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heros de l'amer |
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juste pour montrer que le risque zéro n'existe pas, qu'il existe des incidents liés au nucléaire, et que le jour où il y aura un accident grave (car de même que pour les incidents le risque zéro n'existe pas), c'est pas comme un coup de grisou dans une mine qui fait quelques centaines de morts (sic) qu'on peut oublier quelques semaines après, mais ce sont des terres irradiées pour des milliers d'années, sans parler des conséquences ,visibles immédiatement ou non, sur les humains.
PS l'article que cite wlad93 est peut-être "bourré d'erreurs", il n'en reste pas moins qu'à blaye, comme en suède en août 2006 (ce qui va d'ailleurs accélérer la sortie de la suède du nucléaire), la catastrophe a été évitée de justesse.
PS2 <s>à propos du nucléaire et du fameux parler vrai de sarkozy, savez-vous qu'en 1986 sarkozy était délégué interministériel pour les énergies et le nucléaire et que c'est à lui qu'on doit l'arrêt du nuage de tchernobyl aux frontières de la france. cet épisode de sa carrière a d'ailleurs été oublié dans sa biographie officielle !</s> edit : soyons honnêtes, après tentative de vérification, impossible d'être certain de la date, 86 pourrait en réalité être 87, c'est pourquoi je me permets de rayer cette affirmation, de toutes façons pas complètement dans le sujet
- MEA CULPA -
voici maintenant une liste d'incidents survenus au cours des années passées, qui a entendu parler de tout cela ? y a-t-il vraiment une sécurité infaillible autour du nucléaire ? où sont la transparence et le droit à l'information ?
Citation: Depuis 1944, pour l'ensemble des centrales nucléaires (440 en 2001), on dénombre environ 60 événements de Niveau 3 ou supérieur sur l'échelle INES, pour ainsi dire un par an, auxquels il faut ajouter plus de 9000 incidents mineurs (Niveau 0 à 3) mais non moins proccupants qui se produisent chaque année impliquant parfois des civils (Cf le document suivant par exemple concernant la centrale de Civaux) !
Sans parler des accidents nucléaires militaires qui font aujourd'hui (presque) partie du passé, voici une liste non exhaustive à faire frémir des incidents, accidents, délits et piratages qui se sont produits ces dernières années. Dans 75% des cas il s'agit d'une erreur humaine, généralement liée à un manque de rigueur du personnel.
Années 2000
Le 29 janvier 2007, le SKI a décidé de poursuivre ses investigations sur l'accident du 25 juillet 2006 à la centrale de Forsmark en Suède (voir plus bas), les consignes de sécurité n'ayant a posteriori pas été appliquées assez rapidement. Suite à des problèmes d'étanchéité des zones contaminées, les responsables de la centrale ont décidé d'arrêter les réacteurs 1 et 2. L'annonce sera publiée officiellement le 3 février 2007.
Le 13 novembre 2006 vers 23h TU, un feu s'est déclenché dans le transformateur du réacteur Ringhals 3. Le réacteur a été arrêté d'urgence et tous les systèmes de sécurité automatiques ont fonctionné correctement indique le SKI. Il n'y eu aucun blessé. Anders Jörle, porte-parole de l'autorité, a souligné que le tranformateur qui prit feu n'était pas du tout situé dans le même bâtiment que le réacteur nucléaire Ringhals 3, les deux unités étant distantes de 50 à 60 mètres. Le réacteur a été rédemarré quelques jours plus tard. Rappelons que Ringhals 3 est l'un des quatre réacteurs de la centrale Ringhals située dans le sud-ouest de la Suède. Cette centrale produit 25 milliards de kwh d'énergie par an. Elle a été mise en service en 1981.
Le 25 juillet 2006, selon le SKI un court-circuit (scram) s'est produit dans l'unité 1 de la centrale nucléaire de Forsmark en Suède, provoquant le "black-out" d’un réacteur. Selon l’ancien responsable de la centrale, "C’est l’événement le plus dangereux depuis Harrisburg et Tchernobyl". Le réacteur fut redémarré le 28 septembre moyennant un renforcement des mesures de sécurité.
