|
dsp56001 |
 |
Guru 
Déconnecté
Niveau : 5 N° de Membre :
13832
Ancienneté : 84%
Participation : 13%
Inscription: 17 Apr 2006
Localisation: La Défense
Messages: 9200
Sujets Lancés : 4570
|
Salut les jeunes,
Des bonnes nouvelles en perspective:
http://www.liberation.fr/economie/2...-le-cout_812976
Citation: Le solaire allemand accuse le coût
Sur le toit d'une ferme en Bavière, en mars.
Analyse Outre-Rhin, quatre producteurs de panneaux photovoltaïques ont fait faillite en quelques mois. En cause : la baisse brutale des subventions et la concurrence chinoise.
Par NATHALIE VERSIEUX Berlin, de notre correspondante
Sven Hennig est effondré. «Nous devons garder espoir, mais, à vrai dire, je n’y crois plus», avoue le chef du comité d’entreprise de First Solar. Mardi, la maison mère, basée aux Etats-Unis, annonçait la fermeture, prévue le 31 octobre, des deux sitesde production allemands du groupe, situés à Francfort-sur-l’Oder, à la frontière polonaise. Pour les 1 200 salariés, la nouvelle est d’autant plus incompréhensible que First Solar venait d’ouvrir, en novembre, son second site de production dans la région, engloutissant 47 millions d’euros d’aides publiques.
First Solar, surtout, est le quatrième producteur de panneaux solaires à faire faillite ou à se retirer du marché allemand en quelques mois. Avant lui, Ben-Q (ex-numéro 1 mondial), Solar Millennium et Solon avaient mis la clé sous la porte, faisant douter de la capacité de l’Allemagne à miser sur les énergies renouvelables, à l’heure où le pays tourne le dos au nucléaire.
Pour Mike Ahearn, le patron du groupe américain First Solar, la chute du solaire allemand est due à la concurrence bon marché en provenance de Chine. Et à la volte-face de la politique énergétique du gouvernement allemand.
Fin mars, le Bundestag adoptait en effet une réduction conséquente des coûteuses subventions jusqu’alors accordées aux producteurs d’énergie solaire. Elles seront désormais comprises entre 13,5 et 19,5 centimes au kilowatt heure reversé au réseau, contre 17,9 et 24,4 centimes jusqu’à maintenant.
Zénith. Ces aides dataient du gouvernement Schröder mais en mars 2000, les Verts et les sociaux-démocrates au pouvoir adoptent une nouvelle loi, destinée à promouvoir le développement des énergies renouvelables. Le texte, baptisé EEG, garantit l’octroi de subventions à toute personne (particulier, cultivateur, entreprise…) qui produirait de l’énergie solaire. Et si l’Allemagne ne réunit pas les conditions climatiques optimales, cela importe peu. Les panneaux solaires fleurissent partout : sur les toits des maisons, des fermes, des usines et même dans les champs.
L’Allemagne devient alors le leader mondial du panneau solaire. Le cours en bourse des fabricants grimpe au zénith et des dizaines de milliers d’emplois sont créés (les fabricants et leurs fournisseurs emploient quelque 130 000 salariés), notamment en ex-RDA, soutenus par des millions de subventions publiques. Les Verts jubilent. L’Allemagne devient championne de l’énergie propre. Aux meilleures journées de l’été, le solaire fournit à lui seul autant d’électricité que 25 centrales classiques (charbon, gaz…). Un chiffre à relativiser puisqu’il représente, en moyenne, 2 % seulement de la consommation totale d’électricité.
Mais l’idylle industrielle est de courte durée. Le solaire coûte trop cher. L’Allemagne finit par se faire doubler par la Chine. Car les entrepreneurs d’Extrême-Orient ont eux aussi profité du système allemand de subventions pour développer des entreprises aux prix particulièrement compétitifs. Aujourd’hui, les grands du panneau solaire s’appellent LDK Solar, Suntech ou Yingli et sont installés en Chine. En 2011, seuls 20 % des panneaux posés outre-Rhin étaient produits dans le pays. D’où le revirement décidé cette année par Berlin.
