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Forum OXMO Forum OXMO > Section Généraliste > Discussion Libre > [ACTU] La filière solaire plonge dans une violente crise de surproduction


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Salut les jeunes,

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...t-de-l-etat.php

Citation:
La filière solaire face au désengagement de l'État

Mots clés : réduction aide, énergie solaire
Par Frédéric De Monicault
12/10/2010 | Mise à jour : 16:16 Réactions (43)
La réduction, de 50 à 25%, de l'aide fiscale bénéficiant aux particuliers qui installent des panneaux solaires ou photovoltaïques sera applicable dès mercredi.

Est-ce une filière qu'on assassine? Après la décision du gouvernement, cet été, de diminuer les tarifs d'achat de l'électricité solaire ainsi que de réduire de moitié l'aide fiscale pour les particuliers, les professionnels montent au créneau. Parmi eux, l'Apesi (Association des producteurs d'électricité solaire indépendants) dénonce tout simplement «la prise en otage du secteur et la condamnation des entrepreneurs du métier, sans concertation aucune». L'Apesi, qui s'appuie sur les déclarations de Nicolas Sarkozy en 2009 -«Là où on dépense un euro pour le nucléaire, on dépensera un euro pour les énergies propres»- déplore que «l'objectif de 5.400 mégawatts (MW) du Grenelle de l'environnement se transforme subitement en limite à ne pas dépasser».

Aux yeux des pouvoirs publics, le photovoltaïque est aujourd'hui victime de son succès. Au rythme actuel, les objectifs du Grenelle pour 2020 pourraient être atteints dès 2013. Le parc photovoltaïque français cumulait une puissance installée de 331 MW fin 2009. Le tarif de rachat par EDF - le meilleur du monde avec ses 58 centimes du kilowattheure pour les particuliers -, les aides fiscales et la baisse du coût des cellules photovoltaïques l'an dernier se sont conjugués pour donner un prodigieux essor au solaire en France. Au point que la puissance installée devrait fin 2010 atteindre 850 MW selon le ministère de l'Écologie. Les projets déposés représentent 3.000 MW. Michelle Bellon, la présidente du directoire d'ERDF, la filiale d'EDF en charge de la distribution et du raccordement des nouvelles installations, notait récemment dans Le Figaro, que son entreprise ne peut plus suivre. De fait, en 2008, EDF avait reçu 18.000 demandes de contrats de rachat d'électricité photovoltaïque. En 2009, ce nombre atteignait 80.000.

Pour opérer son virage sur l'aile solaire, le gouvernement s'est appuyé sur le rapport de l'Inspection générale des finances, confié à Jean-Michel Charpin, et rendu public le 3 septembre. Le document dénonce le «péril financier » que représente pour l'État endetté le soutien à l'énergie solaire. Le ministère de Jean-Louis Borloo vise à «éviter les effets d'aubaine spéculatifs ». Le gouvernement constate également que l'engouement pour le photovoltaïque enrichit les fabricants chinois et allemands.
Baisse des tarifs de rachat

L'association Enerplan (lire l'entretien ci-dessous), tout en qualifiant de «sérieux» le rapport Charpin, n'en tire pas les mêmes leçons. La filière emploie en France directement 1.000 personnes, et 10.000 indirectement, selon Enerplan. Surtout, rappelle l'organisation professionnelle, il faut 2 à 3 ans pour «décider et construire une usine » alors que le marché français n'a lui-même démarré qu'il y a deux ou trois ans. L'organisme réclame plus de progressivité et de visibilité dans les mesures.

La baisse des tarifs de rachat applicable depuis le 1er septembre concerne les installations de plus de 30 m², destinées aux toits de ferme ou de hangars par exemple, et épargne les particuliers. Ces derniers sont en revanche touchés directement par la baisse de la déduction fiscale, de 50 à 25%, qui sera applicable dès mercredi, jour de la présentation du budget, confirme-t-on à Bercy.


Les panneaux du futur «made in France» ?

À elle seule, la Chine fabrique près de 30% des panneaux solaires vendus dans le monde, suivie par le Japon (22%) et l'Allemagne (20%). Quasi absente de la production industrielle, la France n'est pas pour autant hors course, veut croire le CEA. Le Commissariat à l'énergie atomique «et aux énergies alternatives» selon sa nouvelle dénomination prépare dans ses laboratoires (avec le CNRS, entre autres) les panneaux solaires de demain. Le CEA consacre cette année 156 millions d'euros aux recherches sur les énergies renouvelables. Pour ce qui concerne le photovoltaïque, l'organisme français participe à la course mondiale au rendement. Aujourd'hui, les panneaux mis sur le marché transforment en électricité environ 16% de la puissance reçus par les rayons solaires. Ce taux de conversion de 16%, le CEA vise à le porter à 30%, à un horizon incertain, en faisant appel aux nanotechnologies. En jouant sur la géométrie des surfaces à l'échelle du milliardième de mètre (le nanomètre), les ingénieurs cherchent à mieux absorber la lumière. Avec un autre objectif permanent: réduire les coûts de fabrication pour rendre vraiment compétitive l'énergie du Soleil.


Bonne nuit Europe.


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Old Post 21-10-2010 22:33
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Merci dsp56001 pour toute cette littérature sur le sujet du solaire en France.

Dans un premier temps, je dirais que parole de journaliste n'est pas forcément force de vérité.

Je dirais aussi que je travaille dans le domaine (un petit executant basique) ;

Que je confirme la bulle spéculative liée aux photovoltaiques (impressionnant de rentabilité, la location des toitures est à la mode, et que les investisseurs ont de
l'argent à ne plus savoir qu'en faire - expérience vécue) ;

Que l'état est dans son rôle quand il incite l'utilisation des énergies renouvelables (plan europe 2020), et qu'il est également cohérent quand il se désengage, une fois la filière lancée.

Que le solaire peut être interessant, mais pas à toutes les sauces.

Que dsp560001 à un large éventail de sujet d'interet, des fois je me demande si ils ne sont pas plusieurs sous ce pseudo.

Que je suis en retard, et qu'il faut que j'aille bosser.


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Old Post 22-10-2010 08:06
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Salut les jeunes,

De bonnes nouvelles sur le front du solaire:
http://www.lexpansion.com/economie/...nce_244205.html

Citation:
L'avenir du solaire s'assombrit en France

L'Expansion.com - publié le 03/12/2010 à 17:48

Le gouvernement veut remettre à plat de l'ensemble du dispositif de subventions publiques à la filière photovoltaïque. L'objectif est d'en limiter le surcoût pour la collectivité et les consommateurs. Les industriels dénoncent un coup d'arrêt au développement du solaire.
Reuters/Denis Balibouse

Le solaire, c'est propre, c'est écologique, mais ça coûte cher. Pour encourager le développement de cette source d'énergie renouvelable, le gouvernement oblige en effet EDF à acheter l'électricité produite par des panneaux photovoltaïques un prix plus de dix fois supérieur à celui auquel il vend l'électricité aux particuliers. Résultat: depuis 2008, la puissance du parc de panneaux solaires français a été multipliée par dix - elle devrait atteindre 850 mégawatts (MW) à la fin de l'année.

