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gortogg |
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Citation:
C'est surtout vrai, ou peut-être juste moins dissimulé, aux Etats-Unis. Au moins pour la soumission directe du pouvoir politique au pouvoir économique. Mais il est indéniable que le Capital dispose d'énormes moyens de pression sur l'Etat, quand bien même il conserverait les apparences.
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C'est une illustration du mélange que fait l'auteur de l'article entre système français et américain... Le capital possède d'énormes moyens de pression, mais il ne peut les appliquer que dans la limite du droit, qui est "théoriquement" le domaine réservé de l'état... Reste à savoir lequel des deux a envie de baisser son pantalon le premier...
Citation:
Attention, on parle ici de suffrage universel. Il n'est absolument pas question de remettre en cause le principe général de l'élection ou du vote. Quand il y a élection d'un PDG, c'est le CA ou les actionnaires qui votent, soit les détenteurs du capital, et pas la totalité de la population ou "les gens affectés par cette décision".
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Certes, m'enfin si on pousse l'idéal "capitaliste" jusqu'au bout, chacun finira par posséder un morceau de capital, et on devrait aboutir à une forme de suffrage universel autorégulé vers le profit maximal de tous (via chacun...). Ce que je veux dire, c'est juste que l'argument initial n'a pas de substance... Si ceux qui ont le pouvoir économique ne sont pas élus par le peuple, mais qu'ils le touchent, alors l'état est sensé protéger le peuple, mais si l'état protège le peuple etc....
Ce raisonnement tourne en boucle et pour cause, cette réflexion est vide... pour être simple: si A -> B et A -> non-B, alors... (laisse parler ton esprit matheux )
Citation:
Là encore, en France les choses sont bien moins avouées et de véritables efforts sont faits pour dissimuler les choses ou passer par des chemins détournés, mais ouvre n'importe quel canard et tu trouveras de la corruption et du financement occulte. Au hasard, dans celui de cette semaine, Dutreil qui profite de sa position de ministre délégué à l'industrie pour faire financer un festival d'images sportives à Reims, alors qu'il est également candidat à l'élection municipale là-bas.
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De véritables efforts sont faits partout pour dissimuler les abus de pouvoir. Il n'empêche que la loi est claire, simple, et que ce n'est que par la volonté de la classe politique qu'elle n'est pas appliquée. Une fois encore, la séparation des pouvoirs fait défaut...
Citation:
Peut-être les motivations des "leaders" étaient-elles effectivement liées aux intérêts bourgeois, mais il reste que, comme toute révolution, c'est le peuple qui la fait, qui combat et qui fait les sacrifices nécessaires. Tout le problème étant ensuite de trouver, une fois les buts atteints, comment "arrêter la machine" et convaincre ledit peuple de retourner dans son ancien état de soumission. La solution de 1848 était le suffrage universel.
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Il est vrai que le peuple y participe, toutefois, la révolution n'est pas conceptualisée et pas financée sans l'existence et la participation des classes moyennes... (soit dit en passant, je crains viscéralement l'apparition d'une société où les classes moyennes et riches collaboreraient vraiment tout en étant majoritaires... ce jour là, il ne fera vraiment pas bon être pauvre)
Citation:
Un rêve socialiste, oui. Qui est en train de devenir réalité, du fait justement de la mondialisation. Cf par exemple un très bon article du Monde Libertaire de cette semaine, à propos d'une délocalisation intra-européenne ayant vu une solidarité, certes limitée, entre les ouvriers de France et d'Allemagne.
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Rho l'autre... si on avait daigné me répondre dans le topic sur les "-ismes", peut-être n'aurais-je pas commis l'impair lexical de confondre communisme et socialisme (ou pour parler couramment, le bonnet blanc et le blanc bonnet)...
Citation:
Mouif. Il va falloir que tu définisses "suffrage partiel" et "suffrage universel", là. Par ailleurs, l'idée de base du fédéralisme consiste à partir du local avant d'accéder au global. Commençons donc par nous organiser aux niveaux proches de nous puis coordonnons-nous avec les groupes voisins pour former une nouvelle entité, et ainsi de suite. Vouloir le socialisme de manière universelle ne veut pas dire qu'on doit directement "élire" au niveau le plus élevé de manière directe.
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Un suffrage universel est un suffrage où chacun dispose d'une voix, de valeur égale à celle de tout autre.
Un suffrage partiel est un suffrage où chacun ne dispose pas forcément d'une voix, et dont la valeur des voix est variable. Par exemple, en France, chacun ne peut pas voter, chacun ne vote d'ailleurs pas (pour ma part je refuse de voter depuis que je suis en âge de le faire)... et la voix d'un responsable politique représente plus que sa propre voix, puisqu'il représente l'ensemble de ses partisans.