Le 5 mai 2006, une fuite accidentelle de gaz d'iodine radioactive contamine faiblement (0.1-0.2 mSv) quelque 100 travailleurs dans une centrale nucléaire américaine située dans le sud-ouest du Minnesota. Les ouvriers furent protégés par leur gants anti-radiation et aucune fuite ne se propagea en dehors de l'enceinte.
Le 16 mars 2006, la société américaine Exelon Corp. est poursuivie devant les tribunaux par l'Etat d'Illinois pour des fuites répétées de tritium dans l'eau de décharge de la station nucléaire de Braidwood. Bien que la société prétendit respecter les consignes (le tritium peut légalement est déversé avec l'eau de borate dans une rivière proche), elle accepta de dédommager les habitants car elle reconnut qu'une partie de cette eau contamina les terres.
Le 11 mars 2006 en Belgique, un opérateur de la société Sterigenics de Fleurus spécialisée dans la stérilisation d'équipements médicaux pénètre durant 20 secondes dans une cellule contaminée contenant du cobalt-60 où aucune opération n'était en cours, les sources radioactives ayant été plongées dans une piscine sous 5 à 6 mètres d'eau en attendant la production Trois semaines plus tard il éprouva quelques symptomes typiques d'une irradiation (vomissement, perte de cheveux). On estime qu'il reçut une dose élevée comprise entre 4.4 et 4.8 Gy suite à une défaillance du système de contrôle-commande hydraulique assurant le maintient de la source radioactive dans la piscine (l'épaisseur d'eau servant de bouclier biologique). L'opérateur passera près d'un mois à l'hôpital avant de pouvoir rentrer chez lui. Aujourd'hui il souffre encore de séquelles (fatigue, etc) qui devraient s'atténuer et disparaître dans plusieurs mois. Après la mise sous scellé de la cellule concernée pendant près d'un mois, l'organisme gouvernemental de contrôle AFCN en collaboration avec les auditeurs privés d'AVN et le contrôle du bien-être au travail ont imposé à Sterigenics un programme d'actions incluant la mise en place de systèmes de sécurité hydraulique, électrique et mécanique redondants. Il s'agit d'un accident de Niveau 4 sur l'échelle INES.
Le 3 mars 2006, dans la centrale nucléaire de Civeaux, dans la Vienne en France, un opérateur pose un livret sur le clavier de commande du système mécanique qui permet de réguler la puissance du réacteur. Pendant 80 secondes, la puissance thermique maximale autorisée a été dépassée, le réacteur atteignant une puissance de 101.5 %. L'opérateur s'étant aperçu de son erreur a aussitôt retiré le livret et fait descendre les barres de contrôle. Dans son rapport adressé au directeur de la centrale, l'Autorité de Sécurité Nucléaire (ASN) évoque un "manque de rigueur" et relève que le clavier de commande n'avait pas été verrouillé. Déjà, le 26 février, dans la même centrale, il avait fallu deux alarmes pour que les opérateurs mettent fin à un dépassement de la puissance.
En février 2006, en Angleterre, après avoir parcouru 210 km en camion, des agents de la société AEA Technology (AEAT) constatent que le couvercle d'un coffret contenant des déchets radioactifs provenant d'un hôpital n'avait pas été refermé. On estime que les agents ont eu beaucoup de "chance" de ne pas avoir été exposés aux fortes concentrations de rayonnements gamma émis par le colbalt-60. En cas de fuite, le cobalt aurait tout contaminé dans un rayon de 300 m autour de la source. La société fut critiquée pour avoir mis la vie de son personnel en danger, d'avoir refusé de répondre aux questions et de ne pas avoir révélé les résultats d'une enquête interne.
Pour l'année 2005 les experts ont recensé 17 incidents mineures dans les centrales nucléaires belges, soit le double de l'année précédente. Motif invoqué par les syndicats : un manque de personnel qualifié et le recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance.