Le surcoût généré par ce fort développement est estimé à 300 millions d'euros cette année devrait tripler en 2011 pour atteindre 915 millions. Qui paie? Le consommateur, via la CSPE (Contribution au service public de l'électricité) qui apparaît sur chaque facture d'électricité. Aujourd'hui fixée à 4,5 euros par mégawattheure (MWh), elle pourrait passer à 12,9 euros l'an prochain. Cela se traduira dès janvier par une hausse de 3% de la facture.

Afin de limiter cette hausse des tarifs pour les consommateurs, le gouvernement a décidé de mettre un frein à l'emballement de la filière photovoltaïque. Le soutien financier des pouvoirs publics va ainsi faire l'objet d'une vaste concertation, dont les résultats seront connus début mars. D'ici là, tous les projets d'infrastructures solaires - à l'exception de ceux des particuliers - qui n'ont pas encore signé de contrat avec ERDF (la filiale d'EDF en charge de la distribution) ne bénéficieront pas des tarifs de rachat avantageux. Quelque 3500 MW de projets seraient concernés.
Les industriels réclament une stabilité des tarifs

Ce moratoire est un "sérieux coup de frein" au développement de la filière photovoltaïque, dénonce Antoine Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). "Une activité mise entre parenthèse pendant 4 mois, c'est insupportable!", s'énerve-t-il. "C'est un coup d'arrêt du développement du solaire qui a été décidé et les conditions de son redémarrage sont à ce jour assez imprécises", renchérit l'avocat spécialisé en droit de l'environnement Arnaud Gossement sur son blog.

Les industriels reconnaissent cependant la nécessité de réguler les tarifs d'achat. "Il faut bien évidemment maîtriser les coûts du solaire pour la collectivité et les consommateurs", indique André Antolini. Mais si l'on veut qu'un marché durable se développe, il faut que industriels aient une visibilité à plus ou moins long terme de leurs investissements. On ne peut pas changer les règles trous les trois mois!"

Les professionnels du secteur ont en effet déjà subi deux baisses des tarifs de rachat au cours de l'année - de 30% en janvier puis de 12% en septembre. Par ailleurs, le crédit d'impôt accordé aux ménages pour l'achat de panneaux solaires a été réduit de moitié le 29 septembre. Et deux autres aides fiscales, destinées à soutenir les PME du secteur et le photovoltaïque Outre-Mer, ont été supprimées.

"Les subventions publiques sont essentielles pour rendre mature cette source d'énergie renouvelable", plaide le président du SER. "Ces aides doivent baisser progressivement jusqu'à ce que le solaire soit aussi compétitive que les autres sources d'énergie", estime-t-il. Aujourd'hui, la filière emploie 25 000 personnes et pourrait doubler d'ici à 2020, se défendent les professionnels du secteur. Sauf si le gouvernement a renoncé à ses ambitions affichées lors du Grenelle de l'environnement, à savoir un parc de panneaux solaires d'une puissance de 5400 MW en 2020.


Bonne nuit Europe.


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Old Post 04-12-2010 20:57
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Salut les jeunes,

Attention du neuf sur le front du photo-voltaïque:
http://www.lefigaro.fr/societes/201...-artificiel.php

Citation:
La filière solaire en «coma artificiel»

Mots clés : solaire, photovoltaique
Par Fabrice Nodé-Langlois
17/12/2010 | Mise à jour : 21:18 Réactions (23)
Des panneaux photovoltaïquesconçus dans le cadred'une exposition itinérante, à Paris.
Des panneaux photovoltaïquesconçus dans le cadred'une exposition itinérante, à Paris. Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP
Plusieurs organisations professionnelles vont déposer un recours auprès du Conseil d'État pour annuler le moratoire du gouvernement. First Solar gèle son projet d'usine en Gironde.

La filière solaire fait de la résistance contre le moratoire de trois mois, qui suspend les projets solaires industriels, décrété la semaine dernière par le gouvernement. Au milieu du concert de protestations qui s'amplifie, un cas emblématique illustre les conséquences de la décision gouvernementale : la société américaine First Solar associée à son client exclusif EDF Énergies nouvelles a annoncé le gel de la construction de son usine de panneaux photovoltaïques à Blanquefort en Gironde.

Plusieurs organisations professionnelles du secteur photovoltaïque, conseillées notamment par Arnaud Gossement, avocat au cabinet de Corinne Lepage, annonceront lundi le dépôt d'un recours en annulation auprès du Conseil d'État contre le décret du 9 décembre dernier. Parmi les contestataires, l'association Enerplan, forte de 160 entreprises adhérentes, estime la filière «plongée en coma artificiel», ou encore Écologie Sans Frontières qui regroupait vendredi une centaine de sociétés sous la bannière «Touche pas à mon panneau».

Tout en militant pour une annulation du décret, Enerplan participera à la concertation annoncée par les ministères de l'Économie et de l'Écologie « sur la mise en place d'un nouveau cadre de régulation » afin de remettre à plat le soutien à la filière jugé trop coûteux pour le contribuable. À noter, la suspension du tarif de rachat ne concerne pas les installations pour les particuliers. La première réunion est prévue lundi en début d'après-midi. Des représentants de First Solar et d'EDF Énergies nouvelles seront aussi autour de la table. « C'est difficile pour les investisseurs de prévoir lorsque les tarifs de rachats par EDF de l'électricité photovoltaïque changent quatre fois par an », déplore un porte-parole de First Solar.

Une centaine d'entreprises menacées

La société américaine prévoyait un investissement d'une centaine de millions d'euros pour son usine de fabrication de panneaux solaires à Blanquefort. Le terrassement est fait, les dirigeants recrutés mais une première vague de cinquante embauches sur 400 vient d'être gelée «à regret». Alors que le gouvernement entend freiner l'importation de panneaux «made in China», l'une des seules usines de panneaux «made in France» suspend ainsi son projet.

Une centaine d'entreprises et «plusieurs milliers d'emplois » sont menacés par le moratoire, estime de son côté le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Plus de 350 mégawatts de panneaux solaires «en cours de construction» ou commandés, «un investissement de plus de 1,5 milliard d'euros vont être définitivement arrêtés», selon le SER. Le moratoire gèle en effet les projets en attente du raccordement au réseau par ERDF, la filiale distribution d'EDF. Le SER est favorable à une réduction programmée du tarif subventionné à mesure que les coûts de production baissent mais regrette la brutalité du moratoire.

