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Les perles de la campagne
« La merveilleuse légende de l’Europe s’inscrit surtout dans l’ordre de la dynamique et du symbole. Cette décision prise par des pays libres et souverains de préférer la coopération à la guerre est stupéfiante lorsqu’on y pense. Le seul éclair apparu dans les ténèbres de l’histoire depuis qu’elle existe. »
(Jean Daniel, Le Nouvel Observateur, 25.11.04)
« Nous avons respecté notre engagement de maintenir le droit de veto pour la révision du Traité, pour la définition du système des ressources de l'Union (ce qui comprend le "chèque britannique"), ainsi que pour les domaines d'intérêt national vital que nous avions définis : fiscalité, social, défense.
S'agissant de la charte des droits fondamentaux, le Traité comprend des clauses de sauvegarde qui nous assurent que la Charte ne crée pas de nouvelles compétences pour l'Union, n'altère aucun droit existant et ne s'applique aux états membres que lorsqu'ils transposent le droit communautaire" »
(Jack Straw, chef de la diplomatie britannique, devant la Chambre des communes, 9/09/04)
« Je crois que l’Europe est la plus belle nouvelle dans l’histoire de l’humanité depuis cinquante ans. »
(Harlem Désir, Le Monde, 21.10.04)
« Voter contre ce traité, ce serait voter contre nous-mêmes, contre l’histoire, contre le socialisme démocratique. »
(Jack Lang, Le Nouvel Observateur, 21.10.04)
« Il faut ratifier ce texte car, pour la première fois, il dessine l’Europe que nous voulons : une Europe politique et sociale. »
(Bertrand Delanoë et Dominique Strauss-Kahn, Le Monde, 3.7.04)
« Sur le social, il n'y a pas grand-chose, mais ce pas grand-chose n'est pas à négliger. »
(Elisabeth Guigou, AFP, 24/06/04)
« Jamais un traité européen n’avait assigné à la construction européenne des objectifs aussi proches de ceux des socialistes. »
(Dominique Strauss-Kahn, Le Nouvel Observateur, 11.11.04)
« Ainsi, après avoir placé au premier rang de ses priorités la généralisation du vote à la majorité qualifiée - gage d'efficacité dans une Europe élargie -, le gouvernement français a facilement renoncé à cette exigence en acceptant de manière passive le maintien de l'unanimité pour la politique étrangère, la fiscalité et le budget.
Le maintien de l'unanimité en matière fiscale fait courir le risque de dumping, entraînant des délocalisations d'entreprises et affectant gravement la situation de l'emploi. »
(Bertrand Delanoë et Dominique Strauss-Kahn, Le Monde, 03/07/2004)
« L'adoption de la Constitution européenne donnera naissance à une Europe ambitieuse qui fera résolument le choix d'une harmonisation sociale par le haut, c'est-à-dire le refus du dumping social. »
(Jacques Chirac à la Sorbonne, 26.04.05)
« Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe. »
(Julien Dray, Assemblée nationale)
« Prétendre que ce projet constitutionnalise le libéralisme est un simple mensonge. »
(Bernard Guetta, France Inter, 11.12.03)
« Sans enthousiasme, fort perturbé, avec un soupçon de mauvaise conscience, je voterais oui. »
(Jean-François Kahn, Marianne, 27.11.04)
« Si le “non” l’emporte, on sait ce que se passera : l’Europe continuera sans nous, la France sera diminuée, appauvrie, méprisée. »
(Ségolène Royal, RTL, 4.10.04)
« Si, par malheur, le scénario-catastrophe que j’imagine devait se produire, il y a aurait deux conséquences : la première, en vérité mineure, serait de déconsidérer les socialistes français à l’échelle de l’Europe. La seconde, majeure, serait de rayer pour dix ans la diplomatie française du théâtre d’opérations mondial. »
(Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur, 18.11.04)
« L'effort de rationalité qu'exige l'adhésion à la Constitution reste à construire dans l'opinion. »
(Pierre Le Marc, France Inter, 8.9.04)
« Ne nous y trompons pas, en cas de non français, c’est Bush qui serait le grand vainqueur »
(Claude Allegre, Libération, 12.10.04)
« Dire oui au traité, c’est plus que jamais dire à Bush que nous ne le laisserons pas faire. Dire non, c’est apporter un soutien de plus à ce fauteur de guerre, c’est déstabiliser l’Europe et donc faire le jeu de l’impérialisme américain. »
(Jack Lang, cité par Libération 5.11.04)
« S’il est bien un individu qui souhaitait ardemment aujourd’hui un affaiblissement de l’Europe, c’est bien le président Bush. »
(Michel Rocard, Libération, 2.7.04)
« L'Amérique a tout à gagner d'un partenariat avec une Europe plus forte, permettant de bâtir un monde meilleur et plus sûr. »
(Condoleeza Rice, in Euractiv.com, 9.2.05)
« Moi, mon idée dans cette affaire, c’est le bon vieux proverbe de ma grand-mère : “un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”. Le projet de constitution européenne n’est pas parfait, loin de là. Mais elle est où la perfection ?»
