|
Bariton |
 |
Super Moderateur 
Déconnecté
Niveau : 5 N° de Membre :
4041
Ancienneté : 98%
Participation : 18%
Inscription: 30 Aug 2002
Localisation: entre ses cuisses ...
Age: 44
Messages: 15487
Sujets Lancés : 1056
|
Citation: Message écrit par L'ivrogne du 5e, le 02-10-2008 à 13:31
Je trouve ca également inadmissible de la part des cow boys madrilènes.. |
Malheureusement ce n'est pas la première ni la dernière fois que les flics espagnols se défoulent sur les supps adverses... Là ce qui fait chier c'est qu'ils ne sanctionneront pas le club et l'UEFA fermera sa gueule mais on s'est pourquoi car dans l'enceinte d'un stade pendant un match de coupe d'europe, les autorités de police sont sous les ordres de l'UEFA ! Et Platini il préfère nous sortir des conneries sur Wenger plutôt que s'occuper du racisme dans les stades ou de la gestion inadmissible des hommes en uniforme ! Les conséquences on les connait: les supps marseillais vont essayer de se venger, L'UEFA ne prend pas ses responsabilités, laisse faire, les supps se sentent délaissés.
un témoignage poignant sous le coup de la colère:
Citation: Non, je plaisante !
N’allez surtout pas me croire.
Déjà, il y a quelques années, lors d’un déplacement à Vigo, la police espagnole nous avait donné un aperçu de sa science dans l’art de la haine brutale. Petits coups de matraque dans les côtes ou sur l’épaule ou petits coups de tonfa dans le sternum ou les bas saquetti avec pour assaisonnement des coups de pieds (habillés de rangers) dans les chevilles. A l’époque, nous avions pris cela pour un délirant excès de zèle alors que ce n’était qu’un petit échantillon de bêtise. Mercredi soir à Madrid, nous avons eu droit à l’entière collection.
Que dire ? A Madrid, il y a bien des hooligans enragés mais leur tenue officielle, c’est l’uniforme de police. Et le visage déformé par la haine bien sûr, signe universel de reconnaissance pour l’abruti ivre de violence.
Dès notre arrivée à Madrid, nous aurions du comprendre que c’était un guet-apens. Rien n’était prêt pour nous accueillir, nul endroit pour garer les cars. Fallait se démerder.
Bon, d’accord, l’atletico, c’est un club de merde. Mais ils auraient au moins pu demander à leurs cousins du Réal de leur prêter un manuel d’utilisation du club européen. Ou alors, ils leur ont donné un truc périmé, ou ils ne savent pas lire, ou ils sont tout simplement trop cons. J’ai mon idée à ce sujet.
Comme nous nous sommes dispersés en ville, tout s’est à peu près bien passé. C’est de retour vers le stade que la bonne surprise nous attendait. Nos cars ayant du se garer à 10 km, pas moyen de ranger les achats de la journée. Et puis dès les abords du stade, premiers contacts avec la police espagnole. Hargneuse. Très hargneuse. Visiblement avide d’en découdre. La maréchaussée espagnole s’était manifestement préparée à une épuration ethnique, et à l’évidence, la cible du pogrom, c’était nous.
Premier parcage, premier matraquage. Il ne faisait pas bon y manifester sa joie de façon trop ostensible. Un sourire étant considéré comme marque d’irrespect, valait mieux éviter. Parler un peu trop fort, c’était risquer de passer pour un émeutier. Regarder un flic, c’était le défier. Vu qu’il y en avait partout, dur de ne pas croiser le regard d’un de ces SS. Le mieux était encore de regarder par terre. Mais attention ! Celui qui regarde par terre n’a pas la conscience tranquille (c’est ce qui doit être écrit dans les vieux manuels de la gestapo).
