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mrkaymrkay |
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Petit correction...
Il s'agit de Fedric Brown (pas Frederic)
petite bio :
Auteur américain né le 29 octobre 1906, à Cincinnati, Ohio, et décédé le 12 mars 1972, à Tucson, Arizona
C'est l'un des plus célèbres écrivains de science-fiction humoristique, qui s'est aussi adonné aux romans policiers. Ses principaux romans sont Martiens, go home (qui décrit l'invasion de la Terre par des petits hommes verts cyniques, railleurs et arrogants, qui apparaissent n'importe où pour se moquer des activités des humains et leur faire perdre à la fois leur intimité et leurs nerfs) et L'univers en folie.
A son meilleur, voilà ce que peut donner l'ironie brownienne : "L'endroit n'était pas mal. L'orchestre, sans être extraordinaire, autorisait la danse et les conversations. Et pour 10 dollars, nous eûmes un bon dîner à 3 dollars. Quant au spectacle, il était supportable; heureusement, notre table était assez éloignée pour que nous n'ayons pas à le supporter." (extrait de "Qui a tué grand-maman ?")
Pour nos amis collectionneurs, une vingtaine de ses nouvelles ont été publiées dans le journal de Spirou en 1977 sous le trait de célèbres dessinateurs tels : Peyo, Tardi, Bilal, Daby, Roba, ...
Et pour finir un exemple, ce texte ce nomme sentinelle :
Il était mouillé et crotté, avait faim et soif et se trouvait à cinquante mille années-lumière de chez lui.
Un étrange soleil bleu donnait lumière et pesanteur, une pesanteur double de celle à laquelle il était accoutumé, ce qui rendait ses mouvements difficiles.
Mais au cours de dizaines de milliers d'années, cet aspect-là n'avait pas changé. Les astronautes étaient magnifiques avec leurs étincelants navires de l'espace et leurs extraordinaires armes modernes. Mais quand on en venait véritablement au fait, c'était toujours le fantassin et l'infanterie qui devaient s'emparer du terrain et s'y maintenir pied à pied dans le sang et la boue. Comme sur cette satanée planète dont il n'avait jamais entendu parlé avant qu'on ne l'y débarque. Et maintenant elle était devenue terre sacrée parce que des étrangers y avaient également pris pied. Ces étrangers, la seule autre race intelligente de la Galaxie... Monstres cruels, hideux et repoussants.
Le contact avait été pris avec eux dans la région du centre de la Galaxie, après la lente et pénible colonisation d'une douzaine de milliers de planètes ; et c'avait été la guerre à première vue, ils avaient tiré sans même essayer de négocier ou de faire la paix.
Maintenant planète après planète, la lutte se poursuivait âprement.
Il était mouillé et crotté, il avait faim et soif et la journée était glaciale avec une bise qui lui faisait mal aux yeux. Mais les étrangers tentaient de s'infiltrer et le rôle de chaque sentinelle était vital.
Il restait donc sur le qui-vive, le fusil tout prêt. A cinquante mille années-lumière de chez lui, se battant dans un monde irréel et se demandant s'il survivrait et reverrait jamais sa patrie.
C'est alors qu'il aperçut l'un d'eux rampant dans sa direction. Il prit une capsule et tira. L'étranger exhala ce bruit horrible et bizarre qu'ils font tous, puis s'affaissa immobile.
Il frémit à ce cri et au spectacle de l'étranger gisant. On devrait pouvoir s'y habituer après un certain temps, mais cela ne lui avait jamais été possible. C'étaient des créatures tellement répugnantes, avec seulement deux bras et deux jambes, et leur peau blême, spectrale et sans écailles...
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