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Mister Oxmo 2003

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Talking [JEU] Concours De Textes : Les Votes !

<center>

Ci dessous, vous trouverez l'entièreté des textes écrits par les membres qui se sont donnés la peine de participer au concours.

Je rappellle que la phrase de "thème" était :


"Demain, le monde ne sera plus"


Quelques règles simples à suivre pour garder ce message bien propre :

Ne postez pas de réponses, donc pas de commentaires ici.
Votez une seule fois pour votre texte favori.
Si, vraiment, vous ne pouvez pas vous décider pour qui voter, ne votez pas (un seul choix possible).
Enfin, et cela va de soi, ne votez que si vous avez lu tout les textes (plusieurs fois si possible).
Fin des votes dans 30 jours ! ne trainez pas trop hein !


Voilà c'est tout, tout le monde a droit au chapitre et peut donc donner une voix à son petit chouchou...




MAJOR TOM :

Citation:

Demain, le monde ne sera plus...comme avant! Combien de fois l'ai-je entendu ces derniers temps? Il semble que ce soit la phrase à la mode. Le signe d'un chaos imminent ou bien tout simplement cette vieille lutte intestine qui s’ébroue une dernière fois avant d'accepter un nouvel ordre des choses. C'était certain, les choses allaient bouger sous peu.
Je n’étais pas spécialement chaud quand ils ont dit " renouvelons l'exercice" ! Il faut dire que peu d'enthousiastes ne s'étaient manifestés à la publication de ma dernière nouvelle. Assurément, je reconnaissais que d’autres avaient fourni un travail bien meilleur. J'avais pourtant essayé de faire original, mais combien ont remarqué que outre la phrase imposée en début j'avais également glissé dans le texte toutes les autres phrases? Aucun !!! A croire que la lecture en diagonale est devenue le sport favori du plus grand nombre.

C'est vrai que l'été a été particulièrement orageux, il n'en fallait pas beaucoup plus pour que toute cette électricité ambiante ne re-jaillisse sur leurs propos toutes les conversations sérieuses viraient irrémédiablement au règlement de compte. Au début c'était parfois marrant d'observer ; les batailles rangées qui se créaient, se balayaient au rythme des sujets qui fâchent ; les alliances se nouer et se défaire autour de ceux qui osaient envisager de ne pas aller dans le sens commun, puis lentement je me suis mis à moins participer et Bérénice me rejoignait parfois dans la soirée quand je n’étais pas fourré chez Agnès.

Aurélien s'était même fait virer à l’issue de la réunion, il faut dire qu'il avait fait fort, trop fort! Pourtant Richard la finalement repris, espérant que cela serve de leçon aux autres peut-être? Non pas qu'Aurélien soit un mauvais bougre en soi, il me faisait rire souvent, mais, quand les choses s'enveniment trop il faut savoir couper la branche avant que l'arbre ne se pourrisse complètement.

Mes relations avec Richard s'étaient lentement étiolées pendant ces derniers mois, non pas que Bérénice ne l'aidait plus a se concentrer en le pompant jusqu'à la garde ou bien encore à l'instar des valeureux pèlerins trouvant finalement une abbaye sur long le chemin de Compostelle, elle lui offrait de temps en temps sa croupe rebondie pour accueillir dans ses entrailles le membre turgescent d'un Richard au bord de l'apoplexie.
Mais elle le faisait avec moins d'assiduité et les attentions qu'elle lui pratiquait étaient à chaque fois de plus en plus épisodiques. Pire elle prenait maintenant un malin plaisir à le rendre fou d'excitation pour finalement le planter là, la queue entre les mains.

Toutefois elle s'ingéniait toujours à m'en raconter les moindres détails et je voyais mon Richard qui la sentant s'échapper s'évertuait à inventer de nouvelles ruses afin de la reconquérir.

Il commença tout d'abord par conserver quelques un de ses sous vêtements, il avait une prédilection pour ceux que Bérénice avait mouillés abondamment, autant dire quasiment tous, tant elle avait de facilité à se liquéfier à la moindre caresse. Les entassant au fond dans son tiroir pour les sentir à loisir tout au long de la journée, il à très vite succombé a la tentation de les porter à son tour du matin au soir, le pauvre... comment imaginer rentrer une paire de couilles dans un string de femme, c'était je pense une façon pour lui, que de la conserver à l'esprit en endurant pareille souffrance.

Un beau matin il la fit appeler pour lui montrer sa dernière trouvaille, un très joli gode ceinture, de bonne taille ma foi. Il insista pour qu'elle le passe sur le champ et baissa son froc en guise d'invitation à le prendre sur le canapé. Bérénice, ce n’est pas la dernière quand on lui parle de cul, elle est ouverte à de nouvelles expériences mais celle là elle ne l'a pas vu venir ; d'une femme la même demande elle l'aurait acceptée sans hésiter une seule seconde. Alors que Richard à quatre pattes sur le canapé le pantalon aux chevilles lui pressentant fièrement son fondement tout dilaté, tel un pétard qui n'attend plus qu'une allumette, c’était une surprise de taille, peut-être même que ça l'a un peu dégoûtée, pour sur elle n'en menait pas large. Devant tant de détresse elle eu néanmoins pitié, s'assit à coté de lui, laissant tomber le monstrueux harnachement qui fit un gros « splotch » en touchant le sol, elle se mit a lui caresser la figure, croisa son regard de chien battu et finalement le masturba machinalement.

