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Schoubi |
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Citation: Message écrit par charlysix, le 20-04-2005 à 09:51
et ben moi je dis qu'il y a une vrai dépendance psychologique a ce truc. |
Tu fais bien de le souligner....Ne pense tu pas que ta dépendance venait d'un problème bien plus profond ? Je ne vais pas jouer les psychologues de bas étage, mais ce que tu me décris me fais clairement penser à quelqu'un pas bien dans sa peau, peur de sortir, insomnies, etc...
Et dans ce genre de cas le cannabis est à proscrire bien sûr, mais comme tout autre 'stimuleur de cortex' (alcool, médocs, drogues dures, etc...)
Mais la dépendance ne vient pas du cannabis en lui même....Et ça tu peux toujours essayer de démontrer le contraire, t'as tout un tas de scientifiques renommés pour te prouver le contraire...
Citation: Message écrit par charlysix, le 20-04-2005 à 09:51
la France est deja la premiere consomatrice de psychotrope, les jeunes francais sont les premiers fumeurs de shit de l'europe..... merde a t'on reelement besoin de le légaliser...
je suis meme contre la depenalisation dans le fond..... |
Et cette consommation excessive ne provient-elle pas justement de l'interdit ? Prend le problème à sens contraire :
- pourquoi la consommation de cannabis aux Pays Bas reste une consommation moyenne par rapport à d'autres pays et pourquoi est-elle une des seules à être stable depuis dix ans ?
- pourquoi la plupart des pays européens assouplissent leurs loi anti-cannabis ? (espagne, angleterre, italie, suisse, belgique, etc....)
Je te laisse réfléchir là dessus, l'actualité cannabique n'attend pas 
Hier les députés UMP se lâchent à l'assemblée, faisant fi des avancées politiques dans le domaine et aussi des avancées scientifiques qu'ils semblent balayer d'un revers de manche crasseux. Leurs arguments sont issues de la propagande post-68 et la solution est à la mesure de l'imbécilité des arguments : réprimer, réprimer, réprimer...
Citation:
Le cannabis ? «C'est le sas d'entrée vers l'alcool, l'héroïne et la schizophrénie» voire «un fléau pernicieux» ; il peut aussi «provoquer l'embolie donc la mort». Les médicaments de substitution à l'héroïne ? «De la drogue aux frais de la Sécurité sociale.»
On a pu tout entendre, hier, lors du débat sur les drogues organisé à l'Assemblée par le groupe UMP. Face à Gérard Bapt, le seul député socialiste présent, une douzaine d'élus de droite ont semblé pris de bouffée délirante : confusion des chiffres, lecture tronquée des expertises scientifiques. Exagérant sans peine le lien tenu entre cannabis et schizophrénie, évitant également de parler d'un usage occasionnel, sans véritable dommage pour la santé. Dans le collimateur : les 450 000 jeunes fumeurs quotidiens de shit. Pas un mot sur les cinq millions de Français qui ont un problème avec l'alcool. On a ainsi vu Christine Boutin (UMP) taper des pieds et des mains : «Ce que nous voulons, c'est une France sans drogue.»
De fait, ces élus se sont livrés à une descente en règle de la politique de réduction des risques menée par tous les gouvernements depuis quinze ans. «Elle instille le renoncement» pour Christian Decocq (UMP). Josiane Boyce (UMP), elle, a fustigé les «distributeurs automatiques de seringues» qui ont pourtant contribué à réduire l'épidémie de sida chez les toxicomanes. Au nom de la «protection de la jeunesse», les orateurs UMP ont prôné l'«abstinence». Puis ils ont applaudi la création de trois communautés thérapeutiques où le sevrage complet sera la règle. Enfin, ils se sont réjouis de l'annonce, par le secrétaire d'Etat à l'Assurance maladie, d'une nouvelle circulaire pénale adressée le 8 avril aux parquets pour «réaffirmer l'interdit de l'usage».
Ce texte préconise pour les «usagers majeurs et sans antécédent judiciaire» arrêtés en possession de «très faibles quantités de stupéfiants» un classement assorti d'un «rappel à la loi», ce qui était déjà le cas. La circulaire demande des poursuites volontaristes «pour incitation» contre «les boutiques dans lesquelles sont mises en vente des graines de cannabis», les «vêtements et bijoux arborant une feuille de cannabis» et la diffusion d'ouvrages «vantant les mérites des produits stupéfiants».
