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Schoubi |
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Et tu crois serieusement que pendant tes 2 ans de periodes d'essai tu pourras négocier ton salaire ? Au bout d'un an de bons et loyaux services par exemple ?
Personnellement je pense que le patron préférera licencier et reprendre un CPE au même prix.
Tiens au fait, spéciale cacedédi :
Citation: Le groupe français Capgemini place l'Inde au coeur de sa stratégie
LE MONDE | 20.03.06 | 16h00 • Mis à jour le 20.03.06 | 16h01
BANGALORE ENVOYÉ SPÉCIAL
Le symbole est fort : Capgemini, leader européen des sociétés de services informatiques, a tenu, jeudi 16 mars, son comité exécutif... à Bombay. Objectif : élaborer le plan 2009 du groupe.
Que l'avenir de cette société française passe par l'Inde, Paul Hermelin, son directeur général, n'en doute pas. Lors de la présentation des résultats annuels, fin février, il indiquait que les 4 000 salariés indiens actuels seraient 6 000 à la fin de l'année 2006 et 10 000 un an plus tard.
L'équipe de Bangalore n'en finit pas de pousser les murs. A peine cent il y a un an, ils sont mille aujourd'hui à travailler dans un immeuble ultramoderne, situé en banlieue de la "Silicon Valley" indienne, au bord d'une route poussiéreuse perpétuellement encombrée.
Les 3 000 autres sont à Bombay. A l'occasion de la venue sur place de sa direction, le groupe a annoncé l'ouverture d'un centre dans une troisième ville : Calcutta. Dans les prochains mois, 500 personnes y travailleront. Pour satisfaire ses besoins, Capgemini veut accélérer les recrutements sur les campus et fidéliser les impétrants en ouvrant un centre de formation, baptisé "Université Capgemini".
Aujourd'hui, Capgemini emploie 19 000 salariés en France, 30 000 dans le reste de l'Europe, 7 000 aux Etats-Unis et environ 4 000 en Asie, essentiellement en Inde. Dès l'année 2007, les Indiens, qui n'étaient que 2 000 en 2004, seront donc plus nombreux que leurs collègues américains. C'est d'ailleurs un Indien qui dirige la filiale américaine.
L'Inde est devenue tellement stratégique que les analystes financiers qui suivent la "valeur" Capgemini ne se contentent plus de rendre régulièrement visite à la direction parisienne. Ils vont désormais en Inde pour rencontrer Christophe Du Vignaux, directeur financier de la filiale, un des deux expatriés français sur place.
Pourquoi cet engouement ? Pour des questions de coûts bien sûr, mais pas seulement, affirment les dirigeants de Capgemini. "L'Inde, ce n'est plus seulement un atelier à technicité et coûts réduits. C'est un vivier remarquable de professionnels compétents et motivés", estime M. Hermelin. D'autres pays, comme la Hongrie ou la Pologne (où les effectifs du groupe sont passés de 350 à 750 en un an), tentent également d'occuper ce créneau, mais le nombre de diplômés y est trop faible pour vraiment concurrencer l'Inde.
Payé 4 000 euros par an, l'ingénieur débutant indien est imbattable. Certes, les salaires augmentent d'environ 15 % par an, mais les gains de productivité compensent en grande partie ces hausses. Résultat, les coûts de développement informatique sont en Inde trois fois moins élevés qu'en France et cinq fois moins qu'aux Etats-Unis. Aujourd'hui, la moitié des salariés indiens de Capgemini travaillent pour des clients américains, l'autre moitié pour des commandes d'Europe du Nord et de Grande-Bretagne. Pour des raisons sociales et politiques, les groupes français seraient plus frileux mais passeraient des commandes... par le biais de filiales étrangères.
Tous les services informatiques ne peuvent pas être délocalisés. "Notre activité de conseil et Sogeti, spécialisée dans les PME, ne sont pas concernés. Cela fait un quart de notre activité. Sur les trois quarts restants, essentiellement la maintenance applicative et les grands projets, un quart de notre activité est en Inde. En 2007, cela devrait être le tiers", analyse M. Hermelin. Quand cent personnes travaillent sur un projet important, estime le groupe, une quarantaine doivent être au contact du client et soixante peuvent être partout dans le monde.
Mais selon Capgemini, le phénomène est irréversible. "Qu'il s'agisse des centres d'appel, du traitement à distance de données ou de maintenance et de développement de logiciels, nous assistons à l'industrialisation de l'informatique", résume M. Du Vignaux.
Tous les concurrents de Capgemini s'y mettent. IBM a 35 000 salariés sur place, Accenture 16 000. Trois groupes indiens deviennent également des acteurs majeurs du secteur : Tata qui emploie environ 53 000 salariés dans cette seule activité, Infosys (45 000) et Wipro (50 000). Celui-ci vient d'ailleurs d'inaugurer un nouveau bâtiment à Bangalore, juste en face de celui de Capgemini. Sans parler des sociétés financières qui, comme Axa, l'assureur britannique Aviva ou la banque néerlandaise ABN Amro, y ouvrent des centres de back-office.
"En diminuant les coûts de maintenance informatique, ces centres permettent de réduire ce budget ou de consacrer plus à l'investissement et de prendre un avantage comparatif par rapport à ses concurrents", affirme M. Du Vignaux.
Au détriment de l'emploi dans les pays occidentaux ? "La baisse des prix provoque un accroissement de la demande. Malgré le développement des centres en Inde, l'informatique recommence à créer des emplois aux Etats-Unis et nos effectifs augmentent également en France", affirme M. Hermelin.
Frédéric Lemaître
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Cap Gemeni fait bien sûr parti du CAC 40 
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Edité par Schoubi le 21-03-2006 à 12:21
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