Est-ce la lassitude ou bien cette nouvelle image ridicule qu’il lui offrit au cours de l’été. Meurtri et étriqué dans son string rose à dentelle, un plug « queue de cheval » planté dans l'anus, Richard à quatre pattes l’implorait de lui sucer les couilles, c’était un mardi elle avait finalement décidé de ne plus s'offrir a lui. Celle que Richard s’amusait à appeler son petit Trou Noir tant elle avalait tout ce qui passe, ne devait plus rester qu’un lointain souvenir.

Cependant elle ne lui en gardait pas moins une certaine sympathie, donc même si ils n’iraient plus jamais au bout, elle ne s'interdisait pas de l’exciter un peu ou de satisfaire quelques menues exigences. Ce fut, le début d'une période ou cédant sous le poids de ses demandes elle ne mit plus de culottes pour venir au bureau, croisait et décroisait inlassablement les jambes lors des longues séances où Richard lui dictait son courrier, et pour finir le laissait jouir ; le regard brillant obstinément figé sur son abricot humide, il lui déchargeait dans la paume de main. Elle aimait bien sentir monter le désir chez son patron, ressentir qu'une paire d'yeux avides de désir scrute le plus petit centimètre de son intimité, tout juste si elle ne sentait pas ses pupilles lui lécher la peau. Richard commençait une phrase aussitôt elle écartait les jambes, au point qu'il ne fut capable de trouver les mots justes pour finir et recommençait au début en bégayant, ah oui ! C'est cette même période ou Richard n'a pu réussir à adresser un seul courrier aux auteurs.

D’un autre coté dans la boite tout le monde en a profité, Bérénice sans culotte, sans que cela soit une révolution cela reste quand même un événement notable. C’est dingue le nombre de gens qui subitement refaisaient leur lacets devant son bureau, même le petit stagiaire, ne décollait pas de son miséreux coin de table, pourvu que celui-ci soit dans le bon alignement. Pendant un moment on a cru a un problème intestinal quand on le voyait se précipiter vers les toilettes plusieurs fois par jour, cependant quand est apparu sa tendinite nous avons tous été rassurés. Le mois suivant nous croulions sous les demandes de stages et coïncidence toutes émanaient de la même école, ils s’étaient refilés le tuyau.

Aurélien qui pour une fois n’était pas en manque d’inspiration, a installé une web caméra sous son bureau, et Bérénice à heures régulières montrait sa chatte au monde entier, à son insu bien évidement. Nous avions créé une adresse pour récupérer les dialogues sur nos ordinateurs ; nous nous en donnions à cœur joie, c’est affolant l’imagination qu’on ces mecs et il nous fallait déployer des trésors de persuasion pour faire bouger Bérénice au gré des supplications de la meute affamée, la bite à la main prêt a assouvir tous nos fantasmes dès que Bérénice décroisait les jambes. On leur en fait voir de belles à eux aussi, tout ce qui nous passait par la tête, plus c’était gros plus il en redemandaient. Aurélien excellait dans l’art de les pousser à s’exhiber, à prendre des poses si délicieusement ridicules que j’en éprouvais de la gène pour eux, même si un gros macho affublé de son slip sur la tête me faisait toujours autant sourire. Pour ma part je ressentais la même fièvre qu’il y a 15 ans au temps béni du minitel rose, quand adolescents sous les aguichants pseudos de « Cassandre », « Amande » et autres « Virginie » nous tenions en éveil des dizaines de mecs des nuits durant. Pour résumer on peut dire qu’on a rien branlé ces derniers mois, quoi que le stagiaire n’ait pas mesuré sa peine!

Lorsque elle avait une jupe suffisamment courte, elle profitait a chaque fois qu'elle allait et venait dans son bureau, pour ramasser par terre le moindre objet, lui présentant ainsi son sillon à demi découvert, ce qui avait pour but de faire passer le visage de Richard du blanc crayeux au violet indigo. Si par malheur il lui arrivait de mettre un pantalon, il implorait de voir au moins ses seins lourds et fermes qu'elle laissait apparaître tantôt par transparence sous un fin chemisier tantôt avec un decoletté plus profond que les gorges du Verdon, ces jours là Richard se sentait l'âme d'un premier de cordée alors qu'elle lui balançait ses nichons sous le nez.

Quand bien même, il essayait désespérément chaque soir de la retenir plus qu'à l'habitude, prétextant un courrier urgent ou une affaire qui ne saurait tolérer plus de retard, pour espérer la prendre dans l'entrebâillement de la porte ou la retenir sur le canapé, au pire suppliant une ultime caresse sur son sexe tuméfié à défaut de sentir les lèvres pulpeuses enserrer son gland. Bérénice se refusait de plus en plus et Richard dépérissait à vue d'oeil, le regard vide il arrivait le lendemain pas rasé ou avec ses vêtements de la veille. Bientôt il refusa de rentrer chez lui, ne dormit plus que sur le canapé de son bureau et s'enferma dans une solitude navrante que seuls Bérénice et moi remarquâmes véritablement, tandis que les autres arboraient selon l’humeur une totale indifférence, ou se complaisaient à ressasser que tout partait en couille en ce bas monde, que rien ne serait plus comme avant, qu’ils étaient les seuls garants à sauvegarder cette dignité séculaire déjà bien éprouvée.