(Alain Rémond, Marianne, 27.11.04)
« Ce qui devrait nous rendre méfiant vis-à-vis des arguments du non, c'est leur pureté. Il est contre tout ce qui est mal : les OGM, la misère, la perte d'identité, le chômage, l'injustice, la disparition des valeurs, l'impérialisme américain, la dictature des marchés -toutes choses qui n'ont rien à voir, une fois de plus, avec l'adoption d'une Constitution européenne. »
(Philippe Val, Charlie Hebdo, 6/06/05)
« Cette raison de plus de voter oui s’appelle Laurent Fabius. »
(Sylvain Bourmeau, Les Inrockuptibles, 1.12.04)
« Si la France disait, soudain, “non” à tout ce qu'elle a fait depuis près d'un demi siècle, non seulement elle y perdrait son rôle de locomotive de l'Europe mais son tandem avec l'Allemagne en serait compromis et les rênes de l'Union seraient reprises par celles des capitales qui rêveraient de limiter l'Europe à un espace économique commun, politiquement et militairement dépendant des Etats-Unis. »
(Bernard Guetta, France Inter, 1.12.04)
« La bataille pour le “oui” sera dans ces conditions évidemment la grande bataille pour la liberté de notre continent, et je l’espère la grande défaite de tous ces altermondialistes qui ont tout à la fois la candeur et l’impudence de se déclarer “antilibéraux”, disons plus simplement ennemis de la liberté. »
(Alexandre Adler, Le Figaro, 20.10.04)
« Ceux qui sont, au sein du Parti socialiste, contre le marché et contre la concurrence, ils sont pour quoi ? Ils sont pour quelque chose de plus dirigiste que la Chine communiste d’aujourd’hui ? »
(Alain Duhamel, RTL, 15.11.04)
« Si le “oui” l’emporte, le PS accomplira l’abjuration officielle de la matrice marxiste. C’en sera fini du mythe de la rupture. »
(Christophe Barbier, L’Express, 4.10.04)
« Il n’y a certes pas de raison d'Etat européenne qui obligerait au “oui” - ce serait la pire des pédagogies. Mais ily a une certaine idée de la politique qui oblige à ne pas se moquer de l'intelligence des citoyens. »
(Edwy Plenel, Le Monde2, 18.9.04)
« Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. »
(Michel Rocard, International Herald Tribune, 28.7.92)
« Le rôle d’un dirigeant politique de gauche, ce n’est pas de suivre ce qu’est le mouvement d’humeur, ce n’est pas d’être derrière tous les fantasmes populistes, ce n’est pas d’enfourcher tous les chevaux souverainistes, au prétexte qu’ils seraient parfois, c’est vrai, partagés par l’opinion. »
(François Hollande, Le Grand Jury RTL-Le Monde, 22.11.04)
« Beaucoup de gens ne comprennent toujours pas l'Europe. Et ce que les gens ne comprennent pas bien, ils ne le votent pas bien. »
(Daniel Bilalian, TV Magazine, 13.6.04)
« Ainsi qu’on l’a vu lors du référendum interne du PS, tous les médias et tous les partis de gouvernement, sans oublier l’establishment économique,feront campagne pour le oui. »
(Éric Zemmour, Le Figaro, 31.12.04)
« Le non va consister à flatter les passions qui font une France réactive, conservatrice, étatiste, égalitariste, passions négatives et réactives, passions qui nous isolent et sur lesquelles on ne peut guère construire que du ressentiment. »
(François Éwald, Les Échos, 5.10.04)