Même si la filière dans son ensemble va se présenter «unie» lundi, David Guinard, directeur général de Photosol et représentant d'une autre association de PME, l'Apesi, redoute qu'au final « on tue le tissu de PME, plus créatrices d'emploi, au bénéfice des grands industriels (EDF EN en tête) qui survivront».


La question que l'on peut se poser est la suivante ... Etait ce juste de la communication ou avaient-ils réellement l'intention de construire cette usine ?
D'ailleurs a-t on des ambitions réelles dans le secteur autre que d'importer du matériel chinois et de le fourguer à des particuliers dopé au crédit d'impôt et de la subvention du tarif de rachat de l'électricité produite ?
Seul l'avenir sombre et certain nous le dira.

Bonne nuit Europe.


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Old Post 19-12-2010 02:08
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Salut les jeunes,

Finalement le business plan de First Solar était-il viable ?
http://www.sudouest.fr/2010/12/16/l...-268603-755.php

Citation:
Le gel de First Solar
Le projet d'une usine de 400 emplois reporté pour une durée indéterminée

Le groupe américain First Solar, spécialisé dans les panneaux photovoltaïques, et qui doit en principe créer 400 emplois à Blanquefort, décale le démarrage de son projet. Les travaux de construction de son usine, qui devaient démarrer le mois prochain, sont retardés jusqu'à une date non précisée. Cette décision a été prise en raison des changements intervenus récemment dans la politique française en matière de photovoltaïque.

First Solar, qui dispose d'unités de production aux États-Unis, en Malaisie et en Allemagne, avait décidé de s'implanter en France en 2009, dans la foulée d'un appel lancé par Nicolas Sarkozy aux industriels de la filière. Le groupe, qui figure parmi les premiers acteurs mondiaux de la production de panneaux solaires, avait ainsi achevé de se convaincre du potentiel du marché hexagonal. Il avait également été attiré par la dimension du territoire français et le potentiel qu'il offre de ce fait en termes d'installations photovoltaïques. Un accord conclu avec EDF Énergies nouvelles, qui s'engageait à acheter pendant dix ans tous les panneaux produits par sa future usine française, avait achevé de le décider.

Mais, ces derniers mois, le paysage a changé : les tarifs de rachat du kilowattheure photovoltaïque ont diminué à deux reprises, tandis que les crédits d'impôt pour les installations en toiture ont été fortement réduits. Plus récemment, le gouvernement a annoncé un gel pour trois mois de tous les dossiers, à l'exception des installations domestiques. Le temps, pour les pouvoirs publics, de discuter avec les acteurs de la filière d'une nouvelle donne qui pourrait passer par le plafonnement du nombre de mégawatts annuels autorisés.
« Une pause ou un arrêt »

Ce coup de frein, notamment motivé par la crainte de la formation d'une bulle, n'est pas du tout du goût du groupe américain. Interrogé par un journaliste lors d'une conférence téléphonique, son PDG, Rob Gillette, a mis en cause le « changement de visibilité à long terme du marché français ». « Cela », a-t-il dit, « pourrait entraîner une pause ou un arrêt (« termination ») de la construction » de l'usine de Blanquefort.

Le projet girondin de First Solar est, sur certains plans, déjà largement entamé. L'équipe dirigeante a été recrutée. Et les travaux de stabilisation du sol ont débuté sur le vaste terrain de l'écoparc de Blanquefort, destiné à l'entreprise. Mais les travaux de construction proprement dits ne devaient commencer que début 2011. Ils sont donc remis à une date ultérieure et à ce jour non précisée.
Faire pression

Un abandon n'est pas une hypothèse certaine, ni même forcément la plus vraisemblable. Sans doute Rob Gillette a-t-il évoqué ce scénario pour faire pression sur le gouvernement français dans la perspective des discussions qui doivent en principe s'ouvrir ces prochaines semaines entre les pouvoirs publics et les acteurs de la filière. Dans un communiqué publié hier, la firme appelle d'ailleurs le gouvernement français à « renouer avec l'ambition et la volonté exprimées par le président de la République »… en juin 2009.

Les contraintes économiques et les dérives spéculatives ont entraîné depuis lors un infléchissement, dont Alain Rousset a dénoncé la brutalité dans une lettre adressée mardi à la ministre du Développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet. On saura dans quelque temps si ce virage a précipité ou non pour de bon le projet aux oubliettes.


Finalement le business plan était conçu comme ceci:
http://www.actu-environnement.com/a...aique_7989.php4
Citation:
EDF EN et First Solar s'associent pour construire une usine de panneaux photovoltaïques en France

EDF EN et First Solar ont décidé de construire une usine de panneaux photovoltaïques à couche mince en France qui ouvrirait ses portes en 2011. Elle approvisionnerait les centrales solaires d'EDF EN et pourrait s'implanter à Saint-Auban.

Energies | 23 Juillet 2009 | Actu-Environnement.com


EDF EN et First Solar s'associent pour construire une usine de panneaux photovoltaïques en France
Panneaux de First Solar en Allemagne

L'énergéticien EDF Energies Nouvelles et le fabricant américain de panneaux photovoltaïques First Solar ont signé aujourd'hui un accord en vue de construire une usine de panneaux solaires en France pour un investissement de 90 millions d'euros. Avec une capacité de production de 100MWc par an, cette usine produira des panneaux développés par First Solar et reposant sur la technologie des couches minces utilisant du tellure de cadmium comme semi-conducteur et non du silicium. Ces panneaux sont destinés à équiper les centrales solaires de l'énergéticien français.

D'après le contrat conclu entre les deux partenaires, First Solar construira et exploitera l'usine tandis qu'EDF Energies Nouvelles financera la moitié des dépenses d'investissement et des coûts de démarrage de l'usine et bénéficiera, pour son propre approvisionnement, de la totalité de la production du site pendant les dix premières années. Cet accord représente une étape clé dans la stratégie de notre groupe qui a l'ambition d'être un leader mondial de l'énergie solaire, a déclaré Pâris Mouratoglou, président du Conseil d'Administration d'EDF Energies Nouvelles. Le groupe s'est en effet donné pour objectif d'installer 500MWc de capacité photovoltaïque pour son compte d'ici 2012. Après la centrale solaire de Narbonne de 7,1 MWc inaugurée en décembre 2008, EDF EN a lancé la construction de plusieurs autres centrales : 4,1 MWc à Manosque (04), 5,2 MWc à Saint-Tulle (04), 26 MWc à Le Gabardan (44), 15,3 MWc à la Réunion et 12 MWc sur la communauté urbaine Creusot-Montceau (71).

