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heros de l'amer |
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céki le menteur ?
Citation: « Il n’y a jamais eu de violences pendant les 5 ans de mon quinquennat (…) pas de manifestations de masse, pas d’émeutes », dit Nicolas Sarkozy. C’est sans oublier des mois de manifestations, de blocages et de contestation lors de la réforme des retraites et des mois de grèves dans les universités lors de l'adoption de la réforme universitaire LRU.
Nicolas Sarkozy a éreinté la CGT (qui a appelé à le « battre ») ou le syndicat de la magistrature (qui a fait de même). Et il a répliqué en affirmant qu’« aucun syndicat n'appelle en Allemagne à voter pour un candidat ». C’est faux. En Allemagne, il n’existe pas comme l’équivalent de la charte d’Amiens qui depuis 1906 fonde l’indépendance syndicale. Le SPD et les syndicats ont longtemps fait route commune. En 2005, par exemple, IG-Metall avait appelé à voté Schröder. Mais pas en 2009, essentiellement à cause des réformes de Schröder jugées trop libérales.
Une fois de plus, Nicolas Sarkozy a fait porter de nombreux maux de l’économie française sur les 35 heures. « L'Allemagne a-t-elle fait les 35 heures ? » a-t-il demandé. De fait, non. Mais elle a quand même réduit la durée du travail par des négociations entre syndicats et patronat, et bien plus qu’en France. Selon COE-Rexecode, un institut de recherche économique proche du patronat, le volume total d'heures travaillées a baissé de 5 % en Allemagne entre 1999 et 2010. Contre seulement 1 % en France sur la même période !
« Le seul pays qui n’a pas connu un trimestre de récession depuis 2009, c’est la France », a dit Nicolas Sarkozy, qui raffole de cette phrase. C’est faux : l’Allemagne, la Suède, la Grande-Bretagne ou les États-Unis sont aussi dans ce cas. On en reparle à la lettre « C », comme croissance.
François Hollande a parlé de « 400 000 emplois industriels » détruits sous le quinquennat Sarkozy. En fait, c’est 300 000.
Nicolas Sarkozy a évoqué « 180 millions d’heures » de chômage partiel « financé[es] » pendant la crise. Mais cet effort est sans commune mesure avec celui de l’Allemagne, qui lui a consacré 6 milliards d’euros, sauvant beaucoup plus d’emplois.
Les deux candidats se sont écharpés sur la réalité de la dette. Nicolas Sarkozy a parlé de 500 milliards de plus ces cinq dernières années, François Hollande de 600 milliards. La réalité est entre les deux : + 565 milliards d’euros entre 2006 et 2011. Plus de détail au chapitre "dette"...
La France est « le seul pays » ou existe un un impôt sur la fortune, a dit Nicolas Sarkozy. C’est faux. L’Italie et la Suisse en ont un (à un taux plus faible). Quant à l’Espagne, elle l’a rétabli en septembre 2011.
« Neuf millions de salariés ont touché des heures supplémentaires malgré la crise », a affirmé Nicolas Sarkozy. Selon un rapport coécrit par un ancien conseiller de Christine Lagarde à Bercy, l’exonération et la défiscalisation des heures sup’ votée en 2007 a surtout profité aux cadres, et pas aux ouvriers.
Comme il le fait souvent, Nicolas Sarkozy a affirmé que la France était, avec la Suède, le pays où le taux de prélèvements obligatoires était le plus élevé « en Europe ». En fait, s’il est effectivement élevé (en relation avec un fort niveau de protection sociale), ce taux est plus important en Norvège, au Danemark ou en Belgique, selon les chiffres de l’OCDE.
La France a « le taux d'encadrement à l'école le plus bas de l'OCDE », a dit Hollande. « C’est faux », a martelé Nicolas Sarkozy. À tort, car la France détient bel et bien un bonnet d’âne en la matière.
Nicolas Sarkozy a une fois de plus éreinté l’ancien premier ministre espagnol, le socialiste José Luis Zapatero… qu’il portait pourtant aux nues, il y a encore quelques mois. Par ailleurs, le chef de l’État sortant a expliqué que Martine Aubry était surnommée « La Zapatera ». En fait, c’était Ségolène Royal en 2007, époque où la droite comme la gauche admiraient le dynamisme économique de l’Espagne, basé sur une bulle immobilière qui allait exploser quelques mois plus tard. On vous en dit plus à la lettre E comme « Espagne ».
Le pouvoir d’achat des fonctionnaires a « augmenté de 10 % », affirme Nicolas Sarkozy. Ce chiffre a déjà été avancé par l’ancien secrétaire d’État Georges Tron. Mais en réalité, il s’appuie sur un indicateur qui prend trop en compte les plus fortes rémunérations, comme l’a déjà expliqué Libération |
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