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Big_Cheesius |
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Maitre 
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Voici ma nouvelle
Citation: Le 26 juin, un peu avant midi, il m'est arrivé quelque chose que je n'oublierai plus: je suis mort.
La vie c’est comme un bonjour et un au revoir.
Ces impressions …
Je sens mes membres tous engourdis, les sensations reviennent, mes sens se réveillent peu à peu. Ma conscience revient pas à pas. Je bouge un orteil, puis au fur et à mesure tous mes doigts de pieds, j’essaie de bouger mes mains, en vain je remarque que je suis sous perfusion. Après quelques instants, recouvrant mes facultés tactiles, j’arrache la douloureuse perfusion brûlante. Je me rends compte que je suis dans une chambre d’hôpital, seul. Cette pièce d’un blanc trop propre à mon goût dissimule mes souvenirs … Qui suis-je ? Que m’est-il arrivé ?
Pas de réponses. Un vide abyssal m’envahit…
Des pas se font entendrent dans ce qui me semble être le couloir, la porte s’entrouvre et j’aperçois la fine silhouette d’une infirmière. Je fais semblant d’être toujours en si mauvais état, jusqu’à que celle-ci sorte une seringue de sa trousse. D’abord surprise par ma réaction voyant que j’étais réveillé et que la vue de cet outil me déplaisait, elle m’adressa la parole.
« _ Voyons ce n’est pas sérieux, Monsieur, pour votre bien je dois vous administrer cette piqûre.
_ Vous faites fausse route je me porte très bien (mes sens ayant pleinement retrouvé leurs capacités).
_ Je suis désolée mais j’ai reçu des ordres.
_ Et bien vous m’envoyez navré, j’insiste je souhaite parler au médecin de garde ou à votre responsable.
_ Ne bougez pas, je reviens.
_ Merci, lui dis-je »
Quelques instants plus tard un pas au rythme beaucoup plus lourd s’approche de ma chambre, je décide donc de feindre à nouveau. Gardant un œil suffisamment ouvert pour qu’on ne le remarque pas, j’aperçois un homme ayant une forte carrure en blouse blanche.
« Monsieur, il est l’heure de faire votre piqûre, ne faites pas d’histoires et toi se passera bien. »
Voyant que la situation n’est plus à mon avantage je décide donc de prendre la seringue remplie de somnifère que j’avais pris soin de cacher. En une fraction de seconde je me relève de mon lit pour tendre mon bras au pauvre homme et lui plante la seringue en même temps dans le cou. Le produit se répandit immédiatement et le voilà affalé sur le sol.
Aussitôt je m’en presse de me lever de mon lit dans une allure lente afin de voir si « tout » fonctionne. Après quelques pas je pris le couloir et regardait si la voie était libre. J’étais au premier étage de ce qui ressemblait apparemment à une clinique privée de 3 étages, le plan de la clinique était sous mes yeux. J’empruntais donc les escaliers pour rejoindre le rez-de-chaussée discrètement sans me faire voir. Arrivé au niveau du couloir qui conduisait à l’accueil je fus surpris de ne pas croiser l’infirmière de tout à l’heure. Les flèches de la pendule dans l’entrée pointaient deux heures douze du matin.
Je m’approche à pas de loups du gardien et je ne mets pas longtemps à repérer le pistolet qui repose dans son étui sur le bureau. Je m’en empare et réveille le gardien en poussant son épaule droite avec le canon du pistolet. Encore à moitié plongé dans son rêve…
« _ Co… comment ? Stupéfait et perdu, il tente de balbutier quelques mots.
_ Ne cherche pas à comprendre, ce que je veux c’est savoir qui m’a placé ici …
_ Monsieur Blakey, je vous en prie ne me faites pas de mal ! »
Ainsi donc je me nommais Blakey, ce nom ne m’était pas familier mais par contre évoquait de vagues souvenirs, beaucoup de confusion malgré la décharge que ce nom a provoqué en moi.
« Ne fais pas le malin et tout se passera bien, montre moi le cahier des admissions à la page de mon entrée ici. »
L’homme terrifié n’avait probablement j’aimais eu à faire à une telle situation, mais je voulais absolument retrouver ma mémoire. Alors qu’il me tendait en tremblant le cahier à la page qui m’intéressait je le gardais en joue. Voyons voir ce que nous avons ici.
Bensington 26 / 06 / 99 – 11h43 : Lesther BLAKEY admis aux urgences, suite à un accident de la route.
Lesther … ce prénom fait ressurgir un passé lourd et chargé. J’en profite pour vérifier que mon « client » n’a pas bougé, pour regarder le calendrier qui est accroché au mur derrière son dos. Les dates passées sont rayées maladroitement au feutre rouge la seule qui n’est pas écrasée de rouge est le 31 août. Trois mois coupé du reste du monde …
Je suis donc à Bensington dans les montagnes vertes du Vermont.
Auparavant je voulais toujours arriver au lendemain, dorénavant aujourd’hui j’aimerai être hier.
« _ Donnez moi mes affaires personnelles s’il vous plaît.
