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Citation:
Message écrit par sylwil, le 17-11-2005 à 12:37
+11 points dans les sondages ce matin


Les sondages c'est comme les bikinis, ça donne des idées mais ça cache l'essentiel
Sur France Info, ils ont bien précisé, qu'il fait tout de même partie du gouvernement qui a la pllus basse côte de popularité de la 5ème république ....


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>>sarkozy chierait sur la table après le repas que la plupart d'entre vous s'extasierait : "ah bah c'est bien, il a bien mangé !"<< "Schoubi"
>>... que j'ai envie de faire pipi ... (Morpheus sort de mon corps!) << "Polkaïna"
>>Pourquoi ? t'as quelque chose contre les potes âgés ? <<"fleming"


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Old Post 17-11-2005 16:59
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Citation:
Les sondages c'est comme les bikinis, ça donne des idées mais ça cache l'essentiel

Belle phrase leoniconet !
D'ailleurs, à ce propos :

Source : http://www.acrimed.org/article1698.html (plus agréable à lire sur le site)

Résumé : les résultats des sondages dépendent de la façon dont on formule la question.

Citation:
Un sondage du Parisien : État de l’opinion ou opinion de l’État ?

Comment « faire l’opinion » en prétendant l’ « enregistrer » : une analyse du Collectif « Les mots sont importants (Acrimed)

Quoi qu’on pense des faits, certainement complexes, et sans doute divers quant à leurs auteurs, leurs motivations, leur signification sociale et leurs débouchés politiques, on est forcé de constater que les « émeutes » de novembre 2005 ont, pendant plusieurs jours, bousculé l’agenda et les habitudes journalistiques, au point de transformer de manière sensible le regard porté sur les banlieues populaires et sur ses habitants. En dépit de nombreuses critiques possibles, un certain nombre de clichés ont en effet été battus en brèche par l’entrée par effraction, sur l’écran de télévision et dans les pages des journaux, d’une parole jusqu’alors quasi-absente, et de locuteurs jusqu’alors cantonnés dans le rôle d’objets de discours. Des jours durant, on a vu et entendu, encore insuffisamment mais incomparablement plus qu’à l’accoutumée, des « jeunes de banlieue », des garçons, des filles, des adolescents, leurs pères, leurs mères, des jeunes adultes travaillant dans « le social ». La parole qui s’est exprimée, encore insuffisamment mais incomparablement plus qu’à l’accoutumée, était diverse, comme est divers le vécu et le ressenti des habitants de ces banlieues populaires, mais au sein de cette diversité, un fond commun s’est dégagé, que la routine médiatique cantonnait jusqu’alors dans l’invisibilité et l’inaudibilité : quel que soit le niveau de solidarité, de compréhension ou de réprobation exprimé par ces habitants à l’égard des « émeutes » et des diverses dégradations qu’elles ont occasionnées, tous ou presque ont dénoncé la responsabilité écrasante de l’État, son incurie face au chômage, à la précarité et aux discriminations qui frappent ces banlieues, beaucoup ont évoqué le harcèlement policier dont font l’objet les jeunes et parfois leurs parents, jusque dans un lieu de culte, beaucoup ont également dénoncé les propos injurieux tenus par Nicolas Sarkozy.

Il semble que le temps de la normalisation soit venu. En même temps que les mesures policières de « pacification », une certaine mise au pas des médias est observable. C’est notamment le cas du Parisien. À la Une de son édition du 9 novembre 2005, il annonce en caractères énormes : « Le sondage qui change tout »

Quel est ce sondage, et que change-t-il ? À la lecture des trois chiffres indiqués en Une, en caractères encore plus énormes, et des gros titres qui les accompagnent dans les deux pages suivantes, on comprend que ce qui change, c’est précisément le regard porté sur les événements, et l’évaluation des responsabilités respectives de la population émeutière et des autorités politiques. Après le temps de la critique, voici venu le temps du ralliement à la politique brutale du gouvernement. Après le temps de la prise en compte des clivages sociaux, celui de l’union sacrée et d’une logique étroite d’ordre public :

« 73% des Français favorables au couvre-feu - 83% pour l’apprentissage à 14 ans - 86% scandalisés par les violences ou mécontents » - « Massivement, les Français disent oui à la fermeté »

Pourquoi un tel « recentrage » du journal ? Parce que Sarkozy l’ordonne ? Parce que De Villepin l’ordonne ? Non, bien entendu : nous sommes dans une société démocratique, dotée d’une presse libre et indépendante ! Si la petite brèche de libre critique ouvert par les émeutiers doit être immédiatement refermée, si le lectorat du Parisien est invité à s’unir sous la bannière d’un Ministre de l’Intérieur et d’un gouvernement que tout accuse pourtant, ce n’est pas parce que ces gouvernants l’ordonnent, mais parce que telle est la volonté du Dieu « Opinion », l’Idole de nos sociétés « démocratiques ». Ce Dieu dont la Parole est « révélée », nous y arrivons, par un « sondage qui change tout »...

Sur ce sondage, sa construction, son interprétation, et sa prétention à « tout changer », quelques remarques s’imposent.