Le 15 décembre 2005 au Chili, trois ouvriers sont accidentellement exposés à une source d'iridium-192 utilisée pour la gammagraphie. L'ouvrier le plus irradié sera soigné en France à l'hôpital d'instruction des Armées Percy de Clamart où il recevra des soins appropriés durant 5 mois avant de pouvoir rentrer chez lui. Suite à cet accident, l'Autorité de Sureté Nucléaire française a demandé à tous les acteurs du secteur de la gammagraphie industrielle à faire preuve de plus de vigilence.
Le 3 novembre 2005, la centrale nucléaire Connecticut Yankee installée à Haddam, USA, signale au NRC que suite à une fuite d'eau dans une piscine de stockage de barres d'uranium (qui avaient été retirées), l'eau contient de très faibles quantités de césium-137, cobalt-60, strontium-90 et de tritium. Le niveau de contamination reste dans les limites non toxique.
En septembre 2005, des ouvriers de la centrale nucléaire de Dounreay située en Ecosse renversent accidentellement 266 litres de résidus liquides radioactifs et 300 kg de ciment à l'intérieur des installations. Le laboratoire dût être fermé. En octobre, un autre laboratoire de retraitement de cette usine dut également fermer ses portes après que 8 travailleurs aient été testés positifs pour des traces de radioactivité.
Le 30 juin 2005, un feu se déclenche à la centrale nucléaire d'Hamaoka située à Omaezaki, dans la préfecture de Shizuoka au Japon. Les autorités confirment qu'il n'y eut aucune fuite radioactive en dehors de la centrale et que personne ne fut blessé. Le feu se produisit dans les caves d'un bâtiment de retraitement de déchets de faible activité situé à environ 170 km à l'ouest de Tokyo. Les réacteurs nucléaires sont restés opérationnels et il n'a pas fallut suspendre les opérations.
Le 18 avril 2005 à l'usine de retraitement de Sellafield de la société Thorp (Thermal Oxide Reprocessing Plant) située en Angleterre, des déchets nucléaires liquides contenant une solution d'uranium et d'acide nitrique concentré hautement radioactifs d'un volume d'environ 7000 m3 (20 tonnes) s'échappèrent d'une canalisation et se répandirent dans une chambre en acier inoxydable contenant 200 kg de plutonium. Personne ne fut contaminé et il n'y eut aucun rejet radioactif dans l'environnement. La zone affectée de l'usine resta fermée plusieurs mois, le temps que les autorités trouvent un moyen d'assainir le site. L'origine de la fuite est restée méconnue durant 9 mois.
Le 17 février 2005, l'audit annuel effectué à l'usine de retraitement anglaise de Sellafield révèle que 30 kg de plutonium manquent à l'inventaire. La British Nuclear Fuel en charge de la gestion de cette usine est embarrassée par cette affaire car elle ne peut pas expliquer ce qu'est devenu ce plutonium.
Le 10 février 2005, une fuite de tritium radioactif est détectée à la centrale nucléaire de Watts Bar dans le Tennessee aux Etats-Unis durant un travail de maintenance sur une conduite du système de décharge des déchets. Les autorités locales et le porte-parole du NRC rassurent le public en confirmant que la radioactivité est restée confinée dans le site et n'a pas menacée pas la population.
Le 24 janvier 2005, entre 68000 et 102000 litres de liquide de refroidissement s'écoulent accidentellement de la centrale nucléaire Fermi II aux Etats-Unis. Le porte-parole de la NRC ne peut pas confirmer si la fuite d'eau est radioactive ou non. Le porte-parole de l'usine, John Austerberry insista pour dire que rien n'indiquait que l'eau était radioactive et que la fuite ne représentait aucune menace pour l'environnement ni pour la population.
Le 1er janvier 2005, les opérateurs constatent une défaillance sur le circuit hydraulique d'une pompe sur le réacteur N°.2 de la centrale nucléaire de Civaux, dans la Vienne en France. Il a fallut procéder à un arrêt d'urgence du réacteur. Incident de Niveau 0.
