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naturalsticker |
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Guru 
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Citation: Message provenant de LeMag
Ce sujet m'a rappellé une anecdote:
D'après la légende, le poète Grec Eschyle (je viens de retrouver son nom avec Google ) fut tué en 456 AvJC (re-merci Google ) après avoir recu sur le coin de la tronche une tortue larguée en plein vol par un gypaète...
Elle est dangeureuse, ta grosse volaille, Nat !!
Bravo et tous mes encouragements pour ta formation... |
En effet, je vois qu'il y a des connaisseurs parmi nous C'est une légende invérifiable, mais il est vrai que les Gypaètes, comme d'autres grands rapaces d'ailleurs, "prédatent" la tortue lorsqu'elle est présente. Il faut bien se rappeler que lorsque cette espèce prospérait, elle occupait tout le pourtoure méditerranéen, donc dans des endroits ou les tortues sont parfois légion !
Citation: Message provenant de capitaine-lamar
Bravo Nat
Très bonne idée que cette présentation.
Ca donne envie de prendre un bol d'air.
Mais pour tout dire, le naturalisme c'était pour moi comme la taxidermie (pas taper ).
Je n'ai donc pas compris au début que tu proposes ce sujet. |
Merci capitaine, en effet naturalisme fait aussi référence à la taxidermie. J'y avais pas pensé 
Citation: Message provenant de poiuchs
T'aurait rien sur cette espèce en voie de disparition |

Merci à tous pour vos messages, je vous prépare un autre sujet pour ces jours prochains. Je suis rentré hier de ma formation après un détour toulousain plus que sympa (sonfère posts sur le sujet) 
J'ai appris pleins de trucs nouveaux sur ce Gypaète, par contre on est allé en Espagne sur un site de nourrissage pour apprendre à déterminer l'âge des Gypa, pffffffffff ben c'est chaud !! On peut différencier les 7 premières années du Gypa grace au plumage, mais alors voilà comment faut s'accrocher à ses jumelles ou au téléscope, c'est hard !! lol
Je réfléchi également à un "carnet de terrain", par contre j'ai un peu peur de pas trop arriver à décrire les choses, m'enfin bon je tente le coup 
En ce qui concerne le Gypa, ma plus belle observation, hormis la semaine dernière, ça date de l'été dernier.
Je suis parti dormir dans une cabane de montagne, à 1600m, avec 3 potes. Le dimanche matin, je me suis levé tôt pour jumeler un peu les alentours voir si trainaient par là quelques mouflons ou autres isards. Le soleil commençait juste à lécher timidemment les crêtes du Pic du Midi. Les patûrages détrempés par le gros orage de la veille étaient calmes, seul le doux bruit du vent faisait frémir les feuilles de Hêtres situés juste derrière moi sur les dernières crêtes qui me séparaient de la plaine, troublant à peine la plénitude du silence de la montagne. J'adore cette ambiance, l'impression d'être seul au monde (mes 3 potes dormaient à poings fermés après une rude soirée alccolisée près du feu), dans la lumière encore douce de l'aube naissante. C'est dans ces heures là qu'une partie des animaux est la plus active.
Après avoir désespéremment jumelé les lisières de la Hêtraie en contre-bas, je me décidais à aller chercher l'eau à la source pour le café du matin.
Cette cabane se situe sur un col au milieu d'une crête très fréquentée par les oiseaux, notamment en période de migration. De plus la présence assez forte d'ongulées sauvages ainsi que de nombreux troupeaux domestiques fourni une forte source nourricière pour les rapaces charognards. On croise systématiquement des escadrille de Vautours Fauves (Gyps fulvus) longeant les crêtes à l'affût de la moindre carcasse. Un Vautour Fauve peut détecter une bêtes morte de 30 cm à plus d'un Km de distance.
Pourtant, lorsque cette longue silhouette se détacha dans le ciel, j'ai senti presque instantanément que c'était lui. Même s'ils se ressemblent beaucoup, le Vautour Fauve et le Gypaéte n'ont pas la même attitude, pas le même vol. Le Vautour vit en colonie, le Gypa est un solitaire. On le croise assez souvent sur ce col, mais son passage est souvent furtif. La plupart du temps, il passe le col, prend la pompe (vent chaud ascendant utilisé par les oiseaux pour prendre de l'altitude, à l'instar des parapentistes) et disparait à l'horizon pour gagner des contrées lointaines.
Pourtant, ce jour là, après avoir passé le col, comme s'il savait que j'attendais ce moment depuis le jour où je l'ai découvert, il s'est posé sur un rocher, à environ 200m de moi. Le temps de sortir mes jumelles, et il se lançait déjà dans le vide. Mais pas pour partir. Il pris la pompe, et, au lieu de suivre son chemin comme à l'accoutumée, il décida de s'offrir en spectacle. Il commença sa ronde de cercles dans la pompe, me laissant à loisir la possibilité de contempler ce magnifique plumage roux de son torse. Ses rémiges (plumes situées sur l'arrière de l'aile, depuis les "aisselles" jusqu'à la pointe) présentaient un plumage parfait, digne d'un magnifique adulte. Même sa petite barbe était visible au jumelles à cette distance. Et pendant une demi heure, j'ai pu me rincer l'oeil sans en laisser une miette. Voles planants, piquets, chasse en vol contre les chocards du coin, passage en rase motte. J'ai eu droit à tout. Comme s'il avait voulu me faire un cadeau. Puis il se posa une dernière fois sur le rocher. Je savais que c'était sa révérence. Un dernier coup d'oeil vers cet humain médusé par le spectacle auquel il avait assisté, et le Gypaète pris son envol vers une destination que je ne connais pas encore. Mais depuis ce jour je suis persuadé que cet oiseau là niche dans le secteur. Reste à savoir s'il me livrera son secret le mieux gardé...
Voilà, la suite très bientôt !!
Et si ceux d'entre vous qui passent dans le coin veulent aller faire un tour dans la montagne, qu'ils n'hésitent pas, ce sera un vrai plaisir 
Edité par naturalsticker le 04-11-2002 à 21:05
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