|
windu |
 |
Confirmé 
Déconnecté
Niveau : 3 N° de Membre :
13070
Ancienneté : 95%
Participation : 2%
Inscription: 26 May 2003
Localisation:
Messages: 1360
Sujets Lancés : 142
|
Edito de l'Equipe.fr
Citation: Le bal des hypocrites
Alors, comme ça, il y aurait du dopage dans le sport cycliste, voire dans d'autres disciplines.
Par périodes, à intervalles réguliers, on découvre ou redécouvre que le sport de haut niveau, qui est devenu avant tout un business, n'en déplaise aux puristes, ne serait plus symbole de saines performances et de pureté.
Le plus surprenant, c'est l'étonnement accompagnant chacune des affaires de prise de produits défendus. Il faut être bien innocent ou mal connaître les exigences de la compétition et les performances qui vont avec, pour découvrir que deux fléaux, souvent indissociables, gangrènent le sport : l'argent et le dopage.
Certains s'émerveillent des <i>«extraordinaires»</i> exploits des champions, un bon entraînement en hiver, une alimentation équilibrée, des sucres lents et hop, le tour est joué. Mieux même, tout devient limpide et propre.
Des cyclistes qui parcourent 3500 kilomètres en moins de 3 semaines à plus de 40 km/heure de moyenne (!) : un bon entraînement hivernal.
Des footballeurs qui enchaînent 50 à 60 matches de très haut niveau, en une saison et qui disputent le dernier d'entre eux, souvent une finale, avec <i>«une présence physique impressionnante»</i> : une bonne préparation l'été après une semaine de vacances, pour récupérer de la précédente (!) et une pause de 4 jours entre Noël et Jour de l'an.
Des tennismen qui disputent des matches à rallonge, tous les deux jours pendant deux semaines, sous le cagnard de Roland-Garros : un tournoi de <i>«mise en route»</i> à Doha ou ailleurs et beaucoup de sommeil pour récupérer.
L'entraînement n'explique pas tout. Halte à l'aveuglement et à l'hypocrisie ! Les sportifs doivent-ils porter seuls un chapeau souvent trop large pour eux ? Chacun fait fi des véritables conséquences et retombées sur la santé de ceux qui utilisent de tels produits. La liste est déjà (trop) longue des athlètes ayant payé chèrement de telles pratiques.
Il faut se réjouir de voir Jean-François Lamour, ministre des Sports, et accessoirement ancien champion olympique, prendre ce fléau à bras le corps. Il est tout à l'honneur des pouvoirs publics français de s'atteler à un tel chantier, à une telle guerre. En espérant que ce combat se gagnera sur la durée.
N'envoyer à Athènes que des <i>«athlètes propres»</i>, qui n'en a pas rêvé ? Mais il serait bon que d'autres pays, beaucoup moins regardant que le notre sur le <i>«comment ?»</i> de leurs athlètes, emboîtent le pas à la volonté française de faire dans la <i>«transparence»</i>.
Et si la France devait rentrer d'Athènes avec peu ou pas de médailles, elle remporterait peut-être la plus noble et la plus significative des victoires, celle de la propreté !
Stéphane BITTON
rédacteur en chef de l'Equipe.fr
|
Le problème doit vraiment être grave(et/ou trop voyant) pour qu'un média se permette de remettre en cause les perf de certains et n'est pas là à s'extasier devant des perfs plus que douteuses par moment
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 9 Jours, 17 Heures, 16 Minutes, 13 Secondes en ligne
|