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Forum OXMO Forum OXMO > Section Généraliste > Discussion Libre > [SONDAGE] Quid de la constitution européenne ?


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A ce jour, vous en pensez quoi de la Constitution Européenne ?
Absoument POUR
Totalement CONTRE
Je ne sais pas si j'irai voter, ce jour-là, c'est la fête des mères
J'irai à la pêche, il fera beau ce jour-là, c'est sûr
oOUIwan keNONi
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Interessant... (et peut être déjà posté)

http://www.appeldes200.net/

Citation:
Dire "non" au traité constitutionnel, pour construire l’Europe !

Face à la mondialisation libérale et aux firmes transnationales, nous avons besoin d’Europe. Mais celle qui se fait aujourd’hui n’est pas l’Europe dont nous avons besoin.

L’Europe qu’on nous demande d’avaliser est totalement organisée autour d’un principe unique : le marché, la généralisation de la concurrence. C’est cela qui autorise l’attaque contre les services publics, l’incitation à l’allongement de la durée du travail et sa flexibilisation, l’encouragement à la régression sociale dans chacun des pays de l’Union européenne. Cette Europe-là est menée par le haut, par des négociations opaques entre les gouvernements et par des instances qui ne sont pas soumises au contrôle démocratique, telles la Commission ou la Banque centrale européenne.

Les peuples ne se reconnaissent pas dans cette pseudo-Europe qui a le marché pour idole et la négociation secrète pour liturgie. Il est urgent de sortir de cet engrenage.

Le " traité constitutionnel " adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement le 18 juin 2004 constitue l’ensemble juridique libéral le plus complet et contraignant de la planète. Il grave dans le marbre les dogmes et les politiques inscrites dans le Traité de Rome aggravé dans un sens néo-libéral par les traités ultérieurs. Il ouvre la voie à une politique militariste subordonnée à l’OTAN. Il refuse l’égalité des droits à ceux qui résident en Europe sans posséder la nationalité d’un Etat membre et les désigne au harcèlement administratif et policier. Il laisse les citoyens à l’écart des lieux de décision.

Il n’est d’ailleurs une constitution ni par son mode d’adoption, ni par son mode d’élaboration, ni par son contenu. S’il est ratifié, l’unanimité des 25 Etats membres sera ensuite requise pour le modifier. Cela, alors même qu’il fixe dans le détail des choix politiques, économiques et sociaux essentiels qui ne pourront donc plus être remis en cause. Ce vice anti-démocratique affecte déjà les traités actuels ; il est incorporé avec eux. Cette masse de stipulations précises et contraignantes va toujours dans le même sens : la domination du marché, la liberté d’action des capitaux et des firmes transnationales. Au fronton de cet édifice est inscrit un principe primordial, décrété intangible : " le principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée ".

Cette Europe-là n’est pas la nôtre. C’est pourquoi il est urgent de donner à l’Europe de nouvelles fondations qui l’émancipent du capitalisme financier et prédateur, qui la réconcilient avec le progrès social, la paix, la démocratie, un développement soutenable, la coopération entre les peuples de la planète. Nous sommes des partisans résolus d’une Europe du plein emploi, mobilisée contre le chômage, la précarité et la dégradation du cadre de vie. Une Europe qui renforce les garanties sociales, met en oeuvre un développement économique compatible avec les équilibres écologiques, défend la diversité culturelle et reconnaît enfin aux femmes l’égalité et les droits qu’elles revendiquent.

Nous voulons une Europe démocratique, fondée sur la pleine citoyenneté de tous ses résidents. Nous proposons une Europe dont les peuples seront les acteurs d’un authentique processus constituant, qui leur permette de décider vraiment des choix politiques et de contrôler leur mise en oeuvre. Pour que cette Europe si nécessaire devienne possible, il faut partout donner la parole aux citoyens et refuser cette prétendue " constitution " européenne.

Nous entendons l’argument de ceux qui combattent avec nous le néo-libéralisme et craignent pourtant qu’un tel refus serve les forces réactionnaires. Mais laisser l’Europe actuelle continuer sur sa lancée favorise l’essor dangereux des populismes réactionnaires, des droites " souverainistes ", de l’extrême-droite xénophobe. Cette Europe-là représente une grande menace pour l’idée européenne elle-même. C’est pourquoi nous appelons à opposer un " non " majoritaire au " traité constitutionnel ". Un " non " de gauche, en rupture avec le système libéral, qui puisse traduire dans les urnes ce que les mobilisations sociales et altermondialistes de ces dernières années ont exprimé avec le soutien de la majorité de la population, des salariés, de la jeunesse.

Sur ces bases, nous créons un collectif d’initiative et appelons à ce que des rassemblements similaires se constituent dans toutes les villes et dans tous les secteurs de la société.


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Old Post 10-05-2005 10:49
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Demain les pavés ?

La seule chose que propose cette Constitution c’est une guerre : la guerre économique.
Demain lorsque tout gouvernement de gauche sera du fait du droit constitutionnel obligé d’appliquer une politique néolibérale, privée des principaux leviers de la politique sociale (politique monétaire, politique industrielle, politique économique) : même sortir dans la rue par millions à travers l’Europe ne servira plus à rien, sinon à tout renverser.
Les peuples au lendemain de la ratification unanime seront démunis de tout pouvoir sur la politique qui les dirigera ; ils le sentiront et se réfugieront vers les seuls à proposer d’en sortir tout net : les extrémistes.

Ne rêvons pas : demain, si le Oui l'emporte, nous n’aurons plus même le choix des urnes. Nous l’aurons abandonn" le 29 mai à un pouvoir éxécutif surpuissant faisant les lois, les appliquant et nommant ceux qui sont chargés de les faire respecter.


Un noniste (comme moi ), surtout de gauche (comme moi, encore ), c’est minuscule et présomptueux (c'est encore moi ), ça veut offrir aux autres des « trucs » dont les autres ne veulent pas, que les autres ne demandent même pas.

Des trucs idiots bien sûr :
la fraternité (au lieu de la concurrence),
le droit à la santé (même pour ceux qui n’ont pas de quoi payer le SIGE),
le droit à la retraite,
des services publics (des vrais) qu'on protège : des qui sont là parce qu’ils sont utiles et nécessaires à la société, des qui sont bien gérés mais n’ont pas besoin de savoir ce que " rentables " signifie, des qui se moquent bien de savoir si un autre service public leur fait concurrence parce qu’ils n’ont pour but que le service du public et non le rêve libéral.

Pire que ça, comble du lyrisme présomptueux, il voudrait, ce noniste, offrir à l’Europe un fonctionnement démocratique, alors que de toute évidence elle n’en veut pas.

