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... Que:
Notez... Qu'à La Réunion, nous sommes plutôt bien lotis...
Extraits de la presse d'aujourd'hui.
Madagascar !
Citation: Deux cent quarante-deux millions de dollars, c’est l’aide officiellement sollicitée par Madagascar auprès de la communauté internationale, pour faire aux conséquences des intempéries qui depuis plusieurs semaines sinistrent la Grande Île. La France a d’ores et déjà prévu de débloquer 700 000 euros.
Bondo, Clovis et maintenant Favio : depuis le début de la saison cyclonique, la Grande Île vit au rythme des précipitations. Le gouvernement malgache a décrété la situation d’urgence dans tout le pays. Un appel solennel à la solidarité internationale a été lancé hier au ministère des Affaires étrangères à Anosy. Devant les membres des organisations internationales et du corps diplomatique, les besoins de Madagascar ont été estimés à plus de 242 millions de dollars. “Même s’il fait beau aujourd’hui, il faut savoir que nous ne sommes qu’à la mi-saison cyclonique. La situation est préoccupante et le pire est à venir”, souligne le général Marcel Ranjeva, ministre des Affaires étrangères. Les partenaires sont à court de vivres, les stocks de médicaments épuisés et les dégâts matériels et humains s’accumulent de jour en jour. “La situation actuelle justifie la mobilisation des partenaires internationaux”, précise-t-il. Les dégâts touchent différents secteurs, notamment l’éducation, l’agriculture, la santé, l’habitation, les petites infrastructures et les travaux publics. “Tout le monde a les pieds dans l’eau”, résume Marcel Ranjeva. “Plusieurs régions sont touchées par une pluviométrie excessive. Tout le monde est maintenant concerné, mais cet appel international s’est avéré nécessaire”, souligne Jacky Rolland Randimbiarison, secrétaire exécutif du bureau national des gestions des risques et catastrophes (BNGRC). La France, par son ambassadeur à Madagascar Alain LeRoy, a déclaré que Paris venait d’accorder 700 000 euros. La Banque africaine de développement (Bad) a prévu de débloquer une somme de 500 000 dollars. Quant à Jean Claude Boidin, ambassadeur de la délégation de l’Union européenne à Madagascar, il affirme que l’intervention de son institution “concernera plus la reconstruction des infrastructures routières”. Pour les travaux publics, l’aménagement des infrastructures routières et portuaires, incluant la mise en place de 40 ha de plate-forme de recasement, nécessite plus de 80 millions de dollars. Pour l’éducation, une enveloppe de plus de 7 millions de dollars est indispensable, pour réhabiliter 1 200 salles de classes touchées par les inondations et nourrir 600 000 élèves. Les besoins dans le domaine de l’agriculture sont estimés à plus de 47 millions de dollars, pour la réhabilitation des infrastructures, ainsi que l’approvisionnement en semences et en intrants. D’autre part, l’aménagement du territoire nécessite plus de 18 millions de dollars. Enfin, plus de 56 millions de dollars doivent être affectés à la santé et une enveloppe de 16 millions de dollars est utile pour les 33 000 sinistrés. Il faut ajouter à cela 27 900 tonnes de vivres. |
Mozambique :
Citation: Vingt-neuf morts, plus de 88 000 sinistrés, 46 000 maisons détruites : alors que le Mozambique a été dévasté par des inondations catastrophiques, le pays est sous la menace de Flavio. Au stade de cyclone tropical, le système devrait aborder aujourd’hui dans l’après-midi les côtes mozambicaines. Demain s’envolera de La Réunion un avion chargé de 40 tonnes de secours envoyé par la Croix-Rouge.
Des pluies torrentielles ont fait sortir de leur lit de nombreux cours d’eau, y compris le Zambèze, et ont saturé les réservoirs de retenue des barrages, entraînant des inondations de grande ampleur dans le centre et le sud du Mozambique. On dénombre au moins 29 morts, plus de 46 000 maisons détruites et plus de 88 600 personnes déplacées. Selon l’organisme gouvernemental en charge de la réponse aux catastrophes, jusqu’à 285 000 personnes pourraient être affectées dans le pire des cas. Les provinces les plus durement touchées sont celles de Zambezia, Sofala, Manica et Tete, où les inondations ont ravagé des milliers d’habitations, mais aussi plus de 100 écoles, 4 centres de santé, de nombreuses infrastructures routières ainsi que 15 000 hectares de terres cultivées. L’armée a évacué des dizaines de milliers d’habitants de la vallée du Zambèze au moyen d’hélicoptères et de canoës. “À travers toutes les zones sinistrées, on s’attend à une augmentation dramatique du nombre de cas de choléra et de paludisme”, explique John Roche, chargé de programme de la Fédération internationale pour l’Afrique australe. “La communauté internationale doit réagir rapidement afin d’empêcher la répétition des tragiques inondations de 2000 et 2001 qui avaient fait environ 700 morts.” La Fédération Internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR) a mobilisé sa délégation régionale pour l’Afrique australe et a déployé une équipe d’évaluation et de coordination sur le terrain, ainsi qu’une unité d’intervention d’urgence spécialisée dans la logistique, mise à disposition par la Croix-Rouge danoise et la Croix-Rouge suisse, afin de faciliter la réception et la distribution des secours. En coordination avec la FICR, et la Croix-Rouge du Mozambique, la Croix-Rouge Française a activé son dispositif de secours de l’île de la Réunion et organise l’acheminement de 40 tonnes de matériels à partir de sa Plate-forme d’Intervention Régionale pour l’Océan Indien (PIROI). Un Douglas DC.8 sud-africain spécialement affrété décollera demain de Gillot à destination de Beira. “L’opération vise à fournir des abris temporaires à 100 000 personnes dans les quatre provinces sinistrées et à distribuer 5 000 tentes, 15 000 bâches goudronnées, 40 000 couvertures, 20 000 assortiments d’ustensiles de cuisine, du savon et 40 000 moustiquaires.” De La Réunion s’envoleront demain 3 000 couvertures, 140 tentes familiales, 1 000 kits de cuisine et plus de 2 000 bâches. La Délégation pour l’action humanitaire du ministère des Affaires Étrangères français cofinance l’opération de la Croix-Rouge française, à hauteur de 144 210 euros sur les 200 000 euros du coût de l’opération. |
Je sais, nous sommes loin de ce que peut représenter un tsunami, c'est moins médiatisé car ça ne concerne que des noirs...
C'est bien connu, il ne pleut que là où c'est mouillé, autrement dit, la misère appelle les catastrophes !
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