En novembre 2004, au cours du traitement par radiothérapie d’une pathologie non cancéreuse, un patient a été victime d’une manipulation erronée au Centre Hospitalier Lyon-Sud en France. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a seulement reçu la déclaration de l'accident le 21 février 2006. Selon l'enquête, en mai 2005 le patient aurait présenté des signes cliniques anormaux faisant suspecter une hypersensibilité aux rayonnements (dixit l'ASN !). Selon les autorités, du fait de complications successives, le patient est décédé le 11 mars 2006. Lors de cette radiothérapie, un mauvais réglage du champ d’irradiation a conduit à exposer une zone plus importante que celle prévue par le traitement. L’erreur a été décelée lors de l’unique séance du traitement. Les investigations menées par l’ASN avec l’appui de l’IRSN ont mis en évidence une erreur d’unité de mesure (cm au lieu de mm) dans la définition du champ d’irradiation, cette unité n’ayant pas été précisée aux deux opérateurs. L’ASN a considéré qu'il s'agissait de défaillances organisationnelles et humaines et décida d’engager les professionnels de la radiothérapie dans une analyse approfondie de ce problème afin de renforcer la sécurité des traitements médicaux.
Le 10 septembre 2004 à Yakutia, dans le Nord-Ouest de la Russie, deux générateurs thermoélectriques de radioisotopes (RTG) chutent d'une hauteur de 50 m d'un hélicoptère pris dans le mauvais temps dans la région d'Archangelsk située sur l'île de Zemlya Bunge. Selon les experts, l'impact endommagea le bouclier de protection externe de l'appareil. A 10 m au-dessus du site d'impact, l'intensité des rayonnements gamma atteignait 4 mSv/h.
Le 9 août 2004, à Fukui au Japon, un accident dans la centrale nucléaire de Mihama appartenant à la compagnie Kasai (KEPCO) provoqua la mort de 5 employés et blessa 6 autres personnes. L'accident fut provoqué par une fuite de vapeur dans le système secondaire alimentant les turbines du réacteur N°.3 qui s'infiltra jusqu'à la salle de contrôle par les conduites de ventilation et d'air conditionné. On découvrit par la suite que les conduites étaient corrodées, elles n'étaient pas en conformité avec les normes et leur remplacement n'avait pas été assuré au cours des différentes maintenances qui avaient été organisées depuis sa mise en production en 1976.
Suite à cet accident, le 25 mars 2005, Yosaku Fuji, President de la KEPCO démissionna de son poste, reconnaissant en suspend qu'il était "responsable de l'accident qui tua ou blessa 11 ouvriers et des mesures inappropriées découvertes au cours des enquêtes ultérieures".
Le 7 avril 2004, en Belgique, l'AFCN constate qu'un colis contenant de la matière radioactive trouvé à l'aéroport de Bierset est endommagé. Il contient du cobalt-57 solide, une matière utilisée pour étalonner certains appareils médicaux. Bien que le colis soit en règle et qu'il n'offrait aucun risque de contamination pour la population, il fut entreposé en toute sécurité sous le contrôle de l'AFCN. Des experts s'assurèrent ensuite du bon reconditionnement du colis endommagé.
En août 2003 l'Europe subit une canicule que nous enviait presque les pays tropicaux : les températures dépassaient 25°C dès avant-midi et culminaient en fin d'après-midi entre 28°C à la côte et 40° C dans le massif central. Cette situation a persisté durant plusieurs semaines entraînant malheureusement la mort par déshydratation d'environ 20000 personnes âgées, surtout en France et dans une moindre mesure en Belgique.
A son tour, la centrale nucléaire de Golfech en France est montée en température et dut être arrêtée d'urgence. L'enceinte de confinement n'a pas correctement joué son rôle d'isolant alors que celle en béton et acier des installations belges résista très bien à la canicule.
Le 9 février 2002, un incendie se déclenche dans la centrale nucléaire d'Onagawa située dans la préfecture de Miyagi au Japon. Deux ouvriers furent exposés à une petite dose de radiation et souffrirent de blessures légères.