La Constitution (ou Traité, on s'en bat les c...) voudrait offrir aux peuples d’Europe la jolie charte des droits fondamentaux, qu’évidemment ils désirent tous ardemment.
Et qu’importe si ces peuples l’ont déjà, qu’importe s’ils ont même déjà mieux.
Qu’importe si elle est écrite à l'encre sympathique sur du papier cadeau .
Qu’importe si elle ne sert juste qu'à emballer les merveilleux bienfaits du libéralisme, de la concurrence libre et non faussée, de l’économie sociale (si si, je vous assure !) de marché hautement compétitive, de la libre circulation des marchandises et des capitaux, de la non-harmonisation des règles sociales, fiscales, pénales, ...
Qu’importe si cette Europe ne comprend pas bien ce que démocratie signifie.
L’important, c’est qu’il restera une Constitution non modifiable que nos enfants devront combattre et abolir.
Et après ? On fait quoi ? On descend dans la rue pour vérifier qu'il y a encore des pavés ?

Edité par donflon le 10-05-2005 à 19:40

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Old Post 10-05-2005 14:46
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Re: Demain les pavés ?

Citation:
Message écrit par donflon, le 10-05-2005 à 14:46
Et après ? On fait quoi ? On descend dans la rue pour vérifier qu'il y a encore des pavés ?

Ce sera sans doute long mais c'est forcémment comme ça que tout finira. Ce machin, c'est une bombe à retardement que l'on va léguer à nos enfants. Ceux d'en haut le savent qui renâclent à l'idée que la valtaille puisse exprimer une opinion contraire à celle qu'on lui dicte depuis le cénacle de la pensée unique. Mais ils s'en tamponnent, ceux d'en haut. Quand ça finira par péter, ils ne seront plus là et leurs enfants auront suffisamment de blé pour foutre le camps à temps.
Comme l'écrivait Ferré :
Citation:

Les révolutions ? Parlons-en !
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent,
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l'histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous intéresser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites,
à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.
Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas ?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi,
on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.


__________________
Je définis la cour un pays où les gens
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu'il plaît au Prince, ou s'ils ne peuvent l'être,
Tâchent au moins de le paraître,
Peuple caméléon, peuple singe du maître,
On dirait qu'un esprit anime mille corps ;
C'est bien là que les gens sont de simples ressorts.


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Old Post 10-05-2005 16:29
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Re: Demain les pavés ?

Citation:
Message écrit par donflon, le 10-05-2005 à 14:46
ça veut offrir aux autres des « trucs » dont les autres ne veulent pas, que les autres ne demandent même pas.


Pas mal ça. C'est presque la définition de l'amour selon Lacan... lui disait : "L'amour, c'est offrir à quelqu'un qui n'en veut pas quelque chose que l'on n'a pas."

Très joli texte donflon... mais je suis d'accord avec l'ami mopz : que ce soit en douceur ou non, on n'y coupera pas à la révolution. Pourquoi ? Parce que ceux qui ont, ne veulent rien offrir, eux !


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Old Post 10-05-2005 18:54
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Cinglant ce que tu as marqué Arka mais tellement vrai


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Old Post 10-05-2005 19:28
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Re: Re: Demain les pavés ?

Citation:
Message écrit par arka, le 10-05-2005 à 18:54
mais je suis d'accord avec l'ami mopz : que ce soit en douceur ou non, on n'y coupera pas à la révolution. Pourquoi ? Parce que ceux qui ont, ne veulent rien offrir, eux !

Oui, mais là où nos points de vue divergent certainement, c'est dans le regard que nous portons sur la révolution. Je partage, à peu de chose près, la vision de Ferré (cf. plus haut).


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La révolution est morte

Moi je la ferai bien déjà la révolution mais je préfère passer ma vie à larvoyer devant les résultats de rugby sur le net, devant ma trompette, à bouffer des chocapics...j'y peux rien, ma révolte est forte, vivante, je la sens qui bouillonne et qui me met en colère, mais j'ai trop de distractions pour ne pas l'oublier. Je descendrai donc dans la rue...pour acheter mon pain.

Les révolutions (douces) que l'on voit en Europe Centrale sont les dernières révolutions d'Europe, après cela la distraction emportera tout avec son allié confort, car si les injustices sont criantes, si les inégalités sont incomparables, la grande masse s'est embourgeoisée et on ne remet pas en cause 10 ans de traite pour l'achat de la maison pour quelques idées, soyons sérieux.

Le Grand Soir ? Pfff, pas ce soir, il y a Foucault à la télé !


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Comme dirait l'autre :
Vivement le grand soir.....





qu'on se couche !!!


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Re: Re: Re: Demain les pavés ?

Citation:
Message écrit par mopz02, le 10-05-2005 à 21:20
Oui, mais là où nos points de vue divergent certainement, c'est dans le regard que nous portons sur la révolution. Je partage, à peu de chose près, la vision de Ferré (cf. plus haut).


Fais donc moi une lecture de texte... parce que ça m'échappe un peu ?! Mais bon, c'est p't'être pas le meilleur lieu pour parler de la révolution, non ?


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La part de gateau

Citation:
Message écrit par Grosse Fatigue
L'Europe est un grand gâteau bizarre où le projet de constitution fait office de répartition des parts.
Tout le débat animé des derniers mois sur l'avenir constitutionnel du concept Europe se réduit à cela.
Quand Cohn Bendit trouve que le "oui" n'a pas d'odeur et qu'il peut ainsi, à sa guise, le soutenir tant dans les meetings de droite que dans les débats de gauche, c'est qu'il imagine que le gâteau a de quoi nous faire vivre longtemps, et que les parts seront toutes égales.

Quant au non, Danny le vieux a juste peur que la pâte ne prenne pas et là, adieu veaux vaches cochons, ce qui n'est pas pour séduire les amateurs de charcuterie. C'est pourtant beau une Europe à 25 où les gens (je ne dis pas les "peuples", je me sens bien trop européen, et même, avouons-le, un peu cosmopolite), une Europe où les gens auraient leur mot à dire non pas en tant que Français ou Grec, mais en tant que réformistes ou conservateurs (ajoutez tous les colorants qui vous plaisent).
Et pourtant putain de nom de non, l'Europe que l'on nous propose est une grande économie décidée par des experts n'ayant aucun compte à rendre. Voyez leur énervement : on demande aux Français leur avis, les voilà qui disent non, les pauvres cons. N'est-ce pas la preuve que ces gens-là doivent être gouvernés par une technostructure aristocratique qui sait très bien que le textile n'a pas d'avenir parce qu'il est, structurellement, non compétitif ? Que ceux qui voteront non pour ces raisons-là les rengainent : l'ennemi a déjà gagné, parions sur autre chose ! (un expert à la radio parlait des biotechnologies, merveilleuse idée ! ).