Des associations de consommateurs aux conservateurs, tout le monde est d’accord dans le pays pour trouver que le solaire coûte trop cher. Selon l’institut RWI, un foyer moyen paie chaque année entre 50 et 60 euros de subventions au solaire. Au cours de sa vie, chaque Allemand aura versé plus de 1 000 euros au secteur. «Lorsqu’on prend des décisions aussi radicales que celle du gouvernement, en décidant de couper dans les subventions au solaire, il ne faut pas s’étonner des conséquences», s’indigne Klaus Kröpelin, du lobby prosolaire de la région de Berlin.
«Qualité». Mais les spécialistes ne sont pas tous du même avis. «Le solaire présentait déjà des signes de faiblesse avant l’adoption de la nouvelle loi, rappelle Jochen Diekmann, de l’institut DIW. La diminution des subventions n’a fait qu’accélérer le mouvement. Ceux qui ont des problèmes sont ceux qui produisaient trop cher, ou qui avaient des problèmes de qualité.» Et de critiquer le fait que les subventions soient accordées à la production d’électricité solaire, et non pas à la production de panneaux, donc aux entreprises d’outre-Rhin.
L’Allemagne ne tourne pas totalement le dos au solaire. Le pays mise désormais sur la biomasse et l’éolien pour réaliser l’objectif affiché de produire, d’ici à 2020, 35% du courant consommé sur son territoire à partir des énergies renouvelables. Problème : le pays devra pour cela édifier 4 000 km de lignes à haute tension pour acheminer le courant produit par les champs d’éoliennes offshore de la mer du Nord et de la Baltique vers les foyers de consommation industrielle du sud du pays. Cela dans un contexte de vive résistance des populations locales, à qui ces investissements ne profitent pas.
|
L'état revient à la raison:
http://www.liberation.fr/economie/2...-filiere_814031
Citation: Energie solaire : «L'Etat a débranché la filière»
Des panneaux solaires Soitec.
Recueilli par Dominique Albertini
Richard Loyen, délégué général de l'association EnerplanLes déboires de Photowatt ont remis le projecteur sur les difficultés du secteur photovoltaïque. Délégué général de l’association Enerplan, qui regroupe les professionnels de la filière, Richard Loyen attend des engagements de la part des candidats à la présidentielle.
Les difficultés rencontrées par Photowatt sont-elles celles de l’ensemble du secteur de l'énergie solaire ?
Oui, à cela près que d’autres entreprises au bord du précipice n’ont pas été reprises par EDF. Notre secteur est en souffrance, les carnets de commande sont en chute libre.
Pourquoi ?
D’une part, on lui a collé une mauvaise image, celle d’un secteur trop aidé à coups de crédits d’impôts, de tarifs d’achat élevés, de marges excessives. C’est vrai qu’il y a eu des «éco-délinquants». Mais on peut se demander si ces éléments de langage de la part des politiques ne visaient pas à justifier l’abandon des aides publiques. C’est le second point : le tarif de rachat de l'électricité solaire par EDF a tellement baissé qu’on est au-delà de tout modèle économique pour les grosses installations.
Le décollage du secteur, entre 2008 et 2009, était-il artificiel ?
Dans un premier temps, les manettes des aides ont été poussées à fond, jusqu'à l’excès. Tout le monde s’est précipité pour présenter des projets. Notre association a milité pour la non-cumulation des défiscalisations. Puis l’Etat a voulu lutter contre la bulle qu’il avait lui-même créée : il a débranché le secteur. Un moratoire a été promulgué sur le rachat d'énergie photovoltaïque. Selon la régulation du tarif, le prix de rachat baisse en fonction, non pas du nombre de raccordements effectifs, mais des demandes de devis. Il a perdu 9,5 % par trimestre depuis mars 2011.
Quelles ont été les conséquences sociales de ce revirement ?
Le secteur avait créé près de 25 000 emplois; 18 000 ont été supprimés depuis 18 mois.
Où sont les responsabilités ?
J’en veux à l’Etat. En tant qu’actionnaire, il a mal fait son boulot. Entre 2008 et 2009, nous avons dit à ses représentants qu’il fallait baisser le tarif d’achat, sans être écoutés. Puis, il a débranché le secteur et laisser se déliter des PME et PMI dont le seul tort est d’avoir cru aux promesses du Grenelle de l’environnement.
Les entrepreneurs sont-ils exempts de tout reproche ?
