|
Schoubi |
 |
Guru 
Déconnecté
Niveau : 5 N° de Membre :
566
Ancienneté : 100%
Participation : 15%
Inscription: 10 Mar 2002
Localisation:
Age: 47
Messages: 12627
Sujets Lancés : 1428
|
Dans le même genre d'histoire vécu, il y a le blog d'un correspondant de libé aux USA : http://usa.blogs.liberation.fr/ , photos à l'appui...
Citation:
Un tour en enfer

J'étais ce matin à la Nouvelle Orléans - ce qu'il en reste- avec mon confrère Julian Borger, du Guardian. Après avoir franchi, non sans mal, trois barrages policiers et une mare d'eau, on a réussi à entrer dans la ville. Une ville fantôme, sillonnée par des grappes de gens épuisés, des pauvres qui ont été piégés et qui tournent en rond, attendant des cars qui ne viennent pas, ou simplement un peu d'eau. On voit parfois passer des bandes de pillards. "Everything is cool" nous a dit l'un d'entre eux, bien allumé, les bras pleins de cartouches de cigarettes.
C'est une ville qui ne connaît plus que la souffrance: noyades, faim, soif, maladies, violence, misère. On parle déjà de "milliers" de morts. A lire dans Libé.
P.R.
Ps: J'envoie ce post d'un centre de secours de Baton Rouge, où je dors (par terre).
Posted by Pascal Riché on août 31, 2005 at 05:49 PM |
Citation:
Abomination

Ce qui s'est passé à la Nouvelle Orléans cette semaine est une honte absolue.
Je suis retourné à la NO ce matin, toujours avec Julian. Je ne pensais pas voir pire que la situation de mercredi, mais j'avais tort.
Des milliers de gens étaient agglutinés autour du Convention Center, abandonnés à eux-même. Ils attendaient des bus qui ne venaient pas. Plusieurs sont morts, et les autorités n'ont même pas emporté les cadavres qui restent là, posés à même le trottoir. On leur jette des rations alimentaires et des bouteilel d'eau du haut d'un hélicoptère, ou du haut du pont voisin. Comme à des pestiférés. Ils vivent dans la peur, surtout la nuit, à cause des gangs, des armes. Ils ont soif et faim. Les toilettes du centre débordent d'excréments. Vous pouvez imaginer l'état d'exaspération et de colère de ces Américains. "Ecrivez que si les bus ne viennent pas, on va mettre le feu à la ville" m'a juré un type.
L'autoroute est juste à côté, et elle est parfaitement sèche. Les aider, les tirer de là, serait facile. Pourquoi a-t-il fallu attendre quatre jours pour commencer à leur promettre des bus ?
Au début, en débarquant dans cette foule en colère, nous avions un peu peur. Aucun n'a été agressif, tous ont été amicaux, clamant simplement leur indignation, leur souffrance, et leur sentiment profond d'être traités comme des animaux parce qu'ils sont noirs et pauvres.
P.R.
Aussi dans Libé. Et aussi là.
Posted by Pascal Riché on septembre 2, 2005 at 05:08 PM |
L'évacuation du Convention Center, trois jours de cauchemar : http://usa.blogs.liberation.fr/2005..._jours_de_.html
Citation: [...]A un moment, pour s’amuser, les militaires ont envoyé vers la foule les bouteilles d’eau le plus fort possible, comme au baseball. Une femme s’est pris une bouteille en pleine tête. La Navy est arrivé et c’était pire encore, les soldats n’arrêtaient pas de nous gueuler dessus.[...] |
C'est triste...
__________________

Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 48 Jours, 18 Heures, 48 Minutes, 8 Secondes en ligne
|