« Il y a bien sûr aussi beaucoup de partisans du oui, c’est le cas de la majorité des éditorialistes. Mais c’est le propre de la majorité des élites françaises, comme au sein de tous les pays européens d’ailleurs. Ce qui ne signifie pas qu’il y ait une domestication de la pensée ; ils bénéficient simplement d’une meilleure information que les autres et suivent de plus près les débats – c’est leur métier. »
(Alain Duhamel, janvier 2005, site www.expression-publique.com)
« Il y a eu deux événements importants cette semaine qui expliquent pourquoi l'Europe est une nécessité absolue quand on est républicain. L'un est Auschwitz, l'horreur, l'abomination. Une Europe pour dire plus jamais ça, pour être un rempart contre la barbarie. L'autre fait qui est tourné vers le futur, c'est le nouvel Airbus. […]
En juin prochain, on votera pour ou contre l'Europe, point final. »
(Jack Lang, TF1, 25.1.05)
« Si seuls les quatre-cinquièmes des États ont ratifié le traité dans un délai de deux ans, le Conseil européen se saisit de la question. Cela signifie que, si leur masse critique est suffisante, les États qui auront ratifié le traité iront de l'avant.
Ils […] se réuniront le lendemain pour approuver la nouvelle Constitution. Ceux qui pensent que rien ne se passera en cas d'échec se trompent. Nous avons trop investi dans cette Constitution pour accepter son échec. »
(Inigo Mendez de Vigo, député européen, Le Monde , 5.1.05)
« Les partisans du Non ont distillé dans les cerveaux le poison du mensonge. »
(Jack Lang, Le Parisien, 18.04.05)
« On doit dire sans relâche aux français que ce texte est un rempart contre les grands mamouths financiers, militaires et politiques qui gouvernent, que c'est une victoire de la gauche européenne acquise aux dépens de la conception anglo-saxonne de l'Europe. »
(Jack Lang, in Marianne 23.04.05)
« Ceux qui sont, au sein du Parti socialiste, contre le marché et contre la concurrence, ils sont pour quoi ? Ils sont pour quelque chose de plus dirigiste que la Chine communiste d’aujourd’hui ? »
(Alain Duhamel, RTL, 15.11.04)
« Certes, il ne faut pas être hypocrite, cette Constitution européenne est loin de ressembler à un chef-d'oeuvre, comme on pouvait d'ailleurs le pressentir depuis longtemps. Ses défauts et ses insuffisances sont éclatants et notoires : déficit social, passivité économique, espace trop réduit et entraves trop nombreuses aux décisions à la majorité, clause de révision (essentielle pour améliorer ultérieurement le texte) d'une lourdeur aberrante. Cette Constitution européenne porte la marque britannique, n'assume pas le modèle social européen, craint le fédéralisme et ressemble plus, au bout du compte, à un traité diplomatique ingénieux qu'à une Constitution ambitieuse. »
(Alain Duhamel, Libération, 30/06/2004)
« Parfois, le oui simpliste est plus efficace que le non complexe … et réciproquement. »
(Jean-Pierre Raffarin, in Marianne, 9.4.05)
« Si la France vote non, nous serons privés de Jeux Olympiques. »
(Jack Lang, RTL, in Marianne, 9.4.05)
« Si vous votez "non" au référendum on s'expose à un risque de guerre. »
(Pierre Lellouche, dans l'émission "tout le monde en parle" sur france 2, 26.04.05)
« Les entreprises n'ont pas attendu ni le oui ni le non pour ne pas investir en Europe. »
(Bernard Maris, économiste, in Marianne, 9.4.05)
« La démocratie n'est pas faite pour les gens peureux. »
(Frits Bolkestein, in Marianne, 16.04.05)