Aujourd'hui le principal problème est relativement simple à trouver... quel que soit le sombre idiot possédant un pouvoir (quel qu'il soit), le réflexe est d'utiliser son pouvoir afin, et ce avant toute autre chose, de garder ce pouvoir. C'est la principale raison pour laquelle l'ensemble du système représentatif du peuple n'a aucun sens. J'ai pu observer, de très nombreuses fois, des syndicats de défense des droits des personnels s'abstenir de défendre tel ou tel cas, sous prétexte que cela risquait d'entraîner des conséquences sur leurs propres personnels... Ce genre d'exemple est plutôt courant...
Alors c'est bien gentil, mais "à quoi ça rime ce barratin?"... Eh bien c'est simple, partir du bas, du proche, pour arriver à force modifications, réformes etc... à un système potable est un pari plus que risqué... En effet, il existe un phénomène physique fort connu apellé l'inertie qui va entrer en jeu. Cette construction concentrique va créer de très nombreuses subdivisions, toutes disposant d'un pouvoir, et ces sphères vont s'entrechoquer, à tel point que le système dit "potable" auquel on pensait arriver se retrouvera en permanence sous-dimensionné pour contenir les titanesques égos des secoués des sphères intérieures...
L'approche fédéraliste n'a de sens que s'il l'on empêche cette inertie de ce développer, ce qui est sans doute possible, mais à moins de se trouver déjà dans le système "potable", il me semble que cela ne soit guère imaginable...
Citation:
Bah ça dépend de ce qu'on appelle révolution. "Changement radical des lois et usages du monde politique" me paraît une définition pas pire qu'une autre.
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Petit mesquin 
Citation:
A la base, révolution ne veut pas forcément dire barricades et guillotinage du dirigeant actuel. Mais bien sûr, un vrai changement qui enlèverait le pouvoir de l'actuelle classe dirigeante aurait toutes les chances d'engendrer une réaction violente et donc de mener droit aux barricades...
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Sauf si chacun perçoit l'intérêt de tous comme un plus grand bien... et ça, cela ne peut venir que de l'éducation, et de l'information...
Citation:
Comme toute classe possédant le pouvoir. Pourquoi feraient-ils en sorte de le perdre une fois celui-ci obtenu, ce serait complètement stupide et inconséquent de leur part.
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Voir plus haut 
Citation:
Personne n'a jamais dit que ce serait facile ou rapide. Je dirais certainement une bêtise si je parlais du Che, ne connaissant pas très bien cette période, mais il est en tout cas indéniable que l'Amérique latine et centrale est à l'heure actuelle la région du monde la plus ancrée à gauche et expérimentant toutes sortes de systèmes... Sans doute le Che y a-t-il joué un rôle.
Bien sûr, se lever une arme à la main n'est pas toujours la chose à faire, loin s'en faut. Mais c'est parfois nécessaire, notamment quand la révolution ou simplement la révolte est attaquée par la réaction et qu'il lui faut se défendre. Par ailleurs, il faut voir un effet de rhétorique dans la formule utilisée, prenant un cas vraiment extrême (prendre les armes) pour évoquer l'ensemble du spectre, qu'on peut résumer par "agir". D'où d'ailleurs le slogan de la Fédération Anarchiste : "Agir au lieu d'élire".
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J'ai peur que l'impact du Ché soit bien plus grand en tant qu'élément marketing et mythe révolutionnaire que ne le fut son action...
"Agir", pour reprendre le terme générique que tu proposes, est un joyeux sac fourre tout qui me semble bien trop flou pour avoir un sens. C'est quoi agir? rouler à vélo et avoir un panneau solaire dans son jardin? Coller des affiches et tagger une mairie? Savater un groupe de skins? Tiens en parlant de skins, finalement, le slogan de la Fédé Anarchiste pourrait très bien leur aller durant leurs joyeuses "ratonnades" nocturnes... Bref tout ça, c'est du vent, et l'auteur ne fait pas mieux d'ailleurs que brasser du vent pendant ses passages lyriquement envolés tels deux enclumes ailées...
Citation:
Bien évidemment. Une fois encore, le pouvoir étant acquis, pourquoi le lâcher ? C'est aussi pour ça qu'une "dictature du peuple", phase indispensable dans la marche vers le communisme, d'après les marxistes, ne peut vraiment fonctionner.
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Re-voir plus haut
Citation:
Euh... quel rapport avec la choucroute ?
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Eh bien le rapport est simple, pour citer Marx, l'auteur écrit: "L’arme de la critique ne remplacera jamais la critique par les armes."
Alors premièrement, c'est vrai, on dira ce qu'on veut, mais un mec qui critique à coup de kalachnikov est vachement moins intérompu qu'un gars qui critique les kalachnikov à la bouche... D'où mon superbe argument: un gars qui critique à la kalachnikov, on a plutôt tendance à appeler ses "débats d'idées" des massacres barbares que des "débats d'idées"...
