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Les bonnes pratiques se perdent
Un petit peu de culture :
http://www.paris.dotcom.fr/paris/4e/histoire/greve.html
Citation:
Comme il fallait faire forte impression aux criminels en puissance, les exécutions moyennageuses étaient particulièrement graphiques et étaient toujours publiques. Étant l'une des places les plus fréquentées , la place de grève était l'un des principaux sites d'exécution de Paris (avec les Halles et le gibet royal de Montfaucon situé à l'extérieur de la ville). Les exécutions étaient des spectacles très populaires et toutes les fenêtres de la place étaient louées pour l'occasion aux spectateurs. Voici ce qui attirait tant de monde :
La pendaison était le lot des gens du commun. C'était l'exécution la plus classique. Les corps restaient habituellement suspendus aux gibets plusieurs jours avant d'être inhumés dans une fosse commune.
Pour se distinguer du petit-peuple, les nobles avaient le droit d'être décapités à la hache, ou parfois à l'épée.
Les blasphémateurs avaient le poing coupé avant leur exécution.
Les criminels s'étant attaqués aux principes religieux (typiquement des sorciers ou des blasphémateurs) étaient habituellement brûlés vifs.
Pour les crimes graves, par exemple des meurtres multiples, on infligeait le supplice de la roue. Le prisonnier à rouer était allongé sur une croix. D'un coup de barre de fer, on lui brisait les avant-bras, les bras, les jambes, les cuisses puis la poitrine. Il était alors exposé sur une roue de chariot horizontale jusqu'à ce qu'il meure.
Les crimes de lèse-majesté ou la fabrication de fausse monnaie (les deux crimes les plus graves) pouvaient conduire à l'écartèlement. Quatre chevaux, attelés à chacun des membres (bras et jambes) de la victime, les détachaient du corps. Les restes étaient ensuite exposés à la foule ou brûlés.
D'autres joyeusetés comme l'écorchement, l'huile bouillante, le fer chauffé étaient également pratiquées pour corser le spectacle.
Enfin comme la pendaison des femmes était jugée indécente, elles étaient habituellement exécutées en étant brûlées ou enterrées vivantes (ce qui est considérablement plus décent). Les femmes nobles étaient décapitées.
Après cette énumération il faut tout de même se rappeler que ces exécutions restaient peu fréquentes (quelques unes par an), et que le rapport à la mort était à l'époque très différent de ce qu'il est aujourd'hui. Elle était commune et acceptée : les enfants mouraient fréquemment en bas âge, l'espérance de vie était nettement plus réduite et guerres et épidémies pouvaient vider des provinces entières... <- LOL 
Une coutume intéressante de l'époque voulait que si une femme de l'assistance prenne un condamné comme mari, celui-ci soit grâcié. Le couple était tout de même surveillé par la suite pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un subterfuge. Les cas de grâce pour cause de demande en mariage semblent tout de même avoir été relativement rares (un exemple est donné dans la page traitant du Grand Châtelet). De même, un candidat à la pendaison était relâché si la corde cassait (car on y voyait une intervention divine). Là encore, le cas n'a pas du se présenter bien souvent.
C'est sur la place de Grève que le 25 avril 1792, on inaugura la guillotine. Le but de l'engin était de permettre une exécution propre selon une méthode qui serait la même pour tous, nobles et gens du peuple... un concept révolutionnaire. La machine tire son nom de celui de son inventeur, le docteur Guillotin. Ce dernier protesta longtemps, ne tenant pas particulièrement à être associé aussi étroitement à son appareil mais l'usage demeura.
La première victime de l'engin fut Jacques Nicolas Pelletier, un petit voleur qui avait attaqué un passant rue Bourbon-Villeneuve. La guillotine ne fera finalement que onze victimes sur la place de Grève pendant la révolution, les sites d'exécution étant la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde), la place de la Bastille et la place de la Nation.
Après la révolution, les exécutions publiques en grève se poursuivent pendant quelques décennies jusqu'au 23 juillet 1830. Ce jour là, l'échafaud fût dessé pour la dernière fois pour exécuter un certain Martin, coupable d'avoir assassiné une femme au Bois de Boulogne. Par la suite, et en accord avec un arrêté du préfêt de la Seine du 29 janvier 1832, l'échafaud est transféré à la barrière Saint-Jacques. |
Y'a pas à dire, les bonnes coutumes se perdent . C'est quand même beaucoup moins graphique aujourd'hui. Moi je vous dit, c'est la faute à la guillotin si on ne s'amuse plus à Paris...
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