|
mopz02 |
 |
Expert 
Déconnecté
Niveau : 3 N° de Membre :
8147
Ancienneté : 97%
Participation : 4%
Inscription: 15 Jan 2003
Localisation:
Messages: 2805
Sujets Lancés : 205
|
KeySoze, avec ton CDG, tu te comporte en bon français, tu râles. 
- La France est le 4ème ou 5 ème exportateur mondial (devant la GB qui ne doit sa place qu'au soutien inconditionnel des USA et surtout à son refus d'entrer dans la zone euro qui lui a permis de spéculer contre l'euro pendant des années)
- La France occupe une place économique et politique tout à fait démesurée par rapport à sa population, ce qui prouve qu'elle propose encore un modèle compétitif
- La France offre (encore) une protection sociale bien supérieure à celle que peuvent offrir les pays anglo-saxons que l'on voudraient ériger en modèle
- La France, même si ce n'est pas ce dont je suis le plus fier, a été capable de bâtir une défense nationale doté d'un potentiel nucléaire indépendant (à la différence de la GB, par exemple, dont la force nucléaire dépend du bon vouloir états-unien)
- La France a encore (pour combien de temps ?) un système de service public largement supérieur à celui des pays ayant choisi un modèle néolibéral (santé, éducation, énergie...)
- La France est l'un des rares pays où les citoyens ont eu le droit d'exprimer leur opinion sur la pseudo constitution européenne
- La France est l'un des rares pays où il peut y avoir un large débat d'idée
Bien sûr, la France est loin d'être un paradis. Mais ce n'est pas en prenant comme exemple tout ce qui ne fonctionne pas à l'étranger que ce pays évoluera. Or c'est précisémment ce que l'on nous propose avec insistance depuis qq temps. Combien de fois faudra-t-il le rappeler : l'ultralibéralisme n'est pas le progrès, c'est la régression et l'assurance du chaos dans l'avenir.
Ce qui est d'ailleurs très drôle, c'est d'entendre des politiques compromis dans des scandales d'abus de pouvoirs, de détournements de fonds, d'enrichissement personnel, de magouilles sur les marchés publics.... venir nous vanter les mérites d'un système concurrentiel qu'ils se gardent bien d'appliquer à leurs affaires et à leurs amis.
La France ne refuse pas d'avancer. Elle refuse de prendre pour modèle des pays anglo-saxons dont les populations les plus pauvres payent l'enrichissement des plus riches. La capacité des français à rejeter des modèles dont une simple analyse froide et lucide suffit à montrer l'échec complet (je parle de l'intérêt d'une nation, pas de celui d'un petit groupe privilégié) est plutôt rassurante. Si, au lieu de diaboliser ceux qui proposent une alternative à l'ultralibéralisme à la mode aujourd'hui, les politiques acceptaient enfin de prendre en compte les initiatives et les propositions progressistes qui en émanent, la France pourrait certainement prendre un nouvel élan et retrouver véritablement le rôle qu'elle se plaît encore à se donner, celui de modèle démocratique et sociétal.
Alors, plutôt que de râler contre les français qui râlent, interroge-toi plutôt sur l'incapacité de notre classe politique qui veut de toute force nous imposer des modèles qui ne sont pas les nôtres et qui n'ont aucun avenir.
Edit :
Voici un bel exemple de la valeur de nos gouvernants. Comment accorder crédit à ce genre de personnage ?
Citation:
Les bidouilles de Rhodia que Breton a approuvées
Exemple d'un montage litigieux avec le rachat du groupe A&W par Rhodia.
Par Nicolas CORI et Hervé NATHAN
mardi 28 juin 2005 (Liberation - 06:00)
C'était dimanche, sur LCI : Thierry Breton arguait de son passé de chef d'entreprise pour justifier le contrat nouvelle embauche. Un exercice dont il est coutumier depuis son arrivée à Bercy. Mais chez Rhodia, dont il a été administrateur entre 1998 et 2002, son passage semble moins glorieux. Président du comité d'audit, et donc censé «vérifier les rapports financiers périodiques» et veiller «à ce que tous les moyens soient mis en oeuvre pour prévenir et maîtriser les risques», il a approuvé les achats dispendieux qui ont ruiné le groupe chimique et a laissé faire des montages litigieux.
