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mopz02 |
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Voilà une version de l'Histoire très orientée qui vient d'un site (Théocité - réflexions sur le domaine religieux) qui "vend", entre autres, des cours de théologie donné au Centre Universitaire Catholique de Bourgogne.
Mais lorsque l'on se réfère à des gens sérieux, des historiens par exemple, on trouve un tout autre discours.
Prenons, par exemple, une référence comme l'encyclopédie Universalis que l'on peut raisonablement juger plus sérieuse et moins partisane que "Théocité" qui se revendique ouvertement chrétien et défend donc une vision chrétienne du monde et de l'Histoire.
Citation:
Il est clair que les grands textes classiques de la Grèce conçoivent le mariage comme une association établie en vue de la bonne gestion du patrimoine et de la procréation des enfants pour la continuation de la famille et le peuplement de la cité. Toutefois, l'idée d'une ségrégation des femmes dans le gynécée, la mainmise de l'homme libre sur toutes les formes de gouvernement risqueraient d'occulter les exigences éthiques que Xénophon, Platon, Aristote imposaient aux époux. La femme, objet d'échange entre un père et celui qui devient son gendre, acquiert, une fois mariée, des droits et des privilèges. Les rapports des époux relèvent de la vertu de justice. Et, si la femme commet une injustice en refusant de se soumettre à son mari, celui-ci a le devoir de la former, afin qu'elle partage son pouvoir sur la maison. L'épouse ne saurait se confondre ni avec une esclave ni avec une enfant. Le rapport que l'époux exerce sur elle n'en est pas moins de domination.
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Citation: Il faut s'étonner que les discours chrétiens des premiers siècles en restent à peu près à cette conception du mariage, alors que des textes païens de la même époque, rares peut-être mais non négligeables, semblent s'attacher plutôt à la relation entre les époux. |
Citation: De plus, là où il est admis que la femme peut jouer un rôle égal, ou supérieur, à celui de l'ami, sa situation de soumission est rappelée [par le christianisme] avec une vigueur qui semble avoir disparu dans les textes philosophiques païens de la même époque. Il serait intéressant de savoir ce qui conduit le christianisme à entretenir ce décalage. Sa théologie_? La relation établie entre le péché et la chair_? Son système de pouvoir_? |
D'ailleurs, pour le christianisme à son début, le couple est suspect puisqu'il s'y passe des choses terribles (la chair !) et qu'il éloigne de Dieu. Mais puisqu'il faut bien faire avec la nature humaine, le christianisme édicte péniblement des règles qu'il mettra très longtemps à imposer en Occident où les coutumes ancestrales sont bien éloignées de la vision chrétienne du monde. Pour comprendre un peu comment s'est opéré ce bouleversement des mentalités, il faut lire "Le chevalier, la femme et le prêtre" de Georges Duby dont voici un très bref extrait :
Citation: Au premier regard, elle [la conception ecclésiastique du mariage] apparaît complexe : il n'y avait pas une attitude commune à toute l'Église ; dans les assemblées de prélats, au temps de Philippe Ier, s'élevaient des voix discordantes. En effet, la théorie s'était échaffaudée lentement, par un labeur sinueux, hésitant, durant lequel, au long des siècles, des textes contradictoires s'étaient accumulés en strates successives. |
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Je définis la cour un pays où les gens
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu'il plaît au Prince, ou s'ils ne peuvent l'être,
Tâchent au moins de le paraître,
Peuple caméléon, peuple singe du maître,
On dirait qu'un esprit anime mille corps ;
C'est bien là que les gens sont de simples ressorts.
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