1. Aucun sondage ne « change tout » !

Quand bien même les trois chiffres exhibés en Une du Parisien donneraient un aperçu fidèle et exhaustif de ce que pensent « les Français » - ce qui, nous allons le voir, est loin d’être le cas -, cela doit-il vraiment « tout » changer ? La majorité n’est pas infaillible, et une adhésion massive n’a jamais été un gage absolu de pertinence et de légitimité. Si ce type de plébiscites devaient vraiment « tout changer », combien d’innocents seraient condamnés pour des crimes qu’ils n’ont pas commis, combien d’immigrés, de SDF, de prostituées, de Tziganes, d’homosexuels ou de « marginaux » devraient être stigmatisés et maltraités, sous prétexte qu’ils sont une minorité et qu’il s’est trouvé une majorité pour les diffamer ?

2. L’opinion de qui ?

Si, dans une démocratie, l’opinion publique ne change pas tout, s’il existe des droits fondamentaux inaliénables, que même un mouvement de colère majoritaire ne saurait remettre en cause, il est vrai en revanche que l’opinion publique joue dans une démocratie un certain rôle, et qu’il est donc intéressant d’en tenir compte. Reste à savoir ce qu’on nomme « opinion publique », et comment on la mesure.

Concernant les émeutes urbaines de novembre 2005, par exemple, deux « opinions publiques » au moins doivent être distinguées :
- la population qui vit dans les zones où ont lieu les émeutes
- le reste de la population française, qui n’en subit aucune conséquence et n’en prend connaissance que par le biais de la presse et des médias audiovisuels

Le premier groupe subit de manière directe, concrète, tangible, les effets de tout ce qui se passe : aussi bien les dégradations, la casse que la réponse policière, les contrôles d’identité, les couvre-feux - et en amont de tout cela : le contexte général de chômage, de précarité et de discriminations que dénoncent tant les émeutiers ou leurs défenseurs que les habitants hostiles aux émeutes.

Ce premier groupe dispose également d’éléments de référence empiriques (une voiture brûlée en bas de chez soi, un bus détruit occasionnant des perturbations dans sa journée de travail, une école dégradée dans sa commune, mais aussi des enfants ou des voisins, émeutiers ou non, contrôlés et malmenés par la police, etc.) susceptibles de compléter, nuancer ou contredire la vision médiatique.

Le second groupe, en revanche, ne vit pas la situation de misère sociale, de révoltes violentes et de surenchère répressive que vit le premier. Il est beaucoup moins directement touché par les événements, et il dispose de sources d’information beaucoup moins directes et variées. En clair : la presse et la télévision sont pour ce groupe le seul lien aux questions posées par le sondage.

Pour résumer, il y a un groupe directement concerné par le sujet du sondage (les gens qui vivent dans les zones où se déroulent les émeutes, à qui risquent de s’appliquer les couvre-feux, et dont les enfants sont socialement prédisposés à être orientés de manière précoce vers l’apprentissage), et un groupe de téléspectateurs, pour qui aussi bien la violence des émeutes que celle de la police, aussi bien les couvre-feux que l’apprentissage à 14 ans sont, et seront durant toute leur vie, de pures abstractions, des sujets de réflexion et rien d’autre - parce que ce ne sont pas leurs quartiers qui sont sinistrés socialement, ce ne sont pas leurs voitures ou leurs bus qui sont brûlés, ce ne sont pas leurs enfants ou leurs voisins qui les brûlent, ce ne sont pas leurs enfants non plus qui sont réprimés violemment par la police et condamnés expéditivement par la Justice, ce ne sont pas leurs enfants non plus qui risquent un jour d’être envoyés en apprentissage, ni à quatorze ans ni à seize ans.

Il est donc légitime de recueillir l’avis de toute la population, mais il aurait aussi été intéressant d’entendre, et pour cela d’interroger par sondage, un sous-ensemble plus restreint : celui des habitants de Clichy, Aulnay, Toulouse, Roubaix, etc. ayant vécu les émeutes dans leurs quartiers. Le Parisien a préféré s’en tenir au sacro-saint « échantillon national représentatif de 805 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas ». Représentatif, donc ; mais de quoi ? De l’ensemble de la population française, toutes classes sociales confondues, tous lieux d’habitation confondus (campagnes, centre-villes, banlieues calmes, banlieues « à émeutes »). Ce qui signifie concrètement que sur les 805 personnes interrogées, seule une poignée habite dans une zone concernée par les questions du sondage. L’échantillon sélectionné est donc représentatif, avant tout, de ce que des téléspectateurs ont retenu des images télévisées qu’ils ont regardé, en fonction de leurs a-priori politiques respectifs.

3. « Oui » à quoi, exactement ?

À côté de cette question du choix de l’échantillon, la remarque suivante peut sembler plus anodine. Elle concerne le flou des questions posées, et le décalage entre ce qui a été demandé, ce qui a été répondu, et la manière dont ces réponses sont retranscrites et interprétées en « Une » du Parisien.

La première donnée annoncée en Une est : « 73% des Français favorables au couvre-feu ».

