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Salut les jeunes,
Des news sur le statut de l'auto-entreprise:
http://www.lesechos.fr/economie-pol...eurs-363886.php
Citation:
L'avenir incertain des autoentrepreneurs
Par Marie Bellan | 20/09 | 07:00 | 2commentaires
Le gouvernement envisage plusieurs scénarios pour faire évoluer le régime. Dans l'immédiat, une légère hausse des cotisations, comme pour les indépendants, est à l'étude. Une proposition que les autoentrepreneurs seraient prêts à accepter en échange d'une garantie sur leur pérennité.

Les conclusions de la mission que s'apprête à lancer la ministre de l'Artisanat et du Commerce sur les autoentrepreneurs sont attendues avec impatience. Tant par les autoentrepreneurs eux-mêmes que par leurs détracteurs. Ce n'est pourtant qu'en début d'année prochaine que seront rendus les arbitrages, mais certaines pistes de travail sont déjà connues. Dans l'immédiat, le gouvernement réfléchit à un relèvement du niveau de leurs cotisations sociales, afin de ne pas accroître l'écart avec les indépendants, qui vont subir plusieurs hausses en 2013 (« Les Echos » du 18 septembre). La décision n'est pas arbitrée.
Le mode de calcul des cotisations (à partir du chiffre d'affaires après abattement, par souci de simplicité) resterait inchangé mais les taux -12 % pour les activités de vente de marchandises, 21,3 % pour les prestations de services -pourraient être relevés. « Nous sommes tout à fait prêts à voir augmenter nos cotisations sociales, pour participer à l'effort global de redressement des finances publiques », déclare Grégoire Leclercq, président de la Fédération des autoentrepreneurs.
Distorsion de concurrence
En revanche, la fédération est totalement opposée aux autres pistes de réflexion lancées par les chambres de métiers et d'artisanat, comme la limitation du régime dans le temps (deux ans par exemple). « Pour ceux qui conçoivent le régime de l'autoentrepreneur comme un sas pour tester une activité avant de passer à un statut d'entrepreneur classique, pourquoi pas. Mais, pour tous les autres, et ils sont nombreux, qui s'en servent dans le cadre d'une seconde activité, en plus de leur métier principal, ce serait aberrant », poursuit Grégoire Leclercq.
Le régime est déjà limité, non pas dans le temps, mais en fonction du chiffre d'affaires réalisé. Au-delà de 83.200 euros par an pour les activités d'achat et vente de marchandise et au-delà de 33.300 euros pour les prestations de services, l'entrepreneur doit sortir du régime. Ce qui pousse un certain nombre d'autoentrepreneurs à sous-déclarer leur chiffre d'affaires pour continuer à en bénéficier. Par ailleurs, sur les 800.000 autoentrepreneurs recensés, moins de la moitié déclarent un chiffre d'affaires (lire ci-contre).
Pour résoudre les problèmes de distorsion de concurrence, notamment vis-à-vis des artisans qui supportent des charges plus importantes que les autoentrepreneurs, le président de la Chambre de métiers et de l'artisanat, Alain Griset, a une solution radicale : « La seule mesure qui pacifierait vraiment notre profession serait de sortir les artisans du régime, au même titre que certaines professions libérales. » Les professions réglementées (experts-comptables, avocats, notaires) sont effectivement exclues du régime, mais, si les artisans devaient aussi être tenus à l'écart, il ne resterait plus beaucoup de métiers concernés.
Pour montrer sa bonne volonté et parce qu'elle sait que le gouvernement est décidé à réformer certains points, la Fédération des autoentrepreneurs propose une autre évolution, qui consisterait à faire payer aux autoentrepreneurs leur cotisation foncière des entreprises (CFE) dès la première année (et non au bout de trois ans), mais en la modulant en fonction du chiffre d'affaires.
MARIE BELLAN |
http://www.lemonde.fr/politique/art...391_823448.html
Citation:
Auto-entrepreneurs : des craintes en partie infondées
Le Monde.fr | 01.10.2012 à 17h56 • Mis à jour le 01.10.2012 à 20h18
Par Jonathan Parienté

Dans le secteur du bâtiment, les auto-entrepreneurs subissent la pression des artisans qui dénoncent une "concurrence déloyale".