Le feu pris dans les caves du réacteur N°.3 durant une inspection de routine lorsqu'un aérosol fut crevé par erreur, mettant le feu à une feuille de plastique. Le feu fut heureusement circonscrit avant qu'il n'atteigne des zones critiques.
Le 27 décembre 2001, un container d'iridium-192 radioactif est expédié de Studsvik en Suède via Paris et Memphis vers New Orleans aux Etats-Unis par les services postaux de Federal Express. Le 11 janvier 2002 le colis est réceptionné aux Etats-Unis où les agents constatent qu'il émet tellement de radiation que leur détecteur se bloque en haut de l'échelle. Le container ne présentant apparemment aucun dommage ou fuite, ils pensèrent que leur détecteur était en panne. Un agent embarqua le container comme si de rien n'était pour le déposer à l'usine de retraitement. Dix minutes plus tard, il vérifie son dosimètre et constate qu'il a été exposé à une dose de 1.6 mSv. Après enquête la fuite serait apparue quelque part entre Paris et les Etats-Unis mais on ignore encore précisément ce qui s'est produit. Le représentant de FedEx à Paris estima qu'environ 60 personnes auraient été en contact avec le container et que la plupart des personnes ont été irradiées sur le sol américain. A ce jour, c'est l'incident le plus grave qui soit arrrivé dans l'industrie nucléaire suédoise. L'incident fut classé de Niveau 3 sur l'échelle INES.
Le 15 février 2000, une alerte est déclenchée à la centrale nucléaire d'Indian Point qui alimente New York. Une fuite est apparue dans le système de génération vapeur du réacteur N°2. Con Edison fut critiqué par le NRC pour ne pas avoir suivi les procédures de notification des autorités. Le risque fut significatif car il entraîna une défaillance du système de refroidissement du réacteur. Des problèmes techniques non documentés ont également compromis la résolution du problème. Des eaux radioactives seront libérées dans l'environnement mais selon les experts leur contamination resta dans les limites autorisées. Edison sera obligé de remplacer les quatre générateurs de vapeur.
Années 1990
Dans la nuit du 27 au 28 décembre 1999, une tempête mémorable frappa l'Ouest de l'Europe. L’arrêt d’urgence du réacteur de la centrale nucléaire de Blaye en Gironde en France a été imposé après que tous les systèmes de sécurité aient été inondés, les digues de protection n’ayant pas résisté à la tempête.
Le 30 septembre 1999 à Tokai-Mura au Japon, suite à une mauvaise manipulation, 16.6 kg d'uranium contaminent une cuve de décantation et provoquent un effet Cerenkov intense conduisant à une réaction critique. Cet accident de Niveau 4 sur l'échelle INES exposa plus de 600 riverains et 49 employés à des gaz radioactifs. Deux ouvriers y laisseront leur vie. Après enquête on découvrit que les installations n'avaient pas été inspectées depuis 27 ans !
Le 25 mai 1998, une usine espagnole fit accidentellement fondre une capsule radioactive dans ses hauts-fourneaux. L'incident passe inaperçu. Le 9 juin, le gouvernement Suisse annonça que les détecteurs placés sur son territoire avait mesuré un taux de radioactivité mille fois supérieur au niveau normal, dépassant localement 1 Bq/m3. La source était inconnue. La France, l'Allemagne et l'Italie ont confirmé ces mesures. Le lendemain, une fabrique d'acier proche d'Algeciras en Espagne signala à l'Agence Espagnole de Sécurité Nucléaire que des fuites radioactives avaient été détectées dans l'un des systèmes de filtration de ses hauts-fourneaux. L'agence n'avait toutefois pas observé une élévation du niveau des radiations sur ses appareils de mesure.
Le 12 juin, la source d'émission est identifée comme étant un appareil de radiothérapie médical contenant une source de Césium-137 qui apparemment avait fondu dans les hauts-fourneaux de la fabrique d'acier récupérant les déchets métalliques. La quantité de césium et la durée du processus n'ont jamais été connus mais on estime que l'incident s'est produit durant la dernière semaine de mai 1998.