Pour Mike Ahearn, président et directeur général de First Solar, cet accord est l'occasion de consolider son action avec EDF EN avec qui il a déjà réalisé plusieurs projets, et de renforcer sa position au sein du marché français : la décision d'investir en France est un acte de foi en le marché français et son grand potentiel. L'industriel américain a surtout vanté les mérites du Grenelle de l'environnement et du cadre réglementaire favorable mis en place en France. Mike Ahearn est ainsi convaincu que la France est un pays où les acteurs du solaire vont vouloir travailler dans les années à venir.

Présent à la signature de l'accord, le ministre du développement durable Jean-Louis Borloo n'a pas caché son enthousiasme : je salue la décision d'EDF Energies Nouvelles et First Solar d'investir et de créer des emplois en France dans le solaire, qui connaît actuellement un véritable décollage grâce au Grenelle Environnement. La bataille des filières industrielles est lancée, a-t-il rajouté.
Les professionnels du photovoltaïque ont également fait part de leur satisfaction : la mise en place du nouveau tarif d'achat en 2006 et les mesures de soutien à long terme de la filière prises et annoncées permettent aujourd'hui l'éclosion d'une véritable industrie française : d'une dizaine de sites de production sur toute la chaîne de valeur en 2004, la filière en compte aujourd'hui près de 70, commente le groupement SOLER du Syndicat des Energies Renouvelables.

Premier pas vers une filière industrielle renforcée ?

La France a en effet bien besoin de renforcer sa filière. Selon une étude du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) publiée en avril 2009, la partie amont de la filière française est particulièrement atrophiée au profit de l'aval. Par conséquent, le développement du parc français profite d'abord aux fabricants allemands, chinois et japonais de cellules et modules. Même constat dans le récent rapport d'informations du député Serge Poignant : la présence française sur le marché mondial apparaît à l'heure actuelle plus que limitée en termes de volume de production.

La création de l'usine EDF EN/First Solar est un premier pas vers une filière plus solide même si le cabinet PwC n'est pas très optimiste pour cause de crise du crédit. Ce phénomène [d'atropinisation de l'amont] s'accentuera en 2009 sous le double effet de la baisse de prix des modules et le « credit crunch » qui rendront les investissements difficiles et la visibilité limitée, explique le cabinet dans son rapport. Le cas du projet Silicum de Provence (SILPRO) en est un exemple.

Officiellement lancé en 2007, ce projet devait aboutir à la construction et à l'exploitation d'une usine de silicium raffiné, destiné à l'industrie solaire photovoltaïque. Confronté à de graves difficultés financières, le projet a été placé en redressement judiciaire en mars dernier. Ce matin, une réunion dédiée à l'avenir industriel de la vallée de la moyenne Durance organisée à l'Elysée avec les investisseurs, parlementaires et élus locaux n'a, semble-t-il, pas permis de débloquer la situation. Selon l'Elysée, l'agence française des investissements internationaux (AFII) reste mobilisée sur la recherche d'investisseurs pour un projet industriel de production de silicium à proximité du site Arkema de Saint Auban, bien que cette recherche n'ait pas pu aboutir sous la forme d'une reprise du projet SILPRO.

Pour rassurer les acteurs de la région, le gouvernement a présenté le projet EDF EN/First Solar et entend se mobiliser pour que cette usine s'implante en moyenne Durance à proximité de Saint Auban. L'État apportera l'appui de la prime à l'aménagement du territoire et un soutien à l'embauche et à la formation, précise l'Elysée. La reconversion des anciens d'Arkema déjà promise par le projet SILPRO est également évoquée pour cette nouvelle usine.
Mais selon les deux industriels, le lieu d'implantation de l'usine ne sera décidé que dans les prochains mois pour une mise en service en 2011.

F.ROUSSEL


Le désastre était annoncé avant qu'il n'ait eu lieu !!!!

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Salut les jeunes,

Cela continue encore encore:
http://www.lavieimmo.com/developpem...ogne-10432.html

Citation:
lundi 7 février 2011 à 15h00
Photovoltaïque : Le géant français délocalise en Pologne

(LaVieImmo.com) - La crise du photovoltaïque touche le géant français Photowatt. L’entreprise, qui avait été citée en modèle par le Président de la République en juin 2009, compte supprimer plus de 300 postes d’ouvriers et délocaliser une partie de sa fabrication en Pologne, révèle Le Parisien aujourd’hui. Cette entreprise était en effet la seule à disposer de tout le processus concernant les panneaux solaires, de la fabrication à la vente, en passant par l’assemblage.

« Par mesure d’économie et pour faire face à la concurrence chinoise qui casse les prix, la production envisage une production low-cost avec à la clé, une délocalisation en Pologne », précise le quotidien. L’entreprise est confrontée à une concurrence exacerbée des pays asiatiques - dénoncée en décembre par la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet – qui a conduit à « une chute de 45 % des prix de vente depuis 2008 », indique la direction de Photowatt.

Les employés quant à eux, sont révoltés que « la France [ne soit] pas capable de conserver la seule filière photovoltaïque dont elle dispose ».
N. D. - ©2011 LaVieImmo.com


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Photowatt est un client de l'usine dans laquelle je bosse. J'espère qu'ils continueront malgré tout à s'approvisionner chez nous.


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Salut les jeunes,

Avec Saint-Yorre ca va fort

Ca repart fort jugez plutôt .... chronique d'une mort annoncée ou filière morte-née:

http://www.batiweb.com/actualites/p..._mal_17701.html
http://www.francebtp.com/environnem...re-en-danger---
http://www.echos-judiciaires.com/en...bles-a7931.html
http://www.enviscope.com/index.php?...rgies&Itemid=64
http://www.enerzine.com/1/11457+le-...e-devoile+.html
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20...tes-menaces.php
http://www.greenunivers.com/2011/02...-premium-52187/
http://www.enviscope.com/index.php?...rgies&Itemid=64
http://www.easybourse.com/bourse/gr...-de-rachat.html
http://www.enviro2b.com/2011/02/25/...projet-darrete/

Bonne lecture.

Bonne nuit Europe.


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Old Post 25-02-2011 23:08
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Salut les jeunes,

Un petit point sur les énergies renouvelables et les millions d'emplois à la clé:
http://actu.orange.fr/une/la-filier...afp_388418.html

Citation:
La filière de l'énergie solaire secouée par une crise de croissance
Déboires de Photowatt, fermeture de BP Solar, faillite de l'Allemand Solar Millenium : la filière solaire mondiale traverse une crise de croissance douloureuse, accentuée tantôt par des errements stratégiques, une concurrence exacerbée ou des revirements gouvernementaux.

Après le placement en redressement judiciaire le mois dernier de Photowatt, pionnier français de la fabrication de panneaux solaires, le secteur a subi deux autres chocs cette semaine.