Il paraîtrait aussi, très, très fortement, qu'avec ou sans constitution, c'est du pareil au même. S'attendre au pire est aussi utile qu'un Minitel. La proposition de constitution est déjà en retard d'une vingtaine d'années, du temps où l'on pouvait encore bloquer les magnétoscopes japonais à Poitiers et les voitures de l'archipel nippon à 4% de parts de marché. A l'époque, on croyait au politique. Maintenant, on ranime Delors et dedans, pour convaincre par l'affectif le petit peuple qui voudrait comprendre des mots un peu compliqués : faites confiance au créateur de la stabilité, il aurait pu être élu à la présidentielle, c'est un sacré bonhomme, vous l'aimez bien, non ? Alors faites ce qu'il dit, et arrêtez d'écouter des profs marseillais qui n'y connaissent rien et avouent sans honte ne rien y comprendre. A ce propos, pour un avis plus technique, cliquez ici....

FAITES CONFIANCE AUX SPÉCIALISTES. Ils ne se trompent jamais. Voyez le chômage : les spécialistes s'en chargent. Surtout les Anglais. Ça marche. Des indemnités salariales égales pour tous, viré du jour au lendemain, la fosse aux lions pour les survivants. Paraîtrait que ça marche. Ça marche qu'ils disent. Marcher, marché, supermarché.

J'en suis fort aise.

Le oui, c'est tout le contraire du politique, mais ça tombe bien : le traité n'est pas très politique. Deux chapitres de bla-bla, un chapitre d'économie. Des millions perdus à envoyer tout cela à chaque votant au lieu d'en envoyer un exemplaire papier par foyer... Belle preuve de l'incapacité des technocrates (c'est un terme de droite mais il est, ici, adéquat). Et pas de renégociation. J'en parlais pourtant pas plus tard qu'hier soir à Laurent F. *, qui me certifiait qu'une Europe sans constitution c'est comme un gâteau au chocolat sans chocolat, la démagogie sans Jack Lang ou l'avenir sans enfant. On en votera une autre, c'est tout. Et pourtant, on nous menace. Je n'ai jamais été aussi menacé depuis le 10 mai 1940. En tant qu'Européen, c'est un peu fort. Et Chirac, cet imbécile, qui nous prône le oui et nous enfonce le non, alors qu'il a lui-même souhaité comme un grand nous faire partager son émotion européenne et ses doutes (non ?) en lançant le référendum. L'Europe va-t-elle s'écrouler si la France éternue le non ? Après autant d'années d'Histoire et de querelles, des siècles et des siècles, j'ai des doutes sur l'écroulement instantané de la meilleure idée européenne depuis la guerre... Aura-t-on un jour une constitution que l'on défendra non pas au nom de la France, mais au nom d'une idée plus universelle ? Car une grande partie du débat s'articule autour de la place de la France dans ce cloaque à 25... Serons-nous encore la plus grande nation universelle de la Lumière mondiale ? Euh. Il faut bien dire que, vu de l'extérieur et même depuis un exil dans une île italienne au XIXème, la France est, comme la plupart des pays européens, un tout petit pays, à l'image de ses chanteurs aphones qui font se pâmer les jeunes parisiennes : rien d'émouvant. Ce débat-là, c'est celui du non de droite, et l'on s'en fout. Le non de gauche, je veux dire le mien, c'est celui du politique : je n'ai aucune envie de continuer sur les rails d'une économie qui n'envisage même pas la fin du pétrole. C'est pourtant simple.


sa source : http://grosse.fatigue.free.fr/sapartdegateau.htm


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Old Post 11-05-2005 12:21
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Lettre à mon frère de lait qui s'apprête à voter OUI ce prochain 29 mai, par Romain Migus

C'est un message public que l'ami Arka devrait apprécier...

Citation:
Message écrit par Romain Migus
Mon ami, mon frère ! !


Je t’écris, poussé par le vent du progrès, et imaginant ta joie à la remontée du camp de la réaction... Non je ne suis pas en France et parfois je le regrette parce que la bataille a l’air alléchante. J’ai l’ impression que ça prend des tournures d’affaire Dreyfus. Et pour tout t’avouer, j’aurai aimé, avec tout l’amour que j’ ai pour toi, te planter délicatement le Laguiole de berger de mon père entre les omoplates pour t’introduire dans le monde charmant des luttes populaires. J’imagines allégrement, que tu te serais relevé, difficilement mais poussé par la passion politique, pour me fracasser un bout du crâne avec ta batte cloutée, pour qu’enfin mon petit cerveau s’imprègne des bienfaits du marche. Puis classique...nous aurions hurlé, casse une ou deux portes, nous nous serions insultés de tous les noms et aurions fini dans les bras l’un de l’autre se complimentant mutuellement ; buvant une bière et fortifiant notre amitié par nos différences politiques.

Mais non, je ne suis pas en France. Je suis dans un pays ou les ravages de 40 ans de libéralisme effréné se voient dans la rue. Pour s’en rendre compte pas besoin d’être un économiste spécialise, un journaliste d’investigation ou encore mieux....un expert ! Il suffit de relever la tête vers ces collines qui entoure Caracas pour se rendre compte que les miracles annonces par le F.M.I ou la Banque Mondiale ne se sont finalement pas réalisés. Ou plutôt si, mais pas pour tous. Dans l’Est de Caracas, on vit plutôt bien, plutôt blanc, dans le style nord américain. On parle de l’Ouest avec la peur et le dégoût dans les yeux - des gens sales et violents- qui sont tous des agents de « este diablo » (Chavez comme tu peux l’imaginer). La frontière entre ces deux parties de la capitale est plus qu’une frontière géographique. C’est une frontière sociale, économique, cognitive. On ne se représente pas le monde de la même façon, on ne vit pas dans le même monde au sens propre. Donc on s’ignore, et l’ignorance et l’isolement engendre la méfiance, la peur, la haine parfois. Frontière symbolique ou frontière réelle ?

Ces personnes te parlent de l’Europe en se remémorant le dernier séjour en Espagne ou à Paris. Ah Paris, « que lindo Paris ! ». On t’évoque les cafés de Montmartre, et les ramblas de Barcelone, on s’enchante de ta venue et bien souvent comme tu est blanc et européen, on critique allégrement Chavez, son gouvernement, et toute la horde de sauvages incultes qui soutient cette politique.