Il se trouve, quand on se réfère aux résultats complets reproduits en page 3, que ce n’est pas au « couvre-feu » que 73% des sondés ont acquiescé, mais à « l’autorisation donnée aux préfets de recourir au couvre-feu »

Cela revient au même, dira-t-on. Pas si sûr : la question posée présente le couvre-feu comme une simple possibilité, un « recours », et non une mesure à mettre en œuvre immédiatement et sans condition. Il est donc possible qu’une partie des sondés ait répondu favorablement en prenant au sérieux les mots « autorisation » et « recourir », c’est-à-dire en considérant le couvre-feu comme une option possible dans un futur plus ou moins proche et plus ou moins probable, au cas où la situation continuerait à se « dégrader », sans être nécessairement favorables « au couvre feu » ici et maintenant, en l’état actuel de la situation. Or, le titre retenu en Une fait au contraire comme si les 73% avaient tous acquiescé « au couvre feu » en général, sans délais ni conditions ni limites.

La seconde donnée annoncée en Une est : « 83% pour l’apprentissage dès 14 ans ».

Là encore, la formulation de la Une n’est pas celle qui avait été proposée aux sondés. On peut en effet lire en page 3 que ce à quoi ont acquiescé 83% des sondés, ce n’est pas « l’apprentissage à 14 ans », mais un énoncé beaucoup plus séduisant, conçu en des termes propres à attirer nombre de « sans-conviction » : « La possibilité pour les jeunes d’avoir accès à l’apprentissage dès 14 ans et non 16 ans ».

En d’autres termes, pour toutes les personnes qui connaissent mal les réalités de l’échec scolaire, de l’orientation précoce, de l’apprentissage, et des perspectives professionnelles correspondantes, ce qui ressort de cette proposition est la connotation positive des mots « possibilité » et « accès ». Ce sont de nouvelles opportunités, de nouvelles ouvertures, de nouveaux horizons qui s’ouvrent plus tôt aux « jeunes ». De manière totalement abstraite, sans que soit par exemple mentionné l’échec scolaire qui caractérise 99% des « jeunes » en question, l’apprentissage est présenté comme un libre choix, dont Dominique de Villepin, dans sa grande bonté, permet aux « jeunes » de bénéficier plus tôt !

Imaginons maintenant une autre formulation, plus précise, plus concrète, plus conforme à la réalité de l’orientation en apprentissage. Imaginons qu’aux sondés, on ait demandé ceci :

« Êtes vous favorables ou opposés à la possibilité pour le système scolaire de se débarrasser plus vite des élèves en difficulté, en les envoyant en apprentissage dès l’âge de 14 ans, et non à seize ans ? »

Ou bien ceci :

« Face à l’échec scolaire en collège, quelle mesure préconisez vous :
- débloquer des moyens importants pour assurer aux collégiens en difficulté un soutien individualisé
- sélectionner dès 14 ans les élèves qui poursuivent leur scolarité au Collège, et envoyer les élèves en difficulté en apprentissage dès 14 ans »

Sans doute le score de 83% n’aurait-il pas été atteint...

Enfin, la troisième donnée exhibée en Une du Parisien est la suivante : « 86% scandalisés par les violences ou mécontents »

Et pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur la nature des violences en question, pour qu’il soit clair que c’est la violence des émeutiers, et non celle de la répression policière, qui est condamnée, une photo nous montre un homme, de dos, vêtu d’un bonnet et d’un gros blouson, et contemplant un incendie qu’il vient de provoquer. Pourquoi cette présentation pose-t-elle problème ? Les sondés ne se sont-ils pas déclarés à 86% « scandalisés » ou « mécontents » de « la violence des émeutiers » ?

Eh bien non ! La question posée ne mentionne ni les émeutiers ni même le mot « violence ». Telle qu’elle est reproduite en page 3 du Parisien, elle demande aux sondés de se prononcer sur « ce qui se passe actuellement dans les banlieues » !

Tout le monde sait ce qui se passe actuellement dans les banlieues, dira-t-on. Rien n’est moins sûr. La valeur d’un sondage est en tout cas sujette à caution lorsque ledit sondage ne circonscrit pas de manière précise l’objet sur lequel il interroge les gens. En l’occurrence, nous avons affaire à un véritable fourre-tout : « ce qui se passe actuellement dans les banlieues » englobe une multitude d’éléments divers : la somme de toutes les informations concernant la banlieue qu’un téléspectateur moyen a pu recevoir et mémoriser ces derniers jours. C’est-à-dire à la fois :

- une intervention policière douteuse, qui a provoqué la mort accidentelle de deux adolescents
- une répression policière outrancière, faite de contrôles d’identités répétés et de violences illégitimes, parmi lesquelles l’envoi de gaz lacrymogènes dans un lieu de culte
- des propos insultants tenus à plusieurs reprises par le ministre de l’Intérieur
- des voitures brûlées
- des bus, des écoles, des commerces brûlés ou dégradés
- des affrontements avec les forces de l’ordre
- une répression et des arrestations arbitraires
- un contexte plus général dénoncé par nombre d’acteurs de terrain : chômage de masse, précarité, discriminations racistes, humiliations policières...
- etc.