Et encore, n’était-ce là que la première fouille. Après, il fallait se dépêcher de marcher en rang vers l’entrée de notre zone, il fallait aller très vite mais pas trop et surtout ne pas être le dernier de la file. Sinon, bang ! Un petit coup de matraque à la mode de vigo. En fouetté dans les côtes ou en piqué dans le sternum ou les couilles. Et c’est là que ces petits coups prennent toute leur dimension. Ils sont destinés à provoquer une réaction. Tout ce qui n’est pas le silence et l’immobilité est considéré par le nazi espagnol comme une rébellion. Un simple « aï » suffit pour provoquer une pluie de coups de matraques. Ceux (très rares) qui avaient réussi à ne pas dire ni « aï » ni « hooo » ni « mon vier ! » ni « le con de ta mère » ni, et ça c’était la pire des choses à faire, lancé un regard méprisant, c’était coup de rangers coqué dans les chevilles jusqu'à enfin obtenir une réaction et dès lors, étranglement, coups au visage, immobilisation au sol pour permettre aux flics moins dégourdis de se faire la main eux aussi. Le tout, encadré par la police montée. Avec quoi nourrissent-ils leurs chevaux ? Mystère. Mais eux aussi ont la bave aux lèvres. Moins que leurs maîtres, certes, mais tout de même.
En route pour la deuxième fouille.
Bon, passons. Surtout, ne pas traîner dans les escaliers sinon gare au sniper casqué.
Quand nous accédons enfin à notre tribune, c’est comme une libération. Une bouffée d’oxygène après une longue apnée dans haine et la bêtise sordide.
Ne nous attardons pas sur le matraquage dont tout le monde a été témoin, pour seulement préciser que c’était prémédité, organisé et destiné à faire mal.
Ils n’avaient cependant pas prévu que le Président de l’Olympique de Marseille, allait immédiatement intervenir, et personnellement.
Chapeau bas Monsieur Pape Diouf, vous êtes un grand Président.
Ah ! Si vous aviez vu la rage dans le regard des fascistes espagnols. Ils ont été interrompus dans leur sale besogne par un grand "nègre" en costard. Je crois qu’ils ont été quelques uns parmi les plus émotifs à en vomir de dégoût et de rage. Pas grave, leur heure viendrait.
Plus possible d’attaquer maintenant, les caméras avaient braqué leurs objectifs sur nous.
Alors, à la fin du match, comme ils ne pouvaient pas finir le travail dans la tribune, trop voyant, ils nous ont longuement bloqués dans les escaliers, espérant sans doute provoquer un dernier mouvement d’humeur, d’exaspération. Mais non, personne n’a bougé.
Quelle frustration chez les barbares casqués.
Ils ne pouvaient se résigner à nous laisser partir sans se défouler une dernière fois. Alors ils ont chargé, au hasard, entre les bus. Malheur à celui qui n’avait pas encore trouvé son bus, malheur à celui qui se fumait une cigarette, malheur à celui qui était allé dire au revoir aux collègues, malheur au chauffeur qui attendait que tout le monde ait embarqué pour prendre place.
Ces gens là ont tellement la rage au cœur, qu’une vie entière à nous taper ne suffirait pas à assouvir leur connerie.
Les plaies se referment, mais les cicatrices restent.
Seules les montagnes ne se rencontrent pas |
Citation: Un supporter des Ultras encore prisonnier à Madrid
Arrêté à la fin du match à Madrid, Santos, le supporter appartenant à l'association Ultra 84, est toujours retenu prisonnier en Espagne. Deux policiers ont témoigné contre lui, assurant qu'il les avait frappés avec une chaise, au moment de la charge incompréhensible de la Guardia Civil. Ce qui reste à démontrer car tous les clichés visionnés ne le montrent à aucun moment avec une chaise dans les mains.
Son audition devant un juge espagnol est prévue mardi matin et il risque deux ans de prison. Hier soir, au stade, plusieurs banderoles lui ont apporté un soutien indéfectibe. Les Ultras ont déployé sur toute la largeur du stade une bâche où on lisait : "Prisonnier arbitraire pour sa passion : Libertad para Santos", la deuxième partie étant rédigée en rouge. Les Fanatics ont réclamé "Libertad para nostro amigo". Les Amis de l'OM ont assuré : "Santos avec toi". Quant aux Dodger's et aux Winners, un message commun : "Libérez Santos". |
ça va chier au retour 
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 96 Jours, 13 Heures, 55 Minutes, 55 Secondes en ligne
|