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Schoubi |
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Citation: Canicules et sécheresse menacent de "booster" l'effet de serre.
C'est ce que révèle, dans la revue Nature du 22 septembre, une étude associant une trentaine de chercheurs français, italiens, allemands, belges, espagnols, finnois, américains et danois, sous la direction de Philippe Ciais, du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CEA-CNRS) de Gif-sur-Yvette (Essonne). "Ces résultats, décrit André Granier, de l'unité d'écologie et écophysiologie forestières de l'INRA à Nancy , ont été obtenus en combinant les approches et les données de deux communautés scientifiques."
D'une part, des observateurs de terrain disposant, grâce au programme communautaire CarboEurope, d'un réseau d'une soixantaine de stations au sol. Représentatives des différents types de couverture végétale _ forêts principalement, mais aussi cultures agricoles et prairies _, elles mesurent en temps réel, à l'aide de capteurs, les flux de gaz carbonique absorbé ou libéré. D'autre part, des modélisateurs simulant, sur leurs supercalculateurs, les interactions entre climat, végétation et CO2. Il apparaît qu'à l'échelle de l'Europe la production végétale a chuté de 30 % en 2003 par rapport à 2002, dans les peuplements forestiers comme sur les surfaces cultivées. Une baisse sans précédent au cours du siècle écoulé. Conséquence de cette anémie, une réduction considérable de la quantité de carbone stockée dans la biomasse.
STRESS HYDRIQUE
Face aux fortes chaleurs et, surtout, au stress hydrique, les plantes adoptent en effet un mécanisme de défense qui leur permet de limiter leur évapotranspiration et d'éviter de dépérir. Elles ferment les stomates de leurs feuilles, ces minuscules pores par lesquels s'effectuent les échanges gazeux avec leur environnement. Résultat : une photosynthèse ralentie, donc une quantité de CO2 absorbée moindre. Et même, dans le cas présent, largement inférieure à celle émise par la respiration des végétaux.
Les auteurs de l'étude estiment qu'en 2003 les écosystèmes européens ont relâché dans l'air quelque 500 millions de tonnes de CO2. Soit l'équivalent de quatre années de séquestration du même gaz par la végétation. |
Source : LeMonde du 24 septembre
Désolé d'insister, mais j'aime moyennement quand on essaie de me faire passer pour un demeuré qui ne comprend pas ce qu'il lit...
Il y a donc bien eu relâchement de CO2 par les écosystèmes européens, et pas seulement un manque à gagner sur la quantité absorbée durant la canicule comme persistait à croire (et à argumenter !!) Sumatriptan.
Bref.
I win.
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