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désarmée l'irak..?....affaiblit, avec un effectif faible (300 000 hommes en gros) seuls sont très bien equipés 30 000 (la garde républicaine) mais avec peu d'artillerie lourde comparée à 1991
Ce que dit le PENTAGONE :
Le Pentagone ne dit pas différemment. Grosso modo, expliquent aujourd'hui ses experts, les armées irakiennes connaissent, selon les corps qui les composent, de 40 % à 60 % de leurs anciennes capacités. Ni Dick Cheney ni Donald Rumsfeld, l'actuel secrétaire à la défense, n'évoquent le qualificatif de "quatrième armée du monde", sauf pour ce qui relève de son arsenal dit de destruction massive et, en particulier, des armes biochimiques qu'elle pourrait utiliser.
Aujourd'hui, le département d'Etat, rejoint par d'autres analystes, notamment en France, estime à 380 000 le contingent total de combattants – et non pas les effectifs globaux de soldats, d'aviateurs, voire de marins, plus nombreux, appelés à soutenir l'ordre de bataille opérationnel irakien – que Saddam Hussein paraît devoir aligner dans l'armée de terre. A ce total, il faut ajouter 320 000 réservistes plus ou moins disponibles. L'armée de l'air compte 30 000 hommes, et la marine, qui est le parent pauvre et qui ne s'est pas véritablement relevée de la première guerre du Golfe, 2 000 hommes.
La difficulté commence quand il convient d'apprécier le savoir-faire professionnel de ces trois armées et, surtout, l'aptitude de leurs états-majors à monter et à coordonner des opérations combinées.
Selon une étude du commandement central américain (Uscentcom) du général Tommy Franks, à Tampa (Floride), l'armée de terre régulière – hormis la Garde républicaine et ses annexes – met en œuvre 17 divisions (6 blindées et 11 d'infanterie mécanisée), avec, pour l'essentiel, un parc de 700 chars (les plus modernes étant des T-72 soviétiques), 900 transports de troupes, 200 lance-roquettes multiples, 150 obusiers, une centaine d'hélicoptères d'attaque et 275 hélicoptères de transport.
Seulement, ces divisions, présentées comme devant rassembler 10 000 hommes chacune, sont loin d'être à effectifs complets. Leur volume, selon l'Uscentcom, est en réalité plus proche de 8 000 hommes par division, avec "un état de préparation faible", un niveau d'entraînement sommaire et un équipement insuffisant, en raison d'un soutien logistique défaillant. Ce qui peut réduire, altérer ou ralentir l'aptitude de l'armée irakienne à manœuvrer avec inventivité et célérité sur un théâtre des opérations, y compris chez elle.
Quant à l'armée de l'air irakienne, de 50 % à 60 % seulement de sa flotte est capable de servir avec des pilotes confirmés, qui volent entre 60 et 120 heures par an (quand le standard de l'OTAN, par exemple, est entre 180 et 220 heures), et avec des pilotes apprentis, qui en sont réduits à ne s'instruire que 20 heures par an.
A défaut d'avoir un volume de pièces de rechange adéquat, cette armada disposerait néanmoins d'un stock de missiles et de bombes (en particulier des bombes à fragmentation) qualifié d'"extensif" par l'étude de l'Uscentcom.
En revanche, le commandement de la défense antiaérienne irakienne, c'est-à-dire les batteries fixes ou les rampes mobiles de missiles sol-air, serait le mieux organisé des pays de la région. Il aligne encore un réseau "dense", à base de transmissions à fibres optiques, que les raids américains et britanniques ont tenté de réduire depuis 1991.
Les Irakiens ont appris, depuis, à déplacer très vite et à camoufler de tels équipements, surtout les pièces antiaériennes fonctionnant à basse altitude, dont on dit qu'elles sont peut-être des modèles anciens mais constamment modernisés.
En dépit du travail de démantèlement accompli par les inspections de l'ONU qui se sont succédé depuis une dizaine d'années en Irak, le mystère demeure sur la capacité de cet arsenal – tant dans l'armée de terre et, singulièrement, son artillerie, que dans l'armée de l'air – à être doté de charges biochimiques. Nul n'ignore que Bagdad avait précédemment équipé avec de telles armes certains de ses canons, de ses missiles, de ses hélicoptères et jusqu'à des avions de combat Mirage F1 achetés en leur temps à la France.
Des indications récentes des services américains donnent à croire que Saddam Hussein a d'ores et déjà délégué à quelques-uns de ses généraux, à la tête de corps d'armée, l'autorisation – sans attendre son accord lors du déclenchement d'une offensive contre l'Irak – de se servir, au gré des événements, des munitions biochimiques qu'ils détiendraient dans leurs unités.
Cette analyse n'est pas partagée par tous les services alliés. Elle contredit l'un des principes, érigés en doctrine militaire, du président irakien qui est de concentrer entre ses seules mains – et, subsidiairement, celles de ses deux fils – tous les leviers de la défense, sans faire confiance vraiment à quiconque.
On ne sait rien des armes chimiques qu'il est sensé ne pas avoir et d'autres armes cachées sous terre.
y'a un général US qui a dit qu'il ne fallait pas sous estimer la résistance irakienne, C le pourquoi des bombardements massifs et l'utilisation des B52. le plus gros de la troupe sadamienne se trouve en IRAK à bagdad, et au nord de l'IRAK.
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