Le géant pétrolier britannique BP a tiré un trait sur ses 40 ans de présence dans le solaire en décidant l'arrêt de sa filiale BP Solar, pour recentrer ses investissements dans les énergies renouvelables en faveur de l'éolien et des biocarburants. Et en Allemagne, un second fabricant de panneaux, Solar Millenium, a mis la clef sous la porte quelques jours après son rival Solon.

Un paradoxe alors que les panneaux solaires se multiplient. Selon le cabinet d'études Solarbuzz, la puissance cumulée des installations photovoltaïques mondiales a été multipliée par six en cinq ans, pour atteindre 12 gigawatts l'an dernier.

Si la concurrence exacerbée des fabricants chinois, aux coûts de main d'oeuvre imbattables, est souvent invoquée par les acteurs du secteur, notamment dans le cas de Photowatt, d'autres facteurs se cachent derrière les difficultés de la filière.

En effet, au-delà du "dumping" dont la Chine est régulièrement accusée, les fabricants de panneaux solaires souffrent d'une surproduction générale, liée à l'irruption d'une multitude d'acteurs attirés par une demande exponentielle. De quoi faire dérailler les modèles d'activité des industriels financièrement les plus fragiles, ou qui ne disposent pas d'atouts technologiques leur permettant de se démarquer.

Dans ce contexte mouvant, les erreurs de stratégie ne pardonnent pas. Selon Arnaud Mine, qui dirige la commission photovoltaïque du Syndicat des énergies renouvelables, c'est ce qui a précipité la chute de BP Solar, une société qu'il connaît bien pour avoir dirigé ses activités françaises.

La filiale de BP, au départ spécialisée dans la gestion de projets, a été victime d'un changement de cap malvenu, au profit de la fabrication de panneaux solaires, une activité qui s'est complètement effondrée avec la surproduction actuelle.

"BP s'est complètement cherché et a changé plusieurs fois de stratégie", explique M. Mine avec amertume, en rappelant que d'autres concurrents comme Elf ou Shell sont aussi "entrés et sortis du solaire sur la base de malentendus".

Enfin, le secteur est également déstabilisé par la volte-face des gouvernements européens, qui ont revu à la baisse des mécanismes de subventions qui s'étaient avérés trop généreux.

Ainsi, en France, après le moratoire de trois mois imposé il y a un an sur la construction de centrales solaires, le gouvernement a remis à plat les règles du jeu, et le tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque par EDF a été abaissé à plusieurs reprises.

"Il y a eu des incohérences terribles, une succession de choix et de non choix qui sont préjudiciables à la filière", déplore ainsi M. Mine. Or, "on ne crée pas une industrie sans un minimum de stabilité".

La candidate écologiste à l'élection présidentielle en France, Eva Joly, a quant à elle imputé le dépôt de bilan de Photowatt à "une décision gouvernementale absurde qui (...) a été prise pour protéger l'énergie nucléaire", en référence au moratoire mis en place l'an dernier.


Bonne nuit Europe.


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Old Post 22-12-2011 17:50
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Salut les jeunes,

La prospective en matière de création d'emplois c'est déjà fumeux.
Mais qu'est ce qu'on obtient si on mixe un secteur en pleine déconfiture avec des prospectives complètement pipo ?

On obtient des centaines de milliers d'emplois non pourvus dans le secteur des énergies renouvelable ....

Est ce vrai est ce faux ?

Réponse:
http://blog-experts.cadres.apec.fr/...the-ou-realite/

Citation:
Souvenez vous, en 2010, je vous vantais les perspectives du développement durable… Et vous vous en souvenez peut être aussi, je m’étais pris une ”volée de bois vert” Vous étiez nombreux à vous y intéresser mais très peu à trouver des postes.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Si l’on s’en tient à la communication politique : l’ONU promet la création de 30 millions d’emplois d’ici 2030 ; la France, elle, en promet 600 000 d’ici 2020.
Mais dans les faits, toujours beaucoup de prétendants, et très peu d’élus !

Écoutons plutôt les propos de Nicolas Leroy, directeur de la division Ingénieurs et Techniciens du cabinet de recrutement Michael Page, lors d’un entretien sur la situation des emplois dans les énergies renouvelables : “je ne travaille que sur la partie cadres, qui doit représenter 10 ou 15 % de notre recrutement. Sachant qu’on recrute environ 400-500 ingénieurs par an, si on en recrute 50 ou 60 dans le secteur des énergies renouvelables, c’est bien. Le problème aujourd’hui est qu’on a beaucoup plus de gens intéressés par le secteur que de places disponibles”.

Pourquoi ?

Beaucoup de petites structures ont poussé comme des champignons, notamment dans le photovoltaïque, mais sans réel projet, ou sans grands moyens.
Car le développement du secteur dépend de la volonté politique, des subventions et des moyens accordés à la filière. Je pense notamment au répertoire ROME (code métiers) de Pole emploi ; il y a encore quelques mois, chercher une offre d’emploi par le critère « développement durable », aboutissait à trouver des dizaines d’annonces dans le développement… de programmes informatiques !

Mais soyons positifs et considérons ce développement dans la durée…

L’éolien commence à être intéressant avec la mise en place de grosses structures. De son coté, le cabinet de recrutement Birdeo se veut optimiste, au vu des résultats de son étude « Trajectoire des jeunes diplômés issus de formations en développement durable et environnement ». Sur 100 jeunes diplômés Bac+4/5, 65 signent un contrat de travail dans les six mois suivant la fin de leur formation, dont un tiers au terme de leur stage pratique.

Les opportunités existeraient donc. Si tant est qu’on puisse y avoir accès : les intitulés des offres diffèrent tant d’une entreprise à l’autre.


http://www.techniques-ingenieur.fr/...-article_60069/

Citation:
« Il y a un décalage entre la réalité économique des acteurs et une population de candidats très motivés »
[Interview] Nicolas Leroy
Nicolas Leroy est directeur de la division Ingénieurs et Techniciens du cabinet de recrutement Michael Page. Il nous explique la situation de l'emploi dans les énergies renouvelables en ce début d'année 2011.

Nicolas Leroy est directeur de la division Ingénieurs et Techniciens du cabinet de recrutement Michael Page. Il est en charge des activités concernant le recrutement des ingénieurs, en CDI (Michael Page International) et sur l'intérim management (MPIM) dans le secteur industriel, et encadre une dizaine de consultants.

Techniques de l’ingénieur : Quelles sont les perspectives d’emploi dans les énergies renouvelables ?

On constate un fort ralentissement par rapport à l’an dernier. Notamment en raison de la dépendance de la filière à l’État, qui décide de la soutenir, ou non. Les perspectives d’endettement de l’État posent un certain nombre de questions par rapport à la pérennité du secteur. Dans l’éolien, notamment offshore, l’emploi reste très dynamique. Par contre, le photovoltaïque a subi un véritable « coup de massue » avec le rachat de l’énergie à un tarif inférieur. Les EnR constituent une filière très « perfusée », qui dépend de la confiance qu’on lui accorde et des perspectives. Les récents évènements concernant le photovoltaïque ont bouleversé pas mal de choses.