« Sauvage inculte », ça ne te rappelle rien. C’est quasiment le même argumentaire qu’emploie les partisans du OUI devant le refus du peuple à les suivre aveuglement. C’est le même lexique que celui utilise pour Maastricht en 1992, quand à la différence de Nice, Amsterdam, Schengen, Helsinki, nos politiciens s’étaient rappelé que nous étions en Démocratie, et qu’au moins une mascarade d’élection devait en entretenir l’illusion. « Inculte, fasciste, stupide... ils ne comprennent donc rien ! » Quelle peine que la politique ne soit pas une science dure car nous pourrions calculer une fois pour toute le meilleure système, la « plus grande somme des bonheurs » comme disait Bolivar, et fini les bagarres politiques ! Mais depuis la mort du Roi, et après Hegel, nous savons que la Vérité n’est pas monolithique mais résulte de l’opposition, de la confrontation de, au moins deux points de vue différents.

Et ce Parti d’« incultes » dont je suis fier d’être membre, est internationaliste. De Caracas à Paris, d’El Valle à la Courneuve, le Peuple relève la tête et constate l’inadéquation entre tes promesses et leur cadre de vie. Et a partir de ce constat brut figure toi qu’ils pensent et s’organisent.

Au Venezuela, cette prise de conscience de la force populaire est arrive très rapidement. 9 ans exactement ! De 1989 a 1998 ! Avant, ce peuple attendait la réalisation des bienfaits de la société de marché. Mais comme dans la chansonnette l’empereur Capital, sa femme Banque mondiale et le petit prince FMI ne rencontraientt jamais ce peuple invisible, et revenaient le lendemain, quand ils n’allaient pas passer le week end a Miami.

A force de frustrations la colère grondait ! Non ils n ont pas voté F.N pour manifester leur rejet du système politique traditionnel. Le gouvernement de l’époque, du social-démocrate Carlos Andres Perez, en appliquant les plans d’ajustements structurels du FMI, les a jeté dans la rue. La conséquence de ces plans fut l’augmentation du prix de l’essence à la pompe. Cela a entraîne une augmentation des transports en commun et surtout une véritable flambée des produits de première nécessite, dépendants du transport routier. Pour « pacifier » ces émeutes de la faim, ce président a eu recours à l’armée. Mais pas n’importe quel bataillon ! ! Dans le pays de Bolivar, l’armée est toujours reste progressiste et respectueuse de l’union civico-militaire prônée par les idéaux bolivariens. Le soldat du Peuple, habitant de Caracas aurait sans doute hésité a tirer sur ces voisins, ses amis, sa famille, ses semblables, et la révolte populaire aurait facilement pu tourner au changement de régime. Le gouvernement a donc envoyé des bataillons de choc, ou des jeunes soldats venant des régions les plus reculés. Les mesures libérales firent plus de 2000 victimes.

J’espère de tous mon coeur que nous ne conaitrons pas un tel désastre un jour si ton voeux pour l’Europe l’emporte sur le mien.

Ce massacre, connu sous le nom de « Caracazo » a matérialisé dans le sang le désir de changement. Ce fut la première révolte contre le neo-libéralisme, 5 ans avant le cri de la jungle Lacondone et le soulèvement zapatiste, et combien de temps avant notre réveil..

Dans les rangs de l’armée du peuple, ce sentiment fut approfondi par un groupe d’officier qui, le 04 février 1992 décidèrent d’en finir avec le bipartisme selle par le pacte de Punto fijo . Ils échouèrent dans leur bataille contre l’hydre bicéphale neo-liberale. Un jeune officier assuma la responsabilité de cette tentative de bouleversement radical « Nos objectifs ne sont pas atteints, pour l’instant. J’assume la responsabilité de ces évènements » dit-il dans les 20 secondes que le gouvernement lui a octroyé pour s’exprimer au Peuple et à l’armée. Assumer une responsabilité en temps de crise, les vénézuéliens n’y étaient pas habitués... nous, européens, non plus d’ailleurs ! Mais plus que ce geste, ce « pour l’instant » fit de Hugo Rafael Chavez Frias un héros populaire.

L’instant va durer 6 ans, et en 1998, il fut élu président du Venezuela. Sa première préoccupation fut de changer la constitution.

Pour ce faire, il délégua à un ancien président de droite la charge d’écrire une nouvel charte suprême, pour ensuite essayer d’imposer cette nouvelle constitution libérale au Peuple vénézuélien...

NON, comme tu peux l’imaginer de ce coté ci du « charco », cela ne s’est pas passe comme ça. On lit souvent dans la propagande médiatique contre le gouvernement vénézuélien que ce pays vire a la dictature. Nous aurions dut nous inspirer d’une telle dictature pour rédiger notre Traite pour une Constitution européenne.

Tout d’abord, il y eu une véritable volonté de consulter le Peuple sur ces besoins, ces nécessites. Apres la réalisation de ce cahier de doléances, le président convoqua un référendum pour demander aux vénézuéliens s’ils étaient d’accord pour changer de constitution et convoquer une assemblée constituante. Le résultat exprime par lui même la nécessite de changement : par 90%, la convocation de la Constituante fut approuve.

Puis, il y eut des élections pour élire les représentants à cette assemblée constituante. Cette assemblée fut le miroir de la réalité politique de ce moment. Elle comptaient des partisans ou alliés de Chavez mais aussi des adversaires politiques. Entendre dire aujourd hui que cette constitution est l’oeuvre de Chavez, écrivant seul jour et nuit la charte suprême, est un média-mensonge qui nie l’organisation du débat démocratique autour de cette constitution.

Aprés quelques mois de travail, s’inspirant du projet de Chavez mais intégrant des éléments du cahier de doléances et du débat résultant des différences politiques, les députés de l’assemblée constituante présentèrent une nouvelle fois leur projet à l’approbation des vénézuéliens. Le 15 décembre 1999, la nouvelle Charte Suprême fut ratifie par 71.19% de vénézuéliens.

Quelle belle preuve de démocratie ! ! Constates tu, mon frère, combien nous sommes loin d’un tel fonctionnement démocratique ? La manière dont fut élabore le Traite pour une constitution européenne est une négation des aspirations populaires à faire parti du processus d’élaboration. Et encore, nous avons cette chance, en France, que l’on nous demande notre avis ce prochain 29 mai.

Un de tes grands arguments et du camp du OUI pour faire taire les craintes légitimes « d’en bas » est de dire que ce texte contient de nouvelles avancées sociales. J’ai fait plusieurs fois la lecture de ce Traite et je les cherche encore, mais tu sais, je fais parti de ce Parti « d’incultes », c’est peut être normal... Je les cherche encore peut être parce que je me suis accoutume à l’audace des articles de la Constitution de la république bolivarienne du Venezuela, et que dans mes rêves les plus fous j’aimerai voter un jour pour un texte de cette teneur dans mon pays.