Le plus rien laisser passer. Même pas un p'tit joint de temps en temps ? Même pas. C'est l'esprit d'une circulaire envoyée à tous les procureurs par la Chancellerie. Dans ce texte de 18 pages, datée du 8 avril, le ministère de la Justice estime que les décisions de classement simples «conduisent l'usager, mais également l'opinion publique, à banaliser» la consommation de drogue. Elle préconise donc une réponse «systématique» aux usagers de drogue interpelés.
Cette réponse devrait néanmoins être graduée. Pour les «usagers majeurs et sans antécédents judiciaires» arrêtés en possession de «très faibles quantités de stupéfiants», la circulaire réclame un classement assorti d'un «rappel à la loi», délivré oralement par un représentant du procureur. Pour les usagers «qui ont dépassé la simple expérimentation», le texte demande un classement assorti d'une «orientation vers une structure sanitaire ou sociale». «L'injonction thérapeutique», lourde obligation de soins, s'adresse elle aux usagers de «drogues dures» ou «polytoxicomanes».
Reste que le juge risque de ne pas y voir beaucoup plus clair pour déterminer l'attitude à adopter. Car entre ces trois niveaux d'usagers, la circulaire ne dresse aucun tableau désignant, pour chaque type de drogue, ce qui distingue un usager «ayant dépassé l'expérimentation» d'un usager «polytoxicomane», ni n'explicite ce qu'elle entend par «très faibles quantités de stupéfiants». En revanche, elle insiste sur le fait que «les poursuites pénales devant le tribunal correctionnel doivent rester exceptionnelles» et seront réservées au «récidivistes» ou «aux usagers qui refusent de se soumettre aux mesures alternatives».
Une nouveauté devrait par ailleurs énerver les consommateurs de cannabis: le texte recommande «une politique pénale volontariste» contre «la provocation à l'usage des stupéfiants». Cette disposition vise notamment «les boutiques de chanvre dans lesquelles sont mises en vente des graines de cannabis», les «vêtements et bijoux arborant une feuille de cannabis», la diffusion d'ouvrages «vantant les mérites des produits stupéfiants». |
La réponse du CIRC :
Citation:
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA FÉDÉRATION DES CIRC
Le cannabis est bien une réalité, la répression aussi !
Pour des millions de Français-es et encore plus d'Européen-nes, le chanvre
récréatif (Cannabis Sativa L.) est effectivement une réalité. Il est chanté,
dessiné, filmé, bref culturellement intégré dans notre société. On le retrouve
dans la plupart des milieux sociaux, dans toutes les tranches d'âge, il est
partagé en de nombreuses occasions et, de plus en plus, on le cultive à
domicile afin de court-circuiter le marché noir.
Ca n'est hélas pas à cette réalité là que les autorités ont décidé de faire
référence en lançant leur "nouvelle" (?) campagne de prévention. N'hésitant
pas à revenir sur près d'une décennie d'efforts – timorés mais néanmoins
réels – quant à une approche plus pragmatique du phénomène de la
consommation DES drogues, elles préfèrent aujourd'hui stigmatiser un
produit et une population, au risque de semer la confusion dans l'opinion
public ou de se ridiculiser aux yeux de celles et ceux qu'elles sont censées
sensibiliser.
Qu'une bonne partie de la jeunesse s'essaye à l'usage du chanvre récréatif,
personne n'en doute et les statistiques sont là pour le confirmer. Que cet
usage puisse être problématique pour quelques-un-e-s d'entre eux/elles, par
exemple s'il est pris peu avant d'aller en cour, c'est une évidence.
Il est néanmoins tout aussi évident que des comportements individuels à
risque ne peuvent être imputés à un produit, quel qu'il soit, et qu'en
choisissant de cibler une substance, une plante en l'occurrence, on évite non
seulement de se poser les véritables questions quant aux conditions de vie
des jeunes et à leur précarisation tant affective que matérielle, mais surtout
d'y répondre.