Hagard, Richard ne répondait plus aux coups de téléphone, même à sa femme il refusait de parler et par amitié j’acceptais de faire un saut à son domicile lui chercher quelques affaires propres. Agnès était une femme on ne peut plus ordinaire, de celles que l’on croise tous les jours dans l’escalier sans jamais les remarquer. La quarantaine naissante, elle commençait à accuser le poids des ans et ses soucis de couple ne contribuaient pas véritablement à la mettre en valeur, toutefois, elle semblait avoir conservé une plastique tout a fait convenable.
Mariée depuis une douzaine d’années, sans enfants elle menait une vie sans autres contraintes que celles d’être agréable à Richard, du statut d’amante elle était passé directement à celui de maîtresse…de maison ; elle avait appris à s’effacer, se montrer discrète tout en veillant régulièrement au confort des ses invités. Cette petite lueur qui donne aux femmes, ce regard si particulièrement pétillant, semblait s’être éteinte à tout jamais et de fait elle m’avait toujours paru insipide au point que je n’eusse pu l’imaginer autrement que dans son rôle d’épouse vertueuse.

- Je t’attendais me dit elle ! Installe toi dans le salon, j’en ai pour une minute à tailler ce rosier.
- De bien jolies roses tu as réussi à faire pousser ! Lui fis-je en restant sur le pas de la porte.
- Ecoute tu n’es pas venu pour me parler de mes roses ! Alors laisses tomber et dis moi plutôt pourquoi Richard ne vient pas lui-même ?
- Le travail… tu sais en ce moment ce n’est pas facile pour lui, tous les scripts qu’on lui envoie ne sont bons qu’a finir dans les chiottes de la gare. Lui-même ne sait plus très bien ou il en est !
- Tu me prends pour une imbécile ? Je sais très bien qu’il y a une autre femme derrière tout ça, ce n’est pas la première fois, mais là il est allé trop loin ! Tu comprends ?
Ce que je comprenais c’est qu’elle aussi marchait carrément à coté de ses pompes et que cette histoire de dormir au bureau lui avait fichu un sacré coup au moral.
- Voila c’est fini! Tu veux une corona comme d’habitude? Il m’en reste une au frais dans la cuisine sers toi ! - Euh, oui une bière volontiers…. - Moi je vais prendre un cognac ! J’en ai besoin a-t-elle ajouté en se penchant sur le bar pour s’en servir un plein verre qu’elle bu d’un trait avant même que n’atteigne la cuisine.
- Je ne le comprends plus ! Et cette fille qui est-ce ? Tu la connais c’est toi qui l’a ramenée à la boîte ? Qu’a-t-elle de plus que moi ? Hein dis moi ?
Je me suis penché pour attraper ma bière dans le fond du bac, tandis qu’un nouveau verre à la main elle m’avait rejoint et campait dans le chambranle de la porte.
- Douze ans que je supporte ses frasques, douze années où je fais mine de croire que c’est la dernière fois, que je ferme les yeux en l’accueillant comme une collégien qui a découché, tu crois que je vais supporter ça une nouvelle fois ?
- Bah… J’avais a peine fini qu’elle pointa son index sur moi. - Dis moi, dis moi ce que cette fille a de plus que moi ? Elle suce mieux ? Elle baise mieux ? - Je ne sais pas lui répondis-je.
- Enfin quoi ! Merde.. à quarante piges je ne suis plus baisable ? Couina t-elle en faisant glisser sa salopette à ses pieds. Bon sang mais que faisait-elle en sous-vêtements là dessous ?
- Regarde moi ces seins, ils ne sont plus bon a riens ? Et ce cul tout juste bon à foutre à la benne ? Crois-tu que les seules choses que j’ai envie d’astiquer se soient les cuivres ?

Finalement elle était même bien conservée, une peau blanchâtre sans taches ni aspérités, de beaux seins en forme de poire qui à mon avis tenaient sans l’aide du truc qu’elle portait, servant plus à masquer qu’à soutenir, un ventre presque plat, les hanches galbées qui renforçaient cette impression de largeur du bassin qui caractérise les femmes de l’est ; l’ensemble des formes donnait un sentiment d’harmonie, d’équilibre, je crois même que mon sexe s’est mis à enfler alors que je l’observais, c’est marrant comment certaines tenues peuvent dissimuler la réalité.

- Agnès… arrête rhabille toi s’il te plait ! Bérénice… je ne suis pas avec ! Personne ne te parle de vengeance, alors inutile de m’exciter.
- Mais de quoi on parle alors ? Tu as vu mon cul il est encore ferme, touche le ! Vas y !
- Ecoute Agnès je ne vais pas te toucher les fesses, elles sont belles mais je n’y toucherais pas !
- Tu vois, toi aussi je te dégoutte ! Sanglota t-elle en se précipitant sur le canapé pour s’y réfugier à plat ventre et dissimuler ses pleurs dans les coussins.
Putain de journée, il y des moments dans la vie ou tout part de travers et vous ne savez même pas pourquoi ? De ces moments où vous ressentez un grand vide vous envahir.
Du coup je me suis resservi avec une kriek cerise qui traînait et j’allais la rejoindre dans le salon. - Enfin Agnès ne te met pas dans un état pareil Richard reviendra… tu peux en être sure ! – Oui… mais moi je ne serais plus là… ! Viens, fais moi l’amour ! Fais moi jouir… ça fait des mois.

