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1./ Le vote obligatoire : ça dépend de mon humeur et parfois je suis pour parfois contre.
Pour car l'on ne peut decemment pas se plaindre de tout et rien si l'on n'a pas été voté.
(Discussion avec un pote l'aut' jour : lui - ouais, c'est d'la merde, y'a rien qui va, tous des pourris etc.... Moi - Tu as été voté ces derniers temps ? Profites, la Suisse est l'un des rares pays où le peuple vote autant et peut VRAIMENT changer le cours des choses. Lui - Quoiii ! Pfff, késketuveuxqu'jvote etc... etc...).
Je ferme la parenthèse....
Contre, car voter est un devoir et non une obligation. Il ne sert à rien d'obliger quelqu'un à voter s'il ne le désire pas et si la politique de son pays ne l'émeut pas. Ce peut même être l'occasion de "donner la parole" à ceux qui sont ignorants (volontairement ou non) des choses
de la politique, et nous savons en général vers quel bord les "ignorants" (j'insiste, je parle d'ignorants politiques hein ) votent.
2./ Je ne pense pas, contrairement à nombre de commentateurs, que le vote d'hier soit protestataire. Protestataire par-ci, protestataire par-là, on l'emploie à toutes les sauces. Ou alors il faut se mettre d'accord sur les mots, car tout vote est en soi protestataire, même dans un climat politique et social serein. L'on vote toujours par conviction et nos convictions sont toujours un drapeau que l'on aimerait flanquer à la figure de son "ennemi".
Au contraire, l'on peut aussi voter pour appuyer un parti ou un mouvement politique auquel on adhère, c'est-à-dire que son vote va dans le sens de renforcer la position d'un parti ou d'un mouvement donné.
C'est, je le pense, ce qui est arrivé en Suisse. La Suisse n'est pas la France et le terme de vote protestataire n'a pas sa place dans les analyses des éléctions d'hier.
Je veux dire par-là qu'il s'agit à mon avis d'un vrai retournement politique et non d'une "sanction" adressée aux pontes du pays. Comme je l'ai expliqué, la Suisse n'a pas réellement de majorité et d'opposition, du fait du système gouvernemental qu'elle s'est donné.
Un vote protestataire servirait donc à sanctionner la majorité ou l'opposition (comme en France en 2002), mais comme il n'y a pas réellement de majorité ou d'opposition en Suisse...
Enfin, pour finir, je voudrais édulcorer un peu le vote d'hier. Ce n'est pas parce que l'UDC devient le parti le plus fort du pays qu'il va tout balayer sur son passage. La "formule magique" reste inchangée pour le moment, à moins que Blocher y rentre au forcing, ce qui limite de fait la portée du pouvoir de ce parti.
De plus, l'aile romande (les cantons francophones, un quart de la population suisse) de l'UDC est disons plus modérée que sa collègue suisse alémanique. L'on peut penser, avec ironie, que la perçée de l'UDC romand saura peut-être modérer les ténors du parti de Blocher.
Bref, la Suisse ne va pas devenir une sorte de France où un parti détient tous les pouvoirs et toutes les clés. Et l'UDC ne compte qu'un siège de plus au CN que le Parti Socialiste. On est donc encore pour un moment dans un système de concordance...
Dez, c'est vrai que le Vlaams Blok fait vraiment peur. Rien à voir avec l'UDC pour ce que j'en sait, on est chez les durs, les vrais, les tarés, quoi...
J'ai bien peur cependant qu'à l'avenir, les partis d'extrême-droite européens refassent surface politiquement.
Il faut donc lutter, et ceci passe par sa carte de vote. Si on la laisse au chaud chez soi sans l'utiliser, difficile ou tout du moins déplacé de venir se plaindre par la suite...
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