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Schoubi |
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Hop à moi 
Déjà je vous conseille à tous de lire le lien donné par shakes en première page : http://ist.inserm.fr/BASIS/elgis/fqmr/rapp/DDD/866.pdf vraiment très intéressant ! C'est de cette article que je vais tirer la plupart de mes affimations (par contre je vous déconseille l'article drogues danger débat machin....Site web de la chrétienté extrême, son objectivisme est à pleurer..... )
Tout d'abord un petit eclairissement sur le test en lui même :
il s'effectue en trois étapes :
- un : la salive, permet de dire si oui ou non le monsieur à du THC dans le sang (ce test est valable pendant 12heures suite à la prise de THC)
Cependant il faut s'enlever de la tête que, comme l'alcool, quand on en a dans le sang on est défoncé....C'est FAUX, je le repète pour que tout le monde m'entende : c'est FAUX !
Ce test dit une seule chose : oui le monsieur a du THC, ou non.
Il ne précise ni la dose détectée, ni le seuil de détection (il détecte à partir de 0.000001 µg, 10µg 100, 1000 ? )
- c'est pour ça qu'on fait un deuxième test : l'urine, pour preciser ce taux de THC présent dans le sang (salive, sueur, urine, tout provient du filtrage du sang et est donc représentatif de la concentration initiale). Suivant ce taux, on peut estimer si le sujet est sous influence ou pas. Estimer car le problème majeur de ces études (et ça on le dit très rarement....) c'est que le cannabis a un mode d'action extrêmement polymorphe, contrairement à l'alcool. La même dose chez plusieurs sujets identiques (poids, age semblable, même sexe, etc....) n'aura pas du tout le même effet ! Ce n'est pas une affirmation personnelle, ce sont les études qui le disent : (cf lien de shakes)
Citation: La mise en évidence de marqueurs dans les urines ne signifie en rien que le
conducteur roulait sous l’influence du cannabis |
- donc pour être sûr que le monsieur vient de se prendre un gros joint moins d'une heure avant de prendre le volant, il existe le test sanguin, très précis quand à la dose de THC présente : (ce test est exceptionnel en contrôle routier banal, il n'intervient qu'en cas d'accident)
Citation:
Dans la pratique, on considère généralement que la présence du D9-THC dans le sang à un certain degré atteste une consommation récente de cannabis pouvant perturber les facultés du conducteur, tandis que la présence de D9-THC-COOH dans le sang ou dans les urines révèle une consommation pouvant remonter à plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sans lien avec d’éventuels effets sur le comportement de conduite.
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Vous noterez avec moi la prudence des auteurs : "pouvant perturber les facultés..."
Même quand la dose de THC présente est connue, elle peut aussi bien dater de plusieurs semaines, ou du ptit joint d'y a un quart d'heure, impossible de le prouver (sauf dans des doses élevées, où là on est sûr que le monsieur vient de s'en taper 15 taffes ya moins de 30 minutes )
Pour moi cette mise en batterie de test n'est qu'une excuse pour contrôler systématiquement la présence de cannabis dans les poches du conducteur et non dans son sang.
L'excuse donnée est le risque d'accident, mais ne soyons pas dupe s'il vous plait, la vraie raison est le contrôle policier toujours plus important et toujours dans notre interêt, forcément.
A l'heure actuelle il n'y aucune étude française ou étrangère sérieuse qui abonde dans cette voie du cannabis qui engendre à lui tout seul des accidents mortels !
Il est soit associé à l'alcool (3/4 des cas) ou à divers drogues (médocs, coke, amphet....)
Je le répete, ce n'est pas une affirmation personnelle, ce sont des études objectives qui le prouvent :
Citation:
Dans un peu plus de 50 %des cas le cannabis était associé à la consommation d’alcool (on note que la recherche de stupéfiants n’était pas demandée lorsque l’alcool était jugé responsable de l’accident).
[...]
Les auteurs insistent sur le plus faible pourcentage de sujets D9-THC positifs (2,8 %)
[...]
