|
ludovike |
 |
Guru 
Déconnecté
Niveau : 5 N° de Membre :
2390
Ancienneté : 99%
Participation : 17%
Inscription: 19 Jun 2002
Localisation: boyau rouge ( eleve a la chimay et au jack)
Age: 59
Messages: 14667
Sujets Lancés : 253
|
lisez les journeaux , ecoutez la radio  sinon pour vous aidez
Citation:
Action revendiquée
Les coupures d'alimentation électrique qui ont fortement perturbé lundi (7 juin) le trafic SNCF et RATP de la région parisienne n'étaient pas consécutives à une panne. Ou plutôt, c'était une panne provoquée. "Il s'agit bien d'une intervention volontaire sur la fourniture électrique dans le cadre de l'action engagée pour obtenir le retrait du projet de loi sur le changement de statut juridique d'EDF et de Gaz de France et sur le régime de retraite", a expliqué dans un communiqué la Fédération nationale mines énergie CGT dans un communiqué de revendication. Gérard Rodriguez, l'un des responsables de la FNME-CGT, a expliqué que les salariés d'EDF-GDF ou de leurs sociétés gestionnaires voulaient multiplier les actions de ce type pour faire pression sur le gouvernement d'ici au 15 juin, date de l'ouverture des discussions sur le changement de statut et l'ouverture de capital d'EDF et de GDF à l'Assemblée nationale. "Le gouvernement nous dit que ce sera une question de jours, une fois que le projet de loi sera à l'Assemblée. Ca veut dire que si on reste comme ça, on ne pourra pas interpeller l'opinion publique sur ce qui se passe", a-t-il affirmé. La fédération Sud-Rail a apporté dans un communiqué son soutien aux agents grévistes. "Leur grève est la nôtre face à ce gouvernement du Medef. En défendant EDF, ils se battent aussi pour le rail, pour la santé, pour l'éducation, pour tous les services publics", explique le syndicat.
La circulation des trains a été très perturbée à la gare Saint-Lazare en raison des coupures qui ont commencé dans la nuit de dimanche à lundi à 3h30. La gare de Lyon, la gare du Nord et Paris-Montparnasse ont également été touchées beaucoup plus légèrement. Cette action a entraîné des retards ou la suppression de plus de 250 trains et plus de 500.000 voyageurs ont été touchés. La situation était revenue à la normale à la mi-journée.
Haute tension !
Le ministre des Transports, Gilles de Robien, et celui de l'Industrie, Patrick Devedjian, ont condamné ces coupures sauvages lundi midi à l'issue d'un conseil des ministres, avancé de deux jours pour cause de G8. "Il y a des gens qui ont souffert, il y a des gens qui sont fatigués, il y a des gens qui ont attendu leur train. C'est un véritable acte de malveillance qui est particulièrement choquant", a lancé le premier. Et Gilles de Robien d'ajouter: "J'appelle la CGT à retrouver le chemin du dialogue social de façon à assurer un service de qualité pour les usagers". "J'espère qu'il n'aura pas de suite et qu'il est isolé. Ça ne se justifie pas puisque c'est un acte illégal. Il n'y a pas de justification à commettre des actes illégaux", a déclaré pour sa part Patrick Devedjian.
Le syndicat CGT des services centraux d'EDF d'Ile-de-France a appelé les agents franciliens d'EDF et de Gaz de France, à un rassemblement mardi devant la tour EDF de La Défense, dans les Hauts-de-Seine, pour "accueillir" Nicolas Sarkozy en visite sur le site. Jusqu'à présent, les électriciens et les gaziers s'étaient surtout contentés de couper l'éclairage urbain dans certaines villes en pleine nuit, à l'occasion de journées nationales d'actions. Le 27 mai dernier, entre 40.000 et 80.000 gaziers et électriciens venus de toute la France, selon les sources, ont défilé à Paris pour exiger le retrait du projet de loi.
Une première
C'est la première fois que des coupures de courant ont lieu en dehors d'une journée d'action -officielle, disons- des syndicats. C'est une journée ordinaire : pas de grève, pas de manifestation. C'est donc pendant leurs heures de travail que les électriciens cégétistes ont procédé à des coupures de courant. Ce qui, bien sûr, est totalement illégal. Par ailleurs, le discours de la CGT a changé. La méthode aussi. Jusque-là, la consigne, c'était de ne pas se mettre l'opinion publique à dos, et donc de limiter les coupures à des objectifs ciblés qui ne pénalisent pas l'usager comme des mairies, des permanences électorales ou encore l'éclairage public. Là, des milliers de voyageurs, des banlieusards qui se rendaient à leur travail, ont été visés et pénalisés. On assiste donc à une radicalisation de ces actions. Et plus personne n'est à l'abri.
Pas de commentaire officiel du côté de la direction de la SNCF, qui indique simplement qu'elle va demander des indemnisations, non pas la CGT, mais à EDF. La SNCF va formuler une "demande d'indemnisation auprès de Réseau de Transport d'électricité (RTE) pour compenser cette défaillance de la fourniture de courant électrique". Il ne faut pas oublier que la CGT est le premier syndicat de cheminots -et de loin. La direction de la SNCF n'a pas forcément envie d'engager une polémique avec elle. Quant aux syndicats, aucun d'entre eux n'a voulu s'exprimer. Ils comprennent les motivations des salariés d'EDF, mais ne veulent pas pour autant cautionner ce type d'action qui vise leur outil de travail. C'est donc silence radio, y compris du côté de la CGT cheminots.
Enfin, notez que lorsque l'on coupe complètement l'électricité, tous les trains s'arrêtent, ce qui limite les risques. C'est plutôt au moment du redémmarrage qu'il faut faire très attention: vérifier, par exemple, si des passagers ne sont pas descendus sur les voies ou si aucun matériel n'a été endommagé.
|
__________________
 ludovike
Tu pourrais articuler ? J’entends rien entre la queue dans ta bouche et l’apitoiement qui t’étouffe.
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 74 Jours, 4 Heures, 14 Minutes, 12 Secondes en ligne
|