_ Mais c’est votre sœur qui les…
_ Ainsi donc c’est elle qui ma fait interner ici ?
_ Monsieur Blakey il s’agit sûrement d’un mal entendu.
_ J’ai besoin d’argent, donne moi ce que tu as ! »
Je n’aimais pas entreprendre de telles opérations mais il s’agissait de ma vie, j’avais besoin de savoir qui j’étais et de me renseigner auprès de ma sœur.
« _ Tenez voici deux cents dollars, et ne dites pas à Floriane Downer que je ne vous ai pas fait de fleur en vous laissant partir…
_ Ahah, et bien j’y penserai, tu restes calme à ton bureau et ne fais pas le malin. »
D’un pas hâtif je sortis de cette sombre clinique, n’ayant qu’une seule idée en tête, savoir qui je suis et qu’est-ce qui m’est réellement arrivé.
Une nuit humide, fraîche; je me suis donné à la lumière brumeuse, hypnotisé par un plaisir étrange, je regarde attentivement tomber les feuilles mortes portées par le vent …
Cet endroit m’inspirait d’étranges idées comme si un complot avait été organisé contre moi, et cette sœur qui est-ce ? Une Floriane DOWNER ? Il était tard je me devais de trouver un hôtel pour pouvoir me reposer et remettre mes idées en place. L’anxiété de découvrir mon passé grandissait au fur et à mesure que je me rapprochais du centre ville. En effet la clinique privée était située un peu au sud ouest à la périphérie. Le taxi à l’hôtel « Redmond », un établissement rustique qui a pour atout d’être confortable pour un prix raisonnable. Je donnais un pseudonyme pour l’hôtelier pour ne pas me faire suivre, Johann Karmian, la chambre faisait une dizaine de mètres carré et possédait un large lit deux places très confortable. La nuit fut calme.
Vers midi je fus réveillé par les femmes de ménages qui demandaient à nettoyer la chambre, je pris le trousseau de toilettes fournis par la maison et alla vers les douches qui étaient situées au fond du couloir sur le palier. Une fois sec je regagnais ma chambre et allait au centre ville.
Tout d’abord j’achetais de nouveaux vêtements propres plus présentables. Décider à retrouver ma sœur je rejoignis le premier pub qui se présentait devant moi. Le « Wisdom », l’heure du repas avait sonné depuis longtemps je commanda une carte puis me rassasiait. Le pub est assez populaire toutes les couches sociales y étaient représentées. Le déjeuner fut exquis. La viande bien saignante m’avait manquée semble-t-il durant tout ce temps. Certains visages me paraissaient familiers, en effet j’avais l’impression que tout le monde me connaissait ici. Je me levais après avoir finit de manger et allait voir le barman pour régler l’addition.
L’adresse me fut communiquée au commissariat, et étrangement ma sœur habitait le coin, peut-être pour pouvoir me surveiller. Je suis de plus en plus sceptique par rapport à ma famille, ou du moins ce qu’elle en est.
Je mis moins de trois quarts d’heure pour trouver le lieu indiqué. Une maison coincée entre deux immeubles, c’est assez inhabituel dans une ville. Je tape à la porte d’entrée, quelques instants plus tard, un domestique apparemment fait son apparition.
« _ Bonjour, Monsieur, qui dois-je annoncer ?
_ Je suis Lesther BLAKEY j’aimerai m’entretenir avec ma sœur.
_ Bien, Monsieur, je vous en prie. Si vous voulez bien vous donner la peine d’attendre dans la bibliothèque, Madame vous y réceptionnera. Suivez-moi.
_ Très bien. »
Les couloirs de cette maison étaient énormes, quelques tapisseries ici et là, de grands meubles dans un style très nobles et anciens. Les tapis sur le sol avaient l’air d’avoir vu passer du monde ici. Une véritable décoration intérieure digne d’une famille noble ou bourgeoise.
Les portes de la bibliothèque s’ouvrirent enfin devant moi par le domestique, me laissant découvrir une pièce énorme et remplie de livres dans des meubles d’un bois massif. Les reliures luisent sous les rayons rougeâtres du soleil, deux fauteuils bien confortables ainsi qu’un bureau se tiennent debout dans la pièce. Je décide de m’asseoir pour attendre patiemment. Quelques minutes s’écoulent, et la porte de la bibliothèque se rouvrit.
« _ Je me doutais bien que tu reviendrai, tu veux boire quelque chose ? Elle avait ramené une bouteille de scotsh et deux verres.
_ Non merci, je me disais qu’on est jamais assez prudent …
_ Alors que deviens tu ? Tout en se servant à boire.
_ Rien de nouveau, que du vieux.
_ Tu ne changera donc jamais, Piotr »
Ce nom … Comme une décharge électrique traversa mon esprit tout en déterrant des souvenirs oubliés, des relations, des visages, des amours, des lieux … Disons que j’ai un avantage certain sur les membres de ma famille personne ne sait que je suis encore amnésique.
« _ On ne change pas une équipe qui gagne.
_ Mouais, bon écoute tu sais bien que Saibanez ton frère a prit le trône, il sera au courant de ton retour d’ici peu. Il n’hésitera pas à te faire enfermer si tu remontres ton visage devant lui, ou bien il te tuera.