Pourquoi je me suis assis prés d’elle au lieu de prendre les affaires et me barrer en courant ? Pourquoi je lui ai mis affectueusement la main sur l’épaule ? Je n’aurais pas du faire de mélange avec les bières.
C’est vrai qu’allongée, sa croupe paraissait encore plus séduisante, encore plus attirante, presque comme si elle m’envoyait une invitation à venir en juger de plus près, la courbure de ses reins ne faisait qu’accentuer la petite pente rebondie et lui donnait des airs de montagnes russes dont l’inexorable descente finissait par mourir sur de jolies cuisses bien droites, peut être un peu molles mais çà contribuait aussi a leur donner un coté avenant et chaleureux, on devait se sentir bien entre ses cuisses là!
Parfois je me demande si je n’ai pas le cerveau plus bas que la ceinture, c’était pourtant bien marqué «attention danger», j’ai bien vu le flash qui clignotait quand je lui reluquais le cul : «Tu va faire la connerie de ta vie, tu le sais…! La femme de Richard…». C’est sur que si elle s’était relevée alors que ma main commençait doucement à lui caresser les épaules, ou qu’un avion se soit écrasé sur le pavillon, que l’iceberg n’ait pas percuté l’étrave du Titanic ; on n’en serait pas là actuellement,

Moi, lui glissant son slip de coton sur les chevilles et tandis qu’elle dégrafait son soutif. Je me suis mis à lui lécher l’intérieur des cuisses, laissant aller ma langue au gré de ses courbes pour finir le nez collé à sa toison. Agnès ne s’épilait pas ! Enfin pas au sens ou nous l’entendons actuellement à savoir au mieux une poignée de poils raz dont le périmètre n’excède pas un demi-ticket de métro.
J’avais à peine engagé ma langue pour écarter sa fente et dégager son clitoris que déjà elle ondulait, s’ouvrant comme un fruit trop mur elle m’offrait son intimité en roucoulant comme une tourterelle qui revient au perchoir.
J’en ai profité pour lui lécher la raie avant de revenir m’attarder sur son bonbon qui se dressait fièrement à la recherche de mes lèvres, ça devait faire longtemps en effet car elle ne tarda pas à jouir, alors que certaines n’ont de meilleure idée que de serrer les cuisses pour mieux vous coincer la tête à ce moment précis, Agnès déchargeait sur ma bouche les cuisses grandes ouvertes, en attendant une nouvelle vague de soubresauts qui la mènerait vers une nouvelle jouissance.
Elle frissonnait encore après la troisième, ces femmes là quand tu les lance, tu finis par te demander comment elles s’arrêtent, comme je commençais à avoir mal aux maxillaires je décidais de relever la tête toute engluée de son plaisir, de la retourner pour contempler sa toison qui faisait un joli v, même si à l’instant présent elle ressemblait plus à une marmotte qui vient de naître tant son pelage était gluant.
Agnès était radieuse et paraissait avoir rajeuni de dix ans, le bonheur de la femme épanouie se lisait sur son visage aussi distinctement que la moue d’un aveugle qui tente de déchiffrer un message sur du papier de verre, elle en profita pour me lancer une œillade de remerciements et se mit à me déshabiller.

C’est amusant de voir que sous des apparences anodines voire carrément sans intérêt, peuvent se révéler des femmes d’une sensualité torride, de celles qui non contentes de vous avaler complètement l’engin sont capables d’une main de vous titiller l’anus et de l’autre vous plonger l’index dans la bouche, tandis que leur langue s’affaire à vous caresser la hampe ou le gland. Agnès n’était pas douée uniquement pour la fellation, et sous ses airs de ne pas y toucher elle dévoila un appétit et une imaginativité que jamais je n’aurais soupçonné, tantôt à califourchon ou bien la tête enfouie dans le canapé le postérieur bien en l’air, elle donnait de grands coups de reins pour s’empaler sur mon sexe tendu en poussant des râles de tigresse en chaleur.
Elle ne ménageait pas sa peine, donnant autant qu’elle recevait, je finis par jouir une première fois dans sa bouche. Agnès avala tout et conserva mon pénis entre ses lèvres, me prodiguant toutes sortes de caresses jusqu'à ce que je puisse de nouveau la pénétrer. Je suis maintenant capable de vous décrire tous les moindres recoins du salon de Richard, tant nous exécutâmes des positions diverses, Agnès aura quand même du mal à récupérer la grosse auréole que laissèrent ses fesses sur le canapé. Je crois que la levrette devant la cheminée m’a définitivement achevé et j’ai éjaculé sur ce très joli tapis persan auquel Richard tenait tant.