A la trappe donc le discours intégrant la distinction entre usage et abus, au
pilon le best-seller gouvernemental Drogue : savoir plus, risquez moins. De
nouvelles brochures sont désormais disponibles, accompagnées de spots TV
et radio tout aussi affligeants où la part belle est faite à des cas extrêmes
présentés comme des généralités. Des situations où l'on amalgame sans
ménagement fumette, malaise et manque de perspectives inhérent à
l'adolescence ou "bad trip" et crise d'hypoglycémie.
Dans ce contexte de diabolisation, la possibilité d'un assouplissement
législatif devient inimaginable. Les autorités seraient pourtant bien avisées
d'admettre enfin qu'accompagner les campagnes de prévention de mesures
"libérales" n'est en rien incompatible.
Ce décalage entre le discours officiel et la réalité risque, à l'occasion de la
prochaine parution, fin mars, du rapport de l'Institut national de recherche
sur les transports et leur sécurité (INRTS), d'être encore plus marqué si les
résultats de cette étude ne viennent pas confirmer ce que tout le monde
semble penser sur la conduite sous l'effet du chanvre.
A suivre…
La Fédé
Fédération des CIRC
Association Loi 1901 - BP 3043 - 69605 Villeurbanne Cedex
Tél. : (0) 611 531 007 - Fax : (0) 611 531 012
http://www.circ-asso.net |
Par la même occasion le CIRC Paris répond à la campagne se 'sensibilisation aux dangers du cannabis' 
Citation: CIRC Paris, 391, rue des Pyrénées, 75020 Paris (adresse postale uniquement)
E-mail : circ75@circ-asso.net / Tél : 06 71 08 48 02
http://www.circ-asso.net/paris/
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU CIRC PARIS
Le cannabis, c'est trop mortel…
M. Douste-Blazy se vante que cette campagne est la première du genre en
Europe et pour cause, elle répond non pas à urgence sanitaire, mais à volonté
idéologique : affirmer que le gouvernement " ne baisse pas les bras face à la
drogue ". En effet, après avoir proclamé que la vieille loi de 70 était inapplicable
et qu'il fallait absolument la réformer, le gouvernement s'est à deux reprises
avéré incapable de la modifier : il était impossible de durcir une loi qui
prévoyant déjà un an de prison pour simple usage ; mais renoncer à cette
incrimination d'un autre âge aurait " envoyé le mauvais signal à la jeunesse "
alors que le gouvernement s'efforce d'afficher une " tolérance zéro " face à la
délinquance.
De plus, le projet de loi préparé par les sénateurs les plus réactionnaires
prévoyait toute une litanie de mesures répressives, amendes de 1500 ,
confiscations de portables ou de scooter, fermeture de comptes en banque,
injonction thérapeutique, etc. qui étaient autant de déclarations de guerre à la
jeunesse et la promesse de graves troubles dans les cités. C'était aussi une
usine à gaz coûteuse et ingérable qui ne pouvaient qu'aggraver encore
l'embouteillage chronique des services de police et de justice, lesquels surent
faire remonter en haut lieu leur opposition à ce projet de loi. Le Premier
ministre en tint compte et, au mois d'août dernier , enterra discrètement ce
projet à la grande fureur de ses auteurs.
On se retrouvait donc au point zéro : pas de réforme de la loi, ni pour
l'assouplir ni pour la durcir et un constat déprimant : la France, qui a la
politique la plus dure d'Europe en matière de cannabis, a également le plus fort
taux de consommateurs. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas s'aligner sur ses
voisins européens chez qui, de droit ou de fait, la consommation simple n'est
plus poursuivie ? Impossible, évidemment pour un gouvernement qui veut
afficher sa fermeté face à la " délinquance ".
Ne pouvant porter la guerre sur le front de la loi, ni sur celui de son application,
le gouvernement décidait de donc porter l'offensive sur un terrain qui
permettait de faire l'impasse sur la question de la loi et de son impossible
réforme : la santé publique. En s'inspirant des mesures prises en matière de
vitesse automobile, d'alcool ou de tabac.
On a donc demandé à la MILDT, de commander une campagne " anticannabis ",
allant à 180 ° de son discours antérieur où, le cannabis était resitué dans
l'ensemble de la consommation des drogues, légales ou illégales… Structure
d'État, la MILDT, a dû pour sauver sa peau, cautionner ce pensum politiquement
correct et manger son chapeau.
