|
Habemuspampam |
 |
Guru 
Déconnecté
Niveau : 5 N° de Membre :
13562
Ancienneté : 85%
Participation : 11%
Inscription: 28 Oct 2005
Localisation: Sébécourt
Age: 72
Messages: 7808
Sujets Lancés : 322
|
[CDC] Les quatre derniers poilus de la "Der des der"
Pris sur yahoo.fr
Citation: Les quatre derniers poilus de la "Der des der"
PARIS (Reuters) - Après le décès du doyen français des poilus de la Première Guerre mondiale, Maurice Floquet, il ne reste que quatre anciens combattants ayant participé en France au premier conflit mondial, selon l'Office national des anciens combattants.
L'un d'entre eux, René Riffaud, âgé de 107 ans, doit participer samedi aux cérémonies commémoratives de l'armistice du 11 novembre 1918 à l'Arc de Triomple à Paris.
René Riffaud , Eure.
Il fêtera ses 108 ans le 12 décembre. Issu d'une famille originaire du Jura, il est né à Tabarka en Tunisie à la faveur d'une mission confiée à son père, ingénieur des Ponts et Chaussées.
Il est mobilisé en avril 1917 comme soldat de 2e classe à la Manouba, les anciennes écuries du Bey de Tunis, au sein de l'armée d'Afrique. Il passe par plusieurs régiments pour aboutir fin 1918 dans les Ardennes. Réformé temporairement en 1919 pour une tuberculose pulmonaire, il entre la même année dans l'artillerie coloniale. Il est enfin définitivement réformé en 1924 à Constantinople où il avait été affecté avec une pension d'invalidité permanente pour pleurésie.
Il crée en 1933 une entreprise de construction électrique à Colombes où il a toujours vécu avec sa femme. Il réside aujourd'hui dans une maison de retraite médicalisée.
Lazare Ponticelli, 108 ans, Val-de-Marne.
Né le 7 décembre 1897 à Bettola (Italie), il est arrivé en France, à Nogent-sur-Marne, à l'âge de 9 ans.
Ne sachant ni lire ni écrire, il travaille dès l'âge de 15 ans comme ramoneur à Nogent-sur-Marne avant de devenir crieur de journaux à Paris. "Le jour où Jaurès a été assassiné, je me suis trouvé en rupture de stock", a-t-il déclaré à l'Office des anciens combattants.
Quand la guerre éclate, il choisit de défendre la France, son pays d'adoption. Sur le front à Soissons, il est affecté à creuser des fosses pour les morts et ensuite des tranchées. En 1915, l'Italie entre en guerre et il est enrôlé de force dans le troisième régiment de chasseurs alpins italiens pour combattre les Autrichiens dans le Tyrol. Atteint en pleine face, il est soigné à Naples.
Il raconte que dans les tranchées, les soldats italiens échangeaient leurs boules de pain contre le tabac des Autrichiens. "Au bout de quelques jours, n'entendant plus de bruits de balles, les états-majors se sont méfiés et ont changé les bataillons des premières lignes."
De retour en France en 1921, il fonde son entreprise de chauffage avec ses deux frères. L'entreprise existe toujours aujourd'hui et emploie quelque 2.000 salariés.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il réussit à faire survivre son entreprise en zone sud. Après l'occupation totale du territoire français par l'armée allemande fin 1942, il participe à la résistance parisienne.
Louis de Cazenave, 109 ans, Haute-Loire.
Né le 16 octobre 1897 à Saint-Georges d'Aurac, il est mobilisé fin 1916 et se retrouve sur le front dans l'infanterie coloniale dans le 5e bataillon de tirailleurs sénégalais.
La bataille du Chemin des Dames, qui a coûté la vie à plus de 150.000 soldats en 1917, l'a particulièrement affecté. "Il faut avoir entendu les blessés entre les lignes. Les blessés appelaient leurs mères, suppliaient qu'on les achève", se souvient-il.
Lui aussi raconte une histoire de cohabitation avec les soldats du camp adverse. "Les Allemands, on les retrouvait quand on allait chercher de l'eau au puits. On discutait. Ils étaient comme nous, ils en avaient assez. Quand l'état-major l'a su, il a ordonné une attaque."
Après la guerre, il devient cheminot. Pacifiste convaincu, il participe aux manifestations du Front populaire en 1936, mais pas à la Seconde guerre mondiale.
Jean Grelaud, 108 ans, Paris.
Il refuse presque toujours de s'exprimer sur la Première guerre mondiale, explique-t-on à l'Onac.
Né le 26 octobre 1998, il est mobilisé en 1917 comme soldat de première classe. Il a combattu dans l'Aisne et a été fait prisonnier lors de la seconde bataille de la Marne. Il a réussi à s'évader pour passer en Belgique. Il a également participé à la Seconde Guerre mondiale.
Maurice Floquet, décédé dans le Var, aurait eu 112 ans le 25 décembre.
Deux fois grièvement blessé, deux fois trépané, il faisait partie des 15.000 "gueules cassées" de la Première guerre mondiale. Il est très réticent à témoigner sur la Grande Guerre. "Dans les tranchées où on passait, c'était plein de cadavres et il y avait de la chaux dessus. Et puis il faisait chaud à ce moment-là. Ça ne sentait pas bon."
Selon la promesse faite par Jacques Chirac il y a un an, le dernier poilu de la Grande Guerre aura droit à des funérailles nationales. |
Source
C'est solide ces bestioles, même la canicule les a pas eu...
ceci dit avec le plus grand respect.
__________________
Les cons ça ose tout ! C'est même à ça qu'on les reconnaît
(Monsieur Fernand)
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 51 Jours, 9 Heures, 47 Minutes, 54 Secondes en ligne
|