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mopz02 |
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Citation: Message écrit par **lamiss**, le 12-07-2005 à 17:13
merci pour la référence Mopz! |
De rien. Tiens, voici aussi quelques extraits du bouquin.
Citation:
Violoniste et rugbyman
Le cerveau a-t-il un sexe ? La réponse scientifique à cette question est oui et non. Oui, puisque le cerveau contrôle les fonctions de reproduction qui sont à l'évidence différentes entre les hommes et les femmes. Non, parce que le cerveau n'est pas un organe comme les autres, car c'est le siège de la pensée.
Or, pour que la pensée émerge, le cerveau a besoin dans son développement d'être stimulé par l'environnement. Ainsi, au cours de sa construction, le cerveau intègre les influences du milieu extérieur, issues de la famille, de la société, de la culture. Il en résulte qu'hommes et femmes ont des cerveaux différents, mais au même titre qu'on peut trouver des différences entre le cerveau d'un violoniste et celui d'un rugbyman. » (Epilogue, p. 8g.)
La chasse ou la caverne
Pour les sociobiologistes, la préhistoire fournit une mine de "justifications" des comportements qualifiés d'instinctifs [...] Les rôles particuliers de chaque sexe auraient progressivement forgé des structures cérébrales différentes [...] Dans cette logique, les hommes apparaissent programmés pour la compétition, les femmes pour la coopération. [...] Mais que sait-on réellement de la vie sociale de nos ancêtres ? Peu de choses [...].
Prétendre que depuis l'origine de l'humanité (3 millions d'années au moins), l'homme part à la chasse, car c'est le plus fort, et apporte son butin à la femme fragile, restée avec sa progéniture au fond de la caverne, n'a aucun fondement scientifique. Il s'agit typiquement d'une représentation mythique, qui consiste à projeter nos cadres mentaux sur les cultures des hommes du passé, avec comme toile de fond les images des récits bibliques des origines. » (Quelle trace de l'évolution dans nos comportements, chap. 6, pp. 56-57.)
Programmé pour apprendre
Dire que les valeurs qui fondent nos sociétés sont situées dans la nature, c'est mettre l'accent sur les servitudes de la pensée et pas sur sa liberté. Or c'est précisément cette liberté de création, d'imagination qui distingue radicalement l'homme des autres espèces. Grâce à son cerveau, l'être humain est le seul à pouvoir échapper aux lois dictées par les gènes et les hormones. Comme l'a si bien dit le grand biologiste François Jacob : "Comme tout organisme vivant, l'être humain est génétiquement programmé, mais programmé pour apprendre." » (Epilogue, p. 93.)
Chers cousins bonobos
Nos collègues primatologues ont, depuis deux décennies, multiplié les preuves que les primates les plus proches de l'homme, les chimpanzés et les bonobos, s'adonnent spontanément, "naturellement", aussi bien à des rapports hétérosexuels qu'à des rapports homosexuels [...] On doit en conclure que si ces deux formes de sexualité coexistent dans la nature, l'une ne peut être normale et l'autre pathologique. [...] Les biologistes qui cherchent les déterminations biologiques de l'homosexualité feraient bien de connaître un peu plus l'anthropologie et l'histoire et de regarder également du côté d'autres espèces de primates vivant en société. »
(Avant-propos de Maurice Godelier, p. II.) |
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Je définis la cour un pays où les gens
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu'il plaît au Prince, ou s'ils ne peuvent l'être,
Tâchent au moins de le paraître,
Peuple caméléon, peuple singe du maître,
On dirait qu'un esprit anime mille corps ;
C'est bien là que les gens sont de simples ressorts.
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