qu'on les reconnaît
(Monsieur Fernand)
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