L’alcoolémie était positive pour
12,4 % des conducteurs et supérieure à 0,5 g/l pour 10,4 % d’entre eux.
L’association cannabis-alcool (28 % des positifs au cannabis conduisaient
avec une alcoolémie positive) était la plus fréquente des combinaisons
cannabis-autres drogues, avec des niveaux élevés d’alcoolémie.
[...]
Sur simulateur ou en situation réelle les effets sont parfois peu sensibles, et le sont généralement plus nettement aux fortes doses. Toutefois, les conducteurs conscients d’une diminution de leurs capacités modifieraient leur comportement en conséquence par une moindre prise de risque : ils allongeraient les interdistances sur autoroute, seraient moins enclins à dépasser, et rouleraient à des vitesses moindres. Les effets défavorables du cannabis sur la conduite peuvent ainsi apparaître relativement restreints.
[...]
En conclusion, les cannabinoïdes sont les drogues illicites le plus fréquemment
détectées au sein de populations de conducteurs. Les données expérimentales
permettent de préjuger d’une dangerosité routière liée à la consommation
de cannabis, mais, faute d’études épidémiologiques rigoureuses et
fiables, il est aujourd’hui encore impossible de parvenir à des conclusions
prouvant que l’usage du cannabis est facteur d’accidents d’ampleur significative.
Aucune étude n’est parvenue à démontrer que la consommation de cannabis
seule augmente le risque d’être responsable d’un accident corporel ou mortel
grave. Les résultats des tests expérimentaux et les données épidémiologiques
sont néanmoins en cohérence sur le fait que la dangerosité routière serait
associée à des modes de consommation du cannabis qui se traduisent soit par
des niveaux de concentration élevés, soit par des mélanges avec l’alcool. |
Donc :
1) généralement quand un individu est contrôlé positif au cannabis, il l'est aussi à l'alcool, très rarement uniquement au cannabis.
2) les effets sur la dangerosité restent à prouver.
3) une étude épidemiologique est difficile, vu que les effets sont totalement différents selon les personnes.
4) quand le cannabis engendre un accident mortel il est souvent associé à l'alcool (pourquoi ne pas se baser uniquement sur l'alcool alors ? )
Pour moi tout ceci suffit à démontrer que le but de ces contrôles, ce n'est pas pour la sécurité routière, pour diminuer les accidents, mais tout simplement pour instaurer un contrôle policier systématique à la sortie des boîtes où on sait que le cannabis est consommé, en vue de choper les consommateurs. Bref du flicage en règle 
Je vous conseille aussi cet article : http://www.forum.oxmo.org/showthrea...&threadid=17500 On en apprend de belles sur les méthodes scientifiques du professeur Murat (auteur des différentes études qu'on entend en ce moment pour justifier ces contrôles)
Je prône plutôt la mesure et l'attente de l'étude de l'OFDT (Observatoire Francais des Drogues et Toxicomanies) qui consiste en l'analyse toxicologique des conducteurs pour 10.000 cas d'accidents mortels. Vu le nombre annoncé, on sera presque 'sûr' de l'implication du cannabis dans ces accidents, et on est moins étonné que ce rapport tarde à sortir (il était prévu fin 2004 )
ps: le même type d'étude épidemiologique sérieuse (plus de 5000 cas...rappel : le professeur Murat porte des conclusions en analysant 300 cas....) est déjà paru à l'étranger (Angleterre, EtatsUnis, Australie etc....), elles ont toutes conduit au fait qu'il ait peu de chances pour que le cannabis soit un facteur important dans l'augmentation du risque d'accident mortel...
Chesher,G. (1995). Cannabis and road safety: an outline of research studies to examine the effects of cannabis on driving skills and actual driving performance. In: Road Safety Committeee, Parliament of Victoria. The effects of drugs (other than alcohol) on road safety. Melbourne: the Committee, p67-96.
http://www.drugscope.org.uk/druginf...nabishealth.htm
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Edité par Schoubi le 26-10-2004 à 09:34
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