Un sondage un tant soit peu rigoureux aurait consisté à demander aux sondés de se prononcer sur chacun des ces points. Telle qu’elle est au contraire posée, la question du Parisien est faite pour recueillir un maximum de « scandalisés » et de « mécontents », sans se soucier de l’objet précis des divers mécontentements. Tant et si bien que le banlieusard discriminé à l’embauche, la victime de violence policière, le musulman écoeuré par l’attaque d’une mosquée ou n’importe quel sondé scandalisé par la mort de deux adolescents sont poussés à donner la même réponse (« scandalisé » ou « mécontent ») que le propriétaire d’une voiture brûlée, le professeur ou l’élève choqué par la destruction d’une école et le « petit blanc » ouvertement raciste qui craint « l’islamisation de la France ». Leur unique dénominateur commun (le mécontentement) ne dit évidemment rien de précis, et ne permet de constituer aucun ensemble cohérent, dès lors que les motifs de mécontentement ne sont pas formulés clairement, ni dans les réponses proposées, ni même dans le préambule de la question.

Notons enfin la curieuse formulation de la couverture. La formulation la plus simple, la plus logique, permettant clairement de comprendre que le chiffre de 86% est la somme des « mécontents » et des « scandalisés », aurait été : « 86% scandalisés ou mécontents des violences ». Ou bien, dans l’autre sens : « 86% mécontents ou scandalisés par les violences »

Le Parisien a préféré une formule plus alambiquée : « 86% scandalisés par les violences ou mécontents ». L’effet est implacable : de manière subliminale, une idée totalement fausse s’imprime dans l’esprit du lecteur pressé : 86% de scandalisés !

Enfin, si nous comparons d’un côté la couverture et le gros titre « Massivement, les Français disent oui à la fermeté », et de l’autre le tableau récapitulatif de l’ensemble des résultats de l’enquête, un autre point saute aux yeux : trois résultats font la Une du quotidien, alors que quatre questions ont été posées. Et le plus étrange est que le résultat qui a été écarté de la Une est pourtant le plus spectaculaire, celui qui manifeste la plus forte approbation des sondés : 89% d’approbation au rétablissement du financement des associations travaillant en banlieue sur l’aide au logement et l’aide scolaire.

Ainsi donc, trois résultats « droitiers », ou en tout cas interprétables de manière droitière, sont mis en avant, tandis qu’un quatrième, manifestant de manière plus forte encore une adhésion à un traitement social des problèmes, est relégué dans un coin de tableau.

4. Qui choisit les questions ?

Les multiples petites fourberies que nous venons de relever dans la formulation des questions posées ne sont rien, nous l’avons déjà dit, à côté du choix, autrement plus décisif, d’un échantillon de population massivement éloigné de « ce qui se passe en banlieue ». Ces fourberies sont également minuscules si on les rapporte au dernier point : le choix des questions elles mêmes, et l’effet de censure qu’il implique.

En effet, comme l’a bien montré Patrick Champagne [1], le principal biais, celui qui produit les écarts les plus considérables entre les sondages qui font la Une des journaux et la réalité de « ce que pensent les gens », ne réside pas dans la manière dont une question est formulée, mais dans la manière dont cette question est imposée comme question « à se poser », au détriment d’autres questions. Pour le dire plus simplement, en revenant à la Une du Parisien, la manipulation et l’alignement servile sur la politique gouvernementale résident moins dans les quatre questions posées (de manière certes biaisée et partisane) ou dans la mise en scène et dans l’interprétation (tout aussi partisanes) des réponses que dans la multitude des questions qui n’ont pas été posées et qui auraient pu l’être. Une multitude de questions que se posent une multitude d’acteurs sociaux. Une multitude de questions que ces acteurs sociaux aimeraient poser aux pouvoirs publics. Une multitude de questions que posent à leur manière les émeutiers, et qu’ont verbalisées de manière très claire les quelques garçons, filles, pères, mères, éducateurs, travailleurs sociaux et responsables associatifs qui ont profité de la brèche pour accéder à quelques secondes voire quelques minutes d’antenne. Des questions très éloignées des quatre questions du Parisien. Par exemple celles-ci :

- « Pensez-vous que les jeunes émeutiers sont les seuls responsables de la situation ? »
- « Pensez vous que le gouvernement actuel a une responsabilité dans les affrontements et les dégradations qui frappent actuellement certaines banlieues ? »
- « Approuvez vous les déclarations de Nicolas Sarkozy sur “la racaille” et le “nettoyage” au “karcher” des cités populaires ? »
- « Pensez vous que ces déclarations ont joué un rôle déclencheur dans la rage des émeutiers ? »
- « Jugez vous acceptable ou pas, grave ou pas, le jet par la police de gaz lacrymogènes dans une mosquée ? »
- « Pensez vous que ces actes, et l’absence d’excuses du ministre de l’Intérieur, sont pour quelque chose dans la dégradation de la situation ? »
- « Pensez vous que la démission de Nicolas Sarkozy calmerait la situation ? »
- « Pensez vous que Nicolas Sarkozy doit présenter ses excuses, démissionner, ni l’un ni l’autre ? »
- « Croyez vous Dominique de Villepin lorsqu’il déclare que les émeutiers sont “une criminalité organisée qui ne recule devant aucun moyen” ? »
- « Selon vous, Dominique de Villepin lui même croit-il cela quand il le dit ? »