Le photovoltaïque faisait pourtant partie des secteurs les plus porteurs en termes d’emploi, non ?

Bien sûr, notamment sur la partie commerciale. Depuis deux ans, le secteur était très dynamique. Des structures se construisaient très rapidement. L’intérêt de cette redistribution va consister dans un « assainissement » du secteur. Jusqu’à maintenant, il y avait beaucoup de petits acteurs parfois plus spéculatifs que porteurs d’un réel projet. De petites structures se sont montées sur le photovoltaïque, pour spéculer sur le décalage entre le prix de rachat par EDF de ce type d'énergie et les énergies dites "classiques". Ces structures n'avaient pas de projets à long terme. La baisse du prix de rachat par le gouvernement va permettre d'assainir le marché au sens où ses structures basées quasiment exclusivement sur cette spéculation ne pourront résister à cette baisse. Il ne devrait rester sur le marché du photovoltaïque que des structures solides et saines portant un vrai projet industriel et technique avec une vision à long terme.

Quels sont les secteurs des EnR qui recrutent le plus ?

L’éolien, la biomasse, la méthanisation, même si le fort ralentissement sur le photovoltaïque a généré une méfiance générale autour des EnR. L’éolien offshore, en particulier, continue de bien marcher et il y a actuellement de gros projets engagés dans ce secteur. Je pense que l’avenir se situe plutôt là.

Quelles sont les fonctions les plus en vue dans les EnR ?

Les fonctions techniques et commerciales. Pour le photovoltaïque, il s’agit surtout de commerciaux terrain. S’agissant de l’éolien, ce sont surtout des fonctions techniques-ingénieur qui sont recherchées, que ce soit de la construction, de l’électricité, ou de la mécanique.

Quels sont les types de profils recherchés par les entreprises ?

Surtout des profils expérimentés. En fait, il y a deux cas de figure : soit les petites structures donnent leur chance aux jeunes, aux jeunes ingénieurs essentiellement, et elles les forment ; soit elles ont besoin d’une expertise particulière sur certains postes, auquel cas elles privilégient les profils possédant une première expérience.

S’agit-il de créer des emplois ou d’adapter des métiers qui existent déjà ?

Il s’agit plus d’adapter des métiers qui existent déjà. Par exemple, un prospecteur foncier qui cherchait auparavant des terrains pour établir des carrières va désormais réfléchir à l’installation d’éoliennes. Mais si l’entreprise ne dispose pas des moyens d’engager des gens expérimentés, elle fera appel à des jeunes diplômés.

Cette adaptation passe-t-elle par des formations spécifiques ?

Non, il suffit d’avoir des compétences spécifiques. Beaucoup de gens pensent à tort qu’il est nécessaire de faire une formation « green ». Pour l’instant, je ne connais pas de formations qui soient réellement significatives. Les entreprises ont besoin aujourd’hui essentiellement d’une compétence, et surtout d’une motivation. C’est plus une expérience qu’une formation qu’elles vont rechercher. Le secteur des EnR est un secteur très jeune, où les gens se forment sur le terrain, et c’est ce qui rend aussi l’aventure sympathique.

Le Grenelle de l’Environnement a-t-il eu une influence sur le recrutement ?

Il s’agit surtout d’un effet d’annonce… Les demandes continuent d’affluer car l’activité était assez dynamique il y a deux ans. Mais aujourd’hui, le recrutement est nettement ralenti.

Donc, il y a eu un véritable changement ces derniers temps ?

Oui, on a eu deux années très dynamiques en termes de recrutement mais aujourd’hui, c’est l’expectative complète. Je ne dis pas que le marché s’écroule. Les gens s’arrêtent et regardent.

Comment cela se passe pour les grandes entreprises ayant des secteurs dédiés aux EnR ?

Ces entreprises sont aussi dans une phase d’attente.

Les 600 000 emplois annoncés entre 2009 et 2020 par Jean-Louis Borloo sont surestimés selon vous ?

Bien sûr. La réalité n’est pas celle-là.

Quels sont, selon vous, les vrais chiffres ?

Je ne travaille que sur la partie cadres, qui doit représenter 10 ou 15 % de notre recrutement. Sachant qu’on recrute environ 400-500 ingénieurs par an, si on en recrute 50 ou 60 dans le secteur des EnR, c’est bien. Le problème aujourd’hui est qu’on a beaucoup plus de gens intéressés par le secteur que de places disponibles.

Pensez-vous qu’un changement soit à prévoir ?

Cela déprendra uniquement de la volonté politique et des subventions qui seront accordées à la filière. L’éolien commence à être intéressant avec la mise en place de grosses structures, mais le photovoltaïque, essentiellement constitué de petites structures, peut ralentir fortement.

Il y a un décalageentre ce qui a été annoncé et la réalité des faits. Ces métiers étaient recherchés il y a deux ans, mais depuis six mois ce n’est plus le cas. Il s’agit d’acteurs très jeunes, de structures qui peuventdifficilement se permettre de recruter par anticipation. Ce n’est pas la même chose que pour le nucléaire ou le pétrole, où les investissements se font sur du long terme, auquel cas il faut que vous anticipiez beaucoup plus. Là on est vraiment sur du spontané.

Pensez-vous que l’activité soit amenée à reprendre à un moment ?

C’est envisageable, si le gouvernement décide de consacrer à la filière un budget important, en en faisant réellement une priorité. Le photovoltaïque vient de subir un coup de frein préjudiciable. J’ai vu des commerciaux arriver dans une entreprise spécialisée dans le photovoltaïque, et décider de partir à la seule vue du business plan. Le secteur est rattrapé par la réalité économique, et la reprise ne dépend que de la volonté de l’État.

Sentez-vous de la part des jeunes un engouement pour ces métiers-là ?

Oui, et c’est là le décalage entre la réalité économique des acteurs, plutôt fragile, et toute une population de candidats, surtout des ingénieurs, très motivés pour intégrer ce secteur.



Propos recueillis par Carole Hamon


Mince alors on ne peut plus plus faire confiance à personne !!!!

Bonne nuit Europe.


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Salut les jeunes,

Des bonnes nouvelles en perspective:
http://www.liberation.fr/economie/2...-le-cout_812976

Citation:
Le solaire allemand accuse le coût
Sur le toit d'une ferme en Bavière, en mars.

