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Zakath |
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Citation: Message écrit par soul^keeper, le 08-08-2005 à 16:35
Ne sors pas cette phrase de son contexte : j'ai commencé par dire : <i>"Ouais mais arrêtez de partir du principe que ça DOIT tomber tout cru dans le bec, sans même lever le petit doigt."</i> ET ENSUITE la 2ème phrase que tu cites. J'aimerais que cela reste lié car ça va de paire : "Non à une société d'assistanat généralisée = où les gens partent du principe que c'est à l'état de leur trouver un emploi et non à eux de se bouger le cul pour en chercher."
Grosse nuance. |
Mais le contexte, c'était les projets de loi pour sucrer les allocs aux chômeurs qui refuseraient des jobs qui leur sont proposés. On est loin de vouloir que tout "tombe tout cru dans le bec, sans même lever le petit doigt."
Citation: Dans une certaine mesure, oui. Toute la difficulté est de définir :
-> jusqu'où va cette aide.
-> qui en a besoin
Je suis d'accord avec le fond, mais ce sont peut être ces 2 critères sur lesquels j'aurais (peut être) un avis divergeant. |
Je suis bien d'accord que ce n'est pas évident de définir ces critères, mais il me semble assez évident que les 10% de chômeurs en France doivent faire partie des principales cibles de ces aides. D'autant que les politiques actuelles (le contrat nouvelle-embauche en est un parfait exemple) tendent à favoriser la précarité et les CDD, donc un retour rapide à la case chômage.
Citation: Donc ? Si les abus représentent 50% puis 90% puis 200% du budget, <b>tout en étant commis par 1% des individus</b> (là encore merci de ne pas citer la premiere partie de la phrase sans citer cette partie en gras), on laisse faire ? Pas d'accord. |
D'une part, même si je n'ai pas de chiffres (si quelqu'un arrive à en trouver, il sera le bienvenu), je suis persuadé que ça représente une minorité de gens ET un pourcentage négligeable du budget, même si ça n'engage que moi.
D'autre part, on peut aussi remettre en question le "culte du travail" (comme cela a par exemple été fait dans le documentaire "Attention, danger travail" et est régulièrement évoqué, notamment avec les thèmes de décroissance). En bref, alors que l'automatisation demande de moins en moins de main d'oeuvre humaine, pourquoi continuer à sacraliser le travail qui est bien souvent déplaisant et nous prend la majeure partie de notre temps ? En ce qui me concerne, la question reste posée, surtout quand on voit à quoi on aspire le plus souvent à travers ce travail : la réussite sociale par l'argent et la possession matérielle.
Enfin, et au risque de te choquer, je pense que même si les abus représentaient 200% du budget, il ne faudrait pas pénaliser les chômeurs en général, parce que ce serait enfoncer encore plus dans la merde les 99% restants, qui font, eux, preuve de bonne volonté.
Citation: Moi je ne le comprend pas. Désolé. Quand on est *vraiment* dans la merde, on fait quelques sacrifices.... c'est TEMPORAIRE ! |
Mais non ! Pour beaucoup de gens, c'est le fait de trouver du travail qui est temporaire (CDDs et compagnies), pas le fait d'être au chômage. Si les choses étaient aussi temporaires, pourquoi donc y aurait-t-il 10% de chômeurs en France ?
Citation: Je suis désolé, mais si je raisonne comme ça, dans ce cas demain je décrête : "je veux gagner 150.000€ comme les footballeurs ou des clous ! Donc me proposez rien qui paie moins, je vais pas me sacrifier... Comment ? Non je n'abuse pas... C'est normal que la société m'aide ! J'ai besoin d'être star de football... donc merci de me soumettre que des offres dans des grands clubs européens. Sinon je préfère toucher mes assedics!" ... pareil. Même raisonnement. |
Arrête, les gens ne disent pas ça. Vouloir un salaire de footballeur, c'est une chose. Vouloir un boulot décent, c'en est une autre.
Franchement, imagine-toi qu'on te propose la chose suivante : un boulot difficile dans de mauvaises conditions, loin de chez toi (plusieurs heures de transport par jour, bouffés sur le peu de temps libre qu'il te reste après ta journée) et gagnant à peine le SMIC. Et si tu refuses, tu fais preuve de mauvaise volonté, hop, plus d'assedic. C'est malheureusement comme ça que ça se passe dans les pays anglo-saxons...
Citation: Je n'ai pas dit ça non plus. Désolé encore.
S'ils ne TROUVENT pas un emploi de substitution, c'est peut être pas de leur faute.
S'ils ne CHERCHENT pas un emploi de substitution, en partant du principe que "c'est pas de leur faute s'ils sont au chômage, c'est à cause des vilains patrons qui les ont virés, donc c'est à la société de leur trouver qqch, sinon ils profitent de leurs assedic, y'a pas de raison, ils vont quand même pas se bouger le petit doigt à chercher alors qu'ils ont rien demandé, <b>et bien là OUI CE SERAIT DE LEUR FAUTE !!!</b> |
Là encore, regarde la fréquentation des ANPE : les gens cherchent du boulot, et ils n'en trouvent pas ! Ceux qui restent à profiter des assedic sans se bouger sont une minorité.
Citation: C'est exactement ce qui m'est arrivé en Juillet 2003 : et bien j'étais même pas encore viré (période de préavis) que je cherchais déjà activement du taff... On me disait "ben t'es con ! tu prends pas au moins qq vacances ???" ben j'ai dit "ça va pas ??? je préfère chercher dès maintenant, et même si je peux commencer le lendemain de mon licenciement officiel, comme ça je garde l'indemnité de licenciement plutôt que de la dépenser pour "prendre mes vacances" ... et si j'avais attendu que l'ANPE me propose un truc, je pense que je serai encore au chomâge 2 ans après... ben j'ai pas compté sur eux, j'ai pris mes ptites mimines, j'ai mis mon CV partout sur le net, j'ai fait joué tous mes contacts... et j'ai trouvé tout seul comme un grand ! (inutile de préciser que j'avais pourtant droit à 23 mois d'assedic....) |
Oui mais tu es dans un secteur où il y a quand même des emplois, tu es qualifié et (je suppose) diplomé. Ou alors tu as peut-être juste eu de la chance, je n'en sais rien. Mais le fait est que beaucoup de gens font ces mêmes démarches et ne trouvent rien.
Citation: A qui tu penses ? |
Principalement aux actionnaires et à tous les gens qui contribuent à creuser la "fracture sociale" si chère à notre président. La perversité du système d'actionnariat, c'est qu'on n'a pas à mettre les mains dans le cambouis et qu'on ne se soucie que de la rentabilité, mécaniquement, sans avoir besoin d'y appliquer une quelconque éthique.
Et aussi nos dirigeants nés avec une cuillère en argent dans la bouche qui se permettent de donner des leçons aux autres. Ce sont eux qu'il faut responsabiliser, pas le chômeur de longue durée.
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Allez jeter un œil à mon portfolio !
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