Première constatation, cette campagne est sur le fond de l'argumentation
exacte dans le détail, mais mensongère dans son ensemble. Elle met le
projecteur sur des faits réels, mais rares ou secondaires en en faisant des
généralités. Elle instruit à charge et uniquement à charge, sans jamais dire que
la grande majorité des fumeurs sont des adultes maîtrisant leur consommation.
Elle fait sans cesse l'amalgame entre mineurs et " jeunes " pour inquiéter les
parents d'élèves et exagère des dangers faibles ou des inconvénients mineurs
en vue de faire paniquer les fumeurs novices (et de ruiner par là même tout
discours rationnel sur les dangers réels des drogues). Et surtout, elle n'aborde
jamais les avantages et les plaisirs dont parlent si volontiers les fumeurs, dont
elle fait au passage un portrait caricatural et doloriste.
Tout ça pour faire l'impasse sur le bilan désastreux de la répression : la France,
qui est en matière de cannabis le pays le plus répressif, est aussi celui qui a le
plus haut niveau de consommation parmi la jeunesse. Pourtant, en Hollande, où
le cannabis est en vente libre, le pourcentage de consommateurs est nettement
moins élevé qu'en France et cette consommation ne semble pas poser de
problèmes sanitaires ou sociaux particuliers. On pourrait citer d'autres pays, le
Portuggel , où l'usage est dépénalisée, l'Angletterrre qui l'a déclassé, le Canada,
(cf. le rapport des sénateurs), l'Espagne ou Zapattero, s'apprête à dépénaliser le
cannabis, la Pologne où la question est posée au Parlement et même la Russie
de Poutine qui a décidé de décriminaliser la consommation de drogues pour
désengorger ses prisons
C'est que cette campagne ne répond pas tant à des problèmes sanitaires qu'à
des motifs idéologiques : faire oublier l'immobilisme de l'Etat, qui s'est révélé
incapable de réformer la vieille loi de 1970, dénoncée par tous, y compris l'Etat
lui-même, comme obsolète, hypocrite et inapplicable. Pour mobiliser " les
parents inquiets " que cette campagne devrait normalement inquiéter
davantage, on a recyclé de vieux poncifs sur le cannabis, abusivement présentés
comme des découvertes modernes et adopté un style jeune et un look cheap.
Cette campagne idéologique se double d'un dispositif destiné à projeter l'image
d'un " gouvernement qui ne baisse pas les bras face à la drogue ". Il s'agit : dans
un premier temps, de faire apparaître le problème à grands renforts de
questionnaires sociologiques " d'auto-évaluation ", très à la mode outre-
Atlantique ,de ligne spécialisée d'écoute, de sites Internet et de consultations
cannabis, de points écoute jeunes. Dans un second temps, on s'occupera de "
traiter " les jeunes ainsi repérés dans des " centres d'accueil spécialisés ", dédiés
au seul cannabis, pour les guérir de leur détestable penchant. Qui dans l'esprit
du gouvernement est à la jeunesse, ce que les 35 heures sont à l'économie .
L'expérience de bon nombre d'intervenants en toxicomanie est que ce genre de
séances ont peu d'effet sur les jeunes, qui s'y rendent le plus souvent à l'invite
pressante de leurs parents ou de la justice, se réduit le plus souvent à un "
rappel à la loi ", des conseils de modération du genre " un joint, le soir,
pourquoi pas ? Mais pas avant le cours de maths. Pense à ton bac ! ". Au mieux,
elles permettent de repérer un jeune qui a vraiment des problèmes, et pour qui
le plus souvent l'usage du cannabis est un symptôme plutôt qu'une cause.
Le fait n'est guère surprenant, le cannabis étant de toutes les drogues
consommées l'un des plus faciles à gérer, en dépit de son statut illégal. Cela ne
veut pas dire qu'il n'entraîne jamais de problème, mais cela ne justifie pas pour
autant son interdiction ; après tout, l'alcool (45 000 morts par en France) et le
tabac (60 0000 morts) sont en vente libre sans que cela empêche de soigner
ceux qui sont malades de leur consommation, ni de faire mener des politiques
sanitaires visant à faire baisser la consommation et promouvoir des usages
raisonnables.
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http://www.circ-asso.net/paris/pages/campagne.php
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