« Pour chacun de ces points de vue exprimés par des hommes politiques, dites s’ils vous paraissent très pertinents, plutôt pertinents, pas très pertinents ou pas du tout pertinents :
- les émeutiers sont essentiellement des “caïds” qui protègent leurs trafics
- les émeutiers sont des intégristes musulmans organisés dont le projet est de renverser la république
- les émeutiers sont avant tout des jeunes révoltés par leur situation sociale, et qui choisissent la violence par désespoir »

« Pour chacun des actes suivants, dites si vous le jugez injustifiable quelle que soit la détresse des émeutiers, condamnable mais compréhensible vu l’état de détresse des émeutiers, légitime vu l’état de détresse des émeutiers, ou nécessaire parce qu’il n’y a que comme cela qu’on est entendu :
- « caillasser » des cars de policiers
- brûler des voitures de police
- dégrader des équipements (poubelles, abribus) ou des biens (voitures) dans des quartiers riches
- dégrader des équipements ou des biens dans son propre quartier
- dégrader des services publics (bus, écoles, gymnases) dans son propre quartier
- mettre en danger la vie d’autrui en incendiant des véhicules ou des bâtiments occupés »

« Pour chacune des mesures annoncées par Dominique de Villepin ou Nicolas Sarkozy (couvre-feu, sanctions immédiates et exemplaires pour les émeutiers interpellés, expulsion sans jugement des étrangers interpellés, apprentissage à 14 ans, rétablissement de subventions aux associations), dites si vous les jugez appropriées ou pas à la situation actuelle dans les banlieues »

« Pour chacune de ces mesures, dites si elles vous paraissent de nature à rétablir le calme et le dialogue dans les banlieues »

« Pour chacune de ces mesures, dites si elles vous paraissent de nature à résoudre à long terme la crise sociale que traduisent ces émeutes »

« Selon vous, quelles sont, parmi les mesures suivantes, celles qui sont les plus urgentes pour résoudre vraiment cette crise :
- plus de présence policière et une répression plus sévère
- moins d’abus de la part des policiers (contrôles à répétition, propos injurieux, excès de violence dans les interpellations)
- plus de moyens pour les services sociaux
- un grand plan de lutte contre le chômage et la précarité
- une grand plan de lutte contre les discriminations
- plus de moyens pour les écoles
- autres » Etc.

Si ce type de questions étaient posées, a fortiori à un échantillon ciblé, composé uniquement d’habitants de « banlieues à émeutes », la réprobation demeurerait sans doute élevée à l’égard des violences commises par les émeutiers, ou du moins à l’égard d’une grande partie d’entre elles, mais une certaine compréhension s’exprimerait aussi, et surtout une hostilité au moins aussi forte se ferait aussi entendre à l’égard de Nicolas Sarkozy, de Dominique de Villepin, et plus largement à l’égard d’une classe politique considérée comme responsable de la situation déplorable de ces « banlieues ». C’est tout cela qui manque dans la « radiographie de l’opinion » que prétend apporter Le Parisien. C’est avant tout par omission que cette Une est mensongère.

Ces questions « oubliées » ne sont pas des question neutres, dira-t-on ; certes, mais elles ne sont pas moins neutres que le questionnement du Parisien, étroitement sécuritaire et extrêmement complaisant pour le pouvoir en place. Tout le monde ne se les pose pas en ces termes ; certes, mais certains se les posent en ces termes - et ils sont sans doute plus nombreux que ceux qui se contentent de l’approche purement sécuritaire du Parisien. La principale carence de ces questions « oubliées » est ailleurs, ce n’est ni leur manque de « neutralité » ou d’ « objectivité », ni leur manque d’assise populaire : c’est le fait que ceux qui se les posent n’ont pas les moyens financiers de rémunérer un institut de sondages, et de transformer ainsi leurs préoccupations et leurs demandes en « questions du moment », que sont censés se poser « les Français » dans leur ensemble.

Ces « sondés » pas assez riches pour être sondeurs forment en revanche une bonne partie du lectorat du Parisien...

Collectif Les mots sont importants - 13 Novembre 2005


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Budget militaire des USA pour 2010 : 770 milliards de dollars.
Résoudre les 20 plus grands problèmes mondiaux : 250 milliards de dollars par an. Détail.


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le point de vue de Mathieu Kassovitz..

pour info

source : son blog

Citation:
Depuis quelque temps, les radios et les télévisions du monde entier essaient d’obtenir de ma part une interview à propos des événements qui secouent les banlieues de France.

Je ne peux malheureusement pas honorer toutes les demandes, j’ai donc décidé de m’exprimer sur mon site.

Aussi loin que je veux me tenir de la politique, il est difficile de rester distant face aux dérèglements des politiciens. Et quand ces dérèglements attisent la haine de toute une jeunesse, je me retiens de ne pas encourager les casseurs.