Il y eu, certainement, des «éco-délinquants» qui ont profité de l’effet d’aubaine. Mais la plupart des acteurs ont juste saisi les incitations qui leur étaient proposées.
Prenez-vous position entre les deux candidats à la présidentielle ?
Nous ne nous prononçons pas en tant qu’association. Nous sommes en relation avec les deux équipes de campagne. On peut dire cependant que, chez l’un des candidats, on ne sait pas où on va, si ce n’est vers le maintien de la prépondérance du nucléaire; chez l’autre, il y a plus de perspectives pour les énergies alternatives.
Que leur demandez vous ?
D'abord de stabiliser le tarif : il faut arrêter la baisse. Et aussi une communication positive. Les Français doivent être fiers du solaire. Ce qui nous plombe, c'est le court terme. A moyen terme, cette énergie est compétitive et deviendra un standard de construction dans le neuf.
|
En Belgique certains habitants ont des (mauvaises) surprises en utilisant leurs panneaux solaires:
http://www.rtl.be/info/votreregion/...-ils-en-perdent
Citation: Panneaux solaires: au lieu de gagner de l'argent, ils en perdent
Certains habitants de Fosses-la-Ville perdent de l'argent à chaque jour ensoleillé, malgré l'installation de leurs panneaux photovoltaïques. En cause? Le surplus de panneaux installés dans leur quartier qui provoque l'arrêt du système, et donc, de leurs économies...
10 Mai 2012 18h39
Pour remplacer les énergies fossiles et nucléaires, on a souvent incité les particuliers à installer des panneaux photovoltaïques. Le problème, c'est qu'en certains endroits, ils sont aujourd'hui victimes de leurs succès. En effet, lorsqu'ils sont installés en grand nombre sur un même réseau électrique, le risque de surcharge et donc de surchauffe existe. Lorsque ce phénomène se produit, le système solaire se coupe automatiquement, ce qui provoque le retour des factures classiques d'énergie.
Le réseau devrait être reconfiguré prochainement
Les câbles installés n'ont pas été prévus pour recevoir autant d'énergie. "D'ici la fin de l'année, une reconfiguration du réseau sera effectuée, les études sont en cours. Mais cela nécessitera la construction d'une cabine électrique", a expliqué Michel Lefort, responsable des réseaux intelligents à l'Ores. L'augmentation du recours aux panneaux photovoltaïques pour s'alimenter en électricité dans les foyers belges risque d'entraîner une multiplication de phénomènes de saturation de réseau. "Dans ce quartier de Fosses-la-Ville, 5 à 6 clients sur 10 disposent de panneaux photovoltaïques, soit un taux de pénétration exceptionnel. Généralement, ces panneaux sont bien répartis. Donc, cela n'influence pas le réseau et cela permet de ne pas atteindre les niveaux connus à Fosses-la-Ville", a expliqué le porte-parole d'Orès, Jean-Michel Brebant.
Orès demande une réflexion "pointue" sur les panneaux solaires
Le gestionnaire de réseau juge ce cas "exceptionnel" mais demande une réflexion "pointue" sur la question. "Nous ne craignons pas l'augmentation des panneaux photovoltaïques, mais nous estimons qu'il faut mettre en place une grande réflexion d'ensemble, par exemple avec le monde politique", et ce également en regard des exigences européennes de produire 20% de l'énergie par le biais du renouvelable d'ici 2020.
Le paradoxe de ne plus avoir de facture et d'utiliser le réseau gratuitement
L'émergence du photovoltaïque entraîne en effet une transformation du système de fonctionnement de l'électricité, puisque la production d'énergie provient dorénavant de toutes parts, particuliers y compris. L'électricité ne pouvant être stockée, elle doit directement être réintégrée dans le réseau. Pour les foyers qui ne sont plus liés à aucun fournisseur et qui ne payent donc plus de factures, un "paradoxe" se pose alors, aux yeux du porte-parole. "Ils ne payent plus de facture, mais ils utilisent encore le réseau. Qui va alors payer les frais d'entretien, de gestion, voire de développement du réseau?", s'interroge-t-il. |
Bonne nuit Europe.
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 12 Jours, 2 Heures, 18 Minutes, 20 Secondes en ligne
|