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castypique |
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L'assemblage de mots contraires s'apellent un oxymore, et on en tient un bien beau avec l'expression "discrimination positive".
La discrimination positive, fomentée par Sarkozy, et (malgré ses premières dénégations : Le chef de l'Etat revendique ainsi la paternité d'un concept qu'il a condamné) reprise par Chirac, est d'abord, et avant tout, anti-laïque et anti-républicaine.
Vouloir nommer un préfet "musulman" (je rapelle que "musulman", muslim signifiant "soumis à Dieu", est un terme issu du Coran, et indique donc son appartenance religieuse) est incompatible avec les lois républicaines, et insultant envers elles et les citoyens laïques ou incroyants.
En France, dans la fonction publique a fortiori, personne n'est interrogé sur son appartenance confessionnelle (pas plus que lors du recensement de la population, ce qui ne nous permet pas de savoir quelles sont les appartenances religieuses des français-es) et personne ne peut être promu, recalé, employé en fonction de celle-ci.
De plus, la discrimination qu'elle soit "négative" ou "positive" est toujours une ségrégation, ce qu'on nomme aussi "apartheid".
La République (avec un grand R) ne reconnait pas les communautés, et c'est ce qui fait sa principale force (reconnaissance outre-manche et outre-atlantique qui décompose la chose publique et l'affaiblit).
Reconnaître à une communauté des droits est un pas vers l'atomisation de la France. Nommer un fonctionnaire en fonction de sa religion est une aberration. Quand ce sera le tour de nommer des fonctionnaires en fonction de la couleur de leur peau, on pourra définitivement se dire que ce gouvernement Raffarin aura démantelé et morcelé la France. Ce sera le début de "l'apartheid positif".
Je suis français, et non pas catholique. Mon pote Samir est français, et pas musulman. Et mon ami Johan est suisse, lui, pas protestant évangéliste.
Lorsque l'on définit quelqu'un de par son appartenance religieuse, l'on est, sans aucun doute, xénophobe.
Maintenant, quand l'on sait, que cette nomination (à l'ordre du jour du prochain Conseil des Ministres) est purement politique et sert des desseins peu avouables, on est rassuré. Ce n'est pas par altruisme que l'on s'enquiert de la confession d'un fonctionnaire de la République pour le nommer, mais par pure "spéculation" sur l'avenir et affairisme.
Comme je le dis toujours : on a les gouvernants qu'on mérite. (nan, c'est pas vrai, je le pense pas, ça, c'était juste pour finir en "beauté" )
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Edité par castypique le 14-01-2004 à 01:17
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