Société écran. Exemple avec l'opération Albright & Wilson (A & W) pour qui, selon les enquêteurs de l'Autorité des marchés financiers (le gendarme de la Bourse à Paris), Rhodia a «délivré au marché une information inexacte» sur ses «conditions d'acquisition». En 1999, Rhodia veut racheter ce concurrent britannique. Mais il doit composer avec sa maison mère, Rhône-Poulenc, qui s'apprête à se désengager de Rhodia et craint qu'une telle opération ne fasse grimper son endettement. Pour ne pas avoir à comptabiliser A & W dans ses comptes, Rhodia recourt à une société écran autrichienne appelée Donau Chemie, qui lance l'OPA sur A & W, avec un prêt garanti par Rhodia. Et le groupe chimique dispose d'une option (un «call») pour racheter plus tard A & W. Ce qu'il fera effectivement en mars 2000, une fois Rhône-Poulenc désengagé.
Mais tout ne s'est pas passé dans les règles. Alors que Rhodia s'était engagé auprès de la communauté financière à racheter A & W à sa «valeur de marché» en 2000, l'accord signé avec Donau Chemie l'oblige en fait à l'acquérir au coût de l'OPA, soit un prix surévalué. Car, entre-temps, le marché de la chimie s'est dégradé. Rhodia n'en a cure.
Thierry Breton était-il au courant de tous ces montages ? Les procès-verbaux des conseils d'administration de l'époque, que Libération a pu consulter, laissent penser qu'il avait accès à beaucoup d'informations. Le 3 mars 1999, le conseil accepte de monter une «structure non consolidée par Rhodia» pour acheter A & W et «nomme un comité ad hoc» qui comprend notamment le PDG Jean-Pierre Tirouflet «pour suivre le déroulement de l'offre». Le 23 mars, toujours devant Breton, Tirouflet «informe les administrateurs des travaux du comité ad hoc» et on «décrit la structure d'offre mise en place au travers des sociétés détenues par Donau Chemie». Sont notamment détaillés «les différents engagements souscrits par chacune des sociétés (Rhodia et Donau Chemie, ndlr) tant au niveau de l'offre elle-même que de la période intermédiaire qui devrait s'achever par la levée d'une option d'achat sur la totalité des actions» de Donau Chemie.
Déficit. Une fois acheté, Breton apprend aussi, lors du conseil du 30 mars 2000, que A & W ne se porte pas aussi bien que prévu. «L'impact de cette acquisition devrait être dilutive (déficitaire, ndlr) pour Rhodia en 2000, alors que le dossier prévoyait un impact positif», à cause de «l'augmentation du cours des matières premières» et de «la dégradation de l'activité en Europe». Une remarque de Tirouflet peut lui aussi mettre la puce à l'oreille sur l'absence d'audit préalable : selon le PV, le PDG de Rhodia a déclaré qu'«il est trop tôt pour avoir une vision claire de la situation d'A & W, l'exercice du "call" étant trop récent».
Thierry Breton s'est toujours refusé à s'expliquer publiquement sur son action chez Rhodia. «Je n'ai rien vu alors qui puisse froisser mon éthique», s'est-il borné à répondre. Selon lui, il était simplement chez Rhodia pour «apprendre» comment on séparait une entreprise en deux, ce à quoi il se préparait alors chez Thomson. Et il se défend en rappelant qu'en tant que président du comité d'audit, il avait obtenu une meilleure prise en compte des risques environnementaux, nombreux, auxquels devait faire face Rhodia.
|
__________________
Je définis la cour un pays où les gens
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu'il plaît au Prince, ou s'ils ne peuvent l'être,
Tâchent au moins de le paraître,
Peuple caméléon, peuple singe du maître,
On dirait qu'un esprit anime mille corps ;
C'est bien là que les gens sont de simples ressorts.
Edité par mopz02 le 03-07-2005 à 15:47
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 16 Jours, 5 Heures, 3 Minutes, 19 Secondes en ligne
|