|
refractaire |
 |
Expert 
Déconnecté
Niveau : 3 N° de Membre :
4678
Ancienneté : 98%
Participation : 3%
Inscription: 26 Sep 2002
Localisation: entre le miroir et son reflet
Messages: 2314
Sujets Lancés : 310
|
Citation: Message provenant de datura
hum, je prefere encore que mes tympans percent au son des pantoufles, à choisir. |
je préfère également le bruit des bottes à celui des pantoufles... ne serai-ce que d'un point de vue historique !
toutes les grandes révolutions, en terme social, politique ou autre ont vus le jour sous le bruit des bottes et de la dictature
quant au bruit des pantoufles, il n'a jamais rien apporté, si ce n'est le prélude du déclin des société
car à chaque fois qu'une société accepte et s'arrange des principes sur lesquels elle existe, elle court à sa perte, à plus ou moins long terme
ce qui me ramène à la sociologie, puisque l'on a citer Bourdieu : le corps social, donc la société est un être collectif certes, mais un être à part entière (c du Durkheim simplifié, Emile de son prénom, considéré notamment comme l'un des fondateur de la sociologie en tant que science)
tout ça pour dire que si un individu ne se remet pas en question il ne va nulle part puisqu'il s'interdit par défaut toute évolution, et il en va de même pour la société
ne pas la remettre en question, mettre ses pantoufles donc, revient à la laisser disparaître. Et c'est là toute l'Histoire des sociétés qui naissent et meurent les une après les autres... Ce qui pourrait soulever un nouveau débat : l'Histoire est-elle irrémédiablement cyclique ou non ?
personnellement, je penche à 300% pour le oui, avec la nuance de la relativité bien sûr
Après tout, comme dit l'Ecclésiaste :
Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
En ce qui concerne les intellectuels, j'ai vu que l'on citer Sartre et Camus...
Personnellement, je ne comprends pas comment on a pu les citer à la même enseigne !
Certes, tous deux étaient engagés, mais Sartre a eu le mérite de ne pas s'engager politiquement là où Camus écrivit des discours pour le général De Gaulle...
Je ne remet pas en cause la valeur littéraire de Camus, qui est incontestablement un grand écrivain, mais si l'on entend par intellectuel 'libre penseur", l'intellectuel SE DOIT de ne pas afficher un parti politique !
et d'ailleurs, pour la petite histoire, Camus a écrit Les justes et Sartre lui a rétorqué Les mains sales... Lisez le premier puis l'autre, en gardant à l'esprit que Sartre répondait à Camus en écrivant sa pièce, je vous assure, c'est un bel électrochoc libérateur de pensée !
Enfin, puisqu'il faut bien en finir et que j'en ai marre de taper sur mon clavier, la France, puisqu'il s'agit bien d'elle ici, n'a à mon goût plus d'intellectuels au vrai sens du terme, à savoir des gens qui prenne position CONTRE l'ordre des choses... Au mieux nous avons quelques pensouillards qui disent à droite à gauche : "ôooooooooooooo, c'est pas bien !"
mais à part cette pseudo contestation, rien ! que du vent ! ils ne prennent pas parti, ils n'osent plus prendre de parti, parce que l'heure est à la société de consommation et qu'il faut bien assurer son quota de vente...
Aujourd'hui on ne pense plus pour améliorer la vie de tout un chacun, comme à l'époque de Sartre (qui sortait de la guerre, justement) ou de Voltaire (qui vivait sous la monarchie absolue), mais l'on pense pour améliorer son train de vie... parce qu'en évitant d'être radical et donc vraiment intellectuel, quelque soit la valeur de ses idées, on s'assure un minimum d'audience et de lectorat !
Alors pour ce qui est des intellectuels "radicaux" de gauche, je me marre... ils ne font que tenter de profiter d'une éventuelle empathie envers la droite qui, adroitement, s'empare du malaise générale qu'éprouve notre société à l'heure de la mondialisation !
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 10 Jours, 22 Heures, 8 Minutes, 55 Secondes en ligne
|