Analyse Outre-Rhin, quatre producteurs de panneaux photovoltaïques ont fait faillite en quelques mois. En cause : la baisse brutale des subventions et la concurrence chinoise.
Par NATHALIE VERSIEUX Berlin, de notre correspondante

Sven Hennig est effondré. «Nous devons garder espoir, mais, à vrai dire, je n’y crois plus», avoue le chef du comité d’entreprise de First Solar. Mardi, la maison mère, basée aux Etats-Unis, annonçait la fermeture, prévue le 31 octobre, des deux sitesde production allemands du groupe, situés à Francfort-sur-l’Oder, à la frontière polonaise. Pour les 1 200 salariés, la nouvelle est d’autant plus incompréhensible que First Solar venait d’ouvrir, en novembre, son second site de production dans la région, engloutissant 47 millions d’euros d’aides publiques.

First Solar, surtout, est le quatrième producteur de panneaux solaires à faire faillite ou à se retirer du marché allemand en quelques mois. Avant lui, Ben-Q (ex-numéro 1 mondial), Solar Millennium et Solon avaient mis la clé sous la porte, faisant douter de la capacité de l’Allemagne à miser sur les énergies renouvelables, à l’heure où le pays tourne le dos au nucléaire.

Pour Mike Ahearn, le patron du groupe américain First Solar, la chute du solaire allemand est due à la concurrence bon marché en provenance de Chine. Et à la volte-face de la politique énergétique du gouvernement allemand.

Fin mars, le Bundestag adoptait en effet une réduction conséquente des coûteuses subventions jusqu’alors accordées aux producteurs d’énergie solaire. Elles seront désormais comprises entre 13,5 et 19,5 centimes au kilowatt heure reversé au réseau, contre 17,9 et 24,4 centimes jusqu’à maintenant.

Zénith. Ces aides dataient du gouvernement Schröder mais en mars 2000, les Verts et les sociaux-démocrates au pouvoir adoptent une nouvelle loi, destinée à promouvoir le développement des énergies renouvelables. Le texte, baptisé EEG, garantit l’octroi de subventions à toute personne (particulier, cultivateur, entreprise…) qui produirait de l’énergie solaire. Et si l’Allemagne ne réunit pas les conditions climatiques optimales, cela importe peu. Les panneaux solaires fleurissent partout : sur les toits des maisons, des fermes, des usines et même dans les champs.

L’Allemagne devient alors le leader mondial du panneau solaire. Le cours en bourse des fabricants grimpe au zénith et des dizaines de milliers d’emplois sont créés (les fabricants et leurs fournisseurs emploient quelque 130 000 salariés), notamment en ex-RDA, soutenus par des millions de subventions publiques. Les Verts jubilent. L’Allemagne devient championne de l’énergie propre. Aux meilleures journées de l’été, le solaire fournit à lui seul autant d’électricité que 25 centrales classiques (charbon, gaz…). Un chiffre à relativiser puisqu’il représente, en moyenne, 2 % seulement de la consommation totale d’électricité.

Mais l’idylle industrielle est de courte durée. Le solaire coûte trop cher. L’Allemagne finit par se faire doubler par la Chine. Car les entrepreneurs d’Extrême-Orient ont eux aussi profité du système allemand de subventions pour développer des entreprises aux prix particulièrement compétitifs. Aujourd’hui, les grands du panneau solaire s’appellent LDK Solar, Suntech ou Yingli et sont installés en Chine. En 2011, seuls 20 % des panneaux posés outre-Rhin étaient produits dans le pays. D’où le revirement décidé cette année par Berlin.

Des associations de consommateurs aux conservateurs, tout le monde est d’accord dans le pays pour trouver que le solaire coûte trop cher. Selon l’institut RWI, un foyer moyen paie chaque année entre 50 et 60 euros de subventions au solaire. Au cours de sa vie, chaque Allemand aura versé plus de 1 000 euros au secteur. «Lorsqu’on prend des décisions aussi radicales que celle du gouvernement, en décidant de couper dans les subventions au solaire, il ne faut pas s’étonner des conséquences», s’indigne Klaus Kröpelin, du lobby prosolaire de la région de Berlin.

«Qualité». Mais les spécialistes ne sont pas tous du même avis. «Le solaire présentait déjà des signes de faiblesse avant l’adoption de la nouvelle loi, rappelle Jochen Diekmann, de l’institut DIW. La diminution des subventions n’a fait qu’accélérer le mouvement. Ceux qui ont des problèmes sont ceux qui produisaient trop cher, ou qui avaient des problèmes de qualité.» Et de critiquer le fait que les subventions soient accordées à la production d’électricité solaire, et non pas à la production de panneaux, donc aux entreprises d’outre-Rhin.

L’Allemagne ne tourne pas totalement le dos au solaire. Le pays mise désormais sur la biomasse et l’éolien pour réaliser l’objectif affiché de produire, d’ici à 2020, 35% du courant consommé sur son territoire à partir des énergies renouvelables. Problème : le pays devra pour cela édifier 4 000 km de lignes à haute tension pour acheminer le courant produit par les champs d’éoliennes offshore de la mer du Nord et de la Baltique vers les foyers de consommation industrielle du sud du pays. Cela dans un contexte de vive résistance des populations locales, à qui ces investissements ne profitent pas.



L'état revient à la raison:
http://www.liberation.fr/economie/2...-filiere_814031
Citation:
Energie solaire : «L'Etat a débranché la filière»
Des panneaux solaires Soitec.
Recueilli par Dominique Albertini

Richard Loyen, délégué général de l'association EnerplanLes déboires de Photowatt ont remis le projecteur sur les difficultés du secteur photovoltaïque. Délégué général de l’association Enerplan, qui regroupe les professionnels de la filière, Richard Loyen attend des engagements de la part des candidats à la présidentielle.



Les difficultés rencontrées par Photowatt sont-elles celles de l’ensemble du secteur de l'énergie solaire ?

Oui, à cela près que d’autres entreprises au bord du précipice n’ont pas été reprises par EDF. Notre secteur est en souffrance, les carnets de commande sont en chute libre.

Pourquoi ?

D’une part, on lui a collé une mauvaise image, celle d’un secteur trop aidé à coups de crédits d’impôts, de tarifs d’achat élevés, de marges excessives. C’est vrai qu’il y a eu des «éco-délinquants». Mais on peut se demander si ces éléments de langage de la part des politiques ne visaient pas à justifier l’abandon des aides publiques. C’est le second point : le tarif de rachat de l'électricité solaire par EDF a tellement baissé qu’on est au-delà de tout modèle économique pour les grosses installations.

Le décollage du secteur, entre 2008 et 2009, était-il artificiel ?

Dans un premier temps, les manettes des aides ont été poussées à fond, jusqu'à l’excès. Tout le monde s’est précipité pour présenter des projets. Notre association a milité pour la non-cumulation des défiscalisations. Puis l’Etat a voulu lutter contre la bulle qu’il avait lui-même créée : il a débranché le secteur. Un moratoire a été promulgué sur le rachat d'énergie photovoltaïque. Selon la régulation du tarif, le prix de rachat baisse en fonction, non pas du nombre de raccordements effectifs, mais des demandes de devis. Il a perdu 9,5 % par trimestre depuis mars 2011.