« Les partisans du non sont des réactionnaires, des néo-conservateurs, des néo-communistes, des néo-cons qui tentent de vous persuader que voter non au traité est une bonne chose ! »
(Denis MacShane, Ministre britanique des Affaires Européennes, in Mariane, 16.04.05)
« La maladie politiquement transmissible anti-européenne a franchi la Manche et a infecté des responsables du Parti socialiste français. »
(Denis MacShane, Ministre britanique des Affaires Européennes, Le Monde, 26.03.05)
« Le débat interne au PS sur le projet de Constitution européenne doit être serein et maîtrisé, conscient que [son] rôle consiste à ce que le débat ait lieu dans le respect des personnes. »
(François Hollande, à Lommes, le 11 septembre 2004)
« Les camarades qui ont pris partie pour le non, devront rendre des comptes, et leur attitude sera condamnée politiquement. »
(François Hollande, Radio J, in Marianne, 23.04.05)
« Une pollution, une mystification et un mensonge, le choix du néant, une piscine sans eau, de l'agitation d'analphabètes. »
(Michel Rocard, Le Journal du Dimanche, in Marianne, 19.02.05)
« Pour garantir la victoire du oui, il faudrait que Chirac annonce qu'en cas de victoire du non, il sera obligé de se représenter. »
(Ernest-Antoine Seillière, Le Nouvel Obs, 14.04.05)
« Les élus ont été élus pour décider, je ne crois pas à la démocratie directe. »
(Frits Bolkestein, Le Figaro, 7.04.05)
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Alain Lamassoure (UMP): « Mais non c'est pas compliqué, la partie I et II sont faciles à lire, comme notre Constitution… La partie III, c'est affaire de spécialistes. Je compare ça, tiens, au fonctionnement d'une voiture. Pour conduire la voiture il faut simplement le permis, après quand on soulève le capot, il y a le moteur et là, c'est l'affaire du garagiste » (France Inter, 11.2.05).
Roselyne Bachelot: « Ce qu'il convient de souligner c'est les deux premières parties de la Constitution» (France Inter, 22.3.05).
Dominique Voynet : « Les socialistes ont décidé de ne pas faire campagne avec François Bayrou, par exemple. Moi, je n'ai aucun état d'âme et je ferai campagne avec ceux qui sont capables de soutenir le “oui”. » (11.2.05 au micro de RTL)
Jean-Luc Bennahmias: « Si on me propose un meeting avec un UDF, je ne dirai pas non » (Les Échos, 7.3.05).
« Chaque conflit social, chaque accès de grogne d'une catégorie professionnelle porte en germe le refus – voire la haine – de l'Europe » (éditorial du Monde, 2.3.05).
Bernard-Henri Lévy: « On peut, bien entendu, être hostile à la construction de l'Europe. […] Ce qui n'est pas respectable, c'est la démagogie, le mensonge – ce qui n'est ni respectable ni supportable, c'est la prise en otage des peurs et des mécontentements au profit d'une idéologie et d'un choix qui ne disent pas leur nom » (Le Point, 24.3.05).
Dominique Reynié : « On est dans des sociétés qui sont complexes en effet. On ne peut pas renoncer à la démocratie parce que c'est complexe, ni à la complexité parce que ça c'est pas possible.» Conséquence logique: «L'incertitude se décongèle au profit du oui.» (I-TV, 11.3.05)
Dominique Reynié : « Les vrais libéraux ont bien lu le texte et n'en veulent pas » (I-TV, 22.3.05).
Dominique Reynié : « Le traité, moi je le considère comme parfait » (conférence à Nanterre, 15.2.05).