Déjà 4 heures, une douche n’était pas un luxe tant nous étions poisseux tous les deux, on s’est rhabillé comme des voleurs et j’ai repris une bière pour la route. Richard qui attendait ses affaires en début d’après midi, devait me maudire comme la peste ! Fais chier il n’avait qu’a y aller lui-même les chercher. D’un autre coté sans lui jamais je n’aurais découvert cette gemme brute qui sortie de sa gangue ne demande qu’a être travaillée, taillée, polie, pour enfin resplendir de mille feux. Inexplicablement en cette fin d’après midi, je sentais naître en moi une vocation d’orfèvre, ce qui présageait assurément une détérioration de nos relations professionnelles dans les jours prochains.

L’air était encore tiède, j’ai démarré, glissé le Best Of de Shirley Bassey dans l’autoradio et je n’ai plus pensé à rien sur le chemin du retour. Demain le monde ne sera plus qu’un vague souvenir quand, je retournerais baiser Agnès.






PAVIX :

Citation:
Demain ne sera plus.
Demain ne sera plus.
Demain ne sera plus.
Demain ne sera plus.
Quatre fois « demain ne sera plus ».
Puis, j’ouvrais les yeux, je me rendais alors compte que le monde était bel et bien encore là. Juste un peu plus flou, un peu plus sombre. Mes yeux, humides, le rendaient encore plus trouble, le temps d’un instant. Mes lunettes étaient posées sur la table de nuit, je me tournais. Voilà, fini. Pourtant, je le savais bien : le monde était encore là, comme avant, ce rituel ne me procurerait satisfaction que le lendemain. Ou un jour prochain. En attendant, il fallait dormir, oublier, espérer.

Et ce matin, encore une fois, je me réveille et rien n’a changé : aucune trace de destruction, pas la moindre sensation de chaos, tout semble aussi bien rangé que la veille. Et comme chaque matin, la réalité m’agresse. Je dois alors de reprendre mon rôle, mon existence, redevenir un pion. A la rigueur, la seule satisfaction que je peux tirer de mon sort est celle-ci : je ne suis pas un pion commun. Je suis encore plus invisible, encore plus jetable. Je suis un de ces pions que l’on sacrifie pour améliorer le conforts des autres. Ou du moins pour que ceux-ci se sentent supérieurs. Ou plus précisément, moins médiocres. Mais je ne suis pas dupe. Ce rôle ingrat, l’Homme de l’Ombre, peut être une source de fierté. Mais plus maintenant. Plus pour moi. Cela fait trop longtemps.

Je ne crois pas que ma condition ait été un jour différente. Dès ma procréation, le Destin avait établi les grands principes qui régiraient ma vie : aucun choix ne me serait permis, aucune voie de secours ne me serait offerte, aucun échappatoire, et seul l’espoir pour compagne d’infortune. Oui, l’espoir. L’espoir de changer, l’espoir de voir le monde changer autour de moi, l’espoir de connaître d’autres rapports avec ce monde et les gens qui le peuplent. Cet espoir aux effets troubles, je le sens bien, et pourtant… à la fois, il est ma source de vie, il me redonne l’énergie de repartir subir les affres cruelles de ma réalité, mais il raye aussi en moi chaque jour un petit plus ma vision du bonheur, il entrave ma liberté en me refusant de m’éteindre, en attisant régulièrement les braises du rêve de l’amélioration de mon univers.

Car chaque nuit, je rêve. Le même rêve prolongeant les cauchemars de ma journée. A la différence notable qu’à travers les filtres de mon cerveau, ce qui constitue ma vie se pare de nouvelles couleurs, obéit à de nouvelles lois, arbore le sourire trop rare de la victoire et de l’allégresse. Je ne demande pourtant pas tant. Je n’espère même pas tout cela. J’aspire seulement à une nouvelle répartition des tâches, à un nouvel ordre des choses.
Et chaque nuit, avant de donner mon corps et mon âme aux manipulations de l’espoir, je procède toujours de la même façon. Car je n’en connais pas d’autre. Car ainsi, je suis sûr du chemin que je vais suivre. Car alors, les désillusions et les doutes laissent place aux certitudes.

Demain ne sera plus.
Demain ne sera plus.
Demain ne sera plus.
Demain ne sera plus.
Quatre fois « demain ne sera plus ».
Puis, j’ouvre les yeux, je me rends alors compte que le monde est bel et bien encore là. Encore un peu plus flou, encore un peu plus sombre. Je me tourne. Voilà, c’est fini. Je peux donc rêver.
Non, Pas cette fois-ci.
Le confort d’une nuit régénératrice identique aux précédentes s’évapore. Sans doute parce que mon esprit n’en peut plus de cette lâcheté de ma part, de cette mascarade. Cela fait trop longtemps.

Je sens bien que je ne dors pas. En tout cas, ce n’est pas comme les autres fois, ce n’est pas un sommeil comme les autres. Je ne sens pas mon corps. Une impression étrange m’enveloppe. Une impression de quiétude. Du moins, si la quiétude ressemble à ça. Je revois une partie de ma journée, les bousculades, les contraintes, les tensions, la foule, les différents éléments d’une des chaînes de création de valeur de notre chère et coûteuse civilisation. Avance rapide, retour en arrière, zoome, ma journée est passée au crible par une force qui m’est inconnue jusque-là. Ralenti. Un sourire. Une peau douce. De la tendresse dirigeait vers mon être. Le souvenir imperceptible de cet acte : l’intrus de ma nuit. Qui est-elle ? Je n’en sais rien. Je ne veux pas le savoir d’ailleurs ! Enfin…. Je crois. Je ne comprends pas, je ne comprends plus grand chose. Mon corps sue, se contracte, un vertige s’empare de moi, je ne maîtrise plus rien, j’ai peur.