Le 12 juin, l'AIEA annonçait officiellement l'incident et spéculait sur son éventuelle relation avec les niveaux élevés de césium-137 détectés en Europe fin mai et début juin 1998.
Des simulations ont été réalisées par le National Atmospheric Release Advisory Capability du LLNL (NARAC) sur base des concentrations de césium et des courants atmosphériques et ont permis d'identifier le lieu exact d'émission de césium. Il en ressort que l'usine libéra au total 1850 GBq de césium-137 (50 curies), une valeur plus favorable que celle estimée par le gouvernement Espagnol (296-2960 GBq, 8-80 curies).
Selon le NARAC, l'incident libéra trop peu de radionucléides pour produire un effet mesurable sur la santé. Toutefois, le fait que le NARAC ait pu tracer de si faibles quantités de polluants à de si grandes distances démontre à quel point un accident peut affecter de vaste zones géographiques et une grande population. Grâce en quelque sorte à cet incident, l'ARAC a pu améliorer ses modèles et les appliquer à plus grandes échelles.
Le 12 mai 1998, peu après la mise en service du réacteur de nouvelle génération à la centrale de Civaux-1, situé dans la Vienne en France, la canalisation du réfigérant s'est rompue. Nous sommes passés très près d’un accident majeur. Il a fallut 53 jours pour remettre le réacteur dans son état de fonctionnement normal.
Le 25 octobre 1992, à Snovosi Bor, situé près de St Pétersbourg en Russie, un tube de force du réacteur RBMK N° 3 se ferme, détruisant l'élément de combustible et le tube de force.
En 1992, un accident dans un accélérateur linéaire de 15 MeV à Hanoi, USA, coûta la main et quelques doigts à un directeur de recherches.
En 1991, un travailleur bélarus fut exposé à du cobalt-60 après avoir détourné plusieurs mesures de sécurité. Il mourut 113 jours plus tard.
En 1991, un travailleur du Maryland, USA, ignorant les règles de sécurité fut exposé à une dose de 50 Gy (50 J/kg) émis par un accélérateur linéaire de 3 MeV. Il sera amputé de quatre doigts.
En 1990, un travailleur israélien fut exposé à du coblat-60 suite à la défaillance d'une alarme. Il mourut 36 jours plus tard.
Années 1980
En 1989, un incendie se déclara à la centrale de Vandellos en Espagne.
En février 1989, trois travailleurs du El Salvador furent brûlés par radiation après avoir été exposés à du cobalt-60. Aucun d'eux n'avait reçu de formation pour travaullzr sur cet équipement vendu par la société Atomic Energy of Canada Ltd. L'un de travailleurs mourut et les deux autres seront amputés de leur sbras
En juin 1988 une capsule de cesium-137 radioactif contamina un bâtiment à Decatur en Georgie, USA. L'incident fut maîtrisé mais deux ou trois travailleurs transportèrent par inadvertance les déchets radioactifs dans leur voiture et leur habitation.
En 1988, quelque 70000 cartons de lait, solutions pour lentilles de contact et d'autres containers furent expédiés par une société américaine après avoir été éclaboussés par de l'eau radioactive. On estime qu'environ 1% des containers contaminés furent récupérés. La décontamination coûta plus de 30 millions de dollars à la population, après quoi le gouvernement reconnut que "la santé publique et la sécurité auraient été compromis".
En 1988, le NRC cita plus de 30 violations des règles de sécurité du chef de Martin Welt, président d'une société américaine et de son ingénieur William Jouris dont le fait d'avoir jeté des déchets radioactifs dans une poubelle ordinaire, fausses déclaration en violation avec la Loi sur l'Energie Atomique, conspiration et fraude à l'encontre de la Commission de Régulation Nucléaire (NRC), etc. Ils seront également condamnés pour obstruction à la justice. Jouris bénéficia d'une liberté surveillée mais Welt sera condamné à 2 ans de prison plus une année de liberté surveillée et au paiment de 50000 dollars d'amende.
