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Re: BARROSO FACE A UNE MOTION DE CENSURE MERCREDI 25 MAI
Citation: Message écrit par mopz02, le 26-05-2005 à 19:07
BARROSO FACE A UNE MOTION DE CENSURE MERCREDI 25 MAI
Silence radio. Depuis le 11 mai dernier une motion de censure a été déposée devant le Parlement européen contre le Président de la Commission Jose Manuel Durao Barroso par 79 députés européens. Cette informatin est passée sous silence référendum oblige.
A quelques jours d'un référendum proposant d'approuver une Constitution qui renforce et élargit les pouvoirs de la Commission de Bruxelles, le scandale qui touche son actuel Président Barroso a été quasiment passé sous silence par la presse française. C'est le quotidien allemand "Die Welt" qui a révélé l'affaire il y a un mois. Pourquoi M. Barroso s'est-il fait inviter, avec son épouse, à passer quinze jours de croisière sur le bateau de M. Latsis, cadeau d'une valeur de 20 000euros ? Y-a-t-il des "contreparties" à cette "amitié de 25 ans" entre le Président de la Commission et l'homme d'affaire Grec ? Comme la Commission Santer et la Commission Prodi qui l'ont précédée, voilà donc l'équipe Barroso rattrapée par les affaires, et faute d'explications claires, sous le coup d'une motion de censure déposée le 11 mai dernier par 74 eurodéputés, pour contraindre son Président, José Manuel Barroso, à s'expliquer publiquement. Vient s'ajouter une deuxième polémique au sujet de la double rémunération des officiers de sécurité de M. Barroso. |
Les eurodéputés au secours de M. Barroso attaqué par les souverainistes
LE MONDE | 26.05.05 | 12h45 • Mis à jour le 26.05.05 | 12h45
BRUXELLES de notre bureau européen
Une grande majorité d'eurodéputés favorables au projet de Constitution n'ont guère apprécié la dernière initiative de Nigel Farage : ce souverainiste anglais a obtenu que le Parlement européen organise un débat sur la censure de la Commission, mercredi 25 mai, soit quatre jours avant le référendum français. La plupart des chefs de groupe ont dénoncé une "manipulation" destinée à "discréditer les institutions européennes" . Même ceux qui, à gauche, n'apprécient guère le libéralisme de José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission, ont manifesté leur hostilité à cette manoeuvre.
Montrant du doigt les tribunes du public, Martin Schulz, le chef du groupe socialiste, s'est exclamé : "Le seul objectif poursuivi par cette motion de censure est celui-là : faire du spectacle, suivi par un grand nombre de journalistes !" M. Farage avait réuni les 74 signatures nécessaires, dont celle de Philippe de Villiers, pour réclamer une motion de censure. Il souhaitait que M. Barroso explique, en séance plénière, "comment il a pu accepter un don de plusieurs milliers d'euros d'un homme d'affaires richissime, lequel a ensuite reçu, un mois plus tard, le feu vert de la Commission pour l'octroi d'une aide régionale de dix millions d'euros" .
M. Barroso avait choisi de répondre "en personne" , parce qu'il considère que "cette motion est destinée à mettre en cause la crédibilité des institutions européennes" . Il a expliqué qu'il a passé quelques jours de vacances, en août 2004, sur le yacht d'un "ami de vingt ans" , le milliardaire grec Spiros Latsis, connu à Genève lorsqu'il était étudiant. Il a rappelé qu'il n'était alors que le candidat désigné des chefs d'Etat et de gouvernement, et non le président de la Commission. Il ne devait obtenir l'investiture du Parlement que le 18 novembre 2004. Or, la décision d'accorder cette aide d'Etat a été prise le 30 septembre 2004, "par le collège de Romano Prodi, sur proposition de Mario Monti, le commissaire alors chargé de la concurrence" , a-t-il expliqué.
"La chronologie montre bien que cette motion de censure est injustifiée, illégitime et absurde" , a martelé M. Barroso. "Elle prouve que M. Farage procède à des insinuations abusives, des amalgames, des procès d'intention, qui sont des manoeuvres populistes. On franchit le seuil qui sépare la démocratie de la démagogie" , a-t-il assuré. Il a remercié les chefs de groupe qui, mis à part celui d'Indépendance et démocratie, auquel appartient M. Farage, ont promis de voter contre la censure, en juin.
Après le débat, M. Farage a regretté que M. Barroso n'ait pas répondu à la seconde question qu'il lui a posée, mais de manière orale, dans l'hémicycle : "Si vous n'avez pas de conflits d'intérêt, pourquoi avez-vous renoncé au portefeuille maritime ?" M. Barroso a pris ce portefeuille à Neelie Kroes, la commissaire chargée de la concurrence, pour éviter un conflit d'intérêt, mais il a annoncé, le 3 mai, vouloir s'en dessaisir, à la demande du président du groupe des Verts, Daniel Cohn-Bendit. Il ne l'a pas confirmé, puisque la question n'était pas inscrite dans la motion de censure. M. Farage n'a donc pas tout à fait réussi son opération.
Rafaële Rivais
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