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Citation: Message écrit par Sumatriptan, le 30-11-2006 à 02:30
François Mitterand disait de Lepen: A part moi, c'est le seul qui parle français! |
Le Pen parle un français de cochon...
Il paraît que dimanche dernier Le Pen était l'invité de l'émission " Ripostes" de Moati. Je l'ai pas vu. Je veux pas le voir, je nie Le Pen. Mais une chose m'agace qui me revient à l'esprit. Quelques jours avant l'émission, la question était re-posée, comme elle l'est à chaque fois : faut-il inviter Le Pen ? La question est sans réponse. En revanche à chaque fois revient aussi cette forme de panégyrique de Le Pen, formulée par ses contempteurs comme par ses thuriféraires : “Le Pen est un orateur, Le Pen parle un français admirable !” Le Pen serait un "tribun", sous prétexte qu'il arpente et piètine une tribune...
Dire que Le Pen est un orateur ( en référence à Bossuet ) est aussi absurde qu' affirmer que Sardou ou Johnny sont des chanteurs (en référence à Fischer-Diskau )...
Non mais, on se fout de la gueule de qui en proférant une telle ânerie ?
Le Pen parle un français de garçon boucher (désolé pour eux ...) poudré, pompeux et pomponné, qui aurait dans les années vingt suivi l'Ecole Universelle. Le français de Le Pen est un français désuet, précieux, vieillot sans surprise, sans génie aucun, et ce n'est pas un imparfait du subjonctif, ni un passé surcomposé, ni une citation des "pages roses" qui y changeront quoi que ce soit... Même le français de Maurras dont il voudrait être l'émule était déjà de son temps obsolète...
Alors, entendre ce compliment de la part de gens qui font profession de culture est, à chaque fois, incroyable... S’ils imaginent que le parer d’une quelconque vertu, d'un soupçon de moindre talent, aide à mettre en évidence la somme de ses tares, c' est une foutaise absolue.
Le Pen est un gros porc jusques et y compris dans le français qu’il parle. Car, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, aucune pensée dégueulasse ne peut être élégamment dite...
Le Pen peut bluffer trois bignoles du XVI°, autant à Nice ou à Menton, les chaisières de Saint-Nicolas, deux ou trois énarques incertains, quelques curés ensoutanés, d’anciens paras analphabètes, trois cents amis du PSG, autant d'ados décérébrés...
Le Pen cause comme un de Villiers qui aurait vidé sa sueur aux halles... Son français glisse dans les trognons, patauge dans les déchets, se vautre dans les ordures, flotte dans la tripaille et...dans le lieu commun...
Comment peut-on s’y laisser prendre ?
source: http://pplemoqueur.blogspot.com/200...ur_archive.html
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