Nicolas SARKOZY, qui est apparu dans la vie médiatique française tel une starlette de la Star ac’, et qui nous abreuve des détails de sa vie privée et de ses ambitions politique depuis quelques années, ne peut s’empêcher de créer l’événement à chaque baisse de sa côte aux sondages IPSOS. Cette fois ci, Nicolas SARKOZY a pris à contre-pied tout ce que la République Française défend. La Liberté, L’égalité, et la Fraternité d’un peuple.

Le ministre de l’intérieur, futur présidentiable, tient des propos qui non seulement démontrent son inexpérience de la politique et des rapports humains (intimement liés), mais qui aussi mettent en lumière l’aspect purement démagogique et égocentrique d’un petit Napoléon en devenir.

Si les banlieues explosent une nouvelle fois aujourd’hui, ce n’est pas dû à un raz le bol général des conditions de vies face auxquelles des générations entières « d’immigrés » doivent se battre quotidiennement. Il n’y a malheureusement pas de combat politique dans ceux qui opposent les jeunes de cités à la police de Nicolas SARKOZY. Ces voitures qui brûlent sont des réactions cutanées face au manque de respect du ministre de l’intérieur envers leur communauté.
Nicolas SARKOZY n’aime pas cette communauté, il veut se débarrasser de cette « racaille » à coups de Karcher et il le hurle haut et fort au milieu d’une cité « chaude » à 11 heures du soir.

La réponse est dans la rue. La « tolérance zéro » fonctionne dans les deux sens.

Il est inadmissible qu’un homme politique (mais en est-il vraiment un ?) se permette de déséquilibrer une situation tendue par des années d’ignorance et d’injustices, et qui se permet de menacer ouvertement toute une partie de la population française sans adresser les vrais problèmes.

En agissant comme un maître de guerre, il ouvre une brèche qui j’espère va l’engloutir.
La haine attise la haine depuis des siècles et pourtant Nicolas SARKOZY pense encore que la répression est le seul moyen d’empêcher la rébellion. Cette volonté de vouloir imposer sa pensée à n’importe quel prix me rappelle d’autres grands leader de notre temps. J’en ai froid dans le dos.

L’Histoire nous prouve que le manque d’ouverture et de philosophie entre différentes communautés engendre la haine et l’affrontement. L’Intifada des différentes banlieues parisiennes ressemble effectivement aux affrontements qui ont opposés les enfants de Palestine armés de pierres, aux soldats d’Israël armés d’Uzis.

L’Histoire se retrouve partout.

Le bruit et la fureur sont les seuls moyens pour beaucoup de communautés de se faire entendre. Les attentats terroristes qui font la une des journaux en sont le résultat.

Et la répression de la terreur par la terreur n’a jamais fait gagner les guerres, elle n’a fait que les entretenir.

Nicolas SARKOZY est un admirateur de la machine de communication de Georges Bush. Il se sert des medias pour grandir son image et manipuler la population.

Comme BUSH, il ne défend pas un idéal, il répond aux peurs qu’il instille lui même dans la tête des gens.

Il aurait engagé la France auprès des Américains dans la « chasse à la Terreur » de Bush. J’en suis convaincu.

Nicolas SARKOZY veut devenir le président de notre république et « personne ne se mettra en travers de son chemin ».

Si cet homme n’échoue pas au moins une fois dans ses démarches pour arriver à la présidence du pays, plus rien effectivement, ne pourra se mettre en travers de son chemin, et sa volonté de toute puissance pourra être enfin exaucée.

L’Histoire se répète t-elle ? Oui. Elle l’a toujours fait. L’envie de Pouvoir et l’égocentrisme de ceux qui pensent détenir une vérité ont TOUJOURS créé des dictateurs.

Nicolas SARKOZY est certainement un petit Napoléon, je ne sais pas s’il a le potentiel d’un grand, mais il sera impossible demain de dire que nous n’étions pas au courant.



Mathieu KASSOVITZ.
posted by Kassovitz at 7:06 AM


Kasso l'aime pas Sarko...


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Un article édifiant du Monde (c'est rare, en plus) :

Citation:
<center>L'humiliation ordinaire, par Alain Badiou</center>
LE MONDE | 15.11.05 | 14h38 • Mis à jour le 15.11.05 | 14h38


"Constamment contrôlés par la police." De tous les griefs mentionnés par les jeunes révoltés du peuple de ce pays, cette omniprésence du contrôle et de l'arrestation dans leur vie ordinaire, ce harcèlement sans trêve, est le plus constant, le plus partagé. Se rend-on vraiment compte de ce que signifie ce grief ? De la dose d'humiliation et de violence qu'il représente ?

J'ai un fils adoptif de 16 ans qui est noir. Appelons-le Gérard. Il ne relève pas des "explications" sociologiques et misérabilistes ordinaires. Son histoire se passe à Paris, tout bonnement.