Elle me sourit. Je reçois, des heures après, ce sourire en pleine face, mes repères s’effondrent, mes convictions sont remises en question, et pourtant, je doute fort que ma vie change. Et pourtant, et pourtant… et pourtant, c’est évident, il est évident que si ! Ce signe est annonciateur de changement ! mais lequel ? ! dois-je me partir à la reconquête d’un optimisme béat, dois-je alors abandonner ma lucidité acide, dois-je renier mon nihilisme outrancier ? Non, je ne peux me convaincre… au contraire… c’est un piège, j’en suis certain… demain, le monde aurait pu me sourire.. mais c’est pour mieux occulter sa cruauté et son injustice ! Je dois agir.

Oui, c’est ça, je dois agir. Mon cœur se calme. Je dois agir. Tout de suite. Pour ma sauvegarde. Pour établir un ordre nouveau. Et pourquoi ne pas en être l’initiateur et le fondateur ? ! Créer à partir des gravats et des cendres, des corps et des restes, une nouvelle société, humble, harmonieuse où les interactions sociales rongées par l’hypocrisie et des hiérarchies factices seraient mises à l’index, une société débarrassée du poids généré par des pouvoirs toujours plus présents et importants, une société dans laquelle mon rêve prendrait vie, dans laquelle je ne serai plus soumis ni aux autres, ni au fruit de leur soif d’expansion. Oui, cela doit disparaître.

Mais je suis seul. Je me retourne dans mon lit, remonte le drap.
Désespérément seul, définitivement. L’espoir m’a donc quitté. Je me réveille. Je marche vers l’unique fenêtre de ma chambre. Je ne fais pas attention au pâle reflet de mon être sur la vitre, je sais bien qu’il est à mon image. Je tiens la poignée, et pose mon front contre la fenêtre. La vitre est froide. Je ferme les yeux et serre encore plus fort la poignée. De chez moi, la ville qui s’étend sous mes yeux dispense tant d’informations différentes… A la machine à avaler des individus et à les formater le jour, succède un désert sombre éclairé par de rares lumières fades la nuit… mais le silence n’est toujours pas au rendez-vous… il règne toujours un vrombissement, un son sourd et lourd qui sature à force mon espace sensoriel… l’Homme ne connaît plus le vide sonore… entre autres… il a abandonné pour satisfaire certains de ses vices sa liberté et en particulier celle des autres…

J’ouvre la fenêtre, la nuit est fraîche, j’aurais dû m’en douter d’ailleurs. Huit étages plus bas, je constate bêtement que les éboueurs sont déjà passés. Dommage. Ca les forcera à revenir. Je monte sur le rebord, je crache, je me laisse happer par le vide, je ne peux pas voler, je sais juste que demain, je ne serai plus de ce monde.





POLKAÏNA :

Citation:
Demain le monde ne sera plus… ou plutôt je ne serai plus de ce monde.
Ma décision est prise !
Je n’en peux plus !
Je n’en peux plus de cette vie, de cette société où tout part en vrille et qui offre un avenir plus qu’incertain…

Chômage quand tu nous tiens… Ça fait deux ans maintenant que je tourne en rond dans l’appart’… c’est pas faute d’avoir cherché du boulot pourtant … mais rien ! Nada ! Nichts ! Nothing !

Marie en a marre elle aussi… marre de me voir affalé dans le canapé à regarder la télé quand elle rentre, marre de voir la vaisselle s’accumuler dans l’évier, marre de m’entendre bougonner… marre de moi…

Nos relations se sont détériorées : on ne s’adresse pas la parole, on s’engueule ! On est comme des étrangers l’un pour l’autre…
Au lit j’vous raconte même pas : c’est pas détériorées à ce niveau-là mais inexistantes… je la dégoûte je crois…

Ça fait mal car Dieu seul sait comme je l’aime ma Marie.
On avait 21 ans tous les deux lorsque nous nous sommes rencontrés sur les bancs de la fac. Qu’est-ce qu’elle était belle, assise à écouter le prof, le stylo aux lèvres, et ses quelques mèches ondulées qui s’échappaient de son chignon… J’ai tout de suite su que c’était Elle…

Tout n’était que joie et bonheur jusqu’à ce 15 juin 2003 ! Putain de jour ! Ma boîte a été mise en liquidation judiciaire… pas assez productive… Le résultat vous le connaissez…

Chômage… puis avec le temps un verre, deux verres… maintenant c’est une bouteille de whisky au moins par jour… sans oublier les à-côté…

Y a pas que Marie qui me fuit… mes proches aussi… Ils ont bien essayé de m’aider pourtant mais con comme je suis, je suis infecte avec eux… Maman pleure souvent… Elle ne sait plus quoi faire… moi non plus d’ailleurs…

C’est pour ça… pour ça que je veux partir… Je suis un fardeau pour eux : je vais mal, ils vont mal… car je les fais souffrir.