_ Mais je comptais sur toi pour ne pas étendre trop vite la nouvelle Floriane, dis-je d’un ton assez fraternel.
_ Et bien écoute nous verrons, il faut que je te rende quelques unes de tes affaires. Je reviens dans une minute ne bouge pas. »
Et je m’exécutais et attendais de nouveau. Je sentis une forte présence mentale dans mon esprit comme envoûtante, comme si quelqu’un m’auscultait, une dissection psychique qui pendant de brefs instants m’avaient rendus très fatigué. Je ne mis pas longtemps pour récupérer mais cette sensation étrange me paraissait familière, voir très…
« _ Voilà, j’ai ramené tes affaires, tes papiers et ton talisman familial.
_ Merci, je ne vais pas tarder. »
Je m’avançais vers ma sœur pour la prendre dans mes bras, celle-ci fut tellement touchée qu’elle versa une larme, le temps s’était fait long je devais agir. Je sortis dehors et allait en direction d’une station de bus ou de train pour voir comment rejoindre l’aéroport le plus proche.
Je prends donc la route qui va vers le prochain arrêt de bus, quand j’entends que quelqu’un m’appelle en pleine rue.
« _ Lesther ! Lesther !
_ Oui c’est moi.
_ Je suis Karl tu ne me reconnais pas ou quoi ?
_ Si, si mais bon j’ai eu une hospitalisation assez lourde, je viens de sortir.
_ Ah ouais ? Rien de grave j’espère ?
_ Non, çà va merci.
_ Il faut que je te parle viens on va boire un coup chez moi. »
Quelques rues plus loin nous arrivons chez Karl, rustique studio en immeuble mais le minimum est là. Je m’installe à une chaise et nous entamons tout les deux nos bières respectives.
« _ Lesther faut que tu fasses gaffe, y a des types louches qui sont à ta recherche, ouais ils sont venus me questionner sur toi ce matin au boulot, évidemment j’ai dis que je te connaissais pas mais c’est plutôt troublant.
_ Et ils ressemblaient à quoi ces types ?
_ Ben plutôt bien habillé, tu sais le genre costume cravate pour gros gorilles.
_ Ah, tu penses qu’ils cherchent quoi ? C’est pas singulier ce genre de … »
Quelqu’un frappe alors à la porte avant que je ne finisse ma phrase, par méfiance, je rejette un coup d’œil dans mon sac contenant toutes mes affaires, j’y découvris par surprise une magnifique dague aux lignes épurées avec des teintes bleutées et violettes sur la lame portant des inscriptions étranges.
« _ Monsieur Karl Bhuca ?
_ Oui c’est moi ? Qui êtes vous ?
_ C’est la police ouvrait la porte s’il vous plaît, Monsieur. »
Karl s’approcha du judas pour voir à qui nous avions a faire, à peine avait-il eut le temps d’aligner son œil qu’un coup de feu fracassant retentit et propulsa Karl à terre. On lui avait tiré une balle dans l’œil… Un long filet de sang suivit sa chute pour enfin le rejoindre sur la moquette blanche souillée. Ne sachant que faire je décidais hâtivement de prendre la fuite par la fenêtre, heureusement que nous étions au premier. J’ouvris la fenêtre et j’entendis un second coup de feu avec le grincement de la porte. Je devais me dépêcher, ces personnes voulaient probablement ma peau, par chance je puis atterrir sur une caisse de bois énorme pour amortir ma chute et ne pas m’écraser sur le bitume. Je pris mes jambes à mon cou et courait aussi vite que je le pouvais. Un crissement de pneu hurla derrière moi, me faisant paniquer encore plus. Je trouvais non loin une petite ruelle qui me permettrait de me faufiler et de semer mes poursuivants. Une fois dans la ruelle je ressentis de forte vibration émanant de mon sac, j’y jetais un bref coup pour y voir le talisman présent briller de mille feux en lévitation et projetant des ombres dans la ruelle. J’arrivais vers la fin de la ruelle pour aboutir sur l’avenue qui menait vers le centre ville.
Des hommes, apparemment mes poursuivants arrivaient de toutes part, je continuai de courir sur la route dans la voie de droite après un bus, mais j’étais toujours suivi. Le talisman émit une onde puissante qui me fit mal à la tête si bien que j’avais des hallucinations me semblait it. Je voyais grandir en vitesse accélérée des peupliers sur la route, les voitures se transformaient en chevaux, des milliers de feuilles voltigeaient dans un ballet magnifique tout autour de moi, les immeubles se voyaient distordues et se transformer peu à peu en roches… Les poursuivants se mirent à me tirer dessus et les balles se changèrent en poudre argentée qui s’envolèrent vers le ciel qui ne cessait de changer de couleur pour se figer sur un bleu violet saisissant. Un feu brumeux doré parcourt toute la scène à laquelle j’assiste, et une nouvelle fois ce maux de tête.
Silence.
J’ouvre de nouveaux mes yeux et je m’aperçois que je suis en pleine nature …
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