« L'Unice [patronat européen] est satisfaite que le traité constitutionnel n'accroisse pas les compétences de l'Union européenne dans le domaine social » (texte interne de L'Unice, cité par L'Humanité, 19.3.05)
Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives économiques : « Que les choses soient claires: le choix de la majorité des Verts et des socialistes d'approuver le projet de traité constitutionnel européen me paraît raisonnable » (Libération, 16.3.05).
Laurent Joffrin : « Cette Constitution est un moindre mal. Et il vaut mieux voter pour un moindre mal que pour un mal» (France Inter, 12.3.05).
Julien Dray : « Les sondages actuellement ne veulent rien dire : nous sommes dans un moment d'irrationalité » (25.3.05, cité par nouvelobs.com)
Jack Lang: « Le “non” serait une négation de nous-mêmes » (Journal du Dimanche, 6.3.05)
François Hollande: « Pour la première fois, le plein-emploi, l'économie sociale de marché, le développement durable sont des objectifs pour l'Europe » (France Inter, 14.3.05).
Ernest-Antoine Seillière: « La Constitution est un progrès pour une économie plus flexible, plus productive et pour un État allégé. Elle bénéficiera aux entreprises. » (Université d'été du Medef 2004)
Jack Lang : « C'est le plus progressiste de tous les traités européens jamais conclus. […] Refuser ce traité – il faut que les Français le sachent – c'est livrer la France, notre pays, au vent destructeur du libéralisme et du capitalisme sauvages! […] Ce traité est une arme pour faire avancer l'Europe sociale et la France sociale » (RTL, 24.3.05)
Patrick Jarreau : « Le «non» […] c'est, d'abord, l'attitude protestataire par excellence, déclinée, aux extrêmes, par le Front national d'un côté et, à l'opposé, par les organisations trotskistes » (Le Monde, 5.2.05).
Jean-Pierre Raffarin : « Regardez l'extrême gauche, l'extrême droite, ils se rassemblent […] Ceux qui votent «non» sont mécontents de l'Europe » (AFP, 30.3.05).
Jean-Marc Sylvestre : la directive Bolkestein « n'est pas à priori dangereuse si elle est corrigée d'un certain nombre d'excès. […] Il ne faut pas a prioris'opposer à ce qui n'est qu'un projet, d'une part, et d'autre part, ce qui permet une circulation des compétences, une circulation des responsabilités».
Stéphane Paoli : «Elle présente aussi un certain nombre d'avantages, il est parfois important de le rappeler» (France Inter, 18.3.05).
François Hollande: « On peut dire aujourd'hui que le projet de directive est arrêté et abandonné » (cité par Politis, 31.3.05).
Wolfgang Clement, ministre allemand de l'Économie : « L'actuelle position du gouvernement est que nous devons conserver la clause du pays d'origine, et c'est ce qui se produira» (cité par Centre for a Social Europe, Londres, 23.2.05).
Jean-Claude Juncker, président de l'Union européenne: « La directive ne sera pas retirée » (Cité par Politis, 31.3.05).
« Tony Blair s'est déclaré hier persuadé que la directive Bolkestein sur la libéralisation des services, gelée lors du récent sommet de Bruxelles, sera ultérieurement adoptée par l'Union européenne : “Mais, oui, je suis convaincu que la directive sur les services sera adoptée” » (Le Figaro, 26-27.3.05).
Danuta Hübner, commissaire européenne à la politique régionale: « Ce que nous devons faire, au contraire, c'est faciliter les délocalisations au sein de l'Europe » (citée par Le Monde, 11.2.05).
Jean-Marie Colombani: « En d'autres termes, sans ces délocalisations à l'intérieur de l'Europe, les secteurs concernés risqueraient de tout perdre » («Constitution européenne : comment réfuter les arguments du non», Challenges, 17.3.05).
Bernard Guetta : En cas de victoire du « non », « l'Europe stagnerait. L'influence française y serait réduite. […] C'est une terrible erreur que la France est à la veille de commettre » (France Inter, 18.3.05).