Le projet de loi de finances pour 2013, présenté vendredi 28 septembre, prévoit "un alignement" du régime de cotisation sociale des auto-entrepreneurs sur celui des entrepreneurs individuels. Une annonce qui a suscité un vif émoi chez certains représentants des auto-entrepreneurs, craignant pour la pérénité du régime. Pourtant, si le gouvernement a confirmé une hausse des cotisations, de 12 à 14 voire 15 %, il n'a pas remis en cause le dispositif qui profite à 1,1 million de personnes.
La loi de modernisation de l'économie instaurant le régime, entrée en vigueur le 1er janvier 2009, permet une activité entrepreneuriale individuelle dans des conditions simplifiées, notamment en ce qui concerne les cotisations sociales. C'est ce que vante le Guide de l'auto-entrepreneur – édité par le ministère de l'emploi – dans sa dernière mouture : "L'auto-entrepreneur est affilié à la sécurité sociale et valide des trimestres de retraite. Il s'acquitte proportionnellement de ses cotisations sociales, de la participation au financement de la formation professionnelle et, le cas échéant, de son impôt sur le revenu uniquement sur ce qu'il encaisse."
VIVES RÉACTIONS DANS L'OPPOSITION
En clair, si un auto-entrepreneur ne perçoit aucun revenu, il ne paie pas un centime de cotisation, alors que les autres régimes d'entrepreunariat individuel fonctionnent au forfait. Il a suffit que le gouvernement parle d'alignement pour mettre le feu aux poudres. Ainsi s'est-on ému, samedi, à la Fédération des auto-entrepreneurs que le "mode de calcul des cotisations sociales [devienne] forfaitaire remettant en cause le pilier fondateur du régime qui prévoyait une exonération de charges en l'absence de chiffre d'affaires".
L'opposition s'est elle aussi étranglée devant ce qu'elle croyait être un coup fatal porté au régime. Par exemple, Jonas Hadad, secrétaire national de l'UMP à l'entreprenariat des jeunes, a déploré que le gouvernement "sonne le glas" de ce régime qu'ont adopté des centaines de milliers de Français. "L'originalité du statut d'auto-entrepreneur repose sur l'idée d'une exonération de charges en l'absence de chiffre d'affaires, revenir dessus revient à vider le statut de sa substantifique moelle", regrettait pour sa part le député Olivier Dassault, dans un communiqué, lundi 1er octobre, alors même que le gouvernement avait précisé son projet.
PAS DE COTISATION SANS REVENUS
Passée l'agitation du week-end, le gouvernement a précisé, lundi, que les cotisations seraient bien alignées avec celles des autres entreprises individuelles, mais que le régime des auto-entrepreneurs garderait sa spécificité : pas de cotisation sans revenus. Lors d'une conférence de presse, Sylvia Pinel, ministre du commerce et de l'artisanat, a précisé que les cotisations seraient augmentées de 2 à 3,3 %, confirmant une information parue dans les colonnes des Echos.
Samedi, François Hurel, président de l'Union des auto-entrepreneurs interrogé à l'AFP, avait jugé qu'il n'était pas "illogique que l'on demande aux auto-entrepreneurs de participer à l'effort demandé à l'ensemble du pays. D'ailleurs, si on leur demande un effort, c'est qu'on les reconnaît." Mais pour la FEDAE, cette hausse met en danger les auto-entrepreneurs qui, à 90 %, gagnent moins que le smic.
Lire : Neuf auto-entrepreneurs sur dix gagnent moins que le smic
http://www.lemonde.fr/economie/arti...62689_3234.html
En juin, peu après son arrivée au ministère, Sylvie Pinel avait déclaré que le régime des auto-entrepreneurs avait "conduit à créer dans certains secteurs, notamment le commerce et l'artisanat, une concurrence déloyale avec les professionnels qui sont soumis à des règles sociales et fiscales et des normes différentes". Elle avait commandé une évaluation du dispositif, dont les résultats doivent être connus début 2013.
Jonathan Parienté
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Bonne nuit Europe.
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