Je te livre quelques exemples pris dans le texte bolivarien :

- art. 72 : « Toutes les charges et magistratures de l’élection populaire sont révocables.
Passée la moitié de la période à laquelle a été élu, le ou la fonctionnaire, un nombre qui ne peut être inférieur à vingt pour cent des électeurs ou électrices inscrit(e)s dans la circonscription correspondante pourra solliciter la convocation d’un référendum pour révoquer son mandat. Quand le nombre d’électeurs ou d’électrices, égal ou supérieur, à vingt cinq pour cent des électeurs ou électrices inscrit(e)s aura voté la révocation, on considère le mandant révoqué. On procédera immédiatement à couvrir la vacance du poste conformément aux dispositions de la présente Constitution et la loi. La révocation du mandat pour les membres du corps se réalisera en conformité avec la loi. Durant la période de son mandat, le ou la fonctionnaire ne peut subir plus d’une sollicitation de révocation de son mandat.

Toutes les charges sont révocables et selon un mode de destitution qui ne favorise pas un climat de chaos. Mais les élus doivent rendre des comptes a leur électorat, ou simplement le respecter et tenir ce a quoi ils s’étaient engagés pour obtenir leur mandat. Dans le cas du Venezuela, même le président peut être destitue. Tu me diras que ça serait difficilement acceptable dans notre « Europe démocratique » étant donne que les membres de la commission ne sont pas soumis à une élection populaire.


- art. 307 : « Le régime des grandes propriétés foncières est contraire à l’intérêt social .
La loi réglemente de façon appropriée le régime fiscal pour grever les terres incultes et établir les mesures nécessaires pour leur transformation en unités économiques productives, en rachetant également les terres à vocation agricole. Les paysans ou les paysannes et les autres producteurs ou productrices agricoles ont droit à la propriété de la terre dans les cas et les formes spéciales attribuées par la loi.
L’État protége et favorise les formes associatives et particulières de propriété pour garantir la production agricole. L’État veille à l’aménagement soutenu des terres à vocation agricole pour assurer son potentiel agroalimentaire.

Le petit paysan polonais serait à mon avis rassure par l’ introduction dans notre Traité pour une constitution européenne d’un article de cette teneur qui lui protégerait son lopin de terre contre l’appétit des puissants.


- Art. 84 : Pour garantir le droit à la santé L’État créera et exercera l’action Directrice et gérera un système public national de santé, de caractère intersectoriel, décentralisé et participatif intégré au système de la sécurité sociale, régi par les principes de la gratuité universelle, l’intégrité, l’équité, l’intégration sociale et la solidarité.
Le système public de santé donnera priorité à la promotion de la santé et à la prévention des maladies, garantissant les traitements adéquats et de réhabilitation de la qualité. Les biens des services publics de santé sont propriété de L’État et ne pourront pas être privatisés. La communauté organisée a le droit et le devoir de participer dans la prise de décision sur la planification, l’exécution et le contrôle de la politique spécifique dans les institutions publiques de santé.

Face à la volonté dans notre Traité constitutionnel de faire rentrer les services publics dans un système de concurrence libérale, cette acte constitutionnel de ne pas abandonner le système public de santé me semble plus que louable.


- Art. 303 : Pour des raisons de souveraineté économique et politique et de stratégie nationale, l’Etat conserve la totalité des actions de Petróleos de Venezuela SA, ou de l’organisme a créer pour la gestion de l’industrie pétrolière, exception faite des filiales, associations stratégiques, entreprises et autres qui se créent ou se constituent comme conséquence du développement du négoce de Petróleos de Venezuela, SA.

Il s’ agit ici de préserver la ressource nationale la plus importante. Le Venezuela est le cinquième exportateur d’or noir. Les richesses préservées par cet article servent aujourd hui à financer les nombreux programmes sociaux du gouvernement bolivarien. Ne pas livrer nos richesses à l’appétit des multinationales, je cherche encore un tel article dans notre Traite pour une Constitution européenne.


Tu remarqueras, à travers ces exemples, que cette constitution est lisible par tout un chacun. Elle diffère en cela de l’opacité du vocabulaire utilise dans notre Traite pour une constitution européenne. La conséquence est qu’ici, la grande majorité des vénézuéliens se sont approprie leur Charte Suprême et la connaissent dans ces moindres articles. Quel plaisir et quelle surprise d’être promené a travers le texte constitutionnel par un vendeur de rue, un instituteur, un boulanger, qui t’explique leurs droits, bicha en main.

Combien de personnes en France, en Slovaquie, en Espagne, en Hongrie, connaitront ce Traité pour lequel tu t’apprêtes à voter. Si un tel désintérêt se manifeste, c’est peut être que ce traité parait loin, inaccessible, voire inutile. Le vote NON, c’est aussi un moyen de dire que cette Europe là n’est pas la notre, et que notre réel désir d Europe doit passer par un rapprochement avec ses citoyens.

Car encore une fois, parmi tous les noms d’oiseaux dont tu nous traites, il y en a un qui s’avère particulièrement odieux. L’accusation d’être anti-européen. Européens nous le sommes géographiquement, nous ne pouvons le nier. En revanche, politiquement, nous n’en sommes qu’à nos débuts.

Revendiquer une autre politique européenne, c’est revendiquer que notre position géographique s’accompagne d’un véritable souci pour l’« Europe d’en bas » !

Qui plus est, cette accusation n’est pas sans mépris pour le peuple du non. Elle nous transforme en ignobles fascistes, replié sur nous même, craintif d’un « prétendu » progrès.


Ce que j’essaie de te dire, c’est que le « Parti d incultes » sait ou est son intérêt. Et si l’Etat ou un Gouvernement supra-nationale prends en compte et s’intéresse à cette armée de pauvres en France ou dans notre douce Europe, il y a fort à parier que celle-ci s’avérera tellement pro européenne que cela dépassera tes rêves les plus chers.

Si je t’ai parle plus haut du « Caracazo », c’est pour te montrer à quel point le changement peut aller vite et qu’un peuple oublie et méprisé peut soudainement se transformer en un peuple en lutte digne et fier de se qu’il construit. L’organisation populaire s’est, ici, faite en dehors des cadres traditionnels de la politique. Le Peuple a pris conscience de l’immense pouvoir qu’il pouvait tirer de lui-même et s’organise en associations de quartiers, culturels ou sportives, médias communautaires, pour reconstruire un tissu social. Les classes populaires ont accédé à une visibilité sociale qui leur avait été interdite pendant des décennies.

Songe à tous les spectres qui hantent les quartiers nord de nos grandes villes, ou ceux qui vivent dans les campagnes françaises, à tous ces « gens » sur qui l’on glose dans les cafés parisiens et qui n’apparaissent à la surface de la décence social que sous la forme du « deschien », ou de la racaille banlieusarde. A tous ces gens qui vont rejeter ton projet européen parce qu’ils ont bien compris, de manière tout a fait rationnelle, que, depuis Maastricht, le paradis promis n’était qu’une continuation de leur enfer social.