Quelles ont été les conséquences sociales de ce revirement ?

Le secteur avait créé près de 25 000 emplois; 18 000 ont été supprimés depuis 18 mois.

Où sont les responsabilités ?

J’en veux à l’Etat. En tant qu’actionnaire, il a mal fait son boulot. Entre 2008 et 2009, nous avons dit à ses représentants qu’il fallait baisser le tarif d’achat, sans être écoutés. Puis, il a débranché le secteur et laisser se déliter des PME et PMI dont le seul tort est d’avoir cru aux promesses du Grenelle de l’environnement.

Les entrepreneurs sont-ils exempts de tout reproche ?

Il y eu, certainement, des «éco-délinquants» qui ont profité de l’effet d’aubaine. Mais la plupart des acteurs ont juste saisi les incitations qui leur étaient proposées.

Prenez-vous position entre les deux candidats à la présidentielle ?

Nous ne nous prononçons pas en tant qu’association. Nous sommes en relation avec les deux équipes de campagne. On peut dire cependant que, chez l’un des candidats, on ne sait pas où on va, si ce n’est vers le maintien de la prépondérance du nucléaire; chez l’autre, il y a plus de perspectives pour les énergies alternatives.

Que leur demandez vous ?

D'abord de stabiliser le tarif : il faut arrêter la baisse. Et aussi une communication positive. Les Français doivent être fiers du solaire. Ce qui nous plombe, c'est le court terme. A moyen terme, cette énergie est compétitive et deviendra un standard de construction dans le neuf.


En Belgique certains habitants ont des (mauvaises) surprises en utilisant leurs panneaux solaires:
http://www.rtl.be/info/votreregion/...-ils-en-perdent

Citation:
Panneaux solaires: au lieu de gagner de l'argent, ils en perdent
Certains habitants de Fosses-la-Ville perdent de l'argent à chaque jour ensoleillé, malgré l'installation de leurs panneaux photovoltaïques. En cause? Le surplus de panneaux installés dans leur quartier qui provoque l'arrêt du système, et donc, de leurs économies...

10 Mai 2012 18h39

Pour remplacer les énergies fossiles et nucléaires, on a souvent incité les particuliers à installer des panneaux photovoltaïques. Le problème, c'est qu'en certains endroits, ils sont aujourd'hui victimes de leurs succès. En effet, lorsqu'ils sont installés en grand nombre sur un même réseau électrique, le risque de surcharge et donc de surchauffe existe. Lorsque ce phénomène se produit, le système solaire se coupe automatiquement, ce qui provoque le retour des factures classiques d'énergie.



Le réseau devrait être reconfiguré prochainement

Les câbles installés n'ont pas été prévus pour recevoir autant d'énergie. "D'ici la fin de l'année, une reconfiguration du réseau sera effectuée, les études sont en cours. Mais cela nécessitera la construction d'une cabine électrique", a expliqué Michel Lefort, responsable des réseaux intelligents à l'Ores. L'augmentation du recours aux panneaux photovoltaïques pour s'alimenter en électricité dans les foyers belges risque d'entraîner une multiplication de phénomènes de saturation de réseau. "Dans ce quartier de Fosses-la-Ville, 5 à 6 clients sur 10 disposent de panneaux photovoltaïques, soit un taux de pénétration exceptionnel. Généralement, ces panneaux sont bien répartis. Donc, cela n'influence pas le réseau et cela permet de ne pas atteindre les niveaux connus à Fosses-la-Ville", a expliqué le porte-parole d'Orès, Jean-Michel Brebant.



Orès demande une réflexion "pointue" sur les panneaux solaires

Le gestionnaire de réseau juge ce cas "exceptionnel" mais demande une réflexion "pointue" sur la question. "Nous ne craignons pas l'augmentation des panneaux photovoltaïques, mais nous estimons qu'il faut mettre en place une grande réflexion d'ensemble, par exemple avec le monde politique", et ce également en regard des exigences européennes de produire 20% de l'énergie par le biais du renouvelable d'ici 2020.



Le paradoxe de ne plus avoir de facture et d'utiliser le réseau gratuitement

L'émergence du photovoltaïque entraîne en effet une transformation du système de fonctionnement de l'électricité, puisque la production d'énergie provient dorénavant de toutes parts, particuliers y compris. L'électricité ne pouvant être stockée, elle doit directement être réintégrée dans le réseau. Pour les foyers qui ne sont plus liés à aucun fournisseur et qui ne payent donc plus de factures, un "paradoxe" se pose alors, aux yeux du porte-parole. "Ils ne payent plus de facture, mais ils utilisent encore le réseau. Qui va alors payer les frais d'entretien, de gestion, voire de développement du réseau?", s'interroge-t-il.


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Salut les jeunes,

Quelques nouvelles concernant l'énergie solaire:
http://www.rtl.be/info/belgique/soc...-mauvaise-passe
http://www.rtl.be/info/economie/mon...-depot-de-bilan
http://www.latribune.fr/green-busin...n-effectif.html
http://www.sudouest.fr/2012/04/19/c...692459-2774.php
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20...ur-hollande.php
http://www.capital.fr/bourse/actual...hollande-718605

Voilà les subventions diminuent et le secteur s'écroule étonnant non ?

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Message écrit par Sumatriptan, le 12-12-2011 à 02:03
Et ca rapporte plus de vendre l'électricité à Edf que d'utiliser ses panneaux solaires. Mais sans subvention, c'est évident que ce systeme n'est pas économiquement viable.


Salut les jeunes,

Je crois que cette phrase résume bien la situation insoutenable dans laquelle nous étions auparavant.
Il s'agissait plus d'un investissement financier que d'une dépense d'équipement de la maison.

Une fois que tous les opportunistes auront fui le secteur à la recherche de martingale, je suppose qu'il deviendra intéressant d'investir dans le solaire dès que les équipements auront atteint des prix raisonnables non ?

Bonne nuit Europe.


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Old Post 12-05-2012 22:58
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Salut les jeunes,

Alors le solaire deux après ça marche fort ou ça (continue de ) dégringole(r) sec ?

Jugez plutôt:
http://www.leparisien.fr/flash-actu...014-3977079.php
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...e-francaise.php
http://lenergeek.com/2014/07/04/la-...enti-en-france/
http://www.liberation.fr/economie/2...imestre_1057275
http://www.lesechos.fr/industrie-se...009-1021763.php
http://www.entreprises.ouest-france...-07-2014-152366

Bonne nuit Europe.


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Old Post 04-07-2014 16:46
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