Je n’étais pas comme ça avant ! Toujours souriant ! Ma vie, quoique bien remplie, me plaisait : mon boulot me passionnait… faut dire j’étais tout le temps en contact avec des clients, ma petite femme était attentionnée, nous sortions souvent, notre vie sociale était riche (toujours à droite ou à gauche chez des amis ou les amis à la maison), je faisais du tennis tous les week-ends…

Et puis… arriva ce qui arriva ! Boum ! Un coup de poignard… dans la vie ! Tout s’est effondré…
Je me demande souvent pourquoi… Pourquoi le destin s’acharne t-il sur moi ? Qu’ai-je donc fait pour mériter ça ?
Je n’ai toujours pas trouvé la réponse…

Toujours est-il qu’aujourd’hui, je suis une vraie loque, en jogging toute la journée, une bibine à la main à longueur de temps…Je pensais que ça m’aiderait à oublier ma sinistre vie ! Tu parles ! Ça n’a fait que contribuer à l’empirer !

Tiens la preuve : là je regarde un navet sur TF1… j’sais même pas ce que c’est… je m’enfile une Kro en même temps…

Marie, elle, elle planche sur nos comptes… Elle a l’air paniqué… mais elle me dit rien…
Elle a beau faire des tas d’heures supp ça suffit pas à compenser un salaire en moins…

Tiens qui voilà ?
Mais c’est mon p’tit Tom qui est debout ! Il a dû faire un cauchemar ! Regardez-le les cheveux tout ébouriffés et encore à moitié endormi… Qu’il est trognon ! Au moins, je l’ai réussi lui !

P’tain ! Mais qu’est ce que je raconte là ? C’est quoi ces conneries ?
Faut que j’arrête là ! Ça va pas bien !
Bien sûr que y a mon p’tit Tom ! Il a besoin d’un père… d’un bon père…
Arrête de t’apitoyer comme ça, Greg ! Remue toi !
Demain, tu te bouges !

Oh ben justement Marie me regarde… elle me sourit… qu’elle est belle ma Marie !
Elle a toujours été là pour moi et n’a jamais baissé les bras elle… et pourtant…

Faut que je m’accroche… pour elle… pour lui… et pour tous ceux qui m’aiment…
Ça va sans doute être long et difficile mais j’y arriverai !

Demain, le monde ne sera plus… comme aujourd’hui ! Je peux changer ma vie !





SERVEF :

Citation:

« Demain le monde ne sera plus », c’est par ces mots que le vieil homme jette la corde sur la branche la plus forte du tilleul. Ce tilleul qu’il a tant aimé et chéri et qui, majestueusement, regarde le jardin bucolique. Le vieux, chevelure blanche et blonde, crâne un peu dégarni, solidement ancré à sa terre, celle de ses aïeux depuis au moins un demi millénaire, comme il aimait à le répéter, contemple la corde qui pend stupidement de l’arbre. L’été est fini, le ciel un peu gris au-dessus des tuiles ternes. Au sol les premières feuilles mortes dansent macabrement. Jamais du haut de ses rêves de gloire, du haut de sa fierté d’accomplissement, il n’avait imaginé finir ainsi. Mais la vieillesse efface tout. La réussite, la fierté, l’orgueil. Tout est balayé, ne reste plus qu’un corps décharné, un peu flasque, meurtri, et une âme malade à l’évocation de sa fin. La sienne est surtout malade de sa femme.

La pauvre vieille, épouse appliquée une vie entière, reflet de la fierté de son mari, est progressivement devenue un peu « timbrée ». Sa folie se caractérise par une logorrhée incontrôlable et une jalousie maladive que notre triste vieillard doit essuyer à longueur de journée. Elle ressasse tout, les filles d’antan, les écarts oubliés, les aventures consommées. Rien qui n’ait moins de trente ans. Et notre martyr écoute cela patiemment. Au début, ce méditerranéen sanguin s’enflammait, répliquait, s’emportait. Maintenant, plus de mille jours ont passé, il ne peut plus se battre, il est anéanti, écrasé par le verbe ininterrompu de sa femme, et bientôt mort. Dire qu’il a passé sa vie à se battre et qu’aujourd’hui, face à ces mots qui courent comme une armée d’hommes sans bras il ne peut plus.

Sur le chemin de la bambouseraie, derrière la piscine, et de ses splendides bambous noirs au feuillage si vivant à côté desquels il avait rangé l’échelle, il repense à son premier combat, inconscient, subi, à vingt ans, dans l’armée française. Il se souvient d’Antibes où ils avaient tant ri avec les copains, en partant à la guerre, et des espagnols anti-franquistes dans les grottes de sa garrigue, et des grenades qu’il portait en clandestin, des barrages allemands, de la chance qui tant de fois l’a sauvé mais qui ne le sauvera plus. Il se souvient de la sa première élection, de la mission que lui confièrent ses concitoyens, de son aptitude immédiate à diriger, de son plaisir à gouverner. Essoufflé par le poids de l’échelle en bois il s’assied sur un tronc entouré de lauriers. Il est tout simplement fatigué, broyé par la vie. Il l’a aimé cette vie et pourtant elle le tue. Jamais il n’avait connu ce sentiment, cette lassitude. Les bras lui tombent. Il entend les rideaux de la véranda qui claquent. Il sait que jamais il ne retournera dans la véranda, l’émotion le tord mais la décision est prise, le combat terminé. Cette échelle est sa croix. Il regarde deux oiseaux qui jouent et gazouillent au dessus de l’eau et respire. Une brise fraîche lui rappelle que le vent froid de la mort l’attend. Douloureusement le valeureux vieillard se relève et reprend son chemin de croix.