En 1987, l'ICRP nous rappelle dans ses "Annals of ICRP" (ICRP Publication 86, 30, N°3, 2000) qu'une source scellée de Chlorure de Césium-137 utilisée en radiothérapie abandonnée sur un site en cours de destruction fut piratée à Goiania, au Brésil pour récupérer le métal. Le produit radioactif (51 TBq) produisait une lumière bleue et fut distribué aux proches, contaminant 249 personnes et tuant 4 civils. Une superficie de 67 km2 a été contaminée et 42 habitations durent être décontaminées. L'ensemble de la population locale fit l'objet d'un suivi médical et psychologique.
Le 3 octobre 1986, à 770 km des Bermudes, un feu suivi d'un court-circuit du système primaire se déclenche à bord du sous-marin stratégique russe K-219 de classe Yankee I, tuant au moins quatre membres d'équipage. Ce sous-marin contenait 16 missiles nucléaires et deux réacteurs atomiques. Un marin se sacrifia pour couper manuellement le réacteur. Le Président Mikhail Gorbatchev avertit le Président Ronald Reagan en privé avant de reconnaître publiquement l'accident le 4 octobre. Deux jours plus tard, le sous-marin coula dans la mer des Sargasses par 5500 m de profondeur. Les réacteurs nucléaires n'ont pas été récupérés.
En juin 1986, deux responsables de la société International Neutronics de Palo Alto en Californie furent condamnés pour fraude et conspiration dans une affaire de pollution où 2274 litres d'eau furent contaminés avec du cobalt-60 radioactif. Ils demandèrent également aux travailleurs de falsifier leur dosimètre et postposèrent une inspection du NRC concernant les aliments et produits chimiques irradiés. Le vice président de la société, Eugene O'Sullivan était un ancien membre de la Commission de l'Energie Atomique américaine et fut également condamné pour les mêmes motifs. Le nettoyage et le transport des déchets vers un site de retraitement coûta 2 millions de dollars aux contribuables.
Le 4 mai 1986 un réacteur expérimental de 300 MW (THTR-300) situé à Hamm-Uentrop en Allemagne libéra de la radioactivité suite à une action visant à dégager une conduite d'alimentation de fuel obstruée. Les manipulations endommagèrent la conduite, libérant des gaz jusqu'à 2 km de distance.
Le 26 avril 1986 à 1h23 du matin, heure locale, au cours d'un test et suite à de nombreuses erreurs humaines, le réacteur N°.4 de la centrale de Tchernobyl s'emballe et explose, provoquant un incendie qui dura 10 jours, libérant un nuage radioactif dans l'atmosphère. Entraîné vers le Nord et puis vers l'Ouest, le nuage contaminera 40% de la superficie de l'Europe et tua en l'espace de 20 ans des centaines de milliers de personnes des suites du cancer qu'elles contractèrent au contact des poussières radioactives. L'accident de Tchernobyl est classé comme accident majeur de Niveau 7, le plus grave dans l'histoire du nucléaire civil. Le coût d'installation du deuxième sarcophage en 2010 a été estimé entre 768 millions et 1 milliard de dollars à charge des Européens et des Américains.
Le 6 janvier 1986, à la centrale de retrairement de Kerr-McGee en Oklahoma, un cylindre d'hexafluoride d'uranium éclata suite à un chauffage inapproprié. L'accident tua un travailleur et blessa 30 employés.
En 1982, un travailleur norvégien reçut une dose de 10 Sv de cobalt-60 en essayant de débloquer un tapis-roulant. Il mourut 13 jours plus tard.
En 1981, un incendie se déclenche dans un silo au centre de retraitement de La Hague en France et provoque un incident de Niveau 3. Il suivit un accident de Niveau 4 survenu en 1980 à Saint-Laurent-des-Eaux en France.
