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Citation: Message écrit par ludovike, le 13-02-2007 à 14:09
La Chine et le Brésil (entre autres) apprecieront |
ou est la bourde , il dit bien , un des rares pays ... |
takaconter....
Tu verras qu'ils ne sont pas si rares les pays à qui on n'a jamais cherché de noises...
Sinon une chose qu'on bien en commun les candidats :
Citation: Un assourdissant silence sur les moyens de financer une protection sociale de plus en plus chère
LE MONDE | 13.02.07 | 11h59
C'est un des paradoxes des projets présentés par Ségolène Royal et par Nicolas Sarkozy : la protection sociale et son financement y tiennent une place réduite, voire inexistante, alors que l'état des comptes sociaux, lourdement déficitaires (- 8 milliards d'euros), et le vieillissement de la société française, qui va peser sur les régimes de retraite et sur les dépenses de santé, en font un des sujets majeurs du prochain quinquennat.
Ni la candidate socialiste ni son rival de l'UMP ne peuvent plaider l'ignorance. Les données sont connues de tous. La population française vieillit. Dans 15 ans, plus de 2 millions de personnes auront passé le cap des 80 ans. En 2050, un Français sur trois aura plus de 60 ans. Comme l'a souligné, lundi 12 février, Gilles Carrez, dans le rapport qu'il a présenté au nom du Conseil d'orientation des finances publiques, cette tendance démographique lourde aura des conséquences sur les finances publiques, constituées à 55,8 % de dépenses sociales. Elle pèsera à hauteur de 3,2 points de PIB à l'horizon de 2050.
Il eût été logique que les deux candidats apportent des précisions sur la façon dont ils entendaient financer l'augmentation annoncée des dépenses. Or l'un et l'autre en disent le moins possible, soit que leurs positions respectives ne soient pas encore arrêtées, soit qu'ils préfèrent rester prudents.
Si seize des 100 propositions du pacte présidentiel de Mme Royal concernent la protection sociale, la candidate ne dit quasiment rien sur le financement des dépenses déjà existantes et sur celles, nouvelles, qu'elle souhaite engager. Elle n'évoque pas la fusion de l'impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée (CSG) alors que le projet du PS prévoit explicitement de les rapprocher pour accroître la progressivité de l'impôt. Elle ne revient pas sur l'idée de François Hollande de créer une CSG retraites. "Je suis convaincue (…)qu'il faut changer, de toute urgence, notre façon même de concevoir la création de valeurs et de richesses", a-t-elle seulement déclaré, dimanche 11 février à Villepinte.
LARGE NÉGOCIATION
En matière de retraite, Mme Royal a proposé d'ouvrir une large négociation avec les partenaires sociaux. Elle semble reprendre à son compte, au moins partiellement, la proposition du rapport Strauss-Kahn -Migaud-Marc d'une négociation sur l'optimisation de la dépense sociale. A l'image de ce qu'a fait l'Espagne avec le pacte de Tolède, elle réunirait l'Etat, les entreprises, les syndicats de salariés, les représentants des retraités comme ceux des patients.
L a candidate n'a pas réitéré le souhait du PS de voir remise en cause la réforme des retraites de 2003. Quant à sa proposition de revaloriser "les petites retraites", elle n'est pas neuve. La loi Fillon prévoit d'accorder un montant total de pension égal à 85% du smic net aux personnes ayant eu une carrière complète, à temps complet et rémunérée au smic, et d'augmenter de 3% en 2008 le minimum contributif. Pour le reste, Mme Royal observe, sur le financement des dépenses de santé ou de dépendance, le même silence que celui, plus général, qu'elle garde sur la fiscalité.
A droite, Nicolas Sarkozy ne semble pas avoir bouclé ses propositions en matière de protection sociale. S'il a fait sien l'objectif de l'UMP de lutter contre les abus et la fraude et précisé qu'il n'espérait pas faire beaucoup d'économies sur la santé – compte tenu du vieillissement de la population, du coût des technologies médicales et du souhait légitime de la population de vivre plus longtemps en bonne santé–, le candidat a juste laissé ouverte la possibilité d'une TVA sociale. Il a également placé ses pas dans ceux de Jean-Pierre Raffarin en préconisant de responsabiliser les patients en mettant en place une franchise annuelle sur les dix premiers euros de dépenses médicales (consultations, examens de laboratoires et dépenses de médicaments).
Mais Nicolas Sarkozy n'a pas dit comment il pensait concilier son objectif de baisse des impôts, d'allégement des charges des entreprises et de diminution de quatre points des prélèvements obligatoires, avec le financement de dépenses de protection sociale en hausse. Un sujet qui embarrasse les spécialistes UMP des finances et du budget, Gilles Carrez en tête.
Claire Guélaud |
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