Il arrive enfin au tilleul. Dans le prolongement il voit un chêne liège et les veines tortueuses qui habillent son corps. Il se revoit jeune directeur d’usine présentant ses bouchons à la maison mère, rue de Rome. Aux excellents repas du Fouquet’s accompagnés des meilleurs vins. Il ne boira plus de vin, ni de cognac, ni de rien. Le diabète lui a déjà enlevé le goût de tant de choses. Les excès de jeunesse se paient dur dans les vieux jours. Méticuleusement il place l’échelle contre le tiliacée et s’apprête à monter. Une dernière fois il regarde son jardin, sa maison, la maison de sa fille, finalement si patiente, il pense à son fils, ses petits-fils et ses arrières petits fils. Il aura été un patriarche et ne part pas en ne laissant rien. Cette pensée le soulage, le libère. Fébrilement il saisit les montant de l’échelle de ses grosses mains rhumatisantes et grimpe doucement à l’échelle. Il ne lui reste qu'un barreau pour se saisir de la corde, il y pose son pied avec conviction et d’un cri rauque glisse le long de l’échelle et tombe sur le dos ! Les yeux face au ciel, un peu moins gris maintenant.

« Putain d’Adèle !!! » jure-t-il. Il se relève, et, décidé, piétine l’échelle à grands coups de pieds et s’en va, maugréant mille jurons provençaux, chercher une autre échelle, en aluminium, bien plus légère et solide. Il traverse la véranda en furie, décroche la pièce métallique, claque la porte du garage et retourne dans le jardin. Les yeux rivés sur le sol il passe la terrasse, marche sur les pavés, arrive à la pelouse et regarde son tilleul : la corde a disparu.

Sonné, il voit fugacement sa fille qui remonte sur son balcon suivie de ses deux chiens. Ses derniers se retournent et lancent au vieux un regard pur et triste qui apaise sa colère et le submerge d’émotion. Les bras toujours aussi bas, l’œil morne -honteux ?- il retourne à la véranda où il croise sa femme, qui le noie de paroles.






SOOPAJUD :


Citation:
Demain le monde ne sera plus
Misères du monde, beautés d'ici
Futiles prières, espoirs vaincus
Demain le monde s'évanouit

Le monde d'hier ne convainc plus
Présent amer, Histoire perdue
Jeunes insolents, parents vaincus
Parents violents, jeunesse qui tue

Demain le monde s'évanouit
Dans l'Homme qui s'oublie
Dans l'indifférente barbarie
D'un monde en plein sursis

Demain le monde me sourit
Et une femme s'évertue
A m'aimer de plus en plus
Je la regarde et je souris


</center>


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Old Post 12-10-2005 08:32
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A voté !!!

et déjà deux ont voté avant moi !!!


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Tout peut arriver dans la vie, et surtout rien.


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Old Post 12-10-2005 10:43
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Pavix, faut pas répondre, seulement voter.


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Dites moi de quoi vous avez besoin;
Je vous dirai comment vous en passer.


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Old Post 12-10-2005 21:12
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j'ai eté choqué par celui de major
t'aurais du ajouter avertissement !!


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VIENS TE BATTRE !


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Old Post 12-10-2005 21:41
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J'ai bien compris qu'il ne fallait pas poster ici mais je tenais simplement à faire figurer le sujet en page d'accueil pour que tout le monde puisse le voir, lire et voter...

Allez courage! Et bonne lecture!


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Old Post 13-10-2005 21:29
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Citation:
Message écrit par Arsene Lupin, le 12-10-2005 à 21:41
j'ai eté choqué par celui de major
t'aurais du ajouter avertissement !!

Alors on joue les chochottes


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Old Post 13-10-2005 21:38
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Alors ces lectures, ça avance???


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Old Post 18-10-2005 22:02
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ben il est où mon texte ?

















a voté !

Bravo à tou(te)s !


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Old Post 19-10-2005 00:30
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Uuuuuup !

Plus que 10 jours pour voter !


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Old Post 02-11-2005 16:50
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c'est vrai 13 votes c'est maigre...





allez, allez, oxmosiennes, oxmosiens, bougez-vous !!!


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Old Post 02-11-2005 20:29
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Tu m'étonnes!

T'as bien voté mon chéri???


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Old Post 02-11-2005 20:31
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ça dépend, tu fais quoi si je dis oui ?


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Old Post 02-11-2005 20:54
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Hmmmm! J'sais pas faut voir!

Mais je doute de ton soutien!


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Old Post 02-11-2005 20:56
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désolé



je n'ai écouté que mon éthique, pas mon s... euh, mon coeur.


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Old Post 02-11-2005 21:02
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Polka, femme bafouée, à la recherche d'un mari qui l'aime et la soutienne vraiment!


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Old Post 02-11-2005 21:05
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