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Citation: PARIS (AFP) - La nomination de Dominique de Villepin mardi à Matignon est qualifiée de "provocation" par les élus PCF, Verts et PS, tandis qu'à droite, la nouvelle a suscité encore peu de réactions.
Réactions à gauche
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- Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, un des leaders du courant Nouveau parti socialiste (NPS): "En nommant Premier ministre M. Dominique Galouzeau de Villepin, le président de la République a commis une erreur historique. Les citoyens ont demandé dimanche d'être entendus. La réponse du président de la République est de nommer un homme qui ne sait pas ce que le suffrage universel veut dire et n'a jamais croisé un électeur de sa vie".
"D'ambassades en palais ministériels, M. de Villepin ne connaît pas son pays, il n'en connaît que les honneurs. La droite augmente son illégitimité à gouverner par cette nomination".
- Le président du groupe PCF à l'Assemblée nationale Alain Bocquet a jugé mardi que la nomination de Dominique de Villepin à Matignon avait "un côté un peu provocateur" de la part de Jacques Chirac.
- Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, est du même avis: "un gouvernement Villepin co-dirigé par Nicolas Sarkozy est une provocation à l’égard de la souveraineté populaire". Elle demande "la dissolution de l'Assemblée". M. de Villepin "a été l’un des plus zélés défenseurs du traité constitutionnel", tandis que M. Sarkozy est "l’homme de pointe des politiques ultra-libérales en France et en Europe qui ont été massivement condamnées dimanche", ajoute-t-elle dans un communiqué.
- Les Verts ont estimé que "Jacques Chirac insulte les Français" en nommant Dominique de Villepin à Matignon et "en reconduisant très probablement une politique identique malgré les messages donnés à plusieurs reprises par les électeurs". Dans un communiqué, ils soulignent que le référendum a été "l'expression de la désespérance des Français face aux politiques mises en oeuvre par la droite, sapant jusqu’aux acquis issus de l’après-guerre".
- La porte-parole du PS Annick Lepetit a déclaré que cette nomination n'avait "rien de surprenant" et qu'elle n'était qu'"un réaménagement de l'équipe Raffarin", dans un communiqué publié mardi. Pour le PS, "on assiste pour l'instant à un étrange jeu de chaises musicales avec le même protagoniste qui est passé du rôle d'ancien secrétaire général de l'Élysée à celui de chef du gouvernement".
- Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, a affirmé qu'"on ne soigne pas une crise de régime avec des cataplasmes".
- Les sénateurs socialistes ont qualifié de "déni de démocratie par rapport au vote du 29 mai" la perspective de voir "un Premier ministre qui n'a jamais été élu au suffrage universel" gouverner par ordonnances.
- Le député fabiusien Claude Bartolone (PS) a qualifié le changement gouvernemental de "cinéma pour les Français".
- Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l’Essonne (communiqué) : "Jacques Chirac a choisi la logique de bunkerisation du pouvoir. Isolé face au peuple français qui vient de voter non massivement (au référendum sur la Constitution européenne), isolé en Europe face à des partenaires qui ne le prennent plus au sérieux, le voilà dorénavant isolé dans son propre camp. Un tel contexte conduit au chaos à brève échéance. Il n’y a pas d’autre issue au non massif des Français que le retour aux urnes".
- Yves Contassot (Verts), adjoint au maire de Paris, a déclaré que la nomination de Dominique de Villepin à Matignon "constitue une véritable provocation vis-à-vis de tous ceux qui ont demandé un changement de politique en France". "M. Chirac fait preuve du cynisme habituel dont il nous abreuve depuis plus de 30 ans dans ses différentes fonctions", a-t-il ajouté.
- Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) (communiqué): "On prend les mêmes et on recommence ... Dominique de Villepin, ex-collaborateur de Jacques Chirac à l'Elysée, s'inscrit naturellement dans la continuité de Raffarin. Le changement de politique voulu par les Français attendra encore".
- Emile Zuccarelli, député-maire de Bastia (PRG): "Quelles que soient les qualités de Dominique de Villepin (...), sa nomination à Matignon ne répond pas aux attentes des Français exprimées dimanche. On prend les mêmes et on recommence semble être la devise de Jacques Chirac (...) Moins qu'à un changement d'homme, c'est à une profonde réorientation de la politique du gouvernement que le peuple de France aspire. Ce n'est malheureusement pas ce qui se dessine".
- Patrick Braouezec, député PCF de Seine-Saint-Denis (communiqué): "La nomination de M. de Villepin ne répond absolument pas aux questions qu'ont posées nos concitoyens. Le changement de personnes ne conduira donc probablement pas au changement de politique auquel ils aspirent".
Réactions à droite :
- Christine Boutin, députée UMP et présidente du Forum des républicains sociaux, a souhaité mardi que M. de Villepin "fixe comme priorité gouvernementale la lutte contre la pauvreté". Elle a demandé dans un communiqué "la combinaison du dynamisme économique et de la prise en compte de la personne humaine".
- Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée nationale, a estimé que ce choix "était le meilleur choix que l'on pouvait faire parce que c'est un choix qui rassemble l'ensemble de la majorité".
- Nicolas Dupont-Aignan, député UMP de l'Essonne, a estimé que la nomination de M. de Villepin "ouvre de nouvelles perspectives à l'action gouvernementale". "En tant que gaulliste, il a la capacité de rassembler une France divisée après le référendum (...) Mais aura-t-il les moyens de mener l'autre politique, qui seule pourrait aujourd'hui sonner la mobilisation générale pour l'emploi", a ajouté dans un communiqué le député, partisan du non à la Constitution européenne.
- Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers: "La nomination de Dominique de Villepin ne répond pas aux souhaits exprimés par les Français".
"A la victoire du non qui fait monter vers le pouvoir un immense cri de détresse et d'espérance du peuple français, Jacques Chirac répond par un bricolage institutionnel sous la forme d'un gouvernement du oui. Il s'agit d'un déni de démocratie. Tout cela sent la tambouille", ajoutent Philippe de Villiers et le MPF dans un communiqué. |
Apres ca, si tout le monde n'a voté que pour (ou contre ) le TCE, il faudra m'expliquer.
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