C’est en référence à la libération de cette énergie populaire que je reviens à mon exemple vénézuélien. Contenu depuis des années, les fondations de cette organisation populaire se sont élaborées au cours de la période d’ attente. Avec l’avènement de Chavez, cette énergie a explosé et constitue la base de l’effervescence révolutionnaire du Venezuela bolivarien.

Imagines alors le flux d’énergie qui se libérerait de ces « invisibles sociaux » si on leur donnait la possibilité institutionnelle de s’exprimer par leur pratiques, si on les encourager à s’organiser légalement, à participer à la prise en main de leur propre destin. Voter NON, c’est aussi une manière de faire passer cette nécessite pour une Europe plus juste, plus égalitaire et respectueuse de nos droits sociaux.

Alors y a-t-il eu un Chaos au Venezuela, un Chaos comparable à celui que nous prédisent nos Nostradamus médiatiques si le NON l’ emporte. L’Europe va-t-elle resombrée dans ce que son histoire a de plus honteux ?

Au Venezuela, il n’y a pas eu de chaos, et depuis 1999, le gouvernement bolivarien n’a eu de cesse que d’améliorer le quotidien des 64.5% des vénézuéliens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Reforme agraire, Missions d éducation populaire, accès a une santé de proximité gratuite, protection des ressources pétrolières nationales, développement d’accords économiques solidaires privilégiant le développement durable (notamment au sein de l’ ALBA avec Cuba). Non seulement il n y a pas eu de chaos, mais l’année dernière, ce pays a enregistré un taux de croissance de l’économie non pétrolière de 18.4%, incroyable pour ceux qui ont ose rompre avec le système dominant, pour ceux qui ont, eux aussi, osé dire NON !

Bref pas de chaos, mais des tentatives de K.O. ! Devant l’audace des reformes avancées, l’opposition au gouvernement a tenté de multiples tentatives pour donner l’uppercut fatal à ce mouvement populaire. Coup d’Etat mediatico-militaire (11 avril 2002), Lock-out patronal paralysant le pays durant plus de 2 mois (décembre 2002- Février 2004), manifestations violentes dont le seul but étaient de solliciter une intervention étrangère (février 2004), présence de 156 paramilitaires colombiens dans les alentours de Caracas (mai 2004), violation de la souveraineté du territoire vénézuélien avec le kidnapping par des policiers vénézuéliens corrompus et des militaires colombiens du guérillero R. Granda a Caracas (décembre 2004), etc... [1]

Autrement dit, le Chaos n’est pas venu de la décision du peuple souverain d’accorder un mandat à Chavez, mais de la réaction des secteurs les plus conservateurs et libéraux qui refusent le changement opère par leur chef de l’Etat.

Dans notre cas non plus, il n’y aura pas de Chaos mais en cas de renégociation du Traité pour une constitution européenne ou de discussion sur le fonctionnement démocratique de l’Europe,les tentatives de K.O. seront nombreuses. Nous faire revoter plusieurs rounds jusqu a ce que nous devenions intelligents et ratifions le OUI est une possibilité de K.O.

De toutes les manières, nous assistons à travers de ce débat, à la mise en relief de l’ essoufflement de notre démocratie représentative. Le peuple ne sont sent plus concerne (quelque soit le résultat du 29/05, le taux d’ abstention sera encore très élevée), nos élites politiques et médiatiques ne lui parlent plus ou tout simplement le méprise, l’idée politique ne vaut que si elle passe a la télévision.

Et sur ce point, nous assistons à une véritable prise en otage du débat démocratique. Comme le souligne un récent appel contre la censure du NON dans les médias, toutes chaînes confondues, le nombre d’intervenants à la télévision sur le traité constitutionnel européen entre le 1er janvier et le 31 mars 2005 était :

- pour les favorables au « NON » : 29%
- pour les favorables au « OUI » : 71%

Comment accepter que nos médias passent sous silence les craintes exprimées par plusieurs millions de français. Comment accepter que les rares défenseurs du NON qui passent a la télévision ou dans la presse soit dépeint sous les couleurs du fascisme ? Comment accepter les mensonges permanents ou l’absence de tous débats dans nos médias ? Comment accepter l’absence de débat démocratique ?

Le parallèle avec le Venezuela est encore intéressant à plus d’un égard. La violence des médias contre les aspirations populaires est proportionnelle à leurs capacités réelles de réalisation. L’extrémisme des médias commerciaux vénézuéliens le révèle bien. Ils se sont constitue en véritable acteur politique et unique fer de lance d’une opposition hétéroclite co-organisant le coup d’état d Avril 2002 et favorisant la crise économique que le pays a connu lors du Lock-out de l’hiver 2002-2003.

Qu’un jour, surgisse de la colère populaire un gouvernement progressiste et nous verrons avec quelle violence, les diverses propriétés de Lagardère, Dassault ou Bouygues traite ce régime et les personnes qui l’ont élus. Nous nous rappellerons alors du Venezuela bolivarien.


T’écrivant d’un pays, en lutte pour sa souveraineté économique, et son indépendance politique, je m’inquiètes légitimement de ton choix, mon ami. Parce que,le sommeil des Peuples n’est pas éternel comme le démontre l’exemple vénézuélien.

Parce que le mépris pour ce peuple engendre du ressentiment et de la colère dont les formes d’expression peuvent être variées. Energie et voracité démocratique ou préjudice à la démocratie.

Parce que en tant qu’européen de coeur et de raison, je souhaite qu’ une autre Europe se construise : une Europe respectueuse de ses citoyens, une Europe luttant pour l’intérêt des Peuples qu’ils soit français ou vénézuélien, européens ou extra-européens, une Europe sociale et plus démocratique, une Europe combattant toute forme d’exclusion,

Parce que je souhaite voire la France évoluer dans cette Europe là, (Par procuration), Je voterai NON !


Romain MIGUS
Caracas, le 09 mai 2005.


sa source : http://www.legrandsoir.info/article...id_article=2321


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Trés joli article oui !

Le Venezuela est la plus grosse touche d'espoir dans ce monde de m****. Pas que ce soit parfait, mais tellement mieux !


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L’idiot du village mondial
Aujourd'hui : Giscard d’Estaing, ancien président de la République
"C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit "oui"."



Pour les retrouver tous : http://www.lcr-rouge.org/idiot.php3


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Le traité constitutionnel européen
Arme de destruction massive... de la démocratie
Corinne Gobin est politologue à l’Université libre de Bruxelles. Elle a publié « L’Europe syndicale, entre désir et réalité. Essai sur le syndicalisme et la construction européenne à l’aube du xxie siècle » (éditions Labor, Bruxelles, 1997). Elle retrace pour « Rouge » l’histoire de la construction européenne pour mieux comprendre la situation actuelle : pourquoi avons-nous hérité d’un traité dit constitutionnel ? Pourquoi l’attitude du pouvoir politique autour de ce texte est-elle aussi agressive ?

Il faut commencer par déconstruire un mythe : celui de la construction progressive de l’Europe, la fameuse « construction à petits pas ». Cette histoire donne à penser que nous sommes face à un processus quasi automatique et harmonieux où, peu à peu, de nouveaux éléments viennent s’imbriquer vers une intégration européenne de plus en plus poussée. Avec, à l’horizon, l’image d’un système parfait. Cette histoire-là fait sciemment l’impasse sur le fait qu’il y a eu plusieurs ruptures politiques dans cette « construction ». L’institution européenne, comme toute autre institution, est traversée par des conflits et des tensions ; elle réagit à l’environnement sociopolitique. Ce mythe donne aussi à penser à un processus qui serait en permanence ouvert, une sorte de chantier permanent. Or, je pense au contraire que le projet de traité, parce qu’il est dit « constitutionnel », signifie une fermeture, une clôture du processus. On décrète une sorte de fin de l’histoire de nos institutions politiques, en établissant un ordre qui serait immuable.

Retour à l’aristocratie

Quel sens donner à cette « agitation » de 20 ans de réformes ? Il y a eu en effet cinq révisions des traités entre 1985 et 2005, ce qui est exceptionnel si on se replace depuis la fondation du traité de Rome de 1957. Mon opinion est que nous sommes face à une entreprise de changement radical de régime politique : il s’agit de délégitimer toutes les institutions, les procédures, les valeurs et les symboles qui ont été mobilisés, depuis Montesquieu jusqu’à nos jours, pour penser et instituer la démocratie. Nous sommes face à une posture réactionnaire (au sens classique de retour en arrière) pour asseoir la légitimité de régimes politiques de type « aristocratique », dans le sens du pouvoir des élites, « des meilleurs », sous la forme particulière d’une technocratie (une élite de techniciens).

Ce mouvement avait commencé en 1958, puis avait été freiné et relativement stoppé entre 1972 et 1974 (grâce aux luttes de 1968). Il a redémarré avec l’Acte unique de 1985. Et ensuite avec 20 ans de réformes. Un changement aussi profond n’aurait pu se faire en une fois : il a fallu vendre l’Europe, son drapeau, son hymne, et ses colifichets... Maintenant, le terme de Constitution est symboliquement utilisé pour assurer la stabilité d’un nouvel ordre politique.

En fait, entre la Communauté économique du charbon et de l’acier (Ceca), mise en place en 1950 comme première forme institutionnelle, et la Communauté économique européenne (CEE) de 1957, nous assistons à un changement complet de paradigme politique. Le modèle Ceca, sans être une panacée, était beaucoup plus proche du modèle des démocraties politiques nationales de l’après-1945. La Ceca est un pouvoir politique qui, au nom de l’intérêt collectif, devient une pleine autorité publique, y compris dans son contrôle sur l’économie. Ce modèle affirme clairement la nécessité de contre-pouvoirs démocratiques. D’une part, par ses liens avec le monde syndical : les syndicalistes sont directement présents dans la Haute-Autorité. D’autre part, par le rôle affirmé de contrôle de l’Assemblée parlementaire de la Ceca sur l’exécutif et le contenu de sa politique. C’est donc un pouvoir politique souverain dans son domaine de compétence, et qui peut même aller au-delà du texte du traité s’il l’estime souhaitable. Il en a d’ailleurs été ainsi dans le développement de politiques sociales : politiques de logements pour les mineurs, de réinsertion professionnelle, de santé publique... À l’inverse, le traité de Rome de 1957 (CEE) est un désaveu complet du système Ceca, et plus largement de la démocratie. Il s’agit de la mise en place du pouvoir des experts contre le politique, de l’établissement d’une technocratie contre la démocratie. Ces experts proviennent du monde des affaires (les experts du marché), des relations extérieures (milieu diplomatique) et du droit. Mais pas de n’importe quel droit : le droit commercial. La CEE s’apparente au système mis en place à l’époque sous l’hégémonie des USA sur le plan mondial, notamment à travers les grandes organisations internationales économiques (le Gatt, l’OECE, le FMI). Se diffuse l’idée que la gestion des nations doit se faire par le commerce « libre » comme seul vecteur de maintien de la paix. Le commerce serait une activité dépassionnée, désidéologisée, qui unifierait les peuples. Ce serait le choix de la rationalité contre l’irrationalité des idéologies.

La CEE est un régime qui va se construire par le droit, contre la construction démocratique fondée sur le contrat politique (entre le peuple et le pouvoir) : c’est une construction par le « haut » contre une construction émanant (en principe) du « bas ». Le traité de Rome devient en effet le texte suprême, le politique ne peut faire que ce qu’il y a dans ce texte, il doit justifier tout acte politique sur la base d’un article du traité. Un pouvoir démesuré est donné aux juristes et aux juges : ce sont eux qui inventent le politique, qui le cadrent et l’encadrent.

Les juges et les juristes, avec les classes politiques européennes, vont organiser une sorte de coup d’État du pouvoir judiciaire. Notamment grâce au jugement de la Cour de justice européenne. Ainsi, l’arrêt « Costa » de 1964 affirme-t-il : « [...] Issu d’une source autonome, le droit né du traité ne pourrait donc, en raison de sa nature spécifique originale, se voir judiciairement opposer un texte interne quel qu’il soit, sans perdre son caractère communautaire et sans que soit mise en cause la base juridique du traité lui-même. » Et l’arrêt « Internationale Handelsgessellschaf » ajoute en 1970 : « Les droits fondamentaux tels qu’ils sont formulés par la Constitution d’un État membre [...] ou les principes d’une structure constitutionnelle nationale, ne sauraient affecter la validité d’un acte de la Communauté et son effet sur le territoire. »

Ce « coup d’État » a imposé la primauté du droit communautaire sur tout texte national, y compris les Constitutions. Il est passé inaperçu pour le grand public, car la sphère de compétence de la CEE était alors relativement limitée. Le droit communautaire construit ainsi un système pyramidal, où le droit est pensé de façon « pure », en situation d’autoréférence. Ce sont les juristes qui construisent un système « rationnel », où une norme découle d’une autre, suivant une logique juridique propre. Un système déconnecté du « politique » et de ses valeurs, avec un droit pensé comme dématérialisé et rationnel (tout comme le commerce !). Il s’agit en fait de la réaffirmation de la primauté du droit civil (droit de la propriété privée et du commerce) sur la logique alternative d’un ordre public reposant sur un droit social (par exemple, primauté de la convention collective sur le contrat de travail individuel).

Coup d’État contre-démocratique

Aujourd’hui, une des significations fortes portées par le projet de Constitution européenne est la volonté de verrouiller complètement cette construction du politique à travers le droit, qui a contraint le politique à faire de la lex mercata la colonne vertébrale de toute société, et à faire du juge « l’expert total » qui dit ce que le droit doit dire. Nous sommes bien au-delà d’un pouvoir interprétatif normal qui se fait toujours suivant les intentions du législateur. Avec ce traité, le juge n’interprète pas, il définit lui-même la loi, tant la future Constitution est truffée de flous, d’indéterminations et d’articles qui se renvoient les uns aux autres, rendant quasi impossible une lecture immédiate. Le recours au juge devient dès lors permanent. Et il en est ainsi aussi pour les droits fondamentaux, où une partie des articles renvoie aux Constitutions nationales ainsi qu’au « droit de l’Union ».

Nous avons donc une Constitution suprême et unique, pour plus de 400 millions de citoyens. Mais, parce que l’on ne crée pas de droits réellement communs pour les droits fondamentaux, la teneur précise des droits va devenir incompréhensible. On refuse le principe d’un droit européen pour les droits fondamentaux, face à un droit monétaire, financier et commercial qui, lui, est européen sans équivoque. Ainsi, le droit de grève n’est-il pas défini comme un droit transnational. Limité au seul espace national, il va devenir fragile, voire inopérant.

Il faut ajouter que les 400 premières pages du traité sont complétées par 400 autres pages de déclarations annexées, dont la lecture est essentielle pour comprendre le tout. Par exemple, la déclaration annexe n° 12 nous dit notamment que le droit à la vie, proclamé dans la Charte des droits fondamentaux, n’est pas de mise en cas d’insurrection, d’émeute, d’arrestation ou d’évasion. Et si la loi le prévoit (laquelle ?), le pouvoir en place peut légalement donner la mort... Remarquons également que, si l’on s’intéresse au détail de ce texte, qui va jusqu’à évoquer le respect du bien-être des animaux (article III-121), toute absence, tout silence devient d’autant plus suspect. Or aucun article ne proclame le droit au salaire ! Le pouvoir des juges est, ce faisant, énorme : eux seuls savent. Cependant, les juges de la Cour européenne ne sont pas protégés par le principe de l’inamovibilité. Leur mandat est renouvelable, donc soumis à pressions et, avec un salaire net mensuel de 17 000 euros, le danger d’influence est évident... Par ailleurs, sur le plan de l’organisation d’un pouvoir politique démocratique, sont peu à peu détruites toutes les références antérieures visant à réduire les dérives d’un retour à l’arbitraire. Il n’existe plus aucune référence au lien entre les peuples et le pouvoir, qui fait de celui-ci l’émanation de la souveraineté populaire. Nous avons en revanche une hypertrophie de l’exécutif (la Commission + le Conseil européen + la Banque centrale), qui dispose d’un pouvoir réglementaire énorme (actes non législatifs), non délimité (art.I-38) et incontrôlé.

La capacité de contrôle du Parlement concerne la seule Commission, mais seulement collégialement : il ne porte que sur sa gestion et non sur son programme politique. Sans initiative législative réellement autonome, maillon d’un rouage législatif où le Conseil domine, exclu de nombreuses matières essentielles où il n’est que consulté ou informé, le Parlement ne possède pas la capacité d’un contre-pouvoir face à un pouvoir réglementaire très large.

La pression des luttes

Cependant, les luttes sociales peuvent faire infléchir le système. Dans le cadre européen, 1968 avait ainsi fait se lever un vent de créativité politique intéressante. À partir de 1972, il y avait des projets de premières directives sociales contenant de vrais droits de protection des salariés, avec l’idée d’un observatoire de l’évolution des salaires et des fortunes, une étude pour abolir le travail à la chaîne, l’idée d’une réglementation européenne imposant, à tous les pays, les 40 heures par semaine et les quatre semaines de congés payés... Mais ces avancées furent stoppées dès 1975 avec le déferlement du néolibéralisme...

Il nous faut maintenant stopper cette Constitution qui ouvre la porte à toutes les dérives autoritaires.

Corinne Gobin


Source : http://www.lcr-rouge.org/article.php3?id_article=1681


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Re: Re: Re: Re: Demain les pavés ?

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Message écrit par arka, le 11-05-2005 à 01:28
Fais donc moi une lecture de texte... parce que ça m'échappe un peu ?! Mais bon, c'est p't'être pas le meilleur lieu pour parler de la révolution, non ?

Pour être bref et ne pas détourner le débat, je dirais que comme Ferré dans son texte (extrait de "Il n'y a plus rien"), je pense que les révolutions ne changent rien. Parfois, elles remplacent une élite par une autre, mais finalement, elles ne profitent guère à la grande majorité.
-1789, 1830, février 1848, le peuple a été manipulé par la bourgeoisie dans son seul intérêt et quand en juin 1848, le peuple français a voulu s'affirmer, il a été écrasé par ceux-là même qu'il avait porté au pouvoir.
- 1870 ? Une insurrection du désespoir sans lendemain.
- 1917 ? L'aristocratie russe remplacée par l'avant-garde prolétarienne, la terreur, la misère, la famine, une tyrannie remplacée par une autre.
- les années 20 et 30 ? Les révolutions ou coups d'États fascistes et nazies ? Pas besoin de s'attarder sur les résultats.
- 1949, la Chine ? cf. l'URSS.
Et sans parler du fait que la révolution est un ogre terrible qui dévore aussi bien ses enfants que ses géniteurs. Combien de révolutionnaires sincères guillotinés sous la terreur, combien de communistes et de socialistes convaincus exécutés ou déportés en URSS ou ailleurs ? Combien d'intellectuels internés, torturés, exécutés par les différentes révolutions (nationales ou sociales) pour avoir osé penser quand c'était interdit ?

Seul point positif, à mes yeux, les révolutions sèment et répandent des idées nouvelles que l'on retrouvent, parfois longtemps après, communément admises (il aura fallu presqu'un siècle en la proclamation de la République Française et son adoption définitive comme système de gouvernement). Mais quel prix à payer ! Pour moi, la révolution est la solution du désespoir et les plus grands coupables sont ceux qui acculent les peuples au désespoir.


__________________
Je définis la cour un pays où les gens
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu'il plaît au Prince, ou s'ils ne peuvent l'être,
Tâchent au moins de le paraître,
Peuple caméléon, peuple singe du maître,
On dirait qu'un esprit anime mille corps ;
C'est bien là que les gens sont de simples ressorts.


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