Années 1970
Le 28 mars 1979, la centrale américaine de Three Mile Island connut un accident de Niveau 5 avec la fusion partielle du réacteur N°.2. Douze membres du personnel et environ 2000 civils seront très faiblement contaminés. Deux réacteurs sont aujourd'hui fermés. La centrale produit encore 816 MWe.
En 1979, une fuite se produit dans la centrale nucléaire d'American Atomics' Tucson. Elle contamina la nourriture d'une école publique proche par du tritium radioactif. C'est un accident de Niveau 5.
En 1979 à Hawaii, une fuite d'eau radioactive contamina un plafond et la pelouse du centre de recherche à Fort Armstrong. 45 tonnes d'acier, 80m3 de béton et 330 m3 de terre furent enlevés et déposés au centre de retraitement de Hanford.
Le site sera fermé en 1980 et le coblat-60 restant fut expédié à l'Université d'Hawaii. Les contribuables ont payé 500000$ pour la décontamination.
En 1977, à Rockaway dans le New Jersey, Michael Pierson fut exposé à une dose d'environ 300 rems (3 Sv) suite à la défaillance d'un système de protection destiné à protéger les travailleurs contre le cobalt-60 dans un centre de retraitement. La compagnie sera citée par le NRC pour avoir sciemment désactivé le système de sécurité
En 1976, dans le même laboratoire, un feu se déclencha près d'un stock de cobalt, libérant des produits chimiques dans une piscine qui provoqua la corrosion des barres de cobalt et entraîna des fuites radioactives dans la région. Le béton situé autour de la piscine ainsi que les sanitaires furent contaminés et furent transportés dans un centre de retraitement. La quantité de radiation libérée dans le système d'égouts n'a jamais été déterminé.
En 1975, un travailleur italien fut exposé à du cobalt-60 en refusant de se soumettre à tous les systèmes de contrôle, montant sur un tapis-roulant pour entrer dans une salle de radiation. Il mourut 12 jours plus tard.
En 1974 le directeur William McKimm travaillant dans une société manipulant du cobalt-60 à Parsippany, dans le New Jersey, fut exposé à une dose presque fatale de 400 rems (4 Sv) pendant qu'il stérilisait du matériel médical. Il fut blessé et resta à l'hôpital durant un mois.
Etc, etc., la liste des incidents est longue. Rappelons toutefois pour terminer deux événements plus anciens qui ont marqué leur époque et parfois modifié la politique nucléaire.
Années 1960 et antérieures
Entre 1950 et 1963, l'Angleterre connut plusieurs incidents avec ses piles à combustible ou ses centrales et, comme beaucoup de pays, elle déversa des fûts de déchets radioactifs en haute mer, notamment dans les eaux de la Mer du Nord. Aujourd'hui la plupart de ces fûts métalliques sont rouillés et dans quelques années la radioactivité pourrait se propager dans la mer. D'autres fûts ont été déversés dans toutes les eaux du monde. Personne ne les contrôle car on estime que le volume d'eau offre un écran biologique suffisant et dissipera la radioactivité. Toutefois tous les Etats nucléarisés ont reconnu que ces déversements en mer devaient cesser et que les déchets devaient être vitrifiés et enfouis sous terre.
Entre 1948 et 1956 les rejets de déchets nucléaires directement dans la rivière Techa bordant le complexe russe de Mayak (situé près de la frontière nord du Kazakhstan, à 3500 km de Bruxelles) et les fuites radioactives du complexe ont exposé 124000 habitants à des doses moyennes et élevées de radiations ionisantes.
En 1957, l'un des systèmes de refroidissement explosa, libérant dans l'atmosphère la moitié de la radioactivité qui s'échappa de Tchernobyl, l'équivalant de 10 fois l'explosion d'Hiroshima ! Certains habitants purent être évacués mais la plupart succombèrent suite à la radioactivité. Selon des résidents, pratiquement chaque semaine un habitant mourrait de cancer ! On estime qu'il y eu 272000 victimes ! Pour autant la Russie n'a pas appris la leçon.
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Edité par heros de l'amer le 29-03-2007 à 17:51
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