Citation:
C'est une condition nécessaire mais pas suffisante. L'argumentaire essaie plutôt d'établir que le système de suffrage universel tel qu'utilisé actuellement est intrinsèquement, structurellement mauvais.
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Le suffrage universel n'est pas intrinsèquement mauvais, puisqu'il n'est pas universel. Il est mauvais intrinsèquement et structurellement justement parce qu'il n'est pas universel...
fini sur le texte, on va répondre aussi ici sur ma petite bafouille, tiens appelons la rhubarbe
Citation:
A moins qu'il n'y ait vraiment de chefs, tout au plus des porte-paroles (cf, là encore, l'anarchisme). Maintenant, le problème est que dans le système actuel, l'Etat (au sens large) contrôle les médias et l'école, donc les deux mamelles de l'information/éducation du peuple. Si on cherche à changer les choses dans une direction de plus grande conscience politique "éclairée" (i.e. faisant preuve de réflexion personnelle et pas suivant un nouveau dogme à la place de l'ancien), il est nécessaire de modifier profondément ces institutions. Ce qui, à mon avis (mais c'est là un autre débat), ne peut être fait que via la révolution.
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S'il n'y a pas vraiment de chef, on rentre dans le cadre de l'anarchie, donc pas vraiment d'élection, donc le problème du suffrage universel a tendance à ne pas se poser...
Je prenais comme base de réflexion prospective le monde actuel... rebelotte, on se heurte à l'inertie dont je parlais tout à l'heure... Mais l'inertie n'est qu'une force d'entraînement, elle impose simplement une vitesse extrêmement lente de modification (ce qui nécessite des générations de gars dévoués au même projet, mais bon...).
Citation:
Non, non, non, non, non, non. Tu confonds organisation et état. On peut tout à fait être organisé sans pour autant avoir d'état, et c'est bien là toute la thèse de l'anarchisme. Je te renvoie aux très nombreux textes qui t'expliqueront pourquoi et comment bien mieux que je ne saurais le faire (lire en particulier Bakounine et Kropotkine sur ces questions, même si leurs modèles s'appliquaient surtout aux sociétés du XIXème siècle et nécéssiteraient bien sûr de gros ajustements).
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On peut être organisé sans avoir d'état, toutefois, un état au sens strictement géopolitique du terme, c'est un territoire, un peuple et un gouvernement (au sens directive de régulation). On peut donc avoir un état anarchique pour un peuple donné, sur un territoire donné, et dont la dirctive de régulation serait "l'autorégulation".
Dans le cas que je présentais, la "directive de régulation" était "formuler des mesures, et de les appliquer". Le mode d'application de ces directives est lui libre de forme...
Citation:
Mais, comme d'habitude, c'est un plaisir (même si on a l'air de faire peur aux gens ).
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Mais en même temps est-ce véritablement un problème... que ceux qui veulent discuter discutent, que ceux qui veulent lire lisent et que les autres s'en battent la raie, finalement tout est bien 
PS: Ce à quoi je voulais aboutir, c'était l'idée d'inertie que j'ai développée plus haut. Actuellement, le monde va dans un sens, et il est évidemment possible de le faire changer de direction, mais c'est lent. Les habitudes et les modes de vie se prennent lentement et se perdent lentement... Il y a 150 ans un pays en voie de développement se mettait sur une route qui allait lui permettre de dominer le monde 100 ans plus tard, pendant peut-être 100 ans, ou 150 ans? Qui sait ce que nous réserve demain et quelle énorme et incroyable masse vient de se mettre en mouvement? Qui sait si toutes ces considérations ne seront alors pas dépassées? Le suffrage universel tel qu'il est pratiqué aujourd'hui paraîtra peut-être alors incroyablement restrictif, ou incroyablement libre... Mais pour citer un type vachement intello (dont j'ai oublié le nom), la liberté n'est pas absolue, la liberté, c'est se libérer de...
Pour moi, aujourd'hui, la seule menace réelle que je vois sur le long terme, c'est le mélange des pouvoirs, mélange propre aux régimes totalitaires.
Un homme politique doit être un homme avant tout, et ne doit pas user de sa charge républicaine comme d'un emploi. Pour éviter ça, un moyen simple: aucune fonction politique et/ou syndicale plus de 10 ou 15 ans dans une vie: "Homme politique", ce n'est pas un métier, c'est un devoir, une charge et un honneur. L'objectif, c'est de casser l'aristocratie politique existante.
Garantir légalement l'indépendance des trois pouvoirs, et condamner très lourdement toute tentative d'ingérence d'un pouvoir sur l'autre.
Déjà, je crois sincèrement que si tout cela était effectif, on aurait un suffrage "universel" et une représentation du peuple de bien meilleure qualité...
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"Si tu peux te quoter toi même, t'es trop fort" Gortogg
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