Jacques Delors : « Une victoire du “non” provoquerait un cataclysme politique en France » (cité par Le Monde 19.3.05)
François Bayrou, en réunion publique : « Je vous le dis de toutes mes fibres [si le non l'emporte], il pleuvra plus de quarante jours !» (Le Monde, 31.3.05).
Alain Genestar : « Voter “non”, c'est stopper une dynamique au pire moment, sans doute, de l'histoire du monde ».
« L'évidence et le bon sens appellent à voter oui. […] Mais la pédagogie, est, en politique, plus difficile que la démagogie. Pour l'heure, seul le “non” fait du tapage. Le “oui” a la discrétion d'une violette cachée dans les herbes folles de tous les mécontentements et de tous les tapages. » (Paris Match, 24.3.05)
Jérôme Jaffré, directeur d'institut de sondage : « Les Français souhaitent répondre à la question posée: Est-ce que la France veut participer au premier rang à la construction européenne? […] C'est l'Europe qu'on assassine si on vote “non” » (France Culture, 5.3.05)
« Mercredi, José Manuel Barroso impulsera une orientation plus favorable aux milieux d'affaires. […] Les objectifs de l'Union relatifs à la politique sociale et environnementale deviendront moins pressants » (Financial Times, 1.02.05)
Luc Ferry: « Jacques [Julliard] et moi-même sommes partisans du “oui”. On a évidemment le droit d'être partisans du “non”. […] Le “non” cristallise tous les mécontentements. On a là une fédération des grincheux de toute sorte si je puis dire. » (LCI, 19.2.05)
Daniel-Cohn-Bendit : « Pourquoi je vote Giscard » : « Toutes les libéralisations ne doivent pas être rejetées de manière dogmatique. Pourquoi s'opposer à celle du marché de l'énergie ? » (L'Expansion novembre 2003)
Claude Imbert : le “non”, c'est « le dechaînement médiocre des intérêts corporatistes». «Ne laissons pas le subalterne et la chienlit démagogique envahir l'horizon ! » (Le Point, 31.3.05)
Dominique de Villepin : « Si l'on veut une France soumise, si l'on veut une France dominée, eh bien le ”non” fait le lit de cela » (RTL, 22.3.05)
Jack Lang : « Il faut savoir être patriote, et avoir le sens de l'intérêt supérieur du pays : vous aimez, nous aimons notre pays, la France. Nous avons pour notre pays une ambition. Or, le rejet de ce texte, ce […] serait un affaiblissement de la France » (RTL, 24.3.05).
François Hollande : « Dois-je rappeler le 21 avril ? Tout est possible, même l'invraisemblable, la crise, l'irrationnel » (cité par Le Figaro, 21.3.05)
Christophe Barbier: « Le “non” se nourrit de la colère, le “oui” de la raison » (L'Express, 21.3.05)
Jean-Marie Colombani: « On voit bien que les arguments du “non” sont des arguments simples – voilà : non à ci ! non à ça ! – et que les arguments du “oui” font plus appel à la réflexion » (France Culture, 26.3.05)
Dominique Strauss-Kahn : « Les arguments du non sont les plus faciles et les plus populistes » (RTL, 20.3.05)
Martine Aubry : le “non”, « c'est du populisme, c'est ce qui a conduit l'Italie d'autrefois à ce que l'on sait ».
Jack Lang : c'est « un délit de démocratie » (cité par Le Figaro, 1.4.05)
Michel Rocard a expliqué au Journal du dimanche que le “non” et ses partisans représentaient « une pollution, une mystification et un mensonge, le choix du néant, une piscine sans eau, de l'agitation d'analphabètes »; ceux du “oui” incarnent en revanche « la France moderne, jeune et dynamique » (cité par Marianne, 19.2.05)
Patrick Sabatier : «La CGT choisit, comme l'étrange alliance des carpes communistes et des lapins villiéristes, d'appeler à voter “non” au traité. […] Le danger est réel que la colère populaire entraîne une majorité d'électeurs vers un “non” à la Constitution de pure protestation » (Libération, 4.2.05)
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