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[CDG] L'université Phalocrate...
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L'Université bientôt moins féminisée que le Sénat
L'université constitue un refuge méconnu de l'inégalité entre hommes et femmes. Le bilan des dernières campagnes de recrutement d'enseignants- chercheurs montre que l'enseignement supérieur reste largement sous domination masculine. Avec une règle, non écrite mais bien réelle : plus les postes sont prestigieux, moins on y trouve de femmes.
Le bilan établi par le ministère de l'éducation nationale sur la première session 2004 est révélateur. Pour les postes de maître de conférences, qui correspondent au premier niveau d'entrée dans la carrière, les femmes ont représenté 41,4 % des reçus ; pour les postes de professeur d'université, généralement obtenus après plusieurs années comme maître de conférences, elles ne représentent plus que 25 % des admis.
Certaines disciplines obtiennent des résultats désastreux. En mathématiques, sur les dix-neuf postes de professeur, on ne compte qu'une seule femme. En philosophie, sur les quatorze nouveaux maîtres de conférences, deux femmes seulement ont été retenues. En histoire du droit, cinq postes de maître de conférences ont été attribués à... cinq hommes. Au sein de la dernière promotion de l'Institut universitaire de France (IUF), dont la vocation est de rassembler les meilleurs chercheurs universitaires, seules dix femmes ont été nommées sur les quarante postes ouverts. Parmi les présidents d'université, leur place est plus réduite : huit universités seulement, sur quatre-vingt-cinq, sont aujourd'hui présidées par des femmes. Au sein de la Conférence des présidents d'université (CPU), on ne compte qu'une femme sur les seize membres de la commission permanente, une des principales instances de décision.
La difficulté ne vient plus d'un problème de vivier. Les femmes sont maintenant majoritaires parmi les étudiants : en troisième cycle, là où se recrutent les enseignants chercheurs, elles sont plus nombreuses que les hommes, avec 51 % des inscrits. Ces résultats médiocres marquent certes un progrès : le taux de féminisation augmente doucement. A ce rythme-là, toutefois, l'Université risque un jour d'être rattrapée par le Sénat, où 17 % des sénateurs sont des femmes, une proportion en nette augmentation du fait de l'application partielle de la parité.
Luc Bronner - Le Monde |
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"Elle attend... elle attend... patiemment... elle attend" 
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