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lundi 29 mars 2004, 11h26
Jacques Chirac à l'heure des choix
Par Hélène Fontanaud
PARIS (Reuters) - Au lendemain du "21 avril à l'envers" de la droite aux régionales, Jacques Chirac doit choisir s'il change ou non de Premier ministre, quelle ampleur donner à un remaniement et quelle inflexion donner, ou non, à la ligne politique et économique suivie depuis deux ans.
Aucun signe visible n'était perceptible lundi matin à l'Elysée et à Matignon, où les réunions allaient bon train.
Tous les commentateurs font du chef de l'Etat le seul metteur en scène de la pièce qui va se jouer dans les prochains jours.
Deux ans après le plébiscite du second tour de l'élection présidentielle, face au président du Front national, Jean-Marie Le Pen, la leçon est amère pour Jacques Chirac.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, fort des 50% des voix de gauche au scrutin régional, a affirmé lundi matin sur RTL que le chef de l'Etat était "directement en cause" dans ces résultats.
Le ministre délégué aux Libertés locales, Patrick Devedjian, a refusé cette analyse, estimant sur France Info que la responsabilité de l'échec du gouvernement était "collective".
Dans l'immédiat va se poser la question du maintien ou non de Jean-Pierre Raffarin à Matignon.
Ce scénario privilégié à l'Elysée jusqu'à la veille du scrutin a été quelque peu malmené par la vague rose de dimanche. Mais il reste vraisemblable.
Intervenant rapidement dimanche soir, le président de l'UMP, Alain Juppé, proche entre les proches de Jacques Chirac, a souligné que l'échec de la droite aux régionales n'était "pas une question de personne".
S'il a reconnu que "des changements s'imposent certainement" dans la conduite de l'action gouvernementale, Jean-Pierre Raffarin n'a pas paru prêt à lâcher la barre. "L'action doit être plus efficace. L'action doit être plus juste", a dit le Premier ministre.
D'ores et déjà les sondeurs ont présenté une liste de premiers ministrables.
Arrive en tête l'incontournable Nicolas Sarkozy.
Le ministre de l'Intérieur, qui espère conquérir Matignon avant la présidence de l'UMP en novembre, a prononcé une déclaration sobre dimanche soir, dans laquelle il a toutefois appelé la majorité à "tirer les conséquences" de sa défaite à un scrutin local, "qui n'en a pas moins une dimension politique".
POURSUIVRE LES RÉFORMES
Pour l'éditorialiste de Libération, Serge July, si Jacques Chirac nomme Nicolas Sarkozy à Matignon, "l'ère chiraquienne s'achève demain". "A défaut de cette nomination en forme de bouée de sauvetage, le président mettra ce qui lui reste de majorité à feu et à sang. C'est le crépuscule de Chirac: de toutes les manières, la tragédie va s'emballer", écrit-il.
Parmi les autres premiers ministrables figurent les très chiraquiens Dominique de Villepin, actuel ministre des Affaires étrangères, et Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale.
Le nom de Jean-Louis Borloo, actuel ministre délégué à la Ville, est lui aussi cité.
Au-delà du locataire de Matignon, Jacques Chirac doit réfléchir à un nouvel équilibre gouvernemental pour répondre au besoin de "justice sociale" exprimé dans les urnes les 21 et 28 mars.
Revient le nom de Jean-Louis Borloo, qui pourrait prendre dans un nouveau dispositif la tête d'un grand ministère social, détaché de celui du Travail.
François Fillon, qui a subi dans sa région des Pays-de-la-Loire le vote-sanction de sa réforme des retraites, pourrait migrer des Affaires sociales à Bercy, dans l'attente du retour de la croissance.
Des "poids lourds" de la politique feraient leur retour dans une équipe remaniée, comme les UMP Jacques Barrot et Philippe Douste-Blazy.
L'UDF de François Bayrou, qui revendique 13% des suffrages des Français, contre 23% à l'UMP, devrait obtenir un ou deux ministères en plus de celui de Gilles de Robien (Transports).
Ce gouvernement resserré aura-t-il pour tâche de poursuivre les réformes ou Jacques Chirac décidera-t-il une pause, comme l'opposition de gauche l'y a déjà invité ?
C'est enore une fois Alain Juppé qui a donné des éléments de réponse dimanche soir.
"Faut-il abandonner la voie de la transformation de la société française, de son adaptation au monde qui nous entoure et qui est un monde qui bouge ? En conscience, je ne le crois pas", a-t-il dit.
"Retirer les réformes, comme l'opposition nous le demande déjà, ce serait condamner notre pays à l'immobilisme et donc à la régression", a insisté l'ancien Premier ministre.
Jean-François Copé a tenu le même langage lundi matin en insistant sur la nécessité de poursuivre les réformes pour "sauver notre système social" qui, "sinon, ira en faillite".
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a voir on saura vite 
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 ludovike
Tu pourrais articuler ? J’entends rien entre la queue dans ta bouche et l’apitoiement qui t’étouffe.
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