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gortogg |
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- source d'éveil de l'enfant:
Eveiller un enfant, il y a toujours un pré-éveil, à mon humble avis, c'est là que le bât blesse.
L'éveil est directement lié chez l'enfant à la curiosité, motivant le désir de comprendre, et donc celui d'apprendre. Le travail de pré-éveil quant à lui est fait par l'autorité de l'enfant, qu'elle soit directe (parents etc...) ou indirecte/confiée (medias, école etc...).
Pour qu'un enfant s'éveille, pour le rendre curieux et qu'il apprenne à poser les questions, il est avant tout nécessaire de l'habituer à se questionner. Ainsi, les parents peuvent par exemple attiser cette curiosité en établissant des jeux avec l'enfant, ou par des questions, c'est là le rôle de l'école maternelle (qui n'est pas obligatoire, je le rappelle). Si à défaut d'attiser cette curiosité, les parents (ou autorités) l'endorment, il y a un risque que l'enfant possède déjà un retard dès l'entrée en primaire, non par manque de connaissance, mais par manque d'interrêt.
Une fois ce pré-éveil acquis, dès que l'enfant pose des questions de lui même, il peut aussi être nuisible de sanctionner cette curiosité, par exemple en imposant l'argument d'âge ("tu verras quand tu seras grand"), ou bien encore en ne répondant pas à ses questions ("plus tard, papa travaille"), ou encore en n'étant absent lorsque l'enfant se pose les questions ("je demanderais bien à papa, mais il est pas là")... quand bien même ces réponses seraient les plus adaptées.
Les mêmes travers que l'on trouve chez les parents pendant la phase d'éveil de l'enfant, on les retrouve à l'identique chez les enseignants, qui ont aussi des excuses (ils peuvent pas être partout à la fois)...
Avant tout pour qu'un enfant soit éveillé, il faut qu'il aie envie de (se) poser des questions, que l'on lui en pose toujours (quitte à utiliser des artifices comme les jeux de sociétés genre "cluedo" etc...), et que l'on y réponde toujours, tout cela tant à l'école qu'à la maison.
- gestion du temps privé:
Là, on a affaire à un réel problème.
Dans un souci d'équité, d'égalité face à l'instruction, l'EN (via AN) a interdit les "devoirs", sous prétexte que tous les enfants ne sont pas dans les mêmes conditions chez eux. C'est un souhait louable, et dévastateur. Comme il a été dit précédemment dans le thread, l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul est un apprentissage très intense.
Il va de soi que supposer que l'on puisse acquérir ces prérequis (pour la vie) sans travail personnel (inclus dans le temps privé) est illusoire. Alors les enseignants déguisent les devoirs en exercices facultatifs (mais indéniablement nécessaires).
La gestion du temps privé est un arrangement constant entre les parents, les enfants et les enseignants. Si un seul de ces rouage là ne fait pas son boulot, les conséquences seront (dans certains cas) graves.
Les enseignants (n'ayant plus droit à donner des devoirs) se doivent de donner du travail à la maison (facultatif certes), les parents ont le devoir de surveiller ce travail, et l'enfant a le devoir de l'accomplir (étonnant non pour des éléments facultatifs). Cela est très sensible en école primaire, tout comme au collège (6ème, à la rigueur 5ème).
Comme "tout travail mérite salaire", il va de soi que récompenser le travail effectué par l'enfant est ici requis, par des notes pour l'enseignant, par un autre moyen pour les parents, comme regarder la télé pendant 1h, jouer à la console etc... enfin bon, c'est pas à moi de vous dire ce que vos enfants aiment hein.
Le temps privé se décompose alors ainsi:
1) temps de travail (pour la curiosité de l'enfant, avec les parents, sous la tutelle distante des parents)
2) temps de loisirs (salaires pour le travail de l'enfant, sous la tutelle des parents) ->jeux de société, lecture, télé, jeux videos etc...
3) temps d'oisiveté (autonomie de l'enfant)
4) temps de sommeil (autorité des parents)
Tous ces temps sont nécessaires si l'on veut garantir la bonne santé scolaire, intellectuelle et physique de l'enfant.
- décalage enseignants/monde du travail.
Là je ne sais vraiment pas, je bosse en lycée professionnel bâtiment donc le monde du travail, je le vois tous les jours.
Toutefois, une fois de plus, j'ai l'impression que quand tu parles d'un décalage entre les enseignants et le monde du travail, c'est plus entre le monde du travail et les enseignements qu'il faut voir le gouffre, les enseignants sont le reflet de leur enseignement.
Et ici aussi, je trouve que ce "décalage" est injuste.
D'abord parce que supposer qu'un prof de philo puisse être en phase avec le "monde du travail" qui par définition, n'a aucun besoin de lui, c'est un peu tiré par les cheveux.
Ensuite parce que, bien que le prof de philo ne serve à rien au "monde du travail", il est très utile en tous cas à ses membres.
Enfin parce que les concepts même d'enseignement et d'apprentissage ne nécessitent pas de lieu sur lesquels s'appliquer, et donc les formateurs/enseignants, n'ont donc aucun besoin de se mettre en phase avec le "monde du travail"...
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"Si tu peux te quoter toi même, t'es trop fort" Gortogg
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