Entre le 31 mars 2004 (Gérard n'avait pas 15 ans) et aujourd'hui, je n'ai pu dénombrer les contrôles dans la rue. Innombrables, il n'y a pas d'autre mot. Les arrestations : Six ! En dix-huit mois... J'appelle "arrestation" qu'on l'emmène menotté au commissariat, qu'on l'insulte, qu'on l'attache à un banc, qu'il reste là des heures, parfois une ou deux journées de garde à vue. Pour rien.

Le pire d'une persécution tient souvent aux détails. Je raconte donc, un peu minutieusement, la toute dernière arrestation. Gérard, accompagné de son ami Kemal (né en France, Français donc, de famille turque), est vers 16 h 30 devant un lycée privé (fréquenté par des jeunes filles). Pendant que Gérard fait assaut de galanterie, Kemal négocie avec un élève d'un autre lycée voisin l'achat d'un vélo. Vingt euros, le vélo, une affaire ! Suspecte, c'est certain. Notons cependant que Kemal a quelques euros, pas beaucoup, parce qu'il travaille : il est aide et marmiton dans une crêperie. Trois "petits jeunes" viennent à leur rencontre. Un d'entre eux, l'air désemparé : "Ce vélo est à moi, un grand l'a emprunté, il y a une heure et demie, et il ne me l'a pas rendu." Aïe ! Le vendeur était, semble-t-il, un "emprunteur". Discussion. Gérard ne voit qu'une solution : rendre le vélo. Bien mal acquis ne profite guère. Kemal s'y résout. Les "petits jeunes" partent avec l'engin.

C'est alors que se range le long du trottoir, tous freins crissants, une voiture de police. Deux de ses occupants bondissent sur Gérard et Kemal, les plaquent à terre, les menottent mains dans le dos, puis les alignent contre le mur. Insultes et menaces : "Enculés ! Connards !" Nos deux héros demandent ce qu'ils ont fait. "Vous savez très bien ! Du reste, tournez-vous – on les met, toujours menottés, face aux passants dans la rue –, que tout le monde voie bien qui vous êtes et ce que vous faites !" Réinvention du pilori médiéval (une demi-heure d'exposition), mais, nouveauté, avant tout jugement, et même toute accusation. Survient le fourgon. "Vous allez voir ce que vous prendrez dans la gueule, quand vous serez tout seuls." "Vous aimez les chiens ?" "Au commissariat, y aura personne pour vous aider."

Les petits jeunes disent : "Ils n'ont rien fait, ils nous ont rendu le vélo." Peu importe, on embarque tout le monde, Gérard, Kemal, les trois "petits jeunes", et le vélo. Serait-ce ce maudit vélo, le coupable ? Disons tout de suite que non, il n'en sera plus jamais question. Du reste, au commissariat, on sépare Gérard et Kemal des trois petits jeunes et du vélo, trois braves petits "blancs" qui sortiront libres dans la foulée. Le Noir et le Turc, c'est une autre affaire. C'est, nous raconteront-ils, le moment le plus "mauvais". Menottés au banc, petits coups dans les tibias chaque fois qu'un policier passe devant eux, insultes, spécialement pour Gérard : "gros porc", "crado"... On les monte et on les descend, ça dure une heure et demie sans qu'ils sachent de quoi ils sont accusés et pourquoi ils sont ainsi devenus du gibier. Finalement, on leur signifie qu'ils sont mis en garde à vue pour une agression en réunion commise il y a quinze jours. Ils sont vraiment dégoûtés, ne sachant de quoi il retourne. Signature de garde à vue, fouille, cellule. Il est 22 heures. A la maison, j'attends mon fils. Téléphone deux heures et demie plus tard : "Votre fils est en garde à vue pour probabilité de violences en réunion." J'adore cette "probabilité". Au passage, un policier moins complice a dit à Gérard : "Mais toi, il me semble que tu n'es dans aucune des affaires, qu'est-ce que tu fais encore là ?" Mystère, en effet.

S'agissant du Noir, mon fils, disons tout de suite qu'il n'a été reconnu par personne. C'est fini pour lui, dit une policière, un peu ennuyée. Tu as nos excuses. D'où venait toute cette histoire ? D'une dénonciation, encore et toujours. Un surveillant du lycée aux demoiselles l'aurait identifié comme celui qui aurait participé aux fameuses violences d'il y a deux semaines. Ce n'était aucunement lui ? Un Noir et un autre Noir, vous savez...

A propos des lycées, des surveillants et des délations : j'indique au passage que lors de la troisième des arrestations de Gérard, tout aussi vaine et brutale que les cinq autres, on a demandé à son lycée la photo et le dossier scolaire de tous les élèves noirs. Vous avez bien lu : les élèves noirs. Et comme le dossier en question était sur le bureau de l'inspecteur, je dois croire que le lycée, devenu succursale de la police, a opéré cette "sélection" intéressante.

On nous téléphone bien après 22 heures de venir récupérer notre fils, il n'a rien fait du tout, on s'excuse. Des excuses ? Qui peut s'en contenter ? Et j'imagine que ceux des "banlieues" n'y ont pas même droit, à de telles excuses. La marque d'infamie qu'on veut ainsi inscrire dans la vie quotidienne de ces gamins, qui peut croire qu'elle reste sans effets, sans effets dévastateurs ? Et s'ils entendent démontrer qu'après tout, puisqu'on les contrôle pour rien, il se pourrait qu'ils fassent savoir, un jour, et "en réunion", qu'on peut les contrôler pour quelque chose, qui leur en voudra ?

On a les émeutes qu'on mérite. Un Etat pour lequel ce qu'il appelle l'ordre public n'est que l'appariement de la protection de la richesse privée et des chiens lâchés sur les enfances ouvrières ou les provenances étrangères est purement et simplement méprisable.

Alain Badiou, philosophe, professeur émérite à l'Ecole normale supérieure, dramaturge et romancier.


Source: lemonde.fr


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C'est quand même rigolo ce genre de thread quand même (tu noteras la répétition humoriste mopz) ...

1. tu essaies d'intervenir innocement et ce sans agresser qui que ce soit

2. pour le peu que tu sois un peu pour le gouvernement actuel (de droite pour ce qui n'ont pas compris) sans être totalement d'accord précisons le ...

3 pouf ben tu te fais casser style "t'as rien compris" "mais non iznogoud des qu'il parle c'est pour dire une connerie" "chirac c'est un crétin des îles" "les jeunes qui dealent ce sont des malheureux t'as rien compris kiss, t'es qu'une merde ..." "le nabot facho" ...

4. bref je me demande si ce genre de thread politicoinutile a vraiment sa place ici ....

5. moi ca va ...

6.


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@ KTF : pour l'instant c'est toi qui agresse mopz, je te signale, et aucune "insulte" n'a fusé jusqu'ici.


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peut-être, mais le reste n'est pas faux .... et c'est ce qui me dérange le plus ...

car mopz n'est qu'un point de détail ...


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Je ne partage pas ton analyse. La plupart des intervenants de ce thread, mopz le premier, donnent des arguments pour défendre leurs thèses, et c'est ça qui fait justement un débat. Après, heureusement que tout le monde n'est pas d'accord, ça ne serait pas très intéressant dans le cas contraire !


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ah dans un tout autre registe, ce soir sur France 2 "a vous de juger", thème, la gauche aujourdh'ui !


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KTF en "Sainte nitouche" qui joue les offensés.
Que ne faut-il pas lire !

Et bien évidemment, comme pour nous rappeler ta vision démocratique avancée, tu rêves à voix haute d'interdire les threads politiques alors que rien n'y personne ne t'oblige à les lire et à y participer.

C'est décidément une habitude bien ancrée à droite de ne pas vouloir que les gens parlent politique. On se demande pourquoi ?


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On dirait qu'un esprit anime mille corps ;
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non non tu veux savoir de quoi je rêve, et bien je vais te le dire, ce dont je rêve :

1. me lever le matin
2. allez au boulot
3. revenir du boulot
4. entendre au JT : "aujourd"hui, rien qui n'en vaut la peine d'en parler, passez une bonne soirée"
Et qu'entre tout ca, on vive simplement ...

car putain qu'est ce que ce serait bon ....... tu ne trouves pas ?


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Citation:
Message écrit par mopz02, le 17-11-2005 à 16:22
Et tu es passée du recrutement pour l'armée à l'enseignement ? Dans quelle matière si ce n'est pas indiscret ?


J'enseigne en informatique. Au début n'ayant qu'un mi temps j'ai aussi travaillé pour l'armée. (pas dans l'armée!!!)
Te voilà satisfait?


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Citation:
Message écrit par KissTheFuture, le 17-11-2005 à 18:05
non non tu veux savoir de quoi je rêve, et bien je vais te le dire, ce dont je rêve :

1. me lever le matin
2. allez au boulot
3. revenir du boulot
4. entendre au JT : "aujourd"hui, rien qui n'en vaut la peine d'en parler, passez une bonne soirée"
Et qu'entre tout ca, on vive simplement ...

car putain qu'est ce que ce serait bon ....... tu ne trouves pas ?

Je ne suis pas sûr.
Cette idée d'un monde "parfait"... Ça ressemblerait terriblement à 1984.
Mais de toute façon, ça n'a jamais été comme ça, et ça ne l'est pas plus aujourd'hui. Alors laisse ceux qui on envie de donner leur opinion, d'échanger leurs impressions, de s'engueuler même s'ils en ont envie... Et si ces sujets t'ennuient tant que ça, oublie-les, ne t'en préoccupe pas ! Mais si tu dois venir, argumente au lieu de balancer tes vannes à 2 balles comme ça. On ne sera sans doute jamais d'accord ? Là n'est pas le problème ! Ça te permettra éventuellement d'initier de nouvelles réflexions, de faire partager tes idées, même si elles provoquent des remous. La confrontation a du bon. C'est ça la vie, ça brasse, ça cogne parfois... mais c'est comme ça que ça avance.


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J'aime bien mopz.



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moi dans l'histoire ce qui me fais chier, c'est que si on est un peu de droite, on se retrouve insulté , vanné voir pire ....dans d'anciens topics sur le foot, les recadrages fusaient.


c'est limite delit de sale gueule .